Présentation de Sainte-Lucie

Présentation

Données générales

Terre volcanique, l’île de Sainte-Lucie est un État des Petites Antilles, situé à 30 km au sud de la Martinique. La forêt et les vastes plantations de bananiers et de cocotiers recouvrent l’île. Le pays se divise en 10 districts. Sa population est concentrée au nord, notamment dans le district de Castries (40% des habitants).

Nom officiel : Sainte-Lucie

Superficie : 616 km²

Population (2007 FMI) : 174 000 habitants

Capitale : Castries

Villes principales : Vieux Fort, Soufrière

Langue officielle : Anglais

Langue(s) courante(s) : Anglais et Créole

Composition ethnique : Afro-américains 90%, Métis 6%, Indiens orientaux 3%, Blancs 1%

Monnaie : Dollar des Caraïbes de l’est (EC$) ; 2,70 EC$ = 1 US $ (taux fixe depuis 1976)

Fête de l’indépendance : le 22 Février (1979)

Espérance de vie (PNUD) : 74,6 ans

Taux d’alphabétisation (PNUD) : 90,1%

Religions : catholiques 90%, protestants 7%, anglicans 3%

Indice de développement humain (PNUD 2009) : 0,723 (82ème sur 187 pays)

PIB : 11 Milliard US $ (estimation 2011)

PIB par habitant : 5900 $

Taux de croissance : - 2,7 % (2009), + 0,4 % (2010), + 2,2 % (estimation 2011)

Taux de chômage  : 20%

Déficit commercial (2006, Mission économique) : 42% du PIB

Dette publique totale : 67,3% du PIB

Taux d’inflation  : 7,2%

Principaux clients (2006) : Union européenne 78%, autres 16%, États-Unis 6%

Principaux fournisseurs : Union Européenne 38%, autres 24%, États-Unis 17%, Trinité-et-Tobago 14%, Singapour 7%

Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB (Banque mondiale) :
- agriculture : 5,4%
- industrie : 18%
- services : 76,6%

Exportations de la France vers Sainte-Lucie : 21,8 M €

Importations françaises en provenance de Sainte-Lucie : 0,6 M €

Solde : 21,2 M €

Communauté française à Sainte-Lucie (2010) : 409 immatriculés

Communauté sainte-lucienne en France (fin 2006) : 1689 personnes en Martinique, 206 en Guadeloupe et 276 en Guyane.

Un nombre non négligeable de Saint-Luciens se trouvent illégalement en Martinique (83,5% des personnes reconduites).

Politique intérieure

Histoire

Christophe Colomb a découvert l’île le jour de la Sainte-Lucie (le 13 décembre) en 1498. Entre le XVIème et jusqu’au début du XVIIIème siècle, l’île fut tour à tour occupée par les Français et les Anglais. En 1803, les Anglais s’y installèrent définitivement, mais la population demeura catholique et continua à parler le créole français. L’interdiction de l’esclavage dès les années 1830 altère significativement l’économie de plantation.

Après avoir appartenu à la Fédération des Indes orientales de 1958 à 1962, Sainte-Lucie obtint son autonomie en 1967 et accède à l’indépendance en 1979.

Institutions

Il s’agit d’un régime parlementaire avec un système bicaméral comprenant un Sénat (11 membres dont 6 nommés sur proposition du Premier ministre, 3 du chef de l’opposition et 2 du Gouverneur) et une Chambre des Représentants (17 membres élus).

Chef de l’Etat : la Reine Elizabeth II, représentée par le Gouverneur général, Mme Pearlette LOUISY (depuis le 17/09/1997)

Chef du Gouvernement : le Premier ministre Kenny Anthony (depuis le 29 novembre 2011). Déjà Premier ministre de 1997 à 2003, puis dirigeant de l’opposition, il a remplacé Stephenson King au poste de chef de gouvernement à la suite des élections de novembre 2011 qui ont donné une courte victoire (moins de 3000 voix) au parti travailliste, lequel a néanmoins obtenu 11 sièges sur 17 à la chambre des représentants.

Ministre des Affaires étrangères, du Commerce international et de l’Aviation civile (gouvernement du 6 décembre 2011) : M. Alva Baptiste

Parti majoritaire : Le Saint Lucia Labour Party (SLP) occupe 11 sièges à la Chambre des Représentants.

Opposition : Le United Workers Party (UWP), créé par Sir John COMPTON, occupe actuellement 6 sièges sur 17 à la Chambre des représentants. Le parti écologiste St Lucien, le LPM et le LDM n’ont aucun siège.

Dernières élections au Parlement : 28 novembre 2011.

Actualité politique

Les élections de novembre 2011 ont ramené au pouvoir le SLP de Kenny Anthony. On peut expliquer la défaite du gouvernement UWP par la faiblesse de sa politique dans le domaine social et économique (20 % de chômage en 2011), son peu de réactivité dans la gestion des crises (notamment le cyclone TOMAS en 2010), mais également les affaires ayant affecté certains membres du gouvernement (mise en cause par les États-Unis en 2010 du ministre du Logement Richard Frederick, soupconné d’être impliqué dans le trafic de drogue).

Quoi qu’il en soit, le gouvernement de Kenny Anthony devra s’attaquer en priorité aux conséquences sur Sainte-Lucie de la crise économique mondiale et à la criminalité en nette augmentation (+ 28 % en 2010).

Situation économique

L’île s’efforce de diversifier ces dernières années son économie. Sainte-Lucie a su attirer les entreprises et investissements étrangers grâce au tourisme (38% du PIB en 2005, dont les revenus représentent les trois-quarts des exportations) et au secteur bancaire extraterritorial.

L’impact de la Coupe du Monde de Cricket (mars – avril 2007) a été moindre qu’espéré. Toutefois, les travaux d’infrastructures importants (route principale, stade, hôtels) entrepris pour cette occasion ont amélioré l’image de l’île. Sainte-Lucie étant relativement prospère, ce n’est pas un pays d’émigration, sauf pour la population qualifiée ; ainsi, la Banque Mondiale estimait qu’en 2000, plus d’un tiers des diplômés de l’enseignement supérieur avait émigré, taux qui s’élevait à deux-tiers dans le cas des médecins. Les deux prix Nobel du pays, l’économiste Arthur Lewis, spécialiste du développement et professeur à Princeton, distingué en 1979, et l’écrivain Derek Walcott, prix Nobel de littérature 1992, en sont l’illustration. Le besoin de main d’oeuvre peu qualifiée pour les emplois dans le tourisme fait que Sainte-Lucie est plutôt un pays d’accueil pour environ 8700 travailleurs11 de la région. Les autorités ont sollicité12 un prêt du FMI au titre de la nouvelle facilité pour lutter contre les chocs externes, d’un montant de 6,89 M DTS, soit 10,65 M US$, qui représente 45 % de la quote-part. Ce prêt a été approuvé le 27 juillet 2009. La TVA, d’un taux uniforme de 15%, doit être introduite en avril 2012. Sainte-Lucie est le seul Etat membre de l’OECO a avoir renoué avec la croissance économique depuis 2010 (+2,2% en 2011)

Politique extérieure

Sainte Lucie est membre de l’ONU, de l’OEA, de l’OECS, de la CARICOM, l’AEC, du Commonwealth et de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

L’Union européenne a apporté une aide totale d’environ 150 M € depuis 1975. L’essentiel de l’aide des 7ème, 8ème et 9ème FED était consacré à la construction d’un nouvel hôpital, inauguré en 2009. Pour le 10ème FED (2008-2013), une enveloppe A de 8,1 M € doit inciter le gouvernement à encourager le développement du secteur privé, tandis que l’enveloppe B est fixée à 2 M €.

Mise à jour : 28.12.11

impressionVersion imprimable