Accès rapide :

La France et le Sénégal

Présentation

Relations politiques et visites bilatérales

Les relations entre le Sénégal et la France sont étroites et multiformes et les rencontres entre les responsables politiques des deux pays fréquentes.


Visites officielles en 2013

  • Le président Macky Sall et le Ministre des Affaires étrangères, M. Mankeur Ndiaye ont participé au sommet de l’Elysée les 6 et 7 décembre 2013
  • Le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls s’est rendu au Sénégal le 15 novembre 2013 pour relancer la coopération en matière de sécurité.
  • Le Ministre délégué aux anciens combattants, Kader Arif, s’est rendu au Sénégal les 1er, 2 et 3 novembre 2013.
  • Le Président Macky Sall s’est rendu aux jeux de la Francophonie à Nice, le 7 septembre 2013
  • Le Ministre délégué, en charge du développement, M. Pascal Canfin, s’est rendu au Sénégal du 11 au 14 septembre 2013 pour une visite consacrée à la lutte contre les changements climatiques et au développement durable
  • La Ministre déléguée, chargée de la Francophonie, Mme Yamina Benguigui s’est rendue les 21 et 22 avril à Dakar pour préparer le prochain Sommet de la Francophonie qui se tiendra en 2014 au Sénégal
  • Le Ministre de l’Economie et des finances, M. Pierre Moscovici s’est rendu les 7 et 8 avril au Sénégal pour participer à la réunion des ministres de la zone Franc (RMZF).
  • Le Président de l’Assemblée nationale, M. Claude Bartolone et la ministre de la Justice, Mme Christiane Taubira se sont rendus du 21 au 23 mars au Sénégal répondant à l’invitation de M. Abdou Diouf, Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, pour participer au colloque international en hommage à Aimé Césaire.
  • Le Ministre sénégalais des Affaires étrangères, M. Mankeur Ndiaye est venu en France du 4 au 6 mars 2013 accompagné d’une délégation Francophonie. Cette visite avait comme objectif de préparer le prochain Sommet de la Francophonie qui se tiendra au Sénégal à l’automne 2014.
  • Le Président sénégalais, Macky Sall a été reçu par le Président de la République le 1er mars 2013.
  • Le Ministre sénégalais des Affaires étrangères, M. Mankeur Ndiaye est venu en France du 31 décembre 2012 au 4 janvier 2013.


Les relations économiques

La France demeure le premier partenaire économique du Sénégal que ce soit sur le terrain commercial ou sur celui de l’investissement.


Les positions commerciales françaises

La France aura en 2012 un peu moins exporté vers le Sénégal que l’année précédente (827,7 M€ contre 889,3 M€). Nos ventes à destination de ce pays restent concentrées sur quatre produits, les carburants (25% de nos exportations), le blé (11%), les produits pharmaceutiques (10%) et le tabac (3%).

Si l’on exclut les livraisons de pétrole brut à la raffinerie, la France reste toutefois le premier fournisseur du Sénégal malgré une part de marché qui poursuit sont effritement à 15% à comparer aux 37% de l’année 2000. L’ensemble des pays de l’UE –France incluse- représente 60% des achats à l’étranger du Sénégal, toujours hors pétrole brut mais carburants inclus.

Dans le même temps, on note la montée de la Chine qui –pour la première fois en 2012- fait quasiment jeu égal avec la France (612 M€ contre 616 M€), si l’on fait abstraction des fournitures de carburants que dominent les raffineries européennes en raison à la fois de la proximité géographique et des surcapacités existantes.

Les autres pays émergents n’ont pas, à ce jour, percé sur le marché sénégalais et restent concentrés sur quelques produits (le sucre pour le Brésil, le riz et les médicaments pour l’Inde, le riz pour la Thaïlande).

Nos partenaires européens subissent également des pertes de part de marché, sauf sur les carburants qui constituent par exemple la quasi-totalité des ventes du Royaume Uni. Les Etats-Unis connaissent également une forte érosion de leurs positions commerciales (6% de part de marché en 2000, 2% aujourd’hui).

Les exportations sénégalaises vers la France, composées très majoritairement de produits des filières agricoles et de la pêche, restent modestes et se sont sensiblement contractées en 2012 (70 M€ contre 96 M€ un an auparavant). Cette « contre-performance » est imputable à la chute des exportations d’huile d’arachide (5,2 M€ au lieu de 21,7 M€) et à un tassement des ventes de poissons et produits de la pêche (28,5 M€ contre 32,1 M€).

Malgré ce chiffre assez faible, la France reste le premier client du Sénégal parmi les pays de l’Union européenne mais n’apparait qu’en 5ème position au classement « général » derrière le Mali (262 M€, essentiellement composés de carburants réexportés et de ciment), la Suisse (257 M€ pour de l’or, devenu le 1er produit d’exportation du Sénégal), l’Inde (217 M€, essentiellement des phosphates provenant des ICS, filiale d’une société indienne) et la Guinée (77 M€).

Le solde commercial reste structurellement très largement positif en faveur de la France (793 M€ en 2011 et 758 M€ en 2012).


L’investissement français au Sénégal

Les entreprises françaises représentent une part importante de l’activité économique au Sénégal. Les 13 premières filiales françaises enregistrent un chiffre d’affaires cumulé d’environ 1300 Mds XOF soit à titre de comparaison 53% du budget sénégalais ou environ 18% du PIB. Parmi elles, il convient de noter l’importance de la Sonatel, filiale d’Orange et première entreprise du pays, avec un CA de 663 Mds XOF en 2012.

Cette prédominance française devrait se stabiliser voire se renforcer dans les prochaines années avec la prochaine entrée en production de la mine de Zircon, détenue à 50% par le groupe Eramet.

Aux côtés des filiales françaises au nombre d’une centaine, on peut associer les entreprises de droit sénégalais détenues par des ressortissants français comme la Compagnie sucrière du Sénégal et les entreprises de tradition françaises comme CFAO, Allianz Sénégal (ex AGF), qui, elles-aussi, dépassent probablement la centaine d’entités. Cette « sphère d’influence économique » réalise un chiffre d’affaires d’environ 1700Mds XOF, chiffre équivalent à 23% du PIB.

En termes d’effectifs, sur la base d’un secteur formel privé de 260 000 salariés, les 13 principales filiales françaises représentent environ 3,3 % de l’emploi total. En élargissant aux entreprises de la sphère française, on parvient à une part d’environ 5,8% soit 15 000 personnes permanentes. A ces chiffres il convient d’ajouter les employés journaliers et intérimaires.

Deux grandes périodes se distinguent s’agissant des investissements français au Sénégal : l’implantation historique, complétée par une vague d’investissements des années 1990. Si les nouveaux venus ont été peu nombreux ces dernières années, on peut mentionner récemment les rachats dans le secteur de l’huile, en 2011, d’Oléosen par Sofiproteol et, en 2012, de Novasen par Copeol (Groupe Castel), ainsi que l’arrivée d’Eramet pour l’exploitation de sables titanifères et d’Onomo dans le secteur hôtelier.

La présence française stricto-sensu touche tous les secteurs d’activité et notamment : L’agriculture et agro-industrie, les carrières, les mines et Industrie, le BTP, la pharmacie, la distribution de produits pétroliers, le transport aérien et tourisme, les télécommunications et médias, les banques et Assurances.


La coopération

Le Sénégal appartient à la catégorie des pays les moins avancés (PMA) et affiche un indice de développement humain de 0,47 le classant au 154e rang sur 187 en 2012. Le pays bénéficie d’un volume déclaré d’aide publique au développement relativement élevé, représentant 73 $ par habitant (la moyenne des PMA s’établissant à 48 $) ou 7 % du PIB. Au regard de la stratégie de coopération française, le Sénégal fait partie de la liste des pays pauvres prioritaires, qui doivent concentrer au moins 50 % des subventions bilatérales.

Le Sénégal est l’un des 16 pays pauvres prioritaires de l’aide française et il est le premier bénéficiaire de subventions bilatérales en Afrique subsaharienne (128 M€ d’APD bilatérale en 2011). Mais seulement 45% de ce montant correspond à de l’aide-projet, financée pour moitié sur subvention et pour moitié sur prêt concessionnel.

Le reste résulte de la comptabilisation du coût estimé des étudiants sénégalais en France (27%), du dispositif d’assistants techniques (20%), d’annulations de dette (6%) et de frais administratifs (2%). Notre aide multilatérale imputée, transitant essentiellement via l’Union européenne, était estimée à 33 M€ en 2011

Les orientations de la coopération franco-sénégalaise viennent d’être redéfinies : un nouveau document cadre de partenariat (DCP), portant sur la période 2013-2017, vient d’être et vise à redéfinir notre stratégie de coopération avec ce pays, qui n’était plus formalisée depuis la fin du précédent document en 2010.

Ce DCP identifie trois secteurs prioritaires d’intervention : le développement durable (agriculture, environnement, eau et assainissement), la gouvernance démocratique (Etat de droit, décentralisation, défense, lutte contre les trafics, société civile) et le développement humain (éducation et santé). L’enveloppe financière totale est comprise entre 396 et 479 M€ sur 4 ans, dont 60 M€ d’aide budgétaire (sur prêt).

Le DCP couvre 2013-2017 afin de s’aligner temporellement et de manière sectorielle sur la stratégie de développement économique et social du Sénégal (SNDES) qui couvre la même période. A partir de 2017, la stratégie française pourra s’inscrire dans le cadre d’une programmation conjointe européenne entre la Commission et les Etats membres présents (depuis 2008, des relations plus serrées se sont développées avec les Instituts et services culturels des pays membres de l’Union Européenne présents à Dakar. Cette collaboration a abouti à la signature d’un accord pour la création d’un groupe EUNIC pour le Sénégal qui vise à favoriser les actions culturelles communes aux Etats membres).

Depuis dix ans, l’activité du groupe AFD est en progression constante. La moyenne annuelle de ses engagements est passée à 94,4 M€ depuis 2006 (hors prêt d’aide budgétaire de 125M€ en 2008). En 2011, 104,9 M€ ont été engagés.

De 1998 à 2008, les grands bénéficiaires des financements du groupe AFD au Sénégal ont été les infrastructures (86,1 M€), le secteur éducatif au sens large (47,6 M€), l’eau/assainissement (60,5 M€) et le secteur industries et mines (56, M€). Les priorités de l’AFP sont :

  • La promotion de l’éducation de base et de la formation professionnelle. Au cours des six dernières années, l’AFD a financé à hauteur de 26 M€ des projets dans le secteur de l’éducation S’agissant de la formation professionnelle, l’AFD a financé deux programmes pour un total de 14 M€.
  • Le développement urbain et le financement des infrastructures urbaines. L’AFD est chef de file des bailleurs dans le secteur de l’eau et de l’assainissement urbains. Elle finance à hauteur de 20 M€ le programme d’investissement prioritaire de la Société Nationale des Eaux du Sénégal. Elle finance également un programme d’assainissement industriel de la Baie de Hann (prêt souverain de 30 M€), l’opération d’autoroute et d’aménagement urbain de la Presqu’île (prêts souverain de 60 M€) et la reconstruction du Pont Faidherbe à Saint-Louis (subvention de 12 M€). Elle participe enfin au financement de la construction de l’Aéroport International Blaise Diagne (prêt en 2010 de 70 M€ et subvention de 0,7 M€ à AIBD).
  • En accompagnement du processus de décentralisation, l’AFD finance une partie du Programme de Renforcement et d’Equipement des Collectivités Locales (subvention en 2006 de 15 M€ à l’Etat), ainsi que le programme d’éclairage public et des actions de renforcement des capacités de la Ville de Dakar (prêt direct en 2008 de 10 M€). L’agence a autorisé en 2011 un prêt de 22,5 M d’euros pour le financement du programme de valorisation du patrimoine touristique de Saint-Louis. Ce prêt est assorti de 2 millions d’euros de subventions d’appui à maîtrise d’ouvrage et pour le renforcement des capacités commerciales.
  • Le secteur de l’électricité. L’AFD, partenaire traditionnel du secteur de l’électricité au Sénégal, a accordé en 2008 un prêt de 30 M€ pour la recapitalisation de SENELEC et a octroyé un prêt de 60 M€ en contribution au plan de redressement du secteur de l’électricité lancé par les autorités sénégalaises en 2011. L’AFD finance également l’électrification rurale dans le Sénégal oriental, à travers une subvention d’investissement de 8 M€ accordée en 2007 à l’Etat pour la concession d’électrification rurale « Kaffrine, Tambacounda et Kédougou ».
  • Les appuis au secteur privé. L’AFD finance le Programme de Mise à Niveau des entreprises qui encourage l’investissement de productivité en apportant conseils et primes aux entreprises (subvention de 10,5 M€ accordée en 2009). Un prêt concessionnel de 8 M€ a été octroyé à la filiale sénégalaise de la Société Générale (SGBS) pour refinancer les investissements des entreprises visant à limiter leur impact sur l’environnement ou à réduire leur facture énergétique. Des financements directs à des entreprises ont aussi été accordés. L’AFD a octroyé en 2007 un prêt de 15 M€ aux Ciments du Sahel pour son programme d’action environnemental et social. La Fondation Institut Pasteur de Dakar bénéficie d’un prêt de 7 M€, assorti d’une subvention de 1 M€, pour la construction d’une nouvelle unité de vaccin contre la fièvre jaune. Les garanties ARIZ contribuent à faciliter l’accès des entreprises au crédit. Celles-ci représentaient, pour l’année 2011, 11 M€. Enfin, l’AFD a mis en place deux lignes de crédit concessionnelles de 3,2 Mds FCFA (5 M€) et de 8 M€ avec la Banque de l’Habitat du Sénégal (BHS) pour financer des programmes d’habitat accessible.
  • Le développement rural. L’AFD a accordé en 2007 au gouvernement du Sénégal une subvention de 7 M€ pour financer des appuis aux 49 communautés rurales de la vallée du fleuve Sénégal et contribuer à la politique d’aménagement du territoire, de développement local et de renforcement de la décentralisation. L ’Etat du Sénégal a également bénéficié en 2009 d’une subvention de 13,3 M€ pour financer un programme visant à l’augmentation de la production locale de riz.
  • L’appui budgétaire au gouvernement sénégalais. Enfin, face à un contexte de tensions budgétaires fortes, l’Agence a instruit un prêt d’appui budgétaire de 130 millions d’euros dont l’objectif est d’appuyer les efforts de redressement budgétaire du nouveau gouvernement sénégalais. Il s’inscrit dans le cadre du programme économique et financier soutenu par un accord du FMI au titre de l’Instrument de soutien à la politique économique (ISPE).

Par ailleurs, l’AFD soutient des programmes régionaux impliquant le Sénégal (Commission Sous Régionale des Pêches, Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal, Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Gambie, Agence pour la Sécurité Aérienne en Afrique). Elle accompagne aussi les ONG et le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) intervient dans le domaine de la préservation de la biodiversité marine et de la flore sénégalaise.


La Coopération française en chiffres

Près de 100 partenariats actifs entre collectivités locales françaises et sénégalaises.

Depuis 1996, quatre enveloppes budgétaires du Fonds Social Développement (FSD) ont été mises en place au Sénégal, pour un montant total de 5,5 M€ (3,6 milliards de FCFA). Elles ont permis le financement de 135 projets pour un montant moyen de 40 218 €, et l’appui de 112 acteurs (Associations, ONG et Collectivités locales).

Le Programme d’Appui aux Initiatives de Solidarité pour le Développement a été lancé en juillet 2009 pour un montant de 9 millions d’euros (6 milliards de FCFA) pour la période 2009-2012. Environ 25 000 ressortissants sénégalais établis en France, à titre individuel ou constitués en association, sont impliqués dans le projet. 131 infrastructures ont été réalisées avec une participation financière des ressortissants à hauteur de 30 %.

Au 1er septembre 2013, 29 experts techniques bilatéraux travaillent au Sénégal, dont 2 volontaires internationaux.

174 volontaires répartis dans quatre dispositifs de volontariat : 46 volontaires internationaux en administration, et 48 volontaires internationaux en entreprise, sont mis à la disposition de l’administration sénégalaise, de la coopération française et d’entreprises françaises implantées au Sénégal ; 65 volontaires français de Solidarité Internationale et 15 jeunes issus de la diaspora sénégalaise venus pour de courtes missions de volontariat de solidarité pour le Développement entre 2010 et 2012.

150 bourses (étudiants et doctorants sénégalais) en moyenne sont accordées par an sur une enveloppe de 700 000 € (460 millions de FCFA).


Mise à jour : 01.01.14

Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014