La France et le Soudan du Sud
Brève
La France condamne fermement l’attaque inacceptable contre la FISNUA (force intérimaire des Nations unies pour Abyei) par des éléments Misseryia, qui a conduit à la mort du chef de la communauté Dinka, Kuol Deng Kuol, au décès d’un casque bleu, et qui a blessé plusieurs soldats de la force de maintien de la paix.
Présentation
Sommaire
Relations politiques
La France a reconnu le Soudan du Sud le 9 juillet 2011. Alain Juppé, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et européennes, représentait la France à Djouba pour les cérémonies d’indépendance.
La France est représentée auprès du gouvernement autonome du Soudan du Sud depuis 2006, date à laquelle elle a ouvert un bureau d’ambassade, établi à Djouba. En 2010, ce bureau a été transformé en consulat général. Depuis la proclamation de l’indépendance le 9 juillet 2011, le consulat général de France à Djouba est devenu l’ambassade de France au Soudan du Sud et Christian Bader a été nommé Ambassadeur.
Le ministre des Affaires étrangères du Soudan du Sud s’est rendu en France pour une visite de travail les 7 et 8 mars 2012. C’était sa première visite en Europe depuis l’indépendance du pays.
Le Soudan du Sud a ouvert une Ambassade en France en juillet 2012 et l’Ambassadeur sud-soudanais a présenté ses lettres de créance au Président de la République le 11 juillet 2012.
Visites
Le Ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Alain Juppé, représentait la France aux cérémonies d’indépendance du Soudan du Sud.
Le Ministre des affaires étrangères du Soudan du Sud, Nhial Deng Nhial, s’est rendu en visite en France en mars 2012.
Relations économiques
Les échanges économiques entre la France et le Soudan du Sud sont encore relativement limités. Total est présent dans le pays, où l’entreprise est opérateur d’un bloc d’exploration pétrolière, ainsi que SDV et AGS.
Coopération culturelle, scientifique et technique
L’Agence Française de Développement (AFD), en partenariat avec la Coopération technique allemande (GIZ), a signé, le 7 avril 2011, une convention de financement de 6 millions d’euros pour un projet d’adduction d’eau dans la ville de Yei. Ces installations bénéficieront directement à 20 000 habitants. Un centre de formation aux métiers de l’eau, à vocation nationale, sera également mis en place. L’objectif est de renforcer les capacités des acteurs au niveau local pour servir de modèle à l’échelle régionale et nationale.
Afin de préparer les cérémonies d’indépendance, la France a financé la remise à niveau des systèmes aéronautiques de l’aéroport de Djouba en juillet 2011 (70 000 euros, mis en œuvre par Thalès). Elle a prévu un financement complémentaire de 350 000€ pour aider à la structuration de ce secteur, essentiel dans la mesure où la grande majorité des routes sud-soudanaises ne sont pas carrossables pendant plus de six mois par an (saison des pluies).
Un projet de soutien à la gestion des finances publiques sud-soudanaises est également à l’étude.
Dans le cadre de sa politique de promotion de la société civile et de renforcement des capacités des acteurs locaux, la France a débuté en 2010 un programme de formation de journalistes sud-soudanais, en prévision du référendum d’autodétermination. Ce programme se poursuit depuis.
La France dispose également d’un Institut Français localisé au sein de l’Université de Djouba. C’est le seul centre culturel international du pays.
L’UE et le Soudan du Sud
Une enveloppe de 285 millions d’euros tirée Fond européen de développement (FED) a été prévue pour la période 2011-2013 afin d’aider le Soudan du Sud à lutter contre la pauvreté extrême. Les financements européens se focalisent ainsi sur des projets dans le secteur de la santé, de l’agroalimentaire et de l’éducation. Le Commissaire européen au développement, Andris Piebalgs, s’est rendu à Djouba le 18 mai 2011.
Le Soudan du Sud avait initialement demandé à signer l’accord de Cotonou avec l’Union Européenne, qui lui permettrait de bénéficier des ressources du Fonds Européen de développement. Cette procédure est actuellement suspendue, le Soudan du Sud estimant ne pouvoir accepter la clause de l’accord de Cotonou relatif à la Cour Pénale Internationale.
Les Nations unies et le pays
Une opération de maintien de la paix est déployée au Soudan du Sud depuis le 8 juillet 2011 (Mission des Nations Unies au Soudan du Sud – MINUSS), qui a pris le relais de la Mission des Nations Unies au Soudan déployée depuis 2005. Elle est dirigée par Mme Hilde Johnson, de nationalité norvégienne, représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies.
Disposant d’un plafond de 7000 hommes en uniforme, la mission a pour mandat de participer à la protection des civils et d’assister le gouvernement sud-soudanais dans son entreprise de renforcement de l’Etat de droit.
Mise à jour : 15.03.13
Liens utiles
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