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Présentation du Portugal

Présentation

Données générales

Nom officiel : République portugaise
Nature du régime : Régime parlementaire monocaméral
Président de la République : M. Anibal Cavaco Silva
Chef du Gouvernement : M. Pedro Passos Coelho

Données géographiques

Superficie : 92.201 km²
Capitale : Lisbonne
Villes principales : Lisbonne, Porto
Langue officielle : portugais
Monnaie : Euro
Fête nationale : 10 juin

Données démographiques

Population : 11 012 078 habitants (2013)
Densité : 114,3 habitants par km2
Religions : la majorité de la population est catholique mais le Portugal est un Etat séculier d’après la Constitution de 1976.

Données économiques

PIB (2012) : 165,2 milliards d’euros
PIB par habitant : 15.600 euros

Taux de croissance (2012) : -3,2 % ( 2013 : - 2,3 %)
Taux de chômage (2012) : 15,9 % (2013 : 18,2 %)
Taux d’inflation (2012) : 2,8 %
Dette publique (2012) : 123,6 % du PIB (2013 : 123 %)
Déficit Public (2010) : -9,8 % du PIB (2011 : - 4,4%) (2012 : - 6,4%), (2013p :5,5%)

Déficit commercial du Portugal en 2012 : - 10,9 Mds €
Solde commercial bilatéral (2012) : - 1235 M€ (en faveur du Portugal), (2011) - 345 M€ (en faveur du Portugal)

Exportations de la France vers le Portugal (2012) : 3596 M€
Importations françaises du Portugal (2012) : 4831 M€

Principaux clients (2012) : Espagne (22,5 %), Allemagne (12,3 %), France (11,8 %)
Principaux fournisseurs (2012) : Espagne (31,8%), Allemagne (11,5%), France (6,6%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2012) :

  • agriculture : 2,4 %
  • industrie : 23 %
  • services : 74,6 %

Consulat général de France : Porto
Communauté française au Portugal (2012) : 15.707 immatriculés ; 15.000 non immatriculés
Communauté portugaise en France : environ 500 000

http: //www.tresor.economie.gouv.fr/…


Politique intérieure

Le Parti social-démocrate (PSD) dirigé par Pedro Passos Coelho a remporté les élections législatives anticipées de juin 2011 provoquées par la démission du premier ministre socialiste, José Socrates, sur fond de mise en place de l’accord de sauvetage financier. Avec un résultat clair lui donnant la majorité absolue (132 sièges sur 230 au Parlement), la droite a rapidement formé un gouvernement de coalition dirigé par le leader du PSD, à la demande du Président de la République, Anibal Cavaco Silva (PSD).

Il s’agit d’une alliance entre le PSD et le Parti populaire (CDS/PP) de Paulo Portas, nommé ministre des Affaires étrangères. Le premier ministre a très vite affiché ses priorités : assainir les finances publiques pour restaurer la confiance dans l’économie portugaise afin de pouvoir retourner sur les marchés en juin 2014. A ce titre, il s’est entouré d’une équipe resserrée (11 ministres), jeune et compétente, notamment en matière économique et financière.

Cependant, la politique d’austérité menée de façon intransigeante par M. Passos Coehlo, dans le cadre du plan d’ajustement financier, a très vite provoqué de vives critiques de la part des deux autres partis signataires du plan d’aide, le parti socialiste (PS) et le CDS/PP.

Le secrétaire général du PS, António José Martins Seguro, est passé dans une opposition franche, réclamant plus de temps pour appliquer le programme d’ajustement, un rééchelonnement de la dette et des mesures qui soutiennent la croissance et l’emploi. Le PS a voté contre le projet de budget 2013 dont il a jugé les hypothèses macroéconomiques irréalistes. Il a déclaré ne pas souhaiter participer au débat sur la refondation de l’Etat, affirmant qu’il n’était pas question de rogner « l’Etat social ». Le 3 avril 2013 il a déposé une motion de censure contre la politique d’austérité du gouvernement, jugée trop excessive.

Paulo Portas, leader du CDS/PP, parti minoritaire de la coalition, n’a eu de cesse de faire entendre sa différence. Il a pris ses distances vis-à-vis de la politique économique du gouvernement, notamment pour ce qui a trait à l’augmentation des impôts.

Ces tensions se sont exacerbées au début du mois de juillet avec les démissions des ministres des Finances (Vitor Gaspar) et des Affaires étrangères (Paulo Portas). M. Gaspar, confronté aux violentes critiques de l’ensemble de la classe politique et de la rue, a, par sa démission surprise, déclaré son impuissance à imposer une politique de rigueur qui a provoqué une forte récession et une hausse du chômage plus importante qu’anticipée.

M. Portas, quant à lui, n’a pas souhaité cautionner la poursuite de la rigueur budgétaire choisie par M. Passos Coehlo en désignant aux fonctions de ministre des Finances, l’adjointe de M. Gaspar, Mme Maria Luis Albuquerque.

Après trois semaines de turbulences, et face au constat d’échec de sa tentative de forcer un consensus entre les trois partis de l’arc gouvernemental autour du plan d’ajustement structurel, le président de la République a refermé, le 21 juillet, cet épisode de crise politique. Il a annoncé sa décision de maintenir en fonction l’actuel gouvernement, et deux jours plus tard, a accepté le remaniement ministériel proposé par M. Passos Coehlo. Comme prévu, il a écarté la convocation d’élections anticipées, rejetant ainsi les appels de l’ensemble de l’opposition de gauche en faveur d’une dissolution immédiate du parlement.

Le 23 juillet, M. Cavaco Silva a approuvé un remaniement ministériel qui renforce le poids du parti de Paulo Portas, le CDS au sein de la coalition :

  • Paulo Portas, a été promu au poste de vice-Premier ministre, en charge de la coordination de la politique économique et des relations avec la troïka. Quant au poste de ministre de ministre des Affaires étrangères, il est attribué à Rui Machete, un avocat de 73 ans, considéré comme un « poids-lourd » du PSD, qui avait occupé divers postes ministériels à la fin des années 70 et au début des années 80.
  • Le ministre de l’Economie, Alvaro Santos Pereira, un indépendant, est remplacé par Antonio Pires de Lima, économiste, spécialiste de la gestion d’entreprises, et membre du CDS-PP.
  • Un nouveau ministère à part entière est créé : celui de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de l’Energie, relevant auparavant de la compétence de la ministre de l’Agriculture, Maria Assuncao Cristas. Il est confié à un spécialiste de l’environnement, Jorge Moreira da Silva, membre du PSD.
  • Le 7 août, le secrétaire d’Etat au Trésor, Joaquim Pais Jorge, nommé en juillet dernier, a donné sa démission, sur fond de polémique autour de contrats « swaps » souscrits par des entreprises publiques, de 2003 à 2011, alors qu’en 2005 il était dirigeant de Citigroup. A ce stade il n’est pas encore remplacé. La nouvelle ministre des Finances, Mme Maria Luis Albuquerque, elle-même mise en cause dans cette affaire, se trouve fragilisée par ce dossier.

Le 29 septembre 2013 : l’opposition socialiste a remporté les élections municipales et a infligé un revers historique au gouvernement de centre droit au pouvoir, sanctionné pour sa politique d’austérité.

Le Premier ministre Pedro Passos Coelho (PSD, Parti social-démocrate) a reconnu la "défaite nationale" de son parti, qui a raté son objectif de garder la majorité des mairies.

Le PSD a perdu le contrôle de trois grandes villes, Porto, Sintra et Vila Nova de Gaia, et s’est fait distancer à Lisbonne, où le maire socialiste sortant, Antonio Costa, a été réélu pour un troisième mandat avec une large avance sur le candidat de la coalition au pouvoir.

Ce scrutin municipal a constitué un premier test électoral pour le gouvernement et sa politique d’austérité de plus en plus contestée. Cependant, M. Passos de Coelho a aussitôt indiqué qu’il comptait maintenir le cap de l’austérité, "indispensable pour surmonter la crise économique et restaurer la confiance et la croissance pour le Portugal".


Situation économique

Le programme d’assistance financière au Portugal, portant sur 78 Mds €, a été formellement adopté en mai 2011. Rassurée par la mise en place de mesures de consolidation budgétaire et l’annonce de réformes structurelles soutenant la compétitivité et la croissance potentielle, la troïka a débloqué les sept premières tranches d’aide (18,7 Mds € en juin 2011, 11,5 Mds € en septembre 2011, 8 Mds € en décembre 2011, 14,9 Mds € en mars 2012, 4,3 Mds € en septembre 2012, 2,5 Mds€ en novembre 2012, 5,6 Mds€ en octobre 2013).

Ce programme d’ajustement, bien appliqué, a permis une maîtrise de la dépense publique (diminution d’un montant équivalent à 4 % de PIB en deux ans), la réduction du déficit budgétaire structurel primaire (de 6 % sur les deux années 2011 et 2012) et du déficit commercial (de – 7 % du PIB en 2010 à l’équilibre en 2012), mais au prix d’une baisse du PIB (-1,7 % en 2011, - 3,2 % en 2012 et environ 2 % en 2013), d’une forte augmentation du chômage (15,9 % en 2012, dont 40 % pour les moins de 25 ans et plus de 17 % en 2013) et d’une dette publique qui se situe à 123,6% du PIB en 2012.

En conséquence, la troïka a revu en septembre 2012 la trajectoire budgétaire (objectif de déficit de 5 % en 2012, 4,5 % en 2013, 2,5 % en 2014, au lieu de 4,5 % en 2012 et 3 % en 2013). Mais malgré cela, en raison tant de la contraction de la demande interne et des difficultés de financement (accès et coût), que du ralentissement des exportations vers les pays européens, le risque existe d’une spirale récessive compromettant l’atteinte même de ces objectifs. C’est dans ce contexte que le gouvernement a obtenu, le 15 mars, un nouvel assouplissement de sa trajectoire budgétaire ( 5,5 % du PIB en 2013, 4 % en 2014 et 2,5 % en 2015).

Par ailleurs, alors que la dette publique dépasse 120 % du PIB, la "troïka" a également donné au gouvernement jusqu’en 2015 pour réduire les dépenses publiques de l’Etat. A l’origine, ces économies auraient dû être réalisées en 2013 et 2014.

Les réformes structurelles sont bien engagées. Elles visent à libérer l’initiative privée et l’entreprise, à ouvrir l’économie, à diminuer le poids des secteurs de rente ou protégés et à rendre l’Etat moins coûteux, et davantage au service des entreprises.

Le 27 novembre 2012, le parlement portugais a approuvé le projet de loi de finances pour l’année 2013 qui est marqué par une hausse générale des impôts.

Cependant, l’invalidation, le 5 avril 2013, par le tribunal constitutionnel (TC), de quatre articles du projet de loi de finances 2013, prive le gouvernement d’une économie d’environ 1,3 milliard d’euros. Pour compenser cette perte, et satisfaire aux exigences des créanciers internationaux du Portugal, M. Pedro Passos Coelho a annoncé, le 3 mai, une série de nouvelles mesures d’austérité pour réduire, à l’horizon 2015, les dépenses publiques de 4,8 milliards d’euros, dans le cadre de la réforme de l’Etat.

Celles-ci visent, d’une part, à réduire la dimension du secteur public et à rationaliser son fonctionnement et, d’autre part, à limiter la générosité du système de sécurité sociale afin de garantir sa soutenabilité. Il s’agit, notamment, de reporter l’âge du départ à la retraite à taux plein à 66 ans et à allonger le temps de travail de 35 à 40 heures pour les fonctionnaires. Leur nombre devrait être réduit de 30.000 sur un total d’environ 700.000 par le biais de départs volontaires. Ces mesures ont fait l’objet d’un budget rectificatif approuvé au parlement le 7 juin.

L’objectif prioritaire du Premier Ministre demeure le même : le retour du Portugal sur les marchés financiers d’ici le mois de juin 2014, date de la fin du prêt accordé par ses créanciers extérieurs.
La troïka en déplacement au Portugal début octobre, a accordé au pays un satisfecit en notant des signes de reprise économique.
Le Portugal a reçu jusqu’ici 65,5 milliards d’euros sur le total de 78 milliards promis par l’UE et le FMI dans le cadre du programme qui court jusqu’à juin 2014.

Le gouvernement portugais a estimé, qu’un deuxième plan d’aide ne sera pas nécessaire et a rappelé, que le pays était sorti de la récession au deuxième trimestre, avec une croissance de 1,1%. Il a par ailleurs indiqué que les données disponibles lui permettent de croire que le troisième trimestre sera également positif.

Lors de cette dernière évaluation, le gouvernement portugais a demandé à ses créanciers internationaux un nouvel assouplissement de son objectif de déficit public pour l’année prochaine, à 4,5% du PIB, contre un objectif de 4% fixé actuellement. Mais la troïka est restée inflexible sur l’objectif fixé.


Politique extérieure

Le Portugal met en œuvre une politique extérieure pragmatique et flexible.


Bilan de la présence du Portugal au Conseil de sécurité des NU (2011-2012)

Le Portugal a été élu membre non permanent du Conseil de sécurité pour la période 2011-2012, ce qui a constitué une victoire pour la diplomatie portugaise qui a su mobiliser ses réseaux (notamment africains) pour ravir la place au Canada, à la surprise générale. Il s’agissait de la troisième participation du Portugal au CSNU. Il a présidé efficacement le comité des sanctions sur la Libye.

Sur la Syrie, le Portugal s’est associé aux projets de résolution sur le pays et a reconnu la coalition de l’opposition. Il a reconnu la Palestine comme Etat observateur. En matière de non-prolifération, le Portugal a aussi présidé efficacement le comité de sanctions 1718 (Corée du Nord). Sur les sujets africains, il existe une unité de vues : soutien sans réserve en 2011 sur la Côte d’Ivoire et approche similaire sur le dossier de la piraterie maritime et sur le Mali, moins sur l’Union africaine et l’AMISOM en Somalie. D’abord discret sur la Guinée-Bissau, le Portugal est devenu relativement offensif sur ce dossier après le coup d’Etat militaire du 12 avril 2012.

Le Portugal a exercé la présidence du Conseil de sécurité en novembre 2011. Il a organisé un débat de haut niveau sur les implications des nouvelles menaces sur la paix et la sécurité internationales, mais a dû renoncer à faire adopter une déclaration présidentielle sur le sujet, compte tenu des oppositions et malgré le soutien de notre délégation.


Une politique africaine ambitieuse

Le Portugal s’est lancé dans la mise en place d’une politique plus axée sur le multilatéralisme, notamment en matière de sécurité collective, et comprenant une composante bilatérale politique et économique dépassant le strict cadre de l’Afrique lusophone. Lisbonne a réussi à gagner en visibilité en dehors des pays lusophones. Il convient, malgré tout, de souligner l’importance que continue d’accorder le Portugal à ses anciennes colonies, notamment l’Angola et le Mozambique sous l’angle économique principalement, le Cap Vert, la Guinée Bissau et Sao Tomé et Principe sous l’angle politique et de développement.

  • Angola
    Visite du Premier ministre Passos Coelho à Luanda en novembre 2011 (annonce de la tenue en 2012 d’un sommet bilatéral axé sur le développement durable). L’Angola est le principal client du Portugal hors UE et le 4ème mondial. Luanda semble vouloir renverser l’ancienne relation coloniale avec le Portugal en investissant dans le secteur bancaire et énergétique portugais. De même, les flux de migrations du Portugal vers l’Angola sont plus importants que ceux de l’Angola vers le Portugal, ce qui inverse l’équilibre habituel dans ce domaine en Europe.
  • Guinée Bissau
    Forte volonté de Lisbonne de jouer un rôle de premier plan dans la crise politique de ce pays en s’appuyant sur la CPLP. A son initiative, le CSNU a adopté le 18 mai 2012 la résolution 2048 qui met en place un régime de sanctions à l’encontre des principaux auteurs du coup d’Etat et appelle à la « restauration d’un processus électoral ».
  • Mozambique
    Le premier sommet luso-monzabicain s’est tenu à Lisbonne fin novembre 2011 et a confirmé une volonté commune de renforcer les échanges bilatéraux aux plans économique (le Portugal est le deuxième investisseur dans ce pays) et politique (présidence mozambicaine de la CPLP en 2012). Depuis l’attaque des forces gouvernementales contre la base des ex-rebelles de la Renamo mi-octobre 2013, le gouvernement portugais suit "avec inquiétude" la situation au Mozambique. Les ex-rebelles de la Renamo ont en effet dénoncé l’accord de paix de 1992, qui avait mis fin à 16 ans de guerre civile.


Une relation privilégiée avec l’Amérique Latine

Le Portugal accorde tout naturellement sa priorité au Brésil, avec lequel il a fêté en octobre 2008 le 200ème anniversaire du transfert de la cour de Joao VI provoqué par les invasions napoléoniennes, à l’occasion de la tenue de leur 9ème sommet bilatéral. La tenue du premier sommet UE-Brésil a, par ailleurs, été l’une des grandes réussites diplomatiques portugaises des dernières années.

Le Brésil représente 50% des échanges commerciaux portugais avec l’Amérique Latine. Le Portugal est le septième investisseur au Brésil avec près de 8 milliards d’euros de stock d’investissements directs à l’étranger. En outre, la plus importante communauté portugaise à l’étranger se trouve au Brésil (1,2 millions de personnes) tandis que les Brésiliens représentent une des premières communautés immigrées au Portugal (plus de 50.000 personnes). Dans le cadre de la réforme de l’ONU, Lisbonne soutient fermement le Brésil pour son entrée au Conseil de sécurité (membre permanent).

Outre le Brésil, le Portugal entretient de bonnes relations avec le Mexique, le Chili et l’Argentine (avant l’affaire de l’expropriation de l’entreprise espagnole Repsol), alors que le Venezuela, fort d’une communauté portugaise et de luso-descendants d’un demi million d’individus, avait entretenu d’excellentes relations avec le gouvernement portugais précédent (Socrates).


Un intérêt croissant pour le Maghreb, le Proche et le Moyen-Orient

Le Portugal a longtemps entretenu une relation privilégiée avec le Maroc, pour des raisons historiques et de proximité géographique. Un sommet bilatéral quasi-annuel existe depuis 1994. Les liens entretenus avec Rabat sont moins exclusifs depuis l’instauration de sommets bilatéraux avec l’Algérie et la Tunisie en 2007.

Lisbonne cherche également à étendre ses relations à la Libye et la Mauritanie (avec l’ouverture d’une ambassade en 2007). Lisbonne s’alimente essentiellement en gaz auprès de la Libye et de l’Algérie. Le Portugal est, par ailleurs, partisan d’une action européenne ambitieuse dans la région du Proche-Orient. 147 soldats portugais font partie de la FINUL. Lisbonne bénéficie d’une image positive dans les pays arabes en raison de ses positions politiques ressenties comme équilibrées vis-à-vis du conflit israélo-palestinien.

Toujours dans l’esprit de sa diplomatie économique, le Portugal multiplie depuis 2006 les visites dans les Etats du Golfe dans l’intention de diversifier ses approvisionnements pétroliers et de promouvoir les exportations de ses entreprises. Les contacts s’intensifient avec le Qatar et les EAU afin de soutenir les exportations des entreprises portugaises (notamment dans la perspective de l’organisation par ces deux pays de la coupe du monde de Football en 2022).


Le maintien des bonnes relations avec les pays émergents : Chine, Inde, Russie

La politique étrangère portugaise menée ces dernières années s’est bien évidemment attachée au maintien des bonnes relations avec les BRIC. A ce titre, le Président de la République s’est rendu en Inde en janvier 2007 et en Turquie en mai 2009, où Lisbonne a réaffirmé son plein soutien à l’adhésion du pays à l’UE.

Le président chinois a effectué une visite à Lisbonne en octobre 2010 qui s’est traduite par la signature de contrats commerciaux, et à l’occasion de sa visite en Chine en décembre 2010, le ministre des finances portugais de l’époque (M. Teixeira dos Santos) avait assuré que la Chine continuerait à aider le Portugal en achetant des titres de la dette portugaise. Les partenariats conclus avec l’Ukraine et la Russie en 2008 constituent ce que le Premier ministre portugais qualifie de « diplomatie économique » nécessaire pour améliorer la balance commerciale portugaise.


Mise à jour : 31.10.13

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