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Relations politiques

- Ambassadeur de France au Suriname : M. Joël GODEAU (15/11/2010) ;
- Ambassadeur du Suriname en France : M. Harvey NAARENDORP (06/06/2011).

La France et le Suriname ont une frontière fluviale (Maroni) de 520 km. La guerre civile a provoqué l’afflux en Guyane de réfugiés surinamais, noir-marrons de l’intérieur, dont des milliers sont restés. Depuis la réouverture de la frontière (décembre 1991), les courants d’échanges traditionnels ont pu reprendre. Le Suriname a clairement marqué sa volonté de renforcer les relations avec la France. L’ouverture d’une ambassade à Paris en 2011 illustre cette orientation. L’objectif pour la France est de limiter l’économie transfrontalière clandestine tout en favorisant les échanges commerciaux, et de réguler le fort courant d’immigration en Guyane.
Un accord bilatéral de réadmission des personnes en situation irrégulière a été signé le 30 novembre 2004 (mais n’est toujours pas ratifié par le Suriname).
L’accord de coopération transfrontalière en matière policière, signé le 29 juin 2006 et ratifié par la France en 2008 doit encore l’être par la partie surinamaise. Sur le terrain, cependant, la coopération fonctionne de manière satisfaisante. Des patrouilles militaires fluviales conjointes sont mises en œuvre selon un accord intergouvernemental datant de septembre 2003.
Il existe un contentieux frontalier sur une zone comprise entre les rivières Marouini et Litani, d’environ 3 000 km², où a été créé le Parc Amazonien de la Guyane début 2007.
Les premières consultations bilatérales se sont tenues à Paramaribo en novembre 2009. Un « Conseil du fleuve » a été institué qui réunit deux fois par an représentants des administrations et élus locaux pour traiter des questions d’intérêt commun.

Relations économiques

La France est économiquement peu présente chez son voisin surinamais. Elle est le 4ème fournisseur européen (0,9% de part de marché), après les Pays-Bas (15,6%), l’Allemagne (1,8%) et la Grande-Bretagne (1,4%). Les échanges France-Suriname sont fortement déséquilibrés en faveur de notre partenaire. Nos exportations connaîtront une hausse sensible en 2012 et surtout en 2013 lorsque sera prise en compte la vente, dont le contrat a été signé fin octobre 2012, de trois vedettes de surveillance maritime par OECA (16 M €)
Plusieurs entreprises françaises sont candidates à la reprise de la SBBS, société publique de production bananière, dont le processus de privatisation est en cours. Les opérateurs français sont déjà présents dans la filière banane (fourniture de plantes in-vitro par le CIRAD, matériel d’irrigation, assistance technique, commercialisation et transport vers l’Europe, via la compagnie maritime CMA-CGM.
Les Chambres de commerce du Suriname et de Guyane se réunissent chaque année. Le 1er décembre 2007, une convention de partenariat en matière de sûreté aéroportuaire a été signée entre les aéroports de Cayenne Rochambeau, géré par la CCI de Guyane, et de Paramaribo Zanderij.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Le Suriname est entré dans la Zone de Solidarité Prioritaire en 1999. La coopération avec le Suriname s’effectue principalement à travers l’Agence Française de Développement ou encore le FFEM (Fonds Français pour l’Environnement Mondial). L’AFD a concédé ces dernières années deux prêts concessionnels : 25 M€ pour la réhabilitation d’un tronçon de la route reliant Paramaribo et Albina, 15M€ pour la construction d’un hôpital à Albina complété par un volet assistance technique, sous forme de subvention, pour un montant de 1,1 M€.
Enfin, l’ambassade à Paramaribo met en œuvre des crédits bilatéraux pour appuyer l’alliance française (400 élèves en 2011). En matière de coopération régionale, les Fonds de Coopération régionale (FCR), principalement celui de Guyane, ont financé de nombreux projets dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de l’environnement, de la pêche, de la formation professionnelle. Depuis le lancement du programme INTERREG IV Caraïbes en septembre 2008, ainsi qu’avec le programme opérationnel transfrontalier Amazonie, le Conseil de la région Guyane, est en mesure d’associer le Suriname, ainsi que les autres pays du CARIFORUM et de l’AEC, à des projets d’intérêt commun.
Un FSP d’un montant de 372 000 € « appui institutionnel à la sécurité et à la justice » permet de financer actions de formation et dons de matériel.

Autres types de coopération

La coopération militaire bilatérale (formations, exercices communs, soutien logistique) vise également à la sécurité transfrontalière et à renforcer les capacités d’exercice de souveraineté par l’Etat surinamais.

Mise à jour : 04.12.12

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