Présentation
Données générales
Nom officiel : République des Seychelles
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’Etat et du Gouvernement : James Alix Michel (depuis 2004, élu en 2006 et réélu en 2011)
Données géographiques
Superficie : 455 km2, mais 1,3M km2 de ZEE
Capitale : Victoria
Villes principales : Victoria
Langue (s) officielle (s) : créole seychellois, anglais et français
Langue (s) courante (s) : créole seychellois, anglais, français
Monnaie : roupie seychelloise (1€ = 16,6 SCR au 16 novembre 2012)
Fête nationale : 18 juin
Données démographiques
Population : 88 300 habitants au 1er janvier 2011 (Bureau national de statistiques seychellois)
Densité : 186 habitants/km2
Croissance démographique : +0,74% en 2012 (Banque Mondiale)
Espérance moyenne de vie : 74,6 ans, en 2012 (Banque Mondiale)
Taux d’alphabétisation des adultes (en % des adultes de plus de 15 ans) : 91,8% (PNUD, 2011)
Religion (s) : catholiques (90%), anglicans (8%)
Indice de développement humain : 52ème (PNUD 2011)
Données économiques
PIB (2011) : 1007 M$ (Banque mondiale)
PIB par habitant (2011) : 9.710 USD (Banque mondiale)
Taux de croissance : 5,0 % (en 2011) et 2,8% (prévisions 2012)
Taux de chômage (au sens du BIT) : 4,1% en 2011 et 3,7% (prévisions 2012)
Taux d’inflation : 5,4 % en 2011 et 6,5% prévisions 2012 (estimation UE et FMI)
Solde budgétaire : 5,6 % du PIB en 2011 et 4,5 % prévisions 2012
Balance commerciale (2010) : 399 M US$ (en 2011)
Principaux clients (2011) : France (26%), Royaume-Uni (20%), Japon (11%), Italie (10%), Pays bas (3%) (source EIU)
Principaux fournisseurs (2011) : Arabie saoudite (36%), Afrique du Sud (13%), Espagne (13%), France (9%), Singapour (6%) (source EIU)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
Primaire : 2%
Secondaire : 20%
Tertiaire : 78% (source officielle 2011, données 2009)
Exportations de la France vers les Seychelles (chiffres douanes françaises 2011) : 43,23 M€
Importations françaises depuis les Seychelles (chiffres douanes françaises 2011) : 71,54 M€
Section consulaire : Victoria, île de Mahé
Communauté française aux Seychelles : 604 français enregistrés sur les listes consulaires
Communauté seychelloise en France : environ 300
Géographie
L’archipel des Seychelles se compose de 115 îles. Les trois plus grandes, Mahé, La Digue et Praslin sont de type granitique et offrent de surprenants paysages rocailleux. Les autres îles sont coralliennes. Le territoire terrestre y est relativement modeste (455 km2) mais sa ZEE est la 25ème plus importante au monde, avec une superficie de 1.336.559 km2.
Histoire
Les premières traces écrites relatives à l’archipel (probablement très tôt visité par les marchands arabes) datent du passage de Vasco de Gama en 1501. Les Iles sont utilisées comme des repères pour les pirates de la zone, jusqu’à l’arrivée officielle des Français en 1756. Elles sont alors appelées « Séchelles », du nom du contrôleur général des finances de Louis XV.
Les îles deviennent juridiquement britanniques en 1814 à la suite des défaites napoléoniennes (Traité de Paris du 30 mai 1814) et obtiennent leur indépendance en 1976.
Le premier Président des Seychelles, James Mancham, est renversé dès 1977 par France-Albert René, qui instaure un régime d’inspiration marxiste et se maintient au pouvoir jusqu’en 1991. Sous la pression internationale, il libéralise peu à peu l’économie seychelloise et ouvre le pays au multipartisme. Il démissionne en 2004, cédant la place à son vice-président, James Alix Michel, qui remporte les premières élections réellement multipartites du pays en 2006 et est réélu en 2011.
Politique intérieure
Après 27 ans de régime de parti unique d’inspiration marxiste, James Michel, devenu président en 2004 à la suite de la démission, pour raison de santé, du Président René, est parvenu à conforter la transition en douceur des Seychelles vers une démocratie pluraliste et une économie libérale. Son élection en juillet 2006, avec 53,7% des voix au premier tour, a confirmé la bipolarisation de la vie politique autour de deux partis : le SPPF (Seychelles National Party, devenu Parti Lepep en juin 2009) et le SNP (Seychelles People Progressive Front) parti d’opposition de Wavel Ramkalawan.
En prévision des élections de 2011, le président Michel avait procédé en juin 2010 à un remaniement ministériel marqué par la promotion de deux jeunes cadres compétents : Jean-Paul Adam, nommé Ministre des Affaires étrangères et Danny Faure, nommé vice-président tout en demeurant en charge des Finances. Cette stratégie a été payante puisqu’en mai, James Michel a été réélu, dans des conditions saluées par la communauté internationale, avec 55,46% des voix dès le premier tour, face à trois candidats de l’opposition.
« Sonné » par ce scrutin, le SNP a opté pour une tactique de boycott du travail parlementaire qui a fait obstruction aux réformes, notamment du cadre électoral et à la prise de mesures impopulaires destinées à poursuivre le redressement économique du pays. Cette impasse a conduit le Lepep (parti majoritaire à l’Assemblée) à proposer le 12 juillet, la dissolution de l’Assemblée, afin d’organiser des législatives anticipées fin septembre 2011. A l’issue du scrutin, le parti Lepep l’a emporté avec une majorité incontestable (89%). Le président a ensuite annoncé son intention de lancer un dialogue national sur les révisions des procédures électorales.
Le président étant élu pour un mandat de cinq ans, les prochaines élections présidentielles sont prévues en 2016.
Situation économique
(source DG Trésor)
Durant la présidence de France-Albert René, les Seychelles ont traversé une phase d’économie dirigiste inspirée en partie du modèle Cubain, laissant en héritage une situation budgétaire très critique, mais aussi une certaine harmonie sociale avec des niveaux d’éducation, de santé, de logement parmi les meilleurs en Afrique, ainsi que des infrastructures de qualité.
En 2008, les Seychelles se sont trouvées face à une grave crise de la balance des paiements et de la dette. Le gouvernement a sollicité officiellement le soutien du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et d’autres institutions financières internationales en vue d’appuyer son programme de stabilisation macroéconomique et d’ajustement structurel.
La libéralisation du régime de change et la réforme du secteur public sont au cœur du programme de stabilisation. La croissance a atteint 5 % (en 2011) et pourrait être de 2,8% en 2012. Ce redressement structurel salué par le FMI reste encore fragile et pourrait être menacé par l’activité des pirates dans les eaux seychelloises et par la crise de la zone euro, qui pèsent sur le tourisme et la pêche dont l’économie seychelloise tire l’essentiel de ses ressources en devises. Aussi la Banque Mondiale vient-elle de décider d’apporter une aide budgétaire pour les trois années à venir.
Politique extérieure
Début 2009, l’irruption de la piraterie maritime d’origine somalienne dans la zone économique exclusive (ZEE) seychelloise menace les deux principaux secteurs d’activité de l’archipel, le tourisme et la pêche, ainsi que plus généralement les approvisionnements de l’archipel (à 90% par voie maritime). Le soutien apporté par l’opération européenne « Atalante » (extension de son mandat) a été apprécié et a renforcé les relations entre les Seychelles et Bruxelles.
Victoria prend aujourd’hui toute sa part dans l’opération internationale en cours, non seulement en matière militaire, mais aussi judiciaire et carcérale, par un renforcement significatif de ses capacités : création d’un corps de gardes-côtes, opérations de reprise de bateaux et de capture de pirates ; jugement de 63 pirates détenus ; accueil en septembre 2012 d’une Conférence internationale ; candidature à l’accueil de l’Unité anti-piraterie de la COI.
Si les Seychelles maintiennent de bonnes relations avec leurs anciens partenaires socialistes, comme la Tanzanie, Cuba ou la Chine, l’Union européenne est aujourd’hui leur principal partenaire commercial et premier bailleur : 4,7M€ au titre du 9ème FED, puis 16,5M€ pour le 10ème FED, versés sous forme d’une aide budgétaire globale.
L’objectif du rétablissement des relations avec les institutions financières internationales a été atteint et les Seychelles travaillent maintenant à un rapprochement avec les puissances émergentes et/ou les puissances pétrolières. Elles ont ainsi obtenu de la Libye une annulation de 50% de la dette, Abou Dhabi a offert 40M$ de subventions pour le domaine de l’énergie. L’Inde a réduit la dette bilatérale de 45% et coopère dans divers domaines, dont la défense. L’aide de la Chine est importante et visible dans le domaine des infrastructures et des transports (construction d’édifices publics, don de deux avions de transports en 2011…).
Les Seychelles sont membres actifs de la Commission de l’océan Indien (COI), et appartiennent aussi au Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA) et à la Southern African Development Community (SADC), réintégrée en 2008. Elles sont aussi membre de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et du Commonwealth. En 2010, elles ont signé le statut de Rome, devenant ainsi membre de la Cour pénale internationale.
Mise à jour : 08.01.13
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