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Présentation

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Données générales

Nom officiel : République démocratique socialiste de Sri Lanka
Nature du régime : Démocratie parlementaire
Chef de l’Etat : Percy Mahendra Rajapakse (Mahinda Rajapakse), depuis le 19 novembre 2005. Il a été réélu le 26 janvier 2010 et a entamé son second mandat le 19 novembre de la même année.

Données géographiques

Superficie : 65 607 km2
Capitale : Sri Jayewardenepura (Kotte), la capitale administrative, est située dans la banlieue de Colombo, la principale ville du pays et sa capitale économique
Villes principales : Colombo, Jaffna, Kandy, Anuradhapura, Trincomalee, Batticaloa, Matara.
Langue(s) officielle(s) : Cingalais et Tamoul (l’anglais est utilisé comme langue de communication)
Langue(s) courante(s) : idem
Monnaie : roupie sri lankaise (LKR) (1 LKR = 0,0060 € en janvier 2013)
Fête nationale : 4 février (Fête de l’Indépendance, obtenue en 1948)

Données démographiques

Population : 20, 87 millions d’habitants
Densité : 318 h/km²
Croissance démographique (2011) : 1%
Espérance de vie (2011) : 75 ans
Taux d’alphabétisation (2011) : 90,7% de la population
Religion(s) : bouddhisme (petit véhicule, 69%), hindouisme (7,8%), islam (7,6%), christianisme (6,2%), non déclarés (10%)
Indice de développement humain (2011) : 0,691 ; 97ème sur 187

Données économiques

PIB (2011) : 59,17 Mds USD
PIB par habitant (2011) : 2 580 USD (en dollars courants)
Taux de croissance (2011) : 8,2%
Taux de chômage (2011) : 4.2%
Taux d’inflation (2011) : 6,7%
Solde budgétaire (2011) : - 6,9% du PIB
Balance commerciale (2011) : -8,5 Mds USD
Principaux clients (2011) : Union européenne (36,7%), Etats-Unis (21,5%), Inde (5,2%)
Principaux fournisseurs (2011) : Inde (22,3%), Chine (10,9%), Union européenne (9,9%), Singapour (7,9%), Iran (7.4%), Japon (5,3%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2011) :
- agriculture : 12,8%
- industrie : 29,4%
- services : 57,8%

La France est le 12ème client de Sri Lanka en 2011.
Sri Lanka est le 93ème client de la France en 2011.

Sources : Banque Mondiale ; Commission Européenne
Plus d’information sur : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/sri-lanka

Consulat de France : Colombo
Communauté française à Sri Lanka (2013) : 441 immatriculés
Communauté sri lankaise en France : de 70 à 90 000 personnes

Politique intérieure

Les tensions entre Cingalais et Tamouls, croissantes depuis les années 1960, se sont transformées au début des années 1980 en un conflit armé opposant le gouvernement sri lankais aux Tigres de Libération de l’Eelam Tamoul (LTTE). Ce mouvement sécessionniste revendiquait les régions du Nord et de l’Est de l’île à majorité tamoule.

L’arrivée au pouvoir du Premier Ministre Wickremesinghe en décembre 2001 avait donné un nouvel élan au processus de paix. En 2002, un cessez-le-feu avait été signé entre le gouvernement et les LTTE, ouvrant la voie à une normalisation. Les élections présidentielles de novembre 2005 se sont déroulées dans un contexte tendu. Bénéficiant de l’abstention d’une grande partie de la communauté tamoule, ainsi que d’accords pré-électoraux avec le parti national-marxiste (JVP) et le parti des moines bouddhistes (JHU), deux partis cingalais ultranationalistes hostiles à toute concession aux Tamouls, Mahinda Rajapakse, Premier Ministre sortant et partisan d’une politique de fermeté à l’égard des LTTE, a remporté les élections face à son principal adversaire, Ranil Wickremesinghe.

Dans la perspective d’une solution politique, le Président Rajapakse a créé en 2008 une « All Party Conference », qui a présenté une série de propositions visant à instaurer une certaine décentralisation dans les provinces tamoules. Parallèlement, le gouvernement s’est engagé dans une vaste campagne militaire et a peu à peu repris le contrôle des zones tamoules de la province de l’Est puis du Nord, après l’abrogation par le gouvernement sri lankais le 3 janvier 2008 du cessez-le-feu signé avec les LTTE en 2002. Le 18 mai 2009, l’armée annonçait sa victoire contre le mouvement terroriste des Tigres tamouls et la mort de son fondateur et leader, Velupillai Prabhakaran, ainsi que celle des principaux cadres du mouvement. Les dernières semaines de guerre ont été marquées par une situation humanitaire dramatique. A la fin des combats, jusqu’à 285 000 Tamouls ont été retenus dans des camps sous contrôle militaire et n’ont recouvré leur liberté de mouvement qu’en décembre 2009. Les élections présidentielles du 26 janvier 2010 ont confirmé Mahinda Rajapakse à son poste.

La situation de guerre civile qu’a connue Sri Lanka depuis 1983 offre un terrain propice aux violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Plusieurs commissions ont été mises en place par le gouvernement sri lankais pour lutter contre ces violations des droits de l’Homme, mais leurs recommandations sont rarement appliquées.

En 2006, une commission d’enquête présidentielle a été établie à Sri Lanka pour enquêter sur 16 cas de violation des droits de l’Homme, dont le meurtre, le 4 août 2006, de 17 employés sri lankais d’Action contre la Faim (ACF) à Muttur, dans le nord-est de Sri Lanka. Un Groupe international indépendant de personnalités éminentes (IIGEP) était chargé de superviser le travail de cette commission. Ce panel a décidé de mettre fin à son mandat en avril 2008, estimant que les méthodes de travail de la commission ne répondaient pas aux normes internationales. La commission d’enquête a transmis en août 2009 un rapport au Président Rajapakse et à l’Attorney General, seul habilité à lancer des poursuites pénales. Pour l’heure, aucune poursuite n’a été engagée.

Une commission sur les leçons à retenir de la guerre et pour la réconciliation (Lessons Learnt and Reconciliation Commission ou LLRC) a été instaurée le 15 mai 2010 par le Président Rajapakse pour enquêter sur la rupture du cessez-le-feu et les faits survenus de février 2002 à mai 2009, ainsi que pour proposer des solutions menant à la réconciliation nationale. Publié le 16 décembre 2011, le rapport de la LLRC a disculpé le gouvernement sri lankais de toute responsabilité dans les crimes de guerre commis à la fin du conflit. Il reconnaît toutefois que les combats ont fait un nombre considérable de victimes parmi la population, notamment en raison de bombardement des zones de protection des civils et des hôpitaux, et propose des recommandations substantielles pour garantir la réconciliation.

Le début de l’année 2013 a été marqué par une crise ouverte entre le gouvernement et la justice. La présidente de la Cour suprême (Chief Justice) a été révoquée le 13 janvier après avoir été reconnue coupable de plusieurs chefs d’accusation par une commission d’enquête parlementaire, à la suite d’une procédure de destitution initiée par des parlementaires de la coalition gouvernementale. Les conditions de cette destitution ont été contestées, mettant en cause l’indépendance de la justice.

Situation économique

Avec la fin du conflit, l’intervention du FMI et la mise en place du plan de reconstruction du nord du pays, la situation économique s’améliore. La fin de la guerre civile a favorisé une croissance économique forte (8,2% en 2011). La consommation privée s’annonce comme le moteur de cette expansion économique, nourrie par des salaires en hausse et les envois de fonds des immigrés. L’investissement est soutenu par la création d’infrastructures, longtemps négligées durant la guerre civile, l’investissement des entreprises, la reconstruction des provinces du Nord et de l’Est, un secteur immobilier en développement.

Le gouvernement a mis en place dès la fin de la guerre un programme de reconstruction du Nord, pour la période 2010-2012. Représentant près de 2,7 Mds USD, il doit être financé à hauteur de 25% par le gouvernement et de 75% par les bailleurs de fonds. Très présents depuis de nombreuses années, les donateurs internationaux et bilatéraux participent largement au développement économique du pays. Pour l’essentiel, ils contribuent au financement des grands projets d’infrastructures, notamment dans le cadre de programmes post-tsunami. Les partenaires traditionnels sont le Japon, la Banque Mondiale et la Banque Asiatique de Développement. Ces dernières années, de nouveaux bailleurs prennent une importance grandissante à l’instar de la Chine, de l’Inde et de la Corée du sud.

Le déficit commercial, depuis longtemps récurrent, ne parait pas devoir se réduire, la croissance des Etats important des produits de Sri Lanka (Etats-Unis ; Union européenne) s’annonçant faible. Si celle, soutenue, des clients asiatiques, permet d’envisager une forte croissance des exportations (22% en 2011), elle demeure insuffisante pour couvrir les importations (+55% au 2nd semestre 2011). Le tourisme confirme sa reprise (plus d’un million de visiteurs en 2012).

La situation des finances publiques demeure précaire, avec un déficit budgétaire supérieur à 7 % du PIB depuis plusieurs années et une dette publique élevée. La politique budgétaire du gouvernement, en accord avec les recommandations du FMI, a conduit à une diminution du déficit (de -8% en 2010 à -7% en 2011) alors que la dette passe sous le seuil des 80% (78,2% du PIB en 2011). Dans sa feuille de route pour 2013, le gouvernement a réaffirmé son ambition d’atteindre un revenu par habitant de l’ordre de 4000 USD et de générer une activité économie de l’ordre de 100 Mds USD.

La détérioration de la situation économique avait conduit le Conseil d’administration du FMI à adopter un accord de confirmation (Stand-by Agreement) pour Sri Lanka en juillet 2009. Plusieurs mesures ont été adoptées en février 2012, en vue de répondre aux recommandations du FMI (flexibilisation du taux de change de la roupie, limitation de l’expansion du crédit, révision à la baisse des subventions énergétiques). À court terme, ces mesures freineront l’activité et se traduiront par un accroissement des tensions inflationnistes. Certaines mesures prises par le gouvernement, comme la nationalisation de plusieurs entreprises. Ce ralentissement devrait néanmoins être temporaire et ne pas se poursuivre au-delà de l’année 2012.

Politique extérieure

La politique étrangère de Sri Lanka est en grande partie conditionnée par l’évolution de la situation politique intérieure.

L’Inde est le principal partenaire économique de Sri Lanka. Elle a renforcé ces dernières années sa coopération avec Colombo, notamment à travers l’aide à la reconstruction. L’Inde est particulièrement attentive à l’évolution de la situation intérieure à Sri Lanka. La situation des Tamouls de Sri Lanka ayant des répercussions dans l’Etat du Tamil Nadu, le gouvernement indien a maintenu durant le conflit son attachement à une solution politique, respectant l’intégrité de Sri Lanka. Delhi soutient une décentralisation renforcée en faveur des provinces du Nord et de l’Est, comme le prévoyait l’accord signé en 1987 entre l’Inde et Sri Lanka. Les LTTE, responsable de l’assassinat de Rajiv Gandhi en mai 1991, sont considérés comme une organisation terroriste.

De plus en plus présente, la Chine est désormais le principal bailleur de Sri Lanka. Très engagée dans le secteur des infrastructures, elle contribue au développement de plusieurs projets d’envergure à l’instar du port d’Hambantota au sud du pays.

Avec un montant de 168 MUSD d’aide publique au développement (APD) versé en 2011, le Japon fournit plus du quart de l’aide étrangère reçue par Sri Lanka. Durant le conflit, Tokyo s’est engagé dans le processus de paix, en accueillant une conférence des donateurs en juin 2003. Le Président Rajapakse a effectué une visite officielle au Japon en mars 2013.

Les Etats-Unis ont apporté leur soutien au processus de paix et appuient aujourd’hui le processus de réconciliation nationale, notamment à travers le financement de projets d’assistance humanitaire, d’aide à la création d’entreprises dans le secteur privé et, plus récemment, d’appui à la gouvernance et à l’approfondissement de l’Etat de droit. Les LTTE sont classés, depuis 1997, dans leur liste des organisations terroristes.

Sri Lanka est actif au sein des organisations régionales. Colombo a exercé la présidence de l’Association des pays de l’Asie du Sud pour la Coopération Régionale (South Asia Association for Regional Cooperation, SAARC), de 1999 à janvier 2002, et a accueilli le 15e sommet de la SAARC en 2008. En 1997 a été lancée une organisation régionale regroupant le Bangladesh, l’Inde, la Birmanie, Sri Lanka et la Thaïlande (BIMST-EC), à laquelle le Népal et le Bhoutan ont adhéré en 2003. Sri Lanka a exercé en 2004 la présidence de l’Organisation de Coopération régionale de l’Océan Indien (IOR-ARC). Colombo doit accueillir en novembre 2013 le sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth (CHOGM).

Mise à jour : 21.03.13

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