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Relations politiques

L’ambassade de France à Freetown a été fermée fin 1996. Notre ambassadeur est en résidence à Conakry. Un chargé d’affaires, chef d’antenne diplomatique, a été nommé à Freetown en novembre 2002. L’ambassadeur sierra leonais compétent pour la France est en résidence à Bruxelles. La visite conjointe du ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie avec son homologue britannique en mars 2001 a été la première visite ministérielle depuis 1996. En 2005, M. Momodu Koroma, Ministre des Affaires étrangères de la République de Sierra Leone, a été reçu par Mme Girardin, Ministre chargée de la Coopération, du Développement et de la Francophonie. M. Richard Conteh, ministre du commerce et de l’industrie a été reçu par le ministre de la coopération, H. de Raincourt le 18 avril 2012.

Relations économiques

Les exportations françaises à destination de la Sierra Leone ont fortement augmenté depuis 2008 et atteignaient 31 M€ en 2011, principalement grâce au doublement des exportations de produits pharmaceutiques.

La présence économique française est assez réduite : TOTAL, pour la distribution de carburant (repreneur du réseau de MOBIL), le Groupe CRIT/Europe Handling pour la concession de l’assistance Aéroportuaire sur l’aéroport International de Freetown, Bolloré (Africa logistic) pour la concession du Port de Freetown, BIVAC/VERITAS, pour le contrôle à l’importation des marchandises pour le compte de l’Etat sierra léonais, Air France qui dessert Freetown depuis le 19 avril 2011 et CIS (Catering International Services) pour la gestion de la base vie d’African Minerals/London Mining.

Coopération culturelle, scientifique et technique

La coopération civile française avec la Sierra Leone est très modeste et se concentre sur l’appui à l’enseignement du français.
La coopération militaire, également très limitée, est aussi prioritairement orientée vers l’enseignement du français (stages dans les écoles nationales à vocation régionale). Le but est d’accompagner les forces armées de Sierra Leone dans leurs efforts d’intégration régionale au sein de la brigade en attente de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

L’UE et la Sierra Leone

La Sierra Leone dispose, au titre du 10ème FED, de 242M€ pour l’enveloppe A, dont les secteurs de concentration sont les suivants :
-  gouvernance et soutien institutionnel : 37 M€ (15,2%) ;
-  réhabilitation des infrastructures prioritaires : 95 M€ (39,3%) ;
-  aide budgétaire globale (ABG) : 90M€ (37,2%).

Les 20M€ (8,3%) restants sont alloués aux programmes hors concentration, dont 3M€ pour un soutien à l’accord de partenariat économique régional, 12M€ pour l’agriculture, 2M€ pour les programmes régionaux, et 2,5M€ pour une facilité de coopération technique.

Sur les 26,4 M€ initialement alloués à l’enveloppe B (dépenses non programmables), 19,8 M€ ont été réaffectés à la réserve générale du 10ème FED à l’occasion de la revue à mi-parcours (septembre 2011).

La Sierra Leone bénéficie par ailleurs d’allocations dans le cadre :
-  de l’initiative OMD (financée sur la réserve générale du FED) : 24,2M€ pour progresser vers l’atteinte des objectifs 4 (réduire la mortalité infantile) et 5 (améliorer la santé maternelle) d’ici à 2015 (mise en œuvre à compter du second semestre 2012) ;
-  du mécanisme FLEX – Vulnérabilité pour 2009 et 2010, destiné à répondre rapidement à l’impact budgétaire de la crise économique et financière par l’accélération des décaissements : 22M€ (ABG), financés sur l’enveloppe B du FED ;
-  de la facilité alimentaire, gérée par la FAO : 10,8 M€.

L’UE et ses Etats membres sont les principaux contributeurs du fonds qui finance le processus électoral de 2012. L’UE a déployé une mission d’observation électorale lors des élections générales de novembre 2012.

Les Nations unies et la Sierra Leone

En juillet 1998, le Conseil de sécurité des Nations Unies a créé l’UNOMSIL (United Nations Observer Mission in Sierra Leone) qui, en juillet 2009, s’est transformée en une véritable force de maintien de la paix forte de 6.000 hommes, portée à 17.500 en février 2000 (UNAMSIL- United Nations Mission to Sierra Leone). En décembre 2005, le mandat de l’UNAMSIL est arrivé à échéance et a cédé sa place à l’UNIOSIL (United Nations Integrated Office in Sierra Leone) qui s’est elle-même transformée en août 2008 en Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Sierra Leone (BINUCSIL), dirigé par un représentant exécutif du Secrétaire général en charge de toutes les instances onusiennes (le danois, Jens Toyberg-Frandzen). Par sa résolution 2065, votée l’unanimité le 13 septembre 2012, le Conseil de sécurité a renouvelé le mandat du BINUCSIL pour une période transitoire de six mois et demi, jusqu’au 31 mars 2013, date à laquelle les Nations unies pourraient définitivement mettre fin à leur présence en Sierra Leone.

La Sierra Leone a été choisie en 2006 pour être, avec le Burundi, le premier pays inscrit à l’agenda de la Commission de consolidation de la paix (CCP) afin de poursuivre l’engagement de la Communauté internationale et remédier à la fragilité persistante de ce pays. Un fonds de consolidation de la paix de 35 M$ a été approuvé en 2007. Le 28 septembre 2010, la CCP a adopté une nouvelle feuille de route (« Annual review outcome document ») pour la Sierra Leone, axée autours de trois grandes priorités : bonne gouvernance et notamment lutte anti-corruption, lutte anti-drogue et emploi des jeunes.

Le BINUCSIL, la Commission de consolidation de la paix (CCP), les partenaires du développement et le gouvernement sierra-léonais ont élaboré en 2009 une « Vision commune du système des Nations Unies en Sierra Léone ». Cette vision prônait l’intégration du mandat politique du BINUCSIL avec les mandats relatifs au développement et à l’action humanitaire des agences onusiennes (rassemblant ainsi 17 entités) et prévoyait la mise en place de 21 programmes dans cinq domaines prioritaires. Ce document était accompagné de la création d’un fonds d’affectation spécial pluri-donateurs pour financer la vision commune et maximiser l’efficacité de l’aide. Pour 2011, le Fonds de consolidation de la paix a alloué 7 M$ au pays portant l’engagement total à 45 M$.

Le 29 septembre 2010, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité la résolution 1940 qui lève totalement le régime de sanctions qui pesait sur la Sierra Leone.

La Sierra Leone a accueilli en juin 2010, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, puis, en mai 2012, les membres du Conseil de sécurité.

Mise à jour : 09.01.13

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