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L’Union européenne et la Slovénie

Données générales

  • Contribution au budget de l’UE 2010 : 386,6 millions €
  • Fonds européens perçus en 2010 : 755,7 millions €
  • Bénéficiaire net en 2010 : 424 millions €, soit 1.19 % du RNB (10ème bénéficiaire net en % du RNB), la Slovénie reçoit par ailleurs :
    • 475,8 millions € au titre de la politique de cohésion
    • 207 millions € au titre de la PAC
  • Nombre de députés au Parlement européen : 7 / 732 (+ 1 en 2014)
  • Nombre de voix au Conseil de l’UE (pondération, Traité de Nice) : 4 / 345 soit 1,16%
  • Nombre de voix au Conseil de l’UE (critère démographique, Traité de Lisbonne) : 0,41% (-0,75%)
  • Commissaire européen : Janez Potočnik, environnement


Gouvernance économique européenne / zone euro

Membre de l’UE depuis 2004, la Slovénie a rejoint la zone euro en 2007. Au niveau européen, la Slovénie s’est efforcée, au cours des années écoulées, de s’accrocher au maximum au train franco-allemand, et de faire partie du groupe de tête des Etats les plus intégrés. Elle a été parmi les premiers Etats membres à ratifier à la majorité qualifiée des deux-tiers les différents traités - MES, TSCG - afférents à la gouvernance européenne.

La règle d’or devrait donc figurer dans la loi d’organisation des finances publiques ; en tout état de cause elle est déjà rentrée dans l’ordre juridique slovène.

Sur le fond, la Slovénie est favorable au renforcement de la gouvernance économique européenne et n’a cessé de rappeler l’importance de la stabilité financière et fiscale dans l’Union et d’appeler de ses vœux une plus grande convergence des politiques en la matière. Les autorités se montrent également sensibles aux positions françaises en faveur de la croissance et de l’emploi : très attachés à la mise en œuvre de la stratégie UE 2020, les Slovènes ont ainsi soutenu le pacte pour la croissance.

S’agissant de l’Union bancaire, la Slovénie a salué le compromis intervenu au dernier Conseil et souligne l’importance qu’elle accorde à la mise en œuvre rapide du mécanisme de supervision bancaire intégré (qu’elle espère effectif au 1er janvier 2014).

Favorable depuis le début à l’introduction d’une taxe sur les transactions financières, de préférence au niveau de l’Union dans son ensemble mais le cas échéant à celui d’une majorité d’Etats membres, la Slovénie soutient par conséquent la proposition de décision du Conseil autorisant une coopération renforcée dans ce domaine.


Perspectives financières (2014-2020)

La Slovénie est plutôt satisfaite de l’issue des négociations sur les perspectives financières 2014-2020, au cours desquelles elle est parvenue à maintenir son statut de bénéficiaire net du budget européen (à hauteur de 370 millions € par an). La position de la Slovénie s’est même légèrement améliorée par rapport au cadre financier précédent. Ljubljana devrait ainsi recevoir 5,3 Milliards d’€ de fonds européens pour 2014-2020, dont 3 milliards au titre de la cohésion et 1,6 milliard au titre de la PAC.


Fonds de cohésion

La Slovénie considérait comme vital le maintien des financements de la cohésion à leur niveau de 2007-2013. Elle a obtenu 500 millions d’euros supplémentaires, en particulier a destination de la Slovénie orientale.


Politique agricole commune/paiements directs/développement rural

Les positions slovènes sont traditionnellement proches des nôtres sur la PAC. La Slovénie souhaite par ailleurs que soient préservés les moyens financiers consacrés à la politique agricole commune.


Elargissement / Balkans occidentaux/ Adhésion de la Croatie à l’UE

Ljubljana se pose en soutien indéfectible de l’élargissement de l’UE aux Balkans occidentaux. Cette région constitue la première priorité de la diplomatie slovène, qui souhaite s’y voir reconnaitre un rôle de leader. Depuis 2008 et la présidence slovène de l’UE, Ljubljana se pose en avocat de l’intégration européenne des Balkans occidentaux et cherche à promouvoir les intérêts des Etats de la région dans les enceintes européennes.

La Slovénie a aussi soutenu sans réserve la libéralisation des visas à destination des pays de la zone. Elle appelle aujourd’hui de ses vœux l’ouverture de négociations avec la Serbie et la Macédoine. C’est aussi dans cette zone que la Slovénie, longtemps frustrée de n’avoir aucun chef de délégation, est parvenue à placer un haut-fonctionnaire au SEAE : Samuel Žbogar, ancien ministre des Affaires étrangères, a été nommé chef du bureau de l’UE/RSUE au Kosovo.

Avec Zagreb, dont Ljubljana a toujours soutenu le processus d’intégration européenne, les relations sont très denses mais aussi très complexes et sont émaillées de différends bilatéraux qui ont rejailli directement sur le processus d’intégration européenne de la Croatie : d’une part, le différend frontalier de la baie de Piran avait entraîné le blocage des négociations d’adhésion pendant un an entre 2008 et 209.

Il est aujourd’hui soumis à la décision d’un tribunal arbitral international ; d’autre part, la question de la restitution des avoirs de particuliers croates auprès de la Ljubljanska banka, qui date de la dissolution de l’ex-Yougoslavie est revenue à l’ordre du jour sous le gouvernement de M. Jansa (entre mars 2012 et mars 2013).

Croates et Slovènes sont parvenus à un règlement du différend par la signature par les premiers ministres, le 11 mars dernier, d’un mémorandum renvoyant le règlement de cette question à la Banque internationale des règlements de Bâle.

Cet accord a permis au parlement slovène de ratifier le traité croate d’adhésion à l’UE le 2 avril dernier, à l’unanimité, ouvrant une nouvelle page dans les relations bilatérales slovéno-croates.


JAI/Schengen

Dans ce domaine, la Slovénie (qui compte plus de 500 km de frontières extérieures) accorde une attention particulière aux questions liées à Schengen. Elle est favorable à l’approfondissement de la gouvernance de l’espace, sur la base du renforcement des instruments existants. Située à la porte des Balkans, la Slovénie s’intéresse de plus en plus à la problématique des flux migratoires irréguliers.

En ce qui concerne la pression migratoire en provenance des Balkans occidentaux dont font l’objet plusieurs Etats membres (dont la France) depuis la libéralisation des visas avec ces pays, la Slovénie se dit préoccupée par la situation dans certains Etats membres confrontés à une hausse des demandes d’asile.

Par ailleurs, fidèle à sa position traditionnelle, la Slovénie soutient l’élargissement de l’espace Schengen dès lors que les candidats remplissent les conditions et est opposée à l’introduction de conditionnalités supplémentaires : elle est donc favorable à l’entrée dans la zone Schengen de la Roumanie et de la Bulgarie.


Mise à jour : 29.07.14

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