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Présentation de la Slovénie

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Slovénie
Nature du régime : parlementaire
Chef de l’Etat : M Borut Pahor (élu le 4 décembre 2012, il a pris ses fonctions le 22 décembre)
Premier ministre : Alenka Bratušek (depuis le 20 mars 2013). Mme Bratušek est la première femme à occuper ce poste dans son pays.


Données géographiques

Superficie : 20 273 km²
Capitale : Ljubljana
Villes principales : Maribor, Kranj, Celje, Koper, Nova Gorica, Novo Mesto
Langue officielle : slovène
Monnaie : euro (depuis le 1er janvier 2007)
Fête nationale : 25 juin


Données démographiques

Population : 2,0 millions d’habitants
Croissance démographique (2009) : 1,4 %
Espérance de vie (2010) : 79,4 ans
Taux d’alphabétisation : 99,7 %
Religions : catholiques 58 %, musulmans 2,5 %, orthodoxes 2,5 %, protestants 1 %, n.s.p.p. 23 %
Indice de développement humain (2011) : 0,884 (21ème)


Données économiques

PIB (2013) : 35,1 MM€
PIB par habitant (2012) : 17.200 €

Taux de croissance (2013) : -2,7 % (prévision 2014 : -1 %)
Taux de chômage (2013) : 11,6 %
Taux d’inflation (2013) : 2,1 %

Déficit public (2013) : -5,8% du PIB
Dette publique (2013) : 63,2% du PIB

Principaux clients : Allemagne, Italie, Autriche, Croatie, France, Hongrie
Principaux fournisseurs : Allemagne, Italie, Autriche, France, Croatie, Hongrie

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 2 %
  • industrie : 31 %
  • services : 67 %

Exportations de la France vers la Slovénie (2012) : 877 M€
Importations françaises de Slovénie (2012) : 1185 M€

Pour plus d’informations : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Représentation consulaire : section consulaire de l’Ambassade de France à Ljubljana
Communauté française en Slovénie : 650 Français immatriculés en octobre 2009
Communauté slovène en France : env. 600 Slovènes immatriculés ; nombre total estimé entre 3000 et 15000


Politique intérieure

Indépendante depuis 1991, la République de Slovénie est dotée d’un régime parlementaire comprenant certains éléments de démocratie directe.

La fête nationale slovène est fixée au 25 juin, jour de l’adoption, en 1991, de la Charte constitutionnelle fondamentale sur la souveraineté et l’indépendance de la République de Slovénie. Le pays est régi par la Constitution du 23 décembre 1991.

L’Assemblée nationale (Državni zbor, chambre basse) comprend 90 députés élus pour 4 ans au suffrage universel direct selon une formule de représentation proportionnelle. Elle adopte les amendements constitutionnels à la majorité des deux tiers de ses membres. Elle peut convoquer un référendum de sa propre initiative et y est tenue si un tiers des députés en font la demande. Elle décide de l’emploi des forces armées. La présidence de plusieurs commissions (lois, contrôle budgétaire, défense, renseignement…) est traditionnellement assurée par des partis d’opposition.

Le Conseil national (Državni svet, chambre haute) comprend 40 membres désignés par les collectivités locales ainsi que par les organisations professionnelles, syndicales et associatives. Il peut soumettre à l’Assemblée nationale des propositions de loi et exiger de sa part une 2e lecture d’une loi. Il peut aussi exiger la convocation d’un référendum.

Le premier ministre (Predsednik vlade) est élu par l’Assemblée nationale, sur proposition du Président de la République ou des députés. Il est responsable de la coordination interministérielle mais ne dispose pas d’un pouvoir de directive sur ses ministres. Ces derniers sont individuellement responsables devant l’Assemblée nationale.

Le président de la République (Predsednik republike) est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois. Outre ses fonctions de représentation, il est commandant en chef des armées et désigne les juges de la Cour constitutionnelle, le gouverneur de la banque centrale et le médiateur (nominations soumises à l’approbation de l’Assemblée nationale). M. M. Borut Pahor (ancien premier ministre a été élu.

Suite aux dernières élections (décembre 2011), les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale sont : « Slovénie positive » (centre-gauche), premier parti représenté (28 sièges) créé par le maire de Ljubljana, M. Zoran Jankovic, qui (après son échec à former un gouvernement) a préféré se faire réélire maire en mars 2012 et a ainsi renoncé à son siège de député ; le SDS (centre-droit) de Janez Janša (26 sièges) ; le SD (Démocrates sociaux, centre-gauche, affilié au groupe PSE de Parlement européen) ; la Liste civique de Gregor Virant (créée juste avant les élections anticipées de décembre 2011, qui a obtenu 8 sièges et dont le président, Gregor Virant, est devenu Président de l’Assemblée nationale) ; le SLS (Parti de peuple slovène, droite) de Radovan Zerjav, avec 6 sièges ; le DeSUS (parti des retraités) avec 6 sièges ; et la « Nouvelle Slovénie - NSi » (droite), avec 4 sièges.

Les communautés italienne et hongroise disposent également d‘un siège chacune à l’Assemblée nationale. Leurs représentants, respectivement MM. Roberto Battelli et Laszlo Göncz, ont signé un accord de coopération avec les partis de la coalition, mais n’en font pas formellement partie.

Les citoyens disposent d’un droit de pétition étendu : l’Assemblée nationale est tenue d’examiner toute proposition de loi émanant d’au moins 5 000 électeurs, y compris une proposition de loi constitutionnelle soumise par au moins 30 000 électeurs. Elle est également tenue de convoquer un référendum si au moins 40 000 électeurs en font la demande.

La Cour constitutionnelle peut être saisie par un particulier par voie d’exception.

La Constitution reconnaît des droits spécifiques aux « communautés nationales autochtones italienne et hongroise » en matière de préservation de leur identité nationale (usage des symboles nationaux, presse, enseignement, liens avec les pays d’origine, représentation parlementaire…). Elle reconnaît aussi des droits spécifiques aux Roms.


Un chemin européen sans équivoque

De 2004 à 2008, une coalition de centre-droit conduite par Janez Janša (ministre de la défense pendant la guerre d’indépendance) a poursuivi une politique d’intégration européenne, avec l’adoption de l’euro au 1er janvier 2007, l’adhésion à l’espace Schengen le 21 décembre 2007 et la présidence du Conseil de l’UE au premier semestre 2008. Sur le plan intérieur, elle a mené une politique d’inspiration libérale, sans s’écarter significativement de la « transition en douceur » menée depuis 1991.

Les élections législatives du 21 septembre 2008 ont permis au parti social-démocrate de Borut Pahor de former une coalition incluant les autres partis de centre-gauche (Zares, LDS, DeSUS), investie le 21 novembre 2008. La première priorité du gouvernement fut la lutte contre la crise économique et financière.

Le gouvernement Pahor n’a pas résisté au départ du DeSUS suite au désaccord sur la réforme des retraites. Des élections anticipées ont eu lieu le 4 décembre. Après une tentative infructueuse de la part du leader de Slovénie positive et maire de Ljubljana, M. Jankovic, c’est finalement M. Jansa qui a mis en place un gouvernement de centre-droit.

Le 28 février, le Parlement slovène a finalement voté, à l’initiative de l’opposition, la défiance contre le gouvernement de centre-droit de M. Janša et élu la Présidente par intérim du parti de centre-gauche « Slovénie positive », Mme Alenka Bratušek, au poste de Premier ministre sur la base d’une disposition dite de "défiance constructive", prévue par la Constitution slovène, liant le vote de défiance contre le gouvernement à l’élection d’un nouveau Premier ministre.

Le Parlement slovène a approuvé le 20 mars à une large majorité le gouvernement de Mme Bratušek. Composée de 13 membres, la nouvelle équipe compte trois femmes, dont la Première ministre, première femme à exercer cette responsabilité en Slovénie.


Situation économique

La Slovénie est entrée durant l’année 2011 dans une "deuxième vague" de récession après celle de 2008-2009. Le nouveau gouvernement poursuit la politique de « consolidation budgétaire » mise en place en 2012 par son prédécesseur. La précarité de la situation du secteur bancaire, obligé de se désendetter et peinant à financer les entreprises, impose une recapitalisation des principales banques publiques.

Suite aux tests de résistance du système bancaire slovène effectués entre août et novembre 2013, le besoin de recapitalisation des banques slovènes est estimé à 4,8 milliards €. Depuis l’arrivée de Mme Bratusek, l’action du gouvernement slovène s’est articulée autour de deux axes principaux : la stabilisation bancaire et la relance économique, qui passe par l’assainissement du secteur bancaire avec la mise en route de la structure de défaisance ou « Bad Bank » et par une recapitalisation des établissements bancaires publics.

L’autre axe prioritaire est la consolidation budgétaire : pour répondre à cet impératif, le gouvernement a adopté plusieurs mesures visant à l’augmentation des recettes fiscales (rehaussement de la TVA depuis le 1er juillet ; introduction d’une taxe sur la propriété immobilière) et décidé de privatiser 15 entreprises publiques et, en parallèle, décidé de poursuivre la baisse des dépenses publiques (baisse des salaires dans la fonction publique, négociée avec les partenaires sociaux, et de nombreux transferts sociaux).

Le précédent gouvernement a fait adopter par le Parlement un collectif budgétaire ainsi qu’un programme d’austérité budgétaire comportant une cinquantaine de mesures à « effet permanent » dont l’effet global en année pleine est évalué à 500 millions d’euros soit 1,4% du PIB. Il a fixé à 0, 3% et à 0,4 % du PIB les objectifs de moyen terme (horizon 2015) de déficit budgétaire et de déficit public, dans son « programme de stabilité 2012 ».

Enfin, il a annoncé dans son « programme national de réforme 2012-2013 » un certain nombre de réformes structurelles destinées à assurer la soutenabilité à long terme des finances publiques : réforme du système des retraites ; réforme du système de santé ; réforme du marché du travail. Le Parlement a ainsi voté le 10 décembre la réforme des retraites, les projets de budget pour les années 2013 et 2014 ainsi qu’une réforme du marché du travail en mars 2013.

La Slovénie connait une récession économique marquée, qui pourrait cependant s’atténuer à compter de 2014. Cette récession s’inscrit dans un contexte de consolidation budgétaire, obligée par les engagements slovènes pris dans la cadre de la procédure de déficit excessif.

Le programme de privatisation de quinze participations majoritaires ou significatives de l’Etat dans des entreprises du secteur productif pourrait intéresser des entreprises françaises. Le Représentant spécial pour la diplomatie économique dans les Balkans occidentaux, M. Alan Richard, a effectué une première mission à Ljubljana fin novembre 2013.


Politique extérieure

Depuis son indépendance en 1991, la Slovénie a développé un réseau diplomatique d’envergure pour un pays de 2 millions d’habitants. Malgré la crise et quelques fermetures de postes (principalement en Europe), la Slovénie compte 52 ambassades dans le monde et projette des ouvertures en Asie et en Afrique. Hors des Balkans, la diplomatie économique a été définie comme le premier objectif de la diplomatie slovène.

Longtemps problématiques, les relations bilatérales avec la Croatie semblent entrer aujourd’hui dans une nouvelle ère. La récente ratification par le parlement slovène du traité d’adhésion de la Croatie à l’UE le 2 avril a été perçue comme un point final aux irritants issus du passé.

Les Balkans sont la région dans laquelle la Slovénie développe une activité diplomatique importante. Elle entend y jouer un rôle de leader et se montre toujours disponible pour des missions de dialogue et de bons offices.

Les relations bilatérales avec l’ensemble des autres pays des Balkans sont bonnes, la Slovénie n’ayant de différend bilatéral avec aucun d’entre eux. Elle veille particulièrement au développement de ses intérêts économiques dans cette région qui constitue pour son commerce extérieur une zone traditionnelle de fort excédent.

Au niveau politique, les Slovènes sont favorables à toutes les initiatives favorisant le rapprochement des Balkans avec l’UE. Au Kosovo, la Slovénie est présente au sein de la KFOR avec plus de 300 soldats, plus fort engagement slovène à l’étranger. Les relations avec la Serbie sont particulièrement étroites, les entreprises slovènes ayant massivement investi dans ce pays.

En 2011, la Slovénie a signé un accord de partenariat stratégique avec la Turquie. Pour la Slovénie, la Turquie constitue un des pays cibles de sa diplomatie économique.

Les relations avec les pays d’Europe centrale se sont renforcées ces dernières années et la Slovénie, associée au groupe de Visegrad, participe aux initiatives pour le bassin du Danube. Les intérêts communs sur les questions de politique européenne de cohésion renforcent ces liens.

La Slovénie a apporté son soutien aux actions menées dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée.

Le renforcement des relations avec la Russie et les Etats du partenariat oriental est affiché comme une priorité depuis 2 ans. Sur le dossier biélorusse, la Slovénie s’est singularisée au printemps 2012 en bloquant le vote de sanctions européennes contre certaines personnalités biélorusses engagées dans des transactions commerciales avec ces entreprises slovènes. L’image de la Slovénie et sa crédibilité sur ce dossier en ont été durablement affectées.

Dans le cadre du développement de sa diplomatie économique, la Slovénie s’est d’abord tournée vers les pays arabes, cherchant ainsi à regagner la position qu’occupait la Yougoslavie sur le marché des pays non alignés. Depuis un an, les pays de l’ex-CEI (Azerbaïdjan, Kazakhstan) sont les pays cibles de l’agence slovène de promotion des échanges.

Il est à noter que la relation avec les Etats-Unis est largement vue sous le seul angle de la coopération de sécurité et de l’engagement slovène en Afghanistan. Le lien renforcé avec les Etats-Unis semble tellement aller de soi qu’il est rarement évoqué.

Sur les questions de sécurité, l’attachement à l’OTAN est total, mais va de pair avec un soutien à la politique européenne de sécurité et de défense. Les moyens limités de la Slovénie ne lui permettent cependant pas d’actions ambitieuses dans ce domaine.

Fortement attachée au multilatéralisme et aux actions de promotion des droits de l’Homme, la Slovénie est candidate à un siège au Conseil des droits de l’Homme des Nations-unies pour la période 2016-2018. Sur ce dossier, nous nous sommes accordés avec la Slovénie sur un accord croisé de soutien.


Mise à jour : 26.02.14

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