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Présentation

Données générales

Nom officiel : Royaume de Suède
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Roi Carl XVI Gustaf depuis le 15 septembre 1973
Chef du Gouvernement : Stefan Löfven (social-démocrate) depuis le 3 octobre 2014

Données géographiques

Superficie : 450.000 km²
Capitale : Stockholm
Villes principales : Göteborg, Malmö, Uppsala, Linköping
Langue officielle : Suédois
Monnaie : Couronne suédoise (SEK)
Fête nationale : 6 juin

Données démographiques

Population : 9.716.962 (2014)
Densité : 21,1 hab./km²
Croissance démographique : 8 pour 1.000 hab. (2014)
Espérance de vie : 79,6 ans pour les hommes et 83,6 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation : 100 %
Religion (s) : 80 % de la population appartient à l’Église nationale évangélique-luthérienne
Indice de développement humain : 0,898 (12ème) en 2013

Données économiques
(Sources : Commission européenne – chiffres du 5 juin 2013)

PIB : 436,45 Md€ en 2013 – prév. 2014 : 430,66 Md€
PIB par habitant (2013) : 45.462 €
Taux de croissance : 2% en 2014, prévision 2015 : 2,4%
Taux de chômage : 7,9 % en 2014
Taux d’inflation : 0,2% en 2014

Solde budgétaire public : -2,4% en 2014, prévision 2015 : -1,8%
Balance commerciale (2013) : + 6,0 md€ (export. : 126,3 md€ - import. : 120,3 md€)

Principaux clients (2013) : Norvège (10,5%), Allemagne (9,7%), Finlande (7,0%), Danemark (6,7%), Royaume-Uni (6,4%), Etats-Unis (5,8%)
Principaux fournisseurs : Allemagne (17,4%), Norvège (8,4%), Danemark (8,1%), Pays-Bas (7,5%), Royaume-Uni (6,0%), Finlande (5,4%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 1,8 %
  • industrie : 26,3 %
  • services : 70,7 %

Exportations de la France vers la Suède : 4,6 Mds€ en 2013
Importations françaises depuis la Suède : 5,8 Mds€ en 2013
Solde commercial : -1,19 Md€ en 2013
Part de marché de la France en Suède : 4,1 % (2013)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Section consulaire : Stockholm
Communauté française en Suède : 6.785 inscrits en 2013 + 3.000 env. non-inscrits
Communauté suédoise en France : entre 20 et 25.000 personnes

L’UE et le pays

Membre de l’UE depuis 1995.
Un opt-out, de facto : union économique et monétaire

Contribution au budget de l’UE en 2013 : 4.211 M€ (France : 23.292 M€)
Retour annuel sur le budget UE en 2013 : 1 661 M€ (France : 14.239 M€)
Dont politique de cohésion : 289 M€ (France : 2.603 M€)
Dont ressources naturelles (y compris PAC) : 907 M€ (France : 9.619 M€)
Contributeur net - 2.221 M€ ; - 0,51% du RNB
Total des fonds européens alloués pour 2007-2013 : 20 Mds € (contre 140 Mds € pour la France)

Nombre de députés au Parlement européen : 20 sur 751 en 2014 ; 18 précédemment
Nombre de voix au Conseil de l’UE : 10 sur 345 (29 pour la France, l’Allemagne et l’Italie)

Politique intérieure

La Suède est aujourd’hui une monarchie parlementaire. Depuis l’adoption en 1974 d’une nouvelle Constitution, le roi Carl XVI Gustav a une fonction honorifique de chef de l’Etat. Le Parlement se compose d’une chambre unique de 349 sièges, dont les membres sont élus au suffrage direct et proportionnel pour quatre ans.

Alors que les sociaux-démocrates étaient au pouvoir depuis 1932 (hormis deux intermèdes libéraux ou conservateurs en 1976-82 et 1991-94), l’Alliance des partis de centre-droit menée par Fredrik Reinfeldt, chef de file du Parti Modéré, a remporté les élections législatives de 2006 (modérés, parti du centre, libéraux, chrétiens-démocrates). La victoire obtenue à l’issue des élections législatives de 2010 par la coalition sortante de centre droit a permis la première reconduction d’un gouvernement conservateur dans l’histoire contemporaine de la Suède.

Les élections législatives du 14 septembre 2014 ont vu la victoire des sociaux-démocrates (31,2%) après huit ans passés dans l’opposition. Le parti des Modérés du premier ministre sortant obtient 23% des voix. Le leader social-démocrate, Stefan Löfven, est devenu le 3 octobre premier ministre à la tête d’une coalition minoritaire associant son parti aux Verts, qui ont obtenu 7% des voix. L’extrême-droite (Démocrates de Suède), enregistre une progression historique en ralliant 13% des suffrages.

Ne disposant pas d’une majorité parlementaire, le gouvernement n’a pas réussi à faire adopter son projet de budget le 3 décembre 2014. Les Démocrates de Suède ont en effet choisi de voter le contre-projet de budget présenté par l’Alliance. Tirant les conséquences de cette crise politique, le premier ministre avait annoncé la tenue d’une élection législative anticipée pour le 22 mars 2015.

M. Löfven a toutefois renoncer à convoquer une élection en mars, suite à un accord conclu le 27 décembre 2014 entre les partis de gouvernement (sociaux-démocrates, verts, quatre partis de l’Alliance). Cet "accord de décembre" permet à un gouvernement minoritaire de continuer à gouverner, établissant ainsi un "cordon sanitaire" autour des Démocrates de Suède. Le premier ministre devrait donc pouvoir se maintenir au pouvoir jusqu’en 2018. L’accord prévoit également des discussions transpartisanes sur la défense, les retraites et l’énergie.

Aux élections européennes du 25 mai 2014, le parti social-démocrate était arrivé en tête (24,4%). Les modérés ont enregistré une défaite (13,6%), devancé par les Verts (15,3 %). L’extrême-droite (démocrates suédois, 9,7 %) sera représentée au Parlement européen pour la première fois, de même que l’Initiative féministe.

Situation économique

Le « modèle suédois », fondé sur la négociation entre partenaires sociaux, la prise en compte de leur importance par le gouvernement, la place déterminante des conventions collectives dans le droit du travail et un rôle fortement redistributeur de l’Etat, a été profondément affecté par la crise du début des années 90, caractérisée par l’effondrement d’une bulle immobilière, une hausse brutale du taux de chômage et des déficits publics importants.

Sous la direction de Carl Bildt, la Suède a adopté une série d’importantes réformes structurelles (réforme des retraites, libéralisation des services publics, gestion rigoureuse des finances publiques et entrée dans l’Union européenne en 1995) lui permettant de s’adapter à la mondialisation et d’afficher de bons résultats. Petite économie très ouverte avec une forte composante industrielle (Volvo, Saab, Electrolux, Ikea et Ericsson sont ainsi devenues des marques de renommée mondiale), la Suède a été fortement touchée par la crise économique en 2008 à cause de l’effondrement de la demande mondiale. En 2010, elle a en revanche bénéficié à plein du rebond de ses exportations, en partie grâce à l’effet retardé de la dépréciation de la couronne.

Compte tenu de son ouverture à l’international et de l’importance relative de la zone euro comme client, le pays reste dépendant de la conjoncture internationale et européenne et les soubresauts de l’économie mondiale ont durement touché les marchés financiers suédois. La résilience de l’économie suédoise reste toutefois étonnante.

La situation du marché du travail s’est progressivement améliorée et le chômage se stabilise autour de 7,9% en 2014. Des mesures nouvelles en dépenses sont également venues cibler des faiblesses bien identifiées de l’économie suédoise (lutte contre le chômage des jeunes, investissements dans les infrastructures routières et ferroviaires). Le principal défi pour la Suède (pointé par la Commission européenne) reste la surchauffe immobilière et le niveau trop élevé de l’endettement des ménages (170% de leur revenu disponible).

Dans sa déclaration de politique générale, le nouveau premier ministre M. Löfven a indiqué que ses priorités seraient la lutte contre le chômage et le renforcement de la compétitivité de l’économie suédoise. Il a jugé préoccupant le déficit actuel, de l’ordre de 1% du PIB.

Politique extérieure et européenne

Les valeurs morales de la social-démocratie qu’Olof Palme a portées sur la scène internationale caractérisent toujours aujourd’hui la politique extérieure de la Suède : pacifisme, non alignement et tiers-mondisme, droits de l’homme, égalité hommes/femmes, universalisme. Très attachée au multilatéralisme, elle est candidate à un siège au Conseil de sécurité des Nations Unies pour 2017-2018.

La Suède porte un regard très pragmatique sur l’Union européenne, considérée comme un espace économique bien plus qu’un grand projet politique intégrateur.

La Suède attend de l’Europe discipline budgétaire, approfondissement du marché intérieur, libéralisation du commerce hors UE et renforcement de la compétitivité par l’innovation. Restée hors de la zone euro (ce pays ne dispose pas de dérogation permanente mais ne remplit pas - délibérément- tous les critères), elle suit les initiatives de soutien à la croissance et à l’emploi.

Avec près de 1% de son RNB consacré à l’APD, la Suède fait partie des cinq pays qui ont dépassé l’objectif de 0,7 % du RNB fixé par les Nations Unies à Monterrey en 2002. La Suède a une longue tradition d’aide humanitaire mise en œuvre par la SIDA (Agence Suédoise Internationale de Développement) et met surtout l’accent sur la nécessité d’une réponse humanitaire flexible, rapide et efficace.

Au cours de la dernière décennie, la Suède a abandonné sa référence à la neutralité pour celle de « non appartenance à une alliance militaire permanente ». Membre très actif du Partenariat pour la paix, elle n’appartient pas à l’OTAN mais participe à certaines opérations et entretient une coopération de défense étroite avec la Finlande. Elle prend part activement à l’élaboration de la politique de sécurité et de défense dans le cadre européen, en particulier pour les aspects civils de la gestion des crises. Elle a une longue tradition de participation aux opérations de maintien de la paix sous mandat de l’ONU et est l’un des rares pays à avoir participé à toutes les opérations de l’UE. Elle déploie actuellement 250 hommes au Mali au sein de la MINUSMA.

Elle a été responsable de l’état-major de force de l’opération Atalante en 2010 et 2013. De même, elle participe activement aux travaux de l’agence européenne de défense (AED).Au premier semestre 2015, la Suède participe en tant que nation cadre (avec 1 900 hommes) au Nordic Battle Group (NBG), qui réunit aussi la Finlande, la Norvège, les pays baltes et l’Irlande et dont l’OHQ est établi au Mont Valérien.

Tout juste entré en fonctions, le nouveau premier ministre suédois, Stefan Löfven, a annoncé dans son discours de politique générale la volonté de son gouvernement de reconnaitre l’Etat palestinien. La reconnaissance a été effectuée par décret le 30 octobre.

Stockholm a connu une crise diplomatique avec l’Arabie saoudite en mars 2015. Riyad aurait empêché la ministre des affaires étrangères suédoise, Margot Wallström, de prononcer un discours à une réunion de la Ligue arabe au Caire, suite aux critiques de cette dernière contre la situation des droits de l’Homme en Arabie saoudite. En réaction, le gouvernement suédois a décidé de ne pas renouveler son accord de coopération militaire avec l’Arabie saoudite, conclu en 2005 et arrivant à échéance, et déjà très critiqué par les partis de gauche.

Mise à jour : 06.05.15


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