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Géographie et histoire

Géographie


Deuxième pays de la Caraïbe par sa superficie après Cuba, la République dominicaine se situe au cœur des Grandes Antilles. Son territoire occupe les deux tiers orientaux de l’île Hispaniola. Elle possède environ 1 600 km de côtes (océan atlantique au nord, mer des caraïbes au sud) ; ses reliefs sont les plus élevés des Antilles (sommet Pico Duarte à 3 087 m).

Son climat est tropical (sub-tropical en altitude) et les températures moyennes oscillent entre 23 et 33°C. Hormis certaines zones arides du sud-ouest, la plus grande partie du pays reçoit des pluies toute l’année. Des cyclones peuvent affecter l’île.
Le décalage horaire avec la France est de cinq heures en hiver, six heures en été.


Survol historique

Le débarquement de Christophe Colomb le 5 décembre 1492 sur l’île d’Hispaniola, alors peuplée par les Taïnos et les Arawaks, ouvre une période de colonisation jalonnée d’interventions directes extérieures (espagnoles, françaises, haïtiennes et américaines).

Le territoire de l’actuelle République dominicaine est issu du traité de paix de Ryswick (1697) qui divisa l’île en deux : la partie occidentale (la future Haïti) revint à la France, tandis que l’Espagne gardait la partie orientale. La Convention reprend cette dernière à l’Espagne par le traité de Bâle (1795), ce qui permettra à la plupart des colons français de s’y réfugier lorsqu’éclatera l’insurrection haïtienne.

L’esclavage, moins massif que dans la partie occidentale de l’île, sera aboli à deux reprises, dès 1801 par Toussaint Louverture sous l’occupation française, puis à nouveau en 1822, sous occupation haïtienne.

De 1822 à 1844, la partie orientale de l’île est annexée par Haïti devenue indépendante. En 1844 une insurrection chasse la garnison haïtienne de Saint-Domingue et proclame la République dominicaine le 27 février. En 1861, le général président Pedro Santana, craignant une nouvelle invasion haïtienne, sollicite l’appui de l’Espagne qui annexe ainsi à nouveau le pays jusqu’en 1865. Instabilité politique et difficultés économiques se poursuivent. Les États-Unis occupent le pays de 1916 à 1924.

En 1930, Raphaël Trujillo prend le pouvoir et maintient pendant plus de trente ans un régime dictatorial brutal, avant d’être assassiné en 1961. En 1963, Juan Bosch, chef du Parti révolutionnaire dominicain (PRD, centre-gauche) remporte les premières élections libres, mais il est renversé par un coup d’État militaire au bout de quelques mois.

Après un putsch de jeunes officiers contre le triumvirat militaire, les États-Unis interviennent militairement en 1965. En 1966, Joaquin Balaguer, qui avait été un proche du dictateur Trujillo, devient président au terme d’une campagne électorale marquée par la violence. Il est réélu en 1970 et en 1974.

La prise de fonction d’Antonio Guzman (PRD), en 1978, est considérée la première véritable alternance démocratique. J. Balaguer revient au pouvoir à partir de 1986, déjà très âgé et presque aveugle, et gagne les élections de 1990 et 1994 en dépit d’accusations de fraude massive. Deux ans plus tard et suite à une médiation de l’OEA, la constitution est modifiée et de nouvelles élections sont organisées, portant Leonel Fernandez au pouvoir (Parti de la libération dominicaine, PLD, centre-droit).


Mise à jour : 23.12.13


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