Présentation du Soudan du Sud
Présentation
Données générales
Nom officiel : République du Soudan du Sud.
Nature du régime : Présidentiel.
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Général Salva Kiir (élu en avril 2010).
Données géographiques
Superficie : 644 329 km².
Capitale : Djouba.
Villes principales : Wau, Malakal.
Langue (s) officielle (s) : anglais
Langue (s) courante (s) : anglais, arabe, langues locales (dinka, nuer, shillouk, Zande, Bari).
Monnaie : livre sud-soudanaise (SSP, depuis le 18 juillet 2011).
Fête nationale : 9 juillet.
Données démographiques
Population : 10,31 millions d’habitants.
Densité : 12,81 habitants/km².
Espérance de vie (source Banque mondiale) : 62 ans.
Taux d’alphabétisation : 37% des 15-24 ans (donnée FMI juillet 2011).
Religion (s) : majorité chrétienne, minorités musulmanes et animistes.
Données économiques
PIB (2011) : 19,17 milliards USD (source : Banque Mondiale).
PIB par habitant (2011) : 1 546 USD (source : South Sudan Bureau of Statistics).
Taux d’inflation (2012) : 54% (sources : estimation FMI).
Principaux clients (source Ministère de l’Economie et des finances) : Chine, Inde et Japon.
Principaux fournisseurs (source Ministère de l’Economie et des finances) : Kenya, Ouganda et Soudan.
http://www.tresor.economie.gouv.fr/pays/soudan-du-sud
Consulat de France : section consulaire à l’Ambassade de France à Djouba.
Communauté française au Soudan du Sud : 87.
Politique intérieure
La situation sécuritaire s’est fortement dégradée depuis le référendum de janvier 2011. Au cours de l’année 2011, plus de 4000 personnes sont mortes du fait des violences, 365 000 ont été déplacées et au moins 7 mouvements de rébellion ont vu le jour, principalement dans les Etats d’Unité, de Jonglei et du Haut Nil, unifiés sous l’étendard du « Mouvement démocratique du Sud Soudan ». Le gouvernement sud-soudanais, en concertation avec la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS, établie le 8 juillet 2011 par la résolution 1996), cherche à mettre fin à ces rébellions en alliant mesures militaires et propositions d’amnistie et d’intégration dans l’armée nationale.
Début 2012, des affrontements ont opposé les tribus Murle et Nuer dans l’Etat de Jonglei, faisant de nombreuses victimes. Le gouvernement sud-soudanais a depuis lancé une campagne de réconciliation et de désarmement pour prévenir un nouvel épisode de violence, en coopération avec la MINUSS. Les violences ont quelque peu faibli en 2012 (1300 morts et 173 000 nouveaux déplacés), mais la situation politique reste très instable. Des rumeurs de coup d’état récurrente agitent la capitale sud-soudanaise et le gouvernement a procédé à des arrestations en réaction.
Situation économique
Alors que le Soudan du Sud n’a jamais été un Etat constitué, son gouvernement doit aujourd’hui prendre les rennes d’un nouvel Etat indépendant. Les infrastructures sont très limitées, le pays doit faire face à un manque criant de ressources humaines suffisamment formées pour parvenir à l’administrer et la population, vulnérable et affectée par des années de guerre civile. Avec le soutien de la communauté internationale, le gouvernement du Soudan du Sud doit développer ses capacités à conduire et gérer les affaires publiques du pays.
Bien que le pays dispose d’importantes ressources pétrolières (il produisait plus de 250 000 barils/jour jusqu’à l’interruption de la production en février 2012), la situation économique est très délicate. Le budget de l’Etat dépend à 98% du pétrole et le pays a subi une forte inflation en raison notamment de la fermeture de facto de la frontière avec le Soudan, qui a provoqué une pénurie de biens alimentaires. L’interruption de la production pétrolière en février 2012 a asséché l’ensemble de ces ressources et renforcé les incertitudes économiques auxquelles le pays est confronté.
Afin de surmonter ces défis, le gouvernement finalise actuellement un plan stratégique de développement, qui identifie six secteurs prioritaires : gouvernance, développement social et humain, développement économique et prévention des conflits et sécurité. Sur le plan économique, le développement des infrastructures est considéré comme particulièrement urgent, tout comme celui de l’agriculture, dont le gouvernement veut faire un important poste d’exportation à terme.
De leur côté, les bailleurs internationaux ont commencé à planifier leur assistance, en s’appuyant sur ce plan de développement. L’aide extérieure va jouer un rôle essentiel dans la construction et la consolidation de l’Etat au Soudan du Sud. Un « Trust Fund » 415 millions de dollars, regroupant quatorze pays donateurs (Pays Bas, Norvège, Grande-Bretagne, Suède, Allemagne, Danemark, Finlande, Italie, Islande, Egypte, Grèce, Canada, Espagne et la Commission européenne) ainsi que la Banque mondiale, a été formé pour le développement du Soudan du Sud. La santé, l’eau, l’agriculture, l’éducation et la sécurité sont les secteurs et les plus subventionnés.
Politique extérieure
Le Soudan du Sud entretient de très bonnes relations avec ses partenaires régionaux. L’Ethiopie, l’Ouganda, le Kenya, l’Erythrée et l’Egypte sont des interlocuteurs privilégiés.
L’avenir de sa relation avec le Soudan sera essentiel dans le maintien de la stabilité régionale. Les gouvernements de Khartoum et Djouba s’accusent mutuellement de soutenir les rébellions qui sévissent sur leurs territoires respectifs et de nombreuses questions liés à la séparation des deux Etats restent à régler (partage de la dette, tracé des frontières, transit du pétrole, citoyenneté, statut de la région contestée d’Abyei).
Les relations avec les Etats-Unis, Israël, la Norvège et la Grande-Bretagne sont également très bonnes.
- Relations avec les institutions multilatérales :
Le 14 juillet 2011, le Soudan du Sud a été admis aux Nations Unies, devenant le 193e Etat membre. Il a intégré le 15 août l’Union Africaine (54e Etat membre) et le 25 novembre l’IGAD. Le Soudan du Sud a également annoncé sont intention de rejoindre l’Initiative du Bassin du Nil. Il a demandé un statut d’observateur au sein de l’EAC (communauté des Etats d’Afrique orientale).
Le Soudan du Sud a adhéré au Fond Monétaire International (FMI) et à la Banque Mondiale le 18 avril 2012. Un fonds multibailleurs de 11M$ sur une période de quatre ans a été mis en place au sein du FMI pour le renforcement des institutions macroéconomiques du Soudan du Sud (administration fiscale et douanière, gestion des finances publiques, banque centrale, politique de change).
Mise à jour : 15.03.13
Liens utiles
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Ambassade de France au Soudan du Sud






