Accès rapide :

Présentation

Présentation

Relations politiques et dernières visites

Les relations bilatérales entre la France et la Slovénie, qui n’ont jamais connu d’irritants particuliers, ont longtemps manqué de consistance et souffert d’un déficit de visites.

Ces relations bénéficient d’un capital de confiance remontant à l’époque des Provinces Illyriennes (Ilirske province, 1809-1813), où l’Empire napoléonien a introduit le Code civil, développé l’instruction publique et fait du slovène le véhicule de l’enseignement, contribuant ainsi au développement d’une conscience nationale.

Les deux pays partagent un attachement commun à la diversité culturelle et à la francophonie. Pour les Slovènes, le partenariat stratégique signé en 2011 a marqué un nouveau départ. Après que les consultations entre administrations ont connu un nouvel essor, les Slovènes espèrent désormais que de plus nombreuses visites de niveau ministériel pourront être organisées prochainement.

Le président slovène, M. Borut Pahor, s’est rendu à Paris les 17-18 avril, et le ministre délégué aux Affaires européennes s’est rendu en Slovénie le 14 mai. Le Président de la République s’est rendu en Slovénie le 25 juillet, dans le cadre de la relance du processus de coopération régionale dit de « Brdo ».

Il s’agissait de la première visite d’un Président français depuis l’indépendance slovène en 1991. Le 4 décembre, la Première ministre, Mme Bratusek, s’est rendue à Paris pour y rencontrer le Président de la République et présider une conférence sur l’investissement en Slovénie dans les locaux du Medef international.


Relations économiques

La France est le 5ème pays investisseur étranger en Slovénie. Le noyau de la présence économique française s’est constitué avant l’adhésion de la Slovénie à l’Union européenne en 2004. La filière automobile concentre 50% des échanges.

Aucune implantation majeure française n’est à noter depuis 2005. Parmi les 41 filiales françaises, les implantations de Renault, de la Société générale, de Leclerc et d’autres entreprises du secteur de la mécanique témoignent cependant de succès remarquables.

La France a récemment remporté quelques contrats (Alstom pour la centrale thermique de Sostanj, Systra pour la mise en œuvre du GSM-R sur le réseau ferré…). Dans le secteur nucléaire, les Slovènes disposent d’une centrale à Krsko. Une seconde tranche est prévue.

Cette présence pourrait se renforcer à la faveur d’éventuelles acquisitions, soit de telle ou telle parmi les nombreuses entreprises en mal de financement, soit de l’une ou l’autre des participations publiques susceptibles d’être mises sur le marché dans le cadre d’une nouvelle vague de privatisations.


Coopération culturelle, scientifique et technique

La Slovénie mise beaucoup sur la culture pour s’ouvrir hors de ses frontières. Le pays compte 141 festivals organisés en 2011. Dans ce contexte, la France a été l’un des partenaires les plus actifs dans la célébration des grands événements qui ont marqué récemment la vie culturelle de la Slovénie, l’année mondiale du Livre à Ljubljana en 2010-2011 et Maribor, capitale européenne de la culture en 2012.

La Slovénie a alloué, en 2011, 2,47 % de son PIB à la recherche. Le budget qui lui est consacré en 2012 a diminué de 10 %. Les acteurs de la recherche slovènes s’efforcent donc de trouver des financements extérieurs en privilégiant les coopérations européennes et internationales.

La France est en 2012 le premier partenaire scientifique de la Slovénie au sein de l’UE avec 54 projets bilatéraux et le 3ème partenaire à l’échelle mondiale, après la Croatie (93 projets) et les Etats-Unis (81). La France est la 6ème destination des jeunes Slovènes étudiant à l’étranger. Il existe 79 accords bilatéraux entre les universités slovènes et des établissements d’enseignement supérieur français.

La place du français dans le système éducatif s’est trouvée confortée par l’entrée de la Slovénie en 2004 dans l’Union européenne (en raison du statut de langue de travail du français au sein des institutions européennes) et par les recommandations de Barcelone pour l’enseignement d’une deuxième langue vivante étrangère.

Environ 140 établissements avec près de 5000 élèves. Au collège, le français deuxième langue représente un peu moins de 1% des effectifs, loin derrière l’allemand, mais à égalité avec l’espagnol, devant l’italien, ou le croate. Néanmoins, le français conserve son statut de langue d’élite.

Le mémorandum signé avec l’OIF en 2005, reconduit en 2010, permet la formation au français, langue de la diplomatie, de près de 300 fonctionnaires slovènes. L’IFS assure la formation linguistique sur place. Plus de 120 fonctionnaires ont suivi les cours en 2011.

Ce programme, financé à parité par la Slovénie et l’OIF, témoigne de l’engagement politique des autorités slovènes et de l’importance que le pays entend donner à notre langue et à la francophonie, en général, depuis son adhésion en tant que membre observateur à l’Organisation en 1999.


Mise à jour : 24.02.14

Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014