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Situation en RDC (Q&R- Extrait du point de presse - 1er mars 2013)

Q – Etes-vous inquiets de la reprise des combats dans l’Est de la RDC ?

R - Nous déplorons vivement les pertes en vies humaines survenues lors des récents combats en RDC. 36 personnes, dont 10 civils, auraient en effet été tuées à cette occasion selon un dernier bilan. Il est urgent que les violences cessent en RDC. Elles ne font que rendre plus précaires encore les conditions de vie de populations déjà durement éprouvées. Tout doit être mis en œuvre pour stabiliser la situation dans la région.

L’accord-cadre régional signé dimanche à Addis Abeba est une étape importante en ce sens, que nous avons saluée. La France rappelle le souhait du Conseil de Sécurité de voir rapidement désigné un Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies chargé d’appuyer, de coordonner et d’évaluer la mise en œuvre de l’accord-cadre.

En outre, la France travaille, avec le Secrétariat des Nations unies et tous ses partenaires, à renforcer la MONUSCO de façon à lui donner rapidement les moyens de contribuer de façon plus incisive à stabiliser durablement l’Est de la RDC, notamment par la mise en place d’une brigade d’intervention.

Q – Quelle forme prendrait concrètement un renforcement de la MONUSCO ?

R - La France est favorable à un renforcement des capacités de la MONUSCO, en particulier de surveillance. Cela pourrait notamment se traduire par la mise à disposition, par les Etats contributeurs, d’hélicoptères supplémentaires et, pour la première fois au sein d’une opération de maintien de la paix, de drones d’observation.

Une brigade d’intervention devrait également être créée au sein de la MONUSCO. Les bataillons qui la composeraient seraient fournis par les pays de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (qui avaient initialement proposé leur déploiement sous la forme d’une force internationale neutre). Placée sous l’autorité du Représentant spécial du Secrétaire général et du commandant de la MONUSCO, cette brigade devrait disposer d’un mandat robuste propre afin de permettre à la MONUSCO de remplir au mieux la mission de stabilisation que lui a confiée le Conseil de sécurité.


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