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Présentation du Qatar

Présentation

Données générales

Nom officiel : Etat du Qatar
Nature du régime : Emirat
Chef de l’Etat : Cheikh Tamim bin Hamad AL THANI


Données géographiques

Superficie : 11.571 km2
Capitale : Doha
Villes principales : Al Wakrah, Al Khor, Al Rayyan, Mesaied, Umm Salal.
Langue officielle : arabe
Langues courantes : arabe, anglais, ourdou
Monnaie : riyal qatarien
Fête nationale : 18 décembre


Données démographiques

Population : 2.050.514 habitants (2012)
Densité : 165 hab/km²
Croissance démographique : 7,1 % (2012)
Espérance de vie : 78,3 ans (2012)
Taux d’alphabétisation : 96,3 % (2012)
Religions : musulmans (77,5%), chrétiens, hindouistes, bouddhistes.
Indice de développement humain : 0,834 - 36ème (2012)


Données économiques
(sources : FMI, CIA, douanes françaises)

PIB (2012) : 192,4 milliards de dollars
PIB par habitant en PPA (2012) : 100.888,7 dollars

Taux de croissance (2012) : 6,2 %
Taux de chômage (2012) : 0,6 %
Taux d’inflation (2012) : 1,9 %

Solde budgétaire global (% PIB - 2012) : 8,1 % du PIB
Solde balance courante (% PIB – 2012) : 32,4 %

Principaux clients (2012) : Japon (26,6 % des exportations), Corée du Sud (19 %), Inde (12 %), Singapour (5,7 %), Chine (5,4 %).
Principaux fournisseurs (2012) : Etats-Unis (14,2 % des importations), Emirats arabes unis (11 %), Arabie saoudite (8,3 %), Royaume-Uni (6,4 %), Japon (6 %).

Part des hydrocarbures dans le PIB (2012) : 58 %

Exportations de la France vers le Qatar (2013) : 737 millions d’euros.
Importations françaises en provenance du Qatar (2013) : 847 millions d’euros.
Solde des échanges extérieurs France-Qatar (2013) : - 110 millions d’euros.

Le Qatar était le 60ème client de la France et son 60ème fournisseur en 2012.

Consulat de France : Doha
Communauté française au Qatar : 3.726 Français résidents immatriculés au 31 janvier 2014

Le site du ministère de l’économie et des finances propose de plus amples données statistiques.


Politique intérieure

Avec l’arrivée de Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani au pouvoir en 1995, l’émirat s’est engagé dans un processus progressif d’ouverture politique. La censure sur la presse écrite et audiovisuelle a été levée en 1995, et la Constitution, adoptée en avril 2003, est entrée en vigueur en 2005. Une nouvelle loi sur la presse est en cours de rédaction et devrait être adoptée dans le courant de l’année 2014. En mai 2003, une femme a accédé pour la première fois à une fonction ministérielle.

Le pays a quasiment été épargné par la contestation du printemps 2011. Les seules protestations postées sur les réseaux sociaux ont émané d’éléments extérieurs au Qatar. Elles épinglaient davantage la marche forcée vers l’ouverture et la modernisation du pays (proportion d’étrangers, promotion du rôle des femmes, accueil de la coupe du monde de football en 2022) que les insuffisances du système en vigueur.

Enfin, le Qatar fait l’objet depuis septembre 2013 de vives critiques dans la presse internationale à propos des conditions de vie et de travail de ses travailleurs expatriés, notamment sur les chantiers de construction en lien avec l’organisation de la Coupe du monde de football de 2022.

Les autorités qatariennes semblent avoir pris la mesure des problèmes et se sont engagées, dans un premier temps, à assurer le respect des normes existantes. Dans un second temps, le Qatar pourrait envisager d’abandonner ou, à tout le moins, d’assouplir le système tant décrié du « sponsorship » (qui rend l’expatrié dépendant de son « garant » qatarien pour changer d’emploi ou quitter le pays).

En juin 2013, l’Emir Hamad a laissé la place à son fils, Cheikh Tamim. Ce dernier a nommé un nouveau gouvernement comportant une femme. Le nouveau Premier Ministre,Cheikh Abdallah bin Nasser Al Thani, est un proche du jeune Emir. Il cumule cette fonction avec celles de ministre de l’intérieur et de commandant en chef de la Force de Sécurité Intérieure.


Situation économique

Le Qatar bénéficie du plus fort taux de croissance de la région, avec près de 16 % en 2010, 14 % en 2011 et 6,2% en 2012. Son PIB a atteint 192 milliards de dollars en 2012. Avec l’achèvement de son programme d’extension des capacités de production de gaz naturel liquéfié (production annuelle de 77 millions de tonnes, soit 30% de la production mondiale), la croissance économique du Qatar demeure soutenue, en particulier grâce au niveau élevé du prix des hydrocarbures. L’émirat dispose des troisièmes réserves de gaz mondiales (derrière la Russie et l’Iran). Il reste le premier producteur mondial de GNL et se positionne pour devenir le leader mondial de GTL (« Gas to Liquids »).

Au cours des prochaines années, le Qatar développera un vaste programme d’investissements dans les infrastructures (« Qatar National Vision 2030 ») estimé à 130 milliards de dollars.

Le défi de la diversification de l’économie continue toutefois de se poser : les hydrocarbures représentent 95% des exportations et 75% des recettes budgétaires. Pour le relever, le Qatar s’est lancé, depuis 2008, dans un vaste programme de diversification qui repose sur quatre piliers : la création de pôles autour de l’économie de la connaissance (recherche fondamentale, centres d’excellence, innovation) ; le développement d’un hub aéroportuaire (construction en cours d’un aéroport d’une capacité de 12 millions de voyageurs par an) ; la constitution d’un centre financier sur le modèle du DIFC de Dubaï ; le développement d’une filière tourisme (aménagement de l’île artificielle Pearl ; infrastructures sportives dans la perspective de la Coupe du Monde de 2022).

Cette politique de diversification économique et l’accroissement des dépenses de R&D (2,8% du PIB en 2012) sont de nature à favoriser des gains de productivité. Cependant, la rentabilité à long terme des projets n’est pas toujours assurée.

La rente « pétro-gazière », qui se traduit par des excédents confortables (58% du PIB en 2012), a permis le quadruplement des réserves de la banque centrale entre 2007 et 2012 (37 milliards de dollars) et l’accumulation d’une épargne destinée aux générations futures. Cette réserve financière est gérée depuis 2005 par un fonds d’investissement souverain (le Qatar Investment Authority), doté d’environ 115 milliards de dollars d’avoirs. Le plus jeune et le plus petit des fonds du Golfe est aussi le plus actif. En 2010, il a représenté à lui seul près du quart des investissements totaux directs des fonds souverains dans le monde (Agricultural Bank of China, Industrial & Commercial Bank of China, Harrods…).


Politique extérieure

Le printemps arabe a marqué une nouvelle étape dans la stratégie d’affirmation régionale poursuivie par l’Emir père, Cheikh Hamad. En se rangeant très vite du côté des insurgés et en soutenant volontiers les forces islamistes, qui allaient, selon Doha, dans le sens de l’Histoire, le Qatar a saisi l’opportunité que lui offrait l’affaiblissement des grands pays arabes (Egypte, Algérie, Irak, Syrie). Grâce à l’audience de la chaîne Al Jazira, l’émirat s’est fait le chantre des révolutions et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

  • Syrie
    Doha fournit un appui à l’opposition syrienne depuis mai 2011. Les efforts qatariens ont contribué à l’unification et à la structuration de l’opposition politique syrienne, laquelle a ouvert sa première représentation diplomatique au Qatar en mars 2013. Doha prêche depuis longtemps et sans relâche pour une action ferme de la communauté internationale et pour l’exclusion de Bachar Al Assad de toute solution politique. Critique sur le bilan de la conférence de Genève II, le Qatar a récemment exprimé l’hypothèse d’une « solution arabo-arabe dans le cadre de la Ligue arabe ».
  • Egypte
    Le Qatar a été le seul pays du Golfe à accueillir avec circonspection l’élimination politique des Frères musulmans et adopte une attitude ambigüe vis-à-vis de l’Egypte. La tension est montée d’un cran après la décision du pouvoir égyptien de déclarer les Frères musulmans « organisation terroriste » en décembre 2013. Les deux pays cherchent malgré tout à contenir la crise. Si l’émirat a officiellement condamné les attentats à la bombe qui ont frappé Le Caire le 24 janvier, il continue dans le même temps d’offrir au Cheikh Qaradaoui, célèbre prédicateur proche des Frères musulmans, une tribune de choix pour ses diatribes contre les autorités du Caire. L’annonce de la candidature à la Présidence du Maréchal Al Sissi devrait renforcer encore la tension entre les deux capitales.
  • Israël / Palestine
    Alors même que l’émirat avait parrainé le 6 février 2012 « l’accord de Doha » entre le Fatah et le Hamas, l’ancien Emir a effectué une visite remarquée à Gaza le 23 octobre 2012, marquant ainsi un soutien spectaculaire au Hamas. Sans pour autant remettre en cause son soutien à cette organisation, le Qatar semble aujourd’hui, sous l’impulsion de Cheikh Tamim, opter pour une relation plus équilibrée avec l’Autorité palestinienne.
  • Iran
    Le Qatar se distingue de son allié saoudien par une position plus conciliante sur la question iranienne et veille à entretenir des relations de bon voisinage avec Téhéran. L’émirat a reconnu que l’accord de Genève du 24 novembre 2013 représentait une « très bonne nouvelle pour la région, notamment sur le plan économique » et a accueilli le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, lors de sa tournée du Golfe en décembre 2013.
  • Arabie et CCEAG
    La volonté du Qatar de se positionner comme médiateur sur certains dossiers régionaux et son soutien à des groupes proches des Frères Musulmans (Tunisie, Egypte, Syrie, Yémen) contrarie ses voisins de même que la tribune offerte, sur Al Jazira, au cheikh Qaradawi, très critique des régimes du Golfe. Début mars, l’Arabie, suivie des Emirats et de Bahrein, a décidé de retirer son ambassadeur de Doha. Une médiation koweitienne est en cours.


Autres dossiers

Afin de renforcer sa visibilité sur la scène internationale, le Qatar s’emploie également à organiser un maximum de forums internationaux (sommet des Nations Unies sur le financement du développement, Conférence internationale sur le dialogue inter-religieux, Conférence des Etats parties à la convention des Nations Unies contre la corruption, conférence des Nations Unies sur le changement climatique).

En outre, le Qatar investit massivement dans le sport. Sa désignation, le 2 décembre 2010, comme pays organisateur de la Coupe du monde de football 2022 (premier pays arabe à organiser cette compétition) a constitué un important succès. Doha accueillera par ailleurs le championnat du monde de natation en 2014 et la Coupe du monde de handball en 2015.


Mise à jour : 25.03.14

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