Accès rapide :

La France et les Seychelles

Présentation

Relations politiques

Iles désertes avant le XVIIIe siècle, les Seychelles ont été peuplées par les Français avant de passer sous administration britannique. A l’indépendance en 1976, nos relations ont alterné, dans le contexte de la guerre froide, les périodes de tension et de détente. La visite du Président Mitterrand en juin 1990 a ouvert la voie à des relations de très bonne et constante qualité.

Lorsque les attaques de pirates ont commencé à toucher les Seychelles début 2009, la réponse rapide et efficace apportée par Paris, avec l’assistance des FAZSOI (forces armées françaises dans la zone sud de l’océan Indien) aux garde-côtes seychellois et avec la mise à disposition d’un conseiller technique français, a renforcé nos relations bilatérales, qui peuvent désormais être qualifiées d’excellentes.

Ces relations sont soutenues par la proximité de La Réunion et notre fort attachement commun à la Commission de l’océan Indien.

Visites

Le président René s’est rendu dix-sept fois en visite privée et trois fois en visite officielle dans notre pays entre 1978 et 2004. Le président James Alix Michel s’est rendu deux fois en visite officielle à La Réunion (décembre 2006 et juillet 2013).

Relations économiques

En 2013, les échanges commerciaux entre la France et les Seychelles ont porté sur environ188 M€. La France livre aux Seychelles des produits agroalimentaires et des équipements professionnels, elle leur achète des produits de la mer. Les Seychelles sont ainsi notre sixième marché d’exportation en Afrique australe, derrière notamment l’Afrique du Sud, Maurice et Madagascar.

Les intérêts français restent malgré tout limités du fait de l’étroitesse du marché et des difficultés longtemps rencontrées pour convertir les roupies en devises. La France demeure, en stock, le 2e investisseur étranger aux Seychelles derrière les Etats-Unis (grandes chaînes hôtelières). La présence française se concentre dans quelques secteurs : armement de pêche (COBRECAF) et restauration pour les compagnies aériennes (SERVAIR). La société pétrolière TOTAL a développé avec la compagnie nationale des pétroles des Seychelles (SEPEC) une collaboration étroite et de longue date. Elle utilise ainsi les facilités d’entreposage d’hydrocarbures de cette dernière pour approvisionner les îles du sud de l’océan Indien. Il convient d’ajouter la présence à titre individuel de quelques opérateurs français dans les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et de l’immobilier.

De nouvelles perspectives commerciales avec La Réunion se sont ouvertes grâce à la réouverture en juin dernier, d’une liaison directe Saint-Denis-Victoria, assurée par Air Austral.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Depuis février 2002, Victoria ne fait plus partie de la « zone de Solidarité prioritaire ». L’enveloppe de coopération MAE 2014 (hors assistance technique) est de 166 461€ (programme 185), dont plus des deux tiers sont consacrés à l’allocation de bourses d’études. La France subventionne également une Alliance française et une école française. La création d’une université bilingue des Seychelles est un des facteurs importants pour le soutien de la francophonie. Le français a le statut de langue nationale, au côté du créole et de l’anglais, et est parlé par la moitié la population. Les Seychelles sont membres de la francophonie, depuis 1976, et ont signé avec l’OIF un pacte linguistique, qui l’engage à atteindre un trilinguisme effectif.

L’AFD avait interrompu ses opérations du fait d’arriérés importants en 2008. Après le traitement de la dette, l’AFD est revenue aux Seychelles. Elle a ainsi engagé une aide de 10 M€ à la fin novembre 2012 pour un projet d’infrastructure dans le domaine de l’adduction et du traitement de l’eau, en partenariat avec la BEI et l’Union européenne.

Autres types de coopération

La coopération décentralisée entre La Réunion et les Seychelles occupe une place de plus en plus significative dans notre relation bilatérale.

Un Accord-cadre de coopération avec La Réunion a été signé en 2003 et renouvelé la dernière fois le 25 octobre 2010 (valable jusqu’en 2015). Il concerne des domaines aussi divers que l’éducation, l’environnement, le tourisme et la santé, pour une enveloppe annuelle de 300 000 à 400 000 €.

Mise à jour : 19.11.14

Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014