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Relations politiques

La France accompagne la RCA dans ses efforts de redressement, tout en restant vigilante sur les progrès dans les réformes menées. La participation du Président Bozizé au sommet Afrique-France et au cinquantenaire des indépendances en 2010 a témoigné de la force des liens entre la France et la RCA. En maintenant un dialogue suivi et une relation de confiance avec les autorités locales, la France marque sa volonté d’accompagner la RCA, la priorité étant d’éviter que ce pays ne retombe dans l’instabilité.

La France soutient la RCA auprès des institutions financières internationales et de l’UE (obtention du point d’achèvement de l’initiative PPTE et d’une facilité élargie de crédit du FMI, Commission de consolidation de la paix, processus de RSS). L’engagement de la France en faveur du redressement de la RCA et de la stabilité régionale se manifeste aussi par l’appui apporté par le détachement militaire français de l’opération « Boali » (220 hommes cantonnés au nord de Bangui) aux forces centrafricaines et à la MICOPAX, sous forme de soutien logistique (fourniture d’équipements et de carburant) et en formation (organisation de détachements d’instructrion opérationnels avant le déploiement des FACA en province).

Face à la crise de fin 2012, la France apporte son plein appui à l’action de la CEEAC, en son nom propre comme au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Visites

Le président Bozizé a été reçu par le président Sarkozy en novembre 2007 et a eu des entretiens avec les conseillers diplomatiques de la présidence lors de ses visites en France.

M. Joyandet, ministre de la coopération, a effectué une visite en RCA les 8 et 9 avril 2010, à l’occasion de la signature du document cadre de partenariat et de l’accord de partenariat de défense. M. de Raincourt, ministre de la coopération, a assisté aux cérémonies du cinquantenaire de l’indépendance à Bangui, le 1er décembre 2010.

M. Ngon Baba, ministre de la justice centrafricain, a effectué une visite en septembre 2010. Mme Malenzapa, ministre de la coopération, a été reçue par M. de Raincourt en septembre 2011. M. Binoua, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, a effectué une visite en décembre 2011 et une autre en octobre 2012, au cours de laquelle il a eu un entretien avec Mme Escoffier, ministre déléguée chargée de la décentralisation. M. Touadéra, Premier ministre, s’est déplacé en juin 2012 puis le général Gambi, ministre des Affaires étrangères, en juillet 2012. M. Besse, ministre des finances, a été reçu au ministère des Finances en octobre 2012.

Relations économiques

Les échanges commerciaux (52 M€) sont peu importants et les entreprises françaises peu nombreuses, mais la France reste le premier investisseur en RCA et a su, dans un contexte difficile, nouer des partenariats notamment dans les secteurs des services aux entreprises, des industries manufacturières, du commerce et des services bancaires. En dépit de l’instabilité politique et des risques sécuritaires, Air France, Bolloré (logistique et transport fluvial), Castel (boissons et sucre), Total (stockage et distribution des produits pétroliers), CFAO (distribution automobile) ont maintenu leurs implantations en RCA. L’arrivée en 2007 de France Télécom dans la téléphonie mobile marque un certain intérêt des investisseurs français.

Areva a signé un accord avec le gouvernement centrafricain le 1er août 2008 pour l’exploitation du gisement d’uranium de Bakouma (Est). Cependant les nombreux défis à relever (éloignement du gisement, mise au point du procédé de traitement du minerai, fourniture d’énergie, insécurité) et la baisse des cours mondiaux d’uranium à la suite de la catastrophe de Fukushima ont conduit Areva à annoncer en octobre 2011 le report du début de l’exploitation. Le pillage du site de Bakouma par la LRA en juin 2012 a remis en cause l’avenir du projet.

Coopération culturelle, scientifique et technique

L’aide publique bilatérale de la France à la RCA s’est élevée à 19 M€ en 2010 (38 M€ en comptant notre part de l’aide multilatérale). La France est le premier bailleur bilatéral de la RCA. L’Agence française de Développement a décaissé près de 4 M€ en 2010 (5,8 M€ en 2011, 8,3 M€ prévus en 2012). L’enveloppe de coopération bilatérale gérée par le Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade s’élève à 1,2 M€ (2012).

Notre coopération suit les orientations du Document cadre de partenariat 2010-2013 : elle vise à appuyer la stabilisation du pays tout en accompagnant une dynamique de développement, afin d’éviter une résurgence de la crise. Deux secteurs de concentration ont été retenus : le développement des infrastructures afin de favoriser la relance de l’économie et l’éducation, dont le redressement conditionne l’avenir du pays. Les interventions dans les secteurs hors concentration de la santé et de la forêt visent à remédier à la situation de détresse sanitaire des populations et à aider à la structuration et à la pérennité du secteur forestier, qui est une source de recettes pour l’État, en veillant à respecter les exigences du développement durable.

Dans les secteurs transversaux, nous appuyons la réforme de l’État, principalement dans ses missions régaliennes (finances, justice, sécurité), afin de l’aider à restaurer son autorité mais également à assurer ses obligations à l’égard de l’ensemble des populations, dans un but de consolidation du processus démocratique et de retour à la paix civile. Il est également essentiel de veiller au renouvellement des élites centrafricaines et de conforter l’ancrage régional de la RCA dans la zone CEMAC (y compris dans sa dimension linguistique francophone) et dans la zone CEEAC.

Enfin, la France a accepté de copiloter, avec l’UE, le processus de « New Deal » (Nouvelle Donne pour l’engagement dans les Etats fragiles) en RCA en 2012, afin que l’aide internationale soit orientée de façon à mieux répondre aux situations de fragilité diagnostiquées par le bénéficiaire.

Coopération de sécurité et de défense

La France et la RCA ont signé un accord de partenariat de défense en avril 2010, qui encadre notre coopération militaire et le soutien opérationnel apporté par le détachement « Boali » à la MICOPAX, dont la mission s’achèvera fin 2013.

La coopération militaire structurelle française vise à soutenir les FACA de façon à ce qu’elles contrôlent mieux le territoire centrafricain. Elle s’inscrit dans le cadre global et multilatéral de la réforme du secteur de sécurité (RSS). Les principaux axes de notre coopération portent sur la formation du personnel, le conseil de haut niveau et la réorganisation des forces armées et de la gendarmerie. L’aide s’élève à 1,47 M€ (2012) pour ce qui concerne le secteur de la défense, dont 302000 euros d’aide logistique directe.

Pour ce qui concerne le secteur de la sécurité intérieure, l’aide apportée s’élève à 0,67 M€ (2012), dont une aide logistique directe de 93000€ à la gendarmerie. La RCA a aussi bénéficié d’un projet FSP d’appui au renforcement de l’Etat de droit qui se clôt en 2012 et a financé notamment des formations pour la police, de la fourniture d’équipement et le renforcement des capacités opérationnelles.

Mise à jour : 29.03.13

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