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Présentation de la Somalie

Présentation

Données générales

Données politiques

Nom officiel : République fédérale de Somalie
Chef de l’Etat : Hassan Sheikh Mohamoud
Premier Ministre : Abdiweli Sheikh Ahmed
Speaker du Parlement : Mohamed Osman Jawari

Données géographiques et démographiques

Superficie : 637 657 km²
Capitale : Mogadiscio
Population (estimation) : 10 251 568 d’habitants (juillet 2013)
Agglomérations principales (estimation) : Mogadiscio (1,6M), Hargeisa (436 232), Bossasso (108 016), Gaalka’yo (85 252), Berbera (71 151), Borama (68 851), Kismaayo (66 921), Laascanood (40 579), Garowe (38 636)
Croissance démographique (estimation) : 1,67 % (2013)
Espérance de vie (estimation) : 51,19 (2013)
Indice de développement humain : non défini
Taux de mortalité (pour 1000) : 14,22 (2013)
Taux de mortalité infantile (pour 1000) : 101,91 (2013)
Prévalence SIDA/VIH (% de la population 15-49 ans) : 0,7 (estimation 2010)
Taux d’alphabétisation : 37,8%
Source d’eau améliorée, en milieu rural (% de la population rurale y ayant accès) : 7%
Religion : islam sunnite (99 %)
Langues usitées : somali (officiel), arabe (deuxième langue), anglais
Fête nationale : 1er juillet (création de la République)

Données économiques (estimations)

Devise : Shilling somalien (SOS)
PIB/habitant (estimation) : 600 USD
Répartition du PNB (% par secteur) : agriculture (60.2%), industrie (7.4%), services : 32.5%

Principaux clients : EAU (242,7), Yémen (81,8), Oman (61,3), Arabie saoudite (15,8)
Principaux fournisseurs : Djibouti (313,2), Kenya (81,9), Chine (79,4), Pakistan (74)

Dette extérieure (estimation) : 2,94 milliards de $

Représentation française
Ambassadeur de France : M. Rémi MARECHAUX (en résidence à Nairobi)

Représentation somalienne en France
Ambassadeur de Somalie en Belgique et en France : M. Ali Said FAQI

Politique intérieure

Depuis 2012, un nouveau processus politique est en cours, marqué par l’adoption d’une constitution provisoire, la mise en place d’un nouveau parlement et l’élection par celui-ci d’Hassan Sheikh Mohamud au poste de Président. Ce gouvernement bénéficie du soutien actif de l’ensemble de la communauté internationale. Le Président et son Premier ministre, Abdiweli Sheikh Ahmed, se sont engagés à mettre en œuvre un agenda de réformes ambitieuses qui doit s’achever en 2016 par l’adoption d’une Constitution définitive, la mise en place d’une organisation administrative fédérale et l’organisation d’élections générales au suffrage universel.

La Somalie est un maillon de l’arc de crise qui s’étend de Nouakchott à Mogadiscio. Plus de vingt années de guerre civile et l’absence de structures étatiques y ont créé une situation propice au développement du terrorisme international incarné par le groupe Al-Shabaab, affilié à Al-Qaida.

La situation s’est malgré tout améliorée ces dernières années grâce à l’engagement de la communauté internationale aux côtés de l’Union africaine. L’Union africaine déploie depuis 2007 une mission militaire en Somalie (AMISOM) pour lutter contre Al-Shabaab. Elle compte 22000 hommes, du Sierra-Léone, d’Ethiopie, de Djibouti, du Kenya, de l’Ouganda et du Burundi.

Après plusieurs années de statu quo, l’AMISOM et les forces de sécurité somaliennes ont libéré plusieurs villes, dont le dernier port aux mains d’Al-Shabaab (Baraawe) début octobre 2014. Les terroristes gardent le contrôle des campagnes et des grands axes pour asphyxier les villes libérées et multiplient les attentats contre les institutions et toute présence étrangère. L’élimination du leader d’Al-Shabaab, Godane, par un tir de drone américain le 1er septembre a toutefois affaibli l’organisation.

La crise somalienne a donné lieu au développement de la piraterie dans le nord-ouest de l’océan indien, par lequel transite une part importante de notre commerce et de nos approvisionnements stratégiques. Grâce au déploiement d’une trentaine de navires de l’Union européenne (opération Atalante), de l’OTAN et d’autres Etats, les actes de piraterie sont endigués : aucune attaque n’a réussi depuis mai 2012. Cette évolution est toutefois réversible tant que la Somalie n’est pas stabilisée.

L’Union européenne a développé une stratégie à terre en Somalie et œuvre au renforcement des capacités de surveillance côtière des Etats de la région (mission EUCAP NESTOR, basée à Djibouti).

Un Somalien sur cinq est soit refugié (960.000) soit déplacé interne (1,1M). Les Somaliens représentent à eux-seuls 30% de l’ensemble des réfugiés en Afrique de l’Est. En empêchant la production agricole locale et l’aide humanitaire d’atteindre les villes, Al-Shabaab aggrave une situation endémique de famine (260.000 morts de famine en 2011).

Situation économique

L’économie somalienne, largement informelle, dépend étroitement de l’aide internationale, principalement humanitaire. Le pays bénéficie également des transferts de la diaspora somalienne évalués à 1Md$ par an. L’activité économique repose essentiellement sur le secteur agricole et les services (télécommunication, finance islamique). Des travaux de reconstruction des infrastructures, détruites pendant la guerre civile, sont en cours principalement dans la capitale Mogadiscio.

La conjoncture reste marquée par une forte inflation, le budget est presque exclusivement financé par l’aide versée au gouvernement et par les quelques recettes prélevées au port du Mogadiscio.

Politique extérieure

Victime de fréquentes incursions de la milice islamiste Al-Shabaab, le Kenya a déclenché à la mi-octobre 2011, une opération militaire d’envergure dans le Sud de la Somalie afin d’assurer la sécurité à sa frontière. Cette offensive a permis la reprise du port de Kismayo. En représailles, Al Shabaab a commis un attentat de grande ampleur à Nairobi en septembre 2013.

De même, l’Ethiopie mène depuis octobre 2011 des opérations militaires dans le centre de la Somalie contre Al-Shabaab en accord avec les autorités somaliennes.

L’Ouganda et le Burundi sont d’importants contributeurs de l’AMISOM. Kampala a hébergé des négociations importantes pendant la période de transition.

Djibouti a été en 2008 le cadre de la négociation entre le gouvernement fédéral de transition et l’Union des tribunaux islamiques. Il a déployé un bataillon à Beledweyne en 2012-13.

Mise à jour : 10.10.14

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