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Présentation

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Données générales

Nom officiel : Etat du Qatar
Nature du régime : Emirat
Chef de l’Etat : Cheikh Hamad bin Khalifa AL THANI

Données géographiques

Superficie : 11.437 km2
Capitale : Doha
Villes principales : Al Wakrah, Al Khor, Al Rayyan, Mesaied, Umm Salal.
Langue officielle : arabe
Langues courantes : arabe, anglais, ourdou
Monnaie : riyal qatarien
Fête nationale : 18 décembre

Données démographiques

Population : estimée à 1,75 millions d’habitants (2011) (dont 85% d’expatriés)
Densité : 153 hab/km²
Croissance démographique : 5,86 %
Espérance de vie : 77,9 ans (2011)
Taux d’alphabétisation : 94 % (2009)
Religions : musulmans (90%), chrétiens, hindouistes, bouddhistes.
Indice de développement humain (Classement ONU 2011) : 0,83 - 185ème

Données économiques

PIB (2011) : 173 milliards de dollars
PIB par habitant (2011) : 98.000 dollars (103.000 en parité pouvoir d’achat)
Taux de croissance (2012) : 6,6 %
Taux de chômage (2012) : Néant (0 %)
Taux d’inflation (2011) : 1,9 %
Taux d’inflation (2012) : 2,6 %
Solde budgétaire (2011) : 7,2 % du PIB
Principaux clients : Japon, Inde, Corée du Sud
Principaux fournisseurs : Etats-Unis, Emirats arabes unis, Arabie saoudite

Part des hydrocarbures dans le PIB (2012) : 58 %

Exportations de la France vers le Qatar (2011) : 973 millions de dollars
Importations françaises en provenance du Qatar (2011) : 1735 millions de dollars
Solde des échanges extérieurs France-Qatar (2011) : - 762 millions de dollars
Le Qatar était le 11ème client de la France et son 8ème fournisseur en 2011.

Consulat de France : Doha
Communauté française au Qatar : 3523 Français résidents immatriculés au 30 août 2012

Le site du ministère de l’économie et des finances (http://www.tresor.economie.gouv.fr/…) propose de plus amples données statistiques.

Politique intérieure

Depuis l’arrivée de Cheikh Hamad Al Thani au pouvoir en 1995, l’émirat s’est engagé dans un processus progressif d’ouverture politique. La censure sur la presse écrite et audiovisuelle a été levée en 1995, et la Constitution, adoptée en avril 2003, est entrée en vigueur en 2005.

Jusqu’à présent nommés, les quarante-cinq membres du Conseil consultatif (Majlis Al Shoura) pourraient être, pour les deux tiers d’entre eux, élus au suffrage universel, l’autre tiers demeurant désigné par l’Emir. Ce dernier a annoncé, dans le contexte des tensions qui traversent le monde arabe, que ces consultations pourraient intervenir au second semestre 2013. En mai 2003, une femme a accédé pour la première fois à une fonction ministérielle.

La première église catholique du pays a été consacrée le 14 mars 2008. Les quelques 1000.000 chrétiens expatriés au Qatar peuvent pratiquer leur religion dans des conditions satisfaisantes.

La population du Qatar (1,8 millions d’habitants), alimentée par un flux constant de travailleurs étrangers (indiens, pakistanais, sri-lankais, philippins), connaît une forte croissance. La part des nationaux est actuellement de l’ordre de 10 %.

Le pays a quasiment été épargné par la contestation du printemps 2011. Les seules protestations postées sur les réseaux sociaux ont émané d’éléments extérieurs au Qatar. Elles épinglaient davantage la marche forcée vers l’ouverture et la modernisation du pays (proportion d’étrangers, promotion du rôle des femmes, accueil de la coupe du monde de football en 2022) que les insuffisances du système en vigueur.

De profondes restructurations sont en cours dans les administrations dans le sens d’une « qatarisation » des emplois. Si elle satisfait une population locale qui se sent atteinte dans son identité nationale en raison de la présence écrasante d’étrangers, cette politique trouve sa limite dans la très faible ressource démographique purement qatarienne.

Situation économique

Le Qatar bénéficie du plus fort taux de croissance de la région, avec près de 16 % en 2010, 14 % en 2011 et 6,6% en 2012. Il est devenu en 2011 le pays le plus riche du monde par habitant (100 000 dollars, populations immigrées comprises) : le PIB a atteint 173 milliards de dollars en 2011, soit un triplement en l’espace de six ans.

L’économie du Qatar repose sur l’exploitation des hydrocarbures (58% du PIB, 92% des exportations et deux tiers des recettes budgétaires). L’émirat dispose en effet des troisièmes réserves mondiales de gaz (12%) derrière la Russie et l’Iran (avec qui le pays partage le champ gazier offshore de North Field). La forte croissance qatarienne a été portée par l’augmentation rapide de la production gazière (4,5% de la production mondiale) et d’un effet prix. Le Qatar détient le premier rang mondial pour la production et l’exportation de GNL (77 MT/an, soit 25% de la production mondiale).

Grâce à la forte augmentation de la capacité de production de gaz entre 2005 et 2011, le pays a bénéficié d’une capacité de résistance à la crise financière internationale. En décidant en 2005 la mise en place d’un moratoire (jusqu’en 2014) sur l’exploration et l’exploitation du champ de North Field, les autorités ont par ailleurs engagé une politique volontariste de réduction de la part des hydrocarbures dans l’économie, qui s’est traduite par un ralentissement du PIB en 2012. La croissance est dorénavant tirée par un ambitieux programme d’investissements publics (de l’ordre de 200 à 250 milliards de dollars pour les dix années à venir), centré sur les infrastructures.

La rente pétrogazière se traduit par des excédents courant et budgétaire confortables (respectivement 30% et 8% du PIB en 2011). Ils ont permis le quadruplement des réserves de la banque centrale entre 2007 et 2012 (37 milliards de dollars) et l’accumulation d’une épargne destinée aux générations futures, gérée par Qatar Investment Authority (QIA) et ses satellites (près de 200 milliards de dollars). Ces moyens financiers considérables, allié à un prix du baril autour de 45 dollars (soit l’un des plus faibles de la région) donnent à l’émirat une marge de manœuvre confortable pour mener une politique budgétaire expansionniste.

L’inflation, longtemps une des plus importantes des pays du Golfe, reste contenue (2,6% en 2012) en raison de l’actuelle baisse des prix dans l’immobilier.

La politique de diversification économique a permis d’obtenir des résultats probants dans l’aval pétrolier (industrie pétrochimique relativement performante) et la priorité affichée pour accroître les dépenses de R&D (2,8% du PIB) sont de nature à favoriser des gains de productivité. Cependant, la rentabilité à long terme des projets n’est pas toujours assurée.

Politique extérieure

Le printemps arabe a marqué une nouvelle étape dans la stratégie d’affirmation régionale poursuivie par Cheikh Hamad depuis son arrivée au pouvoir. En se rangeant très vite du côté des insurgés, le Qatar a saisi l’opportunité que lui offrait l’affaiblissement des grands pays arabes (Arabie saoudite, Egypte, Algérie, Irak, Syrie). Grâce à l’audience de la chaîne Al Jazira, l’émirat s’est fait le chantre des révolutions et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Le Qatar et les printemps arabes

Tunisie. Le Qatar a joué un rôle important dans le succès de la révolution tunisienne à travers la couverture des événements par la chaîne Al Jazira. En outre, Doha n’a ménagé aucun effort financier pour faire réussir son pari d’une révolution réussie (projets d’investissement, propositions d’emploi pour la main d’œuvre tunisienne au Qatar).

Egypte. Depuis l’élection de Mohammed Morsi, le rapprochement avec Le Caire constitue une priorité de la politique arabe et étrangère du Qatar. Les deux pays entretiennent désormais des relations chaleureuses, contrastant avec le climat glacial qui prévalait à l’époque du Président Moubarak.

Depuis la visite officielle de l’Emir en Egypte le 11 août 2012, les rencontres et contacts de haut niveau ont été très fréquents. Le Qatar soutient financièrement le nouveau pouvoir, tandis que la coordination politique a trouvé à s’exprimer lors du conflit armé entre le Hamas et Israël de novembre 2012.

Libye. Doha a joué un rôle très actif, tant sur le plan militaire qu’humanitaire et technique : engagement de ses forces aériennes au sein de la coalition (missions conjointes avec des pilotes français) ; premier pays après la France à avoir reconnu le Conseil national de transition ; conclusion d’un accord pétrolier ; acheminement par des associations caritatives qatariennes de l’aide humanitaire.

Syrie. Président du comité ministériel de la Ligue Arabe sur la Syrie, le Qatar fait preuve d’un fort activisme dans le dossier de la crise syrienne : exclusion de Damas de la Ligue Arabe, naissance à Doha de la « Coalition nationale syrienne ».

De tous les pays arabes, l’émirat apparaît le plus activement engagé sur le terrain du soutien à la révolution syrienne. Il continue d’inviter la communauté internationale à armer les rebelles syriens, en rendant Bachar Al Assad seul responsable de la situation humanitaire catastrophique et de l’impasse diplomatique.

Le Qatar dans les dossiers régionaux

Processus de Paix au Proche-Orient – Après avoir entretenu le dialogue avec toutes les parties (un bureau commercial israélien avait été ouvert en 1996 à Doha), le positionnement du Qatar s’est modifié depuis 2008. Alors même que l’émirat avait parrainé le 6 février 2012 « l’accord de Doha » entre le Fatah et le Hamas, l’Emir a effectué une visite remarquée à Gaza le 23 octobre 2012, marquant ainsi un soutien spectaculaire au Hamas.

Arabie saoudite - Les relations du Qatar avec son voisin saoudien restent empreintes d’une certaine prudence : Riyad accepte mal les nouvelles prétentions diplomatiques de Doha et reproche régulièrement la liberté de ton employée par sa chaîne Al Jazira. La visite de Cheikha Moza en Arabie saoudite en mars 2010 (première visite d’une épouse de souverain du Golfe en l’absence de son époux) a constitué une étape importante dans cette normalisation.

Afrique - Le Qatar marque par ailleurs un intérêt croissant pour l’Afrique. Il mène depuis septembre 2008 de multiples médiations pour relancer le processus politique au Darfour. Une nouvelle conférence des donateurs sur la reconstruction du Darfour sera organisée les 7 et 8 avril 2013 à Doha. En outre, l’émirat mène depuis juin 2010, à la demande de l’Erythrée et de Djibouti, une médiation dans le conflit frontalier opposant les deux pays.

Mali - La position qatarienne s’articule autour de trois idées forces : la conviction que la solution militaire ne suffit pas, l’attachement à un processus politique, l’appel au traitement de la crise dans la durée par les pays de la région.

Autres dossiers

Afin de renforcer sa visibilité sur la scène internationale, le Qatar s’emploie également à organiser un maximum de forums internationaux (sommet des Nations Unies sur le financement du développement, Conférence internationale sur le dialogue inter-religieux, Conférence des Etats parties à la convention des Nations Unies contre la corruption, 18ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique du 26 novembre au 7 décembre 2012).

En outre, le Qatar investit massivement dans le sport. Sa désignation, le 2 décembre 2010, comme pays organisateur de la Coupe du monde de football 2022 (premier pays arabe à organiser cette compétition) a constitué un important succès. Doha accueillera par ailleurs le championnat du monde de natation en 2014 et la Coupe du monde de handball en 2015.

Mise à jour : 02.04.13

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