Présentation de la Suède
Présentation
Sommaire
Données générales
Nom officiel : Royaume de Suède
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat : Roi Carl Gustav XVI depuis le 15 septembre 1973
Chef du Gouvernement : Fredrik Reinfeldt (modéré) depuis le 5 octobre 2010
Données géographiques
Superficie : 450.000 km²
Capitale : Stockholm
Villes principales : Göteborg, Malmö, Uppsala, Linköping
Langue officielle : Suédois
Monnaie : Couronne suédoise (SEK)
Fête nationale : 6 juin
Données démographiques
Population : 9.482.855 (1er janvier 2012)
Densité : 21,1 hab./km²
Croissance démographique : 7,1 par 1.000 hab. (2011)
Espérance de vie : 79,6 ans pour les hommes et 83,6 ans pour les femmes
Taux d’alphabétisation : 100 %
Religion (s) : 80 % de la population appartiennent à l’Église nationale évangélique-luthérienne
Indice de développement humain : 0,904 (10ème) en 2011
Données économiques
(Sources : Commission européenne – chiffres du 18 mars 2013)
PIB : 410,7 mds€ (2012)
PIB par habitant (2011) : 41.000 €
Taux de croissance : 1 % en 2012 contre 3,7 % en 2011
Taux de chômage : 7,7 % en 2012
Taux d’inflation : 0,9 en 2012
Solde public : -0,2 % en 2012 contre 0,3 en 2011 (prév. -0,9 % en 2013)
Balance commerciale (2011) : 7,6 md€ (export. : 134,4 md€ - import. : 126,8 md€)
Principaux clients : Allemagne (9,6%), Norvège (9,4%), Royaume-Uni (6,8%),
Danemark (6,1%), Finlande (6%), Etats-Unis (5,9%)
Principaux fournisseurs : Allemagne (18,2%), Danemark (8,1%), Norvège (8%),
Pays-Bas (5,9%), Royaume-Uni (6,8%), Russie (5,6%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
agriculture : 1,8 %
industrie : 26,3 %
services : 70,7 %
Exportations de la France vers la Suède : 5.068 M€ en 2012
Importations françaises depuis la Suède : 5.794 M€ en 2012
Solde commercial : -726 M€
Part de marché de la France en Suède : 4,5 % (2011)
http://www.tresor.economie.gouv.fr/…
Section consulaire : Stockholm
Communauté française en Suède : 6.670 inscrits en août 2012 + 2.000 env. non inscrits
Communauté suédoise en France : entre 20 et 25.000 personnes
L’UE et le pays
Membre de l’UE depuis 1995.
Un opt-out, de facto : union économique et monétaire
Contribution au budget de l’UE en 2010 : 3 243 M€ (France : 19 581 M€)
Retour annuel sur le budget UE en 2010 : 1 646 M€ (France : 13 105 M€)
Dont politique de cohésion : 198 M€ (France : 1.474 M€)
Dont ressources naturelles (y compris PAC) : 1 062M€ (France : 9.855 M€)
Contributeur net - 1 211 M€ ; - 0,34% du RNB
Contribution au budget de l’UE en 2011 : 3 333 M€ (France : 19 617 M€)
Retour annuel sur le budget UE en 2011 : 1 757 M€
Dont politique de cohésion : 357 M€
Dont ressources naturelles (y compris PAC) : 996 M€
Contributeur net - 1 580 M€ ; 0,40 % du PIB
Total des fonds européens alloués sur la période 2007-2013 : 20 Mds € (contre 140 Mds € pour la France)
Nombre de députés au Parlement européen : 18 sur 754 (20 en 2014)
Nombre de voix au Conseil de l’UE : 10 sur 345 soit 2,9%
(29 pour la France, l’Allemagne et l’Italie)
Politique intérieure
La Suède est aujourd’hui une monarchie parlementaire. Depuis l’adoption en 1974 d’une nouvelle Constitution, le roi Carl XVI Gustav a une fonction honorifique de chef de l’Etat. Le Parlement se compose d’une chambre unique de 349 sièges, dont les membres sont élus au suffrage direct et proportionnel pour quatre ans (depuis 1994).
Alors que les sociaux-démocrates étaient au pouvoir depuis 1932 (hormis deux intermèdes libéraux ou conservateurs en 1976-82 et 1991-94), l’Alliance des partis de centre-droit menée par Fredrik Reinfeldt, chef de file du Parti Modéré depuis 2003, a remporté les élections législatives de 2006 avec 48,1% des voix (modérés, parti du centre, libéraux, chrétiens-démocrates).
La victoire obtenue à l’issue des élections législatives du 19 septembre 2010 par la coalition sortante de centre droit a permis la première reconduction d’un gouvernement conservateur dans l’histoire contemporaine de la Suède. Avec 30 % des suffrages, le parti des Modérés du Premier ministre sortant Fredrik Reinfeldt renforce sa domination sur l’Alliance de centre droit qui a toutefois manqué la majorité absolue à 2 sièges près. Avec 5,7 % des voix, le parti d’extrême-droite (« démocrates de Suède ») a fait son entrée au parlement (20 députés), mais les autres partis ont rejeté toute idée de coopération avec lui. Les Sociaux-démocrates ont quant à eux subi une défaite historique même s’ils restent, de justesse, le premier parti de Suède.
Les Verts ayant rejeté l’idée d’un accord avec l’Alliance de centre droit, M. Reinfeldt a formé en octobre 2010 un gouvernement minoritaire (de 2 voix) où le parti modéré tient une place dominante.
Prochaines élections législatives : septembre 2014
Situation économique
Le « modèle suédois », fondé sur la négociation entre partenaires sociaux, la prise en compte de leur importance par le gouvernement, la place déterminante des conventions collectives dans le droit du travail et sur un rôle fortement redistributeur de l’Etat, a été profondément affecté par la crise du début des années 90, caractérisée par l’effondrement d’une bulle immobilière (commerciale), une hausse brutale du taux de chômage (10 %) et des déficits publics culminant à 12 % du PIB.
Sous la direction de Carl Bildt, la Suède a adopté une série d’importantes réformes structurelles (réforme des retraites, libéralisation des services publics, gestion rigoureuse des finances publiques et ouverture sur l’extérieur avec l’entrée dans l’Union européenne en 1995) lui permettant de s’adapter à la mondialisation et d’afficher de bons résultats.
Petite économie très ouverte (90 % de taux d’ouverture, soit le double de la France) avec une forte composante industrielle, spécialisée notamment dans les biens d’équipement et les automobiles (Volvo, Saab, Electrolux, Ikea et Ericsson sont ainsi devenues des marques de renommée mondiale), la Suède a été fortement touchée par la crise économique en 2008 à cause de l’effondrement de la demande mondiale. En 2010, elle a en revanche bénéficié à plein du rebond de ses exportations, en partie grâce à l’effet retardé de la dépréciation de la couronne, ce qui lui a permis d’enregistrer une croissance de 5,6 %.
Le pays reste cependant dépendant de la conjoncture internationale et européenne et les récents soubresauts de l’économie mondiale ont durement touché les marchés financiers suédois. La croissance, principalement soutenue par l’investissement mais aussi par la consommation des ménages et le commerce extérieur, s’est finalement maintenue en 2011 à 3,7 % du PIB mais un ralentissement très net a été enregistré en 2012 (de 0,8 à 1%). La situation du marché du travail s’est progressivement améliorée et le chômage se stabilise autour de 7,7 % en 2012 contre 8,4% en 2010.
A l’équilibre budgétaire et avec une dette publique à environ 40 % du PIB fin 2012, la Suède a décidé d’un effort de relance de 0,7 point de PIB en LFI 2013, notamment via une baisse du taux de l’impôt sur les sociétés (passé de 26,3 % à 22 % dès le 1er janvier 2013). Des mesures nouvelles en dépenses sont également venues cibler des faiblesses bien identifiées de l’économie suédoise (lutte contre le chômage des jeunes, investissements dans les infrastructures routières et ferroviaires). Le principal défi et risque pour la Suède (pointé par la Commission européenne) reste la surchauffe immobilière et le niveau trop élevé de l’endettement des ménages (170% de leur revenu disponible).
Politique extérieure et européenne
Les valeurs morales de la social-démocratie qu’Olof Palme a portées sur la scène internationale caractérisent toujours aujourd’hui la politique extérieure de la Suède : pacifisme, non alignement et tiers-mondisme, droits de l’homme, universalisme et multilatéralisme.
Traditionnellement eurosceptique (rejet par referendum de l’adhésion à l’euro en 2003, seuls 9 % des Suédois y serait actuellement favorables), la Suède porte un regard très pragmatique sur l’Union européenne, considérée comme un espace économique bien plus qu’un grand projet politique intégrateur. La Suède met néanmoins en avant la dimension européenne et soutient très largement la mise en place et l’affirmation du SEAE qu’elle conçoit comme un moyen de renforcer la cohérence de la politique extérieure de l’UE.
La Suède attend de l’Europe discipline budgétaire, approfondissement du marché intérieur (application de la directive services), libéralisation du commerce hors UE et renforcement de la compétitivité par l’innovation. Restée hors de la zone euro (ce pays ne dispose pas de dérogation permanente mais ne remplit pas - délibérément- tous les critères), elle suit avec prudence les initiatives de soutien à la croissance, rappelant les engagements « Europe 2020 ».
Avec près de 1% de son RNB consacré à l’APD, la Suède fait partie des cinq pays qui ont dépassé l’objectif de 0,7 % du RNB fixé par les Nations Unies à Monterrey en 2002. La Suède a une longue tradition d’aide humanitaire mise en œuvre par la SIDA (Agence Suédoise Internationale de Développement) et met surtout l’accent sur la nécessité d’une réponse humanitaire flexible, rapide et efficace. Elle insiste sur le manque de coordination de l’aide internationale et l’interaction nécessaire entre l’aide au développement et les autres types d’action.
La question d’Internet et des droits de l’Homme figure parmi les priorités de la Suède sur laquelle le ministre des Affaires étrangères, Carl Bildt, s’implique personnellement. Birgitta Ohlsson est également très active sur cette question. La Suède n’est pas actuellement membre du Conseil des droits de l’Homme.
Au cours de la dernière décennie, la Suède a abandonné sa référence à la neutralité pour celle de « non appartenance à une alliance militaire permanente ». Membre très actif du Partenariat pour la paix, elle n’appartient pas à l’OTAN mais participe à certaines opérations (Afghanistan et Kosovo en particulier). Elle prend part activement à l’élaboration de la politique de sécurité et de défense dans le cadre européen, en particulier pour les aspects civils de la gestion des crises. Elle a une longue tradition de participation aux opérations de maintien de la paix sous mandat de l’ONU et est l’un des rares pays à avoir participé à toutes les opérations de l’UE.
Elle a été responsable de l’état-major de force de l’opération Atalante d’avril à août 2010 (nouvelle participation suédoise prévue d’avril à août 2013). Durant le premier semestre 2011, elle a assuré l’alerte opérationnelle d’un « Battle Group » de l’Union avec le Nordic Battle Group (Suède, Finlande, Norvège, Irlande, Estonie). De même, elle participe activement aux travaux de l’agence européenne de défense (AED) et a été, avec l’Allemagne, à l’origine d’une initiative fin 2010 pour améliorer la mise en commun et le partage des moyens militaires (Ghent initiative).
Mise à jour : 10.04.13
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