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Présentation

Données générales

Nom officiel : République des Seychelles
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’Etat et du Gouvernement : James Alix Michel (depuis 2004, élu en 2006 et réélu en 2011)

Données géographiques

Superficie : 455 km2, mais 1,3M km2 de ZEE
Capitale : Victoria
Villes principales : Victoria
Langue (s) officielle (s) : créole seychellois, anglais et français
Langue (s) courante (s) : créole seychellois, anglais, français
Monnaie : roupie seychelloise (1€ = 16,8 SCR et 1 US $ = 13,2 SCR au 2 octobre 2014)
Fête nationale : 29 juin

Données démographiques

Population : 89.173 (Banque mondiale, 2013)
Densité : 186 habitants/km2
Croissance démographique : +0,74% en 2012 (Banque mondiale)
Espérance moyenne de vie : 74,6 ans, en 2012 (Banque mondiale)
Taux d’alphabétisation des adultes (en % des adultes de plus de 15 ans) : 91,8% (PNUD, 2011)
Religion (s) : catholiques (90%), anglicans (8%),
Indice de développement humain : 71ème (rapport PNUD, 2014)

Données économiques

PIB (2013) : 1,2 Md USD
PIB par habitant (2013) : 12 530 $ (Banque mondiale, 2013)

Taux de croissance : 2.8 (estimation 2014)
Taux de chômage : 5.2% (Banque mondiale, 2014)Taux d’inflation : 4.3% (Banque mondiale, 2013)

Solde budgétaire : + 5 % du PIB en 2013
Balance courante : - 20% PIB en 2013 (estimation). Le taux de couverture est très faible mais la balance des services et les flux d’investissements compensent : les réserves de changes se sont regarnies (environ 5 mois d’importations mi-2014).

Principaux clients (2013) : France (43%), Royaume-Uni (20%), Italie (10%)
Principaux fournisseurs (2013) : Emirats Arabes unis, Espagne, France (6.4%) Arabie Saoudite, Afrique du Sud, , Singapour,

Répartition du PIB par secteurs (au prix de marché, dont taxes) :

  • Primaire : 2% (agriculture, forêt et pêche)
  • Secondaire : 14% (construction, industries, fourniture d’eau, traitement des déchets,…)
  • Tertiaire : 68 % (dont 25% tourisme, 7% immobilier, 8% commerce et 6% finance et assurances)

Exportations de la France vers les Seychelles (chiffres douanes françaises 2013) : 68,3 M€
Importations françaises depuis les Seychelles (chiffres douanes françaises 2013) : 120,4 M€

Section consulaire : Victoria, île de Mahé
Communauté française aux Seychelles : 564 français enregistrés sur les listes consulaires
Communauté seychelloise en France : environ 300

Politique intérieure

Après 27 ans de régime de parti unique d’inspiration marxiste, James Michel, devenu président en 2004 à la suite de la démission, pour raison de santé, du président René, est parvenu à conforter la transition en douceur des Seychelles vers une démocratie pluraliste et une économie libérale. Son élection en juillet 2006, avec 53,7% des voix au premier tour, a confirmé la bipolarisation de la vie politique autour de deux partis : le SPPF (Seychelles National Party, devenu Parti Lepep en juin 2009) et le SNP (Seychelles People Progressive Front) parti d’opposition de Wavel Ramkalawan.

Le président Michel a procédé en juin 2010 à un remaniement ministériel marqué par la promotion de jeunes cadres compétents : Jean-Paul Adam, nommé ministre des Affaires étrangères et Danny Faure, nommé vice-président tout en demeurant en charge des Finances. Cette stratégie a été payante puisqu’en mai, James Michel a été réélu, lors d’élections jugées conformes aux standards démocratiques par les observateurs, avec 55,46% des voix dès le premier tour, face à trois candidats de l’opposition.

Le SNP a alors opté pour une tactique de boycott du travail parlementaire qui a fait obstruction aux réformes, notamment du cadre électoral et à la prise de mesures impopulaires destinées à poursuivre le redressement économique du pays. Pour sortir de cette impasse des législatives anticipées ont été organisées fin septembre 2011, que le SNP a bpycottées. Le parti Lepep a emporté la quasi-totalité des sièges (89%), ce qui réduit le débat parlementaire.

Le président étant élu pour un mandat de cinq ans, les prochaines élections présidentielles sont prévues en 2016. Selon la constitution en vigueur, le président Michel a la possibilité de se présenter pour troisième et dernier mandat.

Situation économique

Depuis la conclusion de l’accord avec le FMI en 2008 (les Seychelles s’étaient trouvées face à une grave crise de la balance des paiements et de la dette), les Seychelles sont devenus un « pays à revenu intermédiaire » avec un PIB par habitant supérieur à 10 000 euros. L’économie est tirée par une activité touristique en forte croissance (+11%, 230 000 touristes en 2013, malgré le contexte international déprimé) et par la pêche (nouveau protocole de pêche avec l’Union européenne en mai 2013) et la transformation du thon. Le potentiel de l’économie bleue, sur l’immense zone maritime seychelloise invite à l’optimisme.

Les Seychelles poursuivent le programme de stabilisation financière lancé en 2008 (le FMI a octroyé en juin 2014 un nouveau prêt de 17,6 M$ sur 3 ans), avec des résultats satisfaisants : croissance de 3,3% en 2013, inflation contenue, budget excédentaire, balance des paiements positive, réserves en devises reconstituées.

Le poids de la dette publique s’élève à 72 % du PIB fin 2013 ; l’objectif est de le ramener à 50% du PIB pour 2018.

Politique extérieure

L’irruption de la piraterie maritime d’origine somalienne dans la zone économique exclusive (ZEE) seychelloise en 2009, a menacé les deux principaux secteurs d’activité de l’archipel, le tourisme et la pêche, ainsi que plus généralement les approvisionnements de l’archipel (à 90% par voie maritime). Le soutien apporté par l’opération européenne « Atalante » (extension de son mandat) a été apprécié, et a renforcé les relations entre les Seychelles et Bruxelles. Victoria prend aujourd’hui toute sa part dans l’opération internationale en cours, non seulement en matière militaire, mais aussi judiciaire et carcérale, par un renforcement significatif de ses capacités : création d’une unité de garde-côtes, opérations de reprise de bateaux et de capture de pirates ; jugement de 63 pirates détenus ; hébergement de l’Unité anti-piraterie de la COI.

Avec la réduction de la menace liée à la piraterie, le développement durable, la promotion de l’économie bleue et la lutte contre le changement climatique, sont revenus au premier rang des principales préoccupations des Seychelles, notamment dans l’océan Indien (cyclones, disparition des plages, mort du corail, diminution des ressources en eau, etc.).

Les Seychelles sont très actives au sein des groupements de pays insulaires (faibles émetteurs de gaz à effet de serre et particulièrement vulnérables au changement climatique) : l’alliance des petits États insulaires (AOSIS, dont elles prendront la présidence en 2017-2019) et le groupe des petits États insulaires en développement (PIED - les Seychelles se sont beaucoup investies dans la préparation de la 3e Conférence internationale sur les petits Etats insulaires en développement qui s’est tenueà Samoa en septembre 2014).

Les Seychelles mènent en outre une campagne active de promotion de leur candidature au poste de membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2017-18.

Si les Seychelles maintiennent de bonnes relations avec leurs anciens partenaires socialistes, comme la Tanzanie, Cuba ou la Chine, l’Union européenne est aujourd’hui leur principal partenaire commercial et premier bailleur : 4,7M€ au titre du 9e FED, puis 16,5M€ pour le 10e FED, versés sous forme d’une aide budgétaire globale.

L’objectif du rétablissement des relations avec les institutions financières internationales a été atteint et les Seychelles travaillent maintenant à un rapprochement avec les puissances émergentes et/ou les puissances pétrolières. Les Emirats arabes unis ont offert 40M$ de subventions pour le domaine de l’énergie. L’Inde a réduit la dette bilatérale de 45% et coopère dans divers domaines, dont la défense. L’aide de la Chine est importante et visible dans le domaine des infrastructures et des transports.

Les Seychelles sont membres actifs de la Commission de l’océan Indien (COI), et appartiennent aussi au Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA) et à la Southern African Development Community (SADC), réintégrée en 2008. Elles sont aussi membre de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et du Commonwealth. En 2010, elles ont signé le statut de Rome, devenant ainsi membre de la Cour pénale internationale.

Mise à jour : 19.11.14


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