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Géographie et histoire

Géographie

La RCA est un plateau ondulé relativement peu élevé, dominé au nord-ouest par le massif du Yadé et, au nord-est, par le massif des Bongo. La « dorsale oubanguienne » relie ces deux massifs par des collines et des vallées à fond plat. Le pays déborde au sud-ouest sur la grande forêt équatoriale et s’étend essentiellement dans la zone des savanes. Les eaux se répartissent entre le bassin du Chari qui coule vers le nord et celui de l’Oubangui qui coule vers le sud et rejoint le Congo. Le Logone et le Chari alimentent le lac Tchad.

Dans la zone équatoriale du Sud (où se trouve Bangui), le climat est tropical et humide (25°C en moyenne). Dans l’Ouest, la saison sèche ne dure que deux mois. Dans la zone intertropicale, au centre, la saison des pluies dure six mois (26°C en moyenne). Au Nord, la saison sèche dure cinq à six mois. Dans la zone subsahélienne (Nord, Nord-Est), le climat est tropical sec.

La population (4,7 Mhab.), est inégalement répartie : la majeure partie vit dans le centre et l’Ouest, dans des villages situés le long des axes routiers et de l’Oubangui. L’Est, frontalier du Soudan du Sud, est quasiment inhabité. La population est composée de Bandas (30 %), de Gbaya-Manzas (25 %), de Ngbandis (10 %), de Zandés (10 %), de Saras (7 %), de Ngbakas (4 %). Les communautés non citées, très nombreuses, représentent 15 % de la population. Avant la crise et le départ de milliers de musulmans, les protestants étaient les plus nombreux (40 %), suivis des catholiques (28 %), des animistes (24 %) et des musulmans (8 %).

Histoire

Jusqu’au milieu du XIXe siècle, le territoire de ce qui est aujourd’hui la RCA est quasiment désert, uniquement peuplé de pygmées et de quelques foyers bantous. Dans les années 1850, des populations du sud des actuels Tchad et Soudan et du Congo s’installent, fuyant les raids esclavagistes. A la fin du XIXe siècle, la France tente de se frayer un chemin vers le Nil (expédition Marchand) ; l’Oubangui marque alors la frontière entre les territoires revendiqués par la France et la Belgique. L’Oubangui-Chari devient une colonie française en 1905.

Le 1er décembre 1958, la République centrafricaine est proclamée. Barthélémy Boganda en devient le président mais meurt dans un accident d’avion, le 29 mars 1959. Le 13 août 1960, l’indépendance de la République centrafricaine est proclamée et David Dacko est élu président de la République le lendemain (il est réélu le 5 janvier 1964). Le 1er janvier 1966, le colonel Jean-Bedel Bokassa, chef de l’armée, s’empare du pouvoir par un coup d’Etat. Il se fait couronner empereur le 4 décembre 1977. Au début de 1979 (janvier-avril), l’opinion internationale s’émeut de la répression violente de manifestations à Bangui et notamment de la mort de 26 écoliers. Le 20 septembre, l’opération « Barracuda » met fin au régime de Bokassa. David Dacko revient au pouvoir et le rétablissement de la République centrafricaine est proclamé. Le 15 mars 1981, Dacko est réélu président devant Ange-Félix Patassé.

Le 1er septembre 1981 a lieu le coup d’État du général André Kolingba ; en novembre 1986, un référendum le confirme à la tête du pays pour six ans. A l’issue de cette période, le 19 septembre 1993, Ange-Félix Patassé est élu président (38 % des voix). Sous sa présidence, le pays subit une profonde récession (1994-1996) ; les salaires de la fonction publique ne sont pas payés, ce qui provoque des mutineries et des manifestations. En 1997-1998 : à la suite des accords de Bangui, une force africaine de surveillance (MISAB) est mise en place et une conférence de réconciliation nationale se tient en février 1998. La Mission des Nations Unies en RCA (MINURCA) prend le relais de la MISAB. Le 19 septembre 1999, Ange-Félix Patassé est réélu au premier tour (51,6 % des voix).

Entre 2000 et 2003, le pays subit une nouvelle crise économique et politique. Les troupes régulières ou les factions rebelles des pays voisins (Tchad, République démocratique du Congo) effectuent des incursions, notamment l’Armée de Libération du Congo de Jean-Pierre Bemba, qui se livre à des exactions à Bangui (2002-2003).

Le 15 mars 2003, le général François Bozizé accède au pouvoir par un coup de force. Il mène à bien une transition politique conclue par des élections présidentielle et législatives en mars et mai 2005. Il est élu président (64,6 % des voix) face à Martin Ziguélé, candidat du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), parti de l’ancien président Patassé. En janvier 2011, Bozizé est réélu au premier tour (à 64 %) dans un scrutin marqué par de nombreux dysfonctionnements. Les résultats ne sont pas remis en cause, mais les législatives, écartant l’opposition de l’Assemblée nationale au profit du parti présidentiel KNK (« kwa na kwa » en sango, signifiant « le travail, rien que le travail »), sont contestées.

En décembre 2012 se constitue la coalition rebelle Séléka (« alliance » en sango). Une première offensive à partir du Nord-Est aboutit à la conclusion de l’accord de Libreville (11 janvier 2013), instaurant une période de transition, menée par un gouvernement d’union nationale confié à Nicolas Tiangaye. Arguant du non-respect de l’accord par François Bozizé, la Séléka reprend les armes et prend Bangui le 24 mars. Michel Djotodia, leader de la coalition, est proclamé chef de l’Etat de la transition. Son incapacité à enrayer l’engrenage de violence entre ses éléments armés et le mouvement anti-balaka aboutit à sa démission le 10 janvier 2014, à l’occasion d’un sommet extraordinaire de la CEEAC organisé à Ndjamena. Le 20 janvier, Catherine Samba-Panza, jusqu’alors maire de Bangui, est élue par le Conseil national de transition.

Mise à jour : 05.12.14


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