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Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Pologne (Rzeczpospolita Polska)
Nature du régime : République (IIIè République depuis 1989)
Président de la République : Bronislaw Komorowski
Premier ministre : Donald Tusk

Données géographiques

Superficie : 311 730 km2 (soit 0,57 fois la France)
Capitale : Varsovie (1,7 million d’hab.)
Villes principales : Cracovie (756 000 hab.), Lodz (737 000 hab.), Wroclaw (635 000 hab.)
Langue officielle : polonais
Monnaie : Zloty (1 € = 4,4 PLN)
Fêtes nationales : 3 mai (fête de la Constitution de 1791), 11 novembre (fête de l’indépendance)

Données démographiques

Population : 38,167 millions (13 millions hors de Pologne)
Densité : 122,3 hab./km2
Croissance démographique : -0,04%, taux de natalité 10,8 pour 1000 hab. et taux de fécondité : 1.39 en 2010
Espérance de vie : 75,8 ans (H : 70,9 ; F : 79,6)
Taux d’alphabétisation : 98%
Religion(s) : catholique majoritaire 88,4% avec une observance religieuse élevée, entre 52 et 60%

Données économiques (2012)

PIB : 380 Md€
PIB/hab : 16 200 € en 2010 (24ème sur UE 27 : 25 100 €)
Salaire mensuel brut moyen (2010) : 804€ (F : 2 567)
Salaire minimum (2010) : 327€ (F : 1398€)
Taux de croissance : 1,9 % (prév. 1,1 % en 2013)
Taux de chômage : 10,2 %
Taux d’inflation : 3,7 %
Solde public : - 3,9 % du PIB
Dette publique : 55,8 % du PIB
Solde commercial : - 1,2 Md€ (2011)

Principaux clients : Allemagne (26,1%), Royaume-Uni (6,4%), Rép.Tchèque (6,2%), France (6,1%), Italie (5,3%), Russie (4,5%)
Principaux fournisseurs : Allemagne (27,6%), Russie (12,1%), Pays-Bas (5,7%), Italie (5,1%), Chine (5,1%), France (4,2%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : Agriculture : 4% ; industrie manufacturière 24,3% ; BTP : 8,3% ; transports télécoms : 6,4% ; commerce : 20,6% ; autres services : 36,4%

Répartition de la population active (15,4 millions) : Agriculture : 16,2% ; Industrie : 23,1% ; Construction : 4,7% ; Commerce : 15,7% ; Transports : 5,5% ; Education : 7,9% ; Santé : 5,5% ; Autres : 13,3%

Exportations de la France vers la Pologne : 6,6 Mds d’€
Importations françaises depuis la Pologne : 7,8 Mds d’€

Participation de la Pologne à l’Union européenne

Contribution au budget de l’UE 2011 : 3,1 Mds€
Fonds européens perçus en 2011 : 14,4 Mds€
Bénéficiaire net de 11,2 Mds€
Fonds européens 2007 – 2013 : 93,7 Mds€ (Politique de cohésion : 67,3 Mds€, PAC : 26,4 Mds€)
Fonds européens 2014 – 2020 : 105,8 Mds€ (Politique de cohésion : 72 Mds€, PAC : 18 Mds€)
Principales affectations des fonds en 2011 : Politique de cohésion (9,6 Mds€) et PAC (4,3 Mds€).
Nombre de députés au Parlement européen : 51/754
Nombre de voix au Conseil de l’UE (pondération, traité de Nice) : 27/345 soit 7,8%
Nombre de voix au Conseil de l’UE après 2014 (critère population, traité de Lisbonne) : 7,7%

Politique intérieure

Depuis novembre 2007, la Pologne est gouvernée par une coalition associant les libéraux et les agrariens. La Plateforme civique (PO), libérale de centre-droit, dispose de 207 députés sur 460 à la Diète (Sejm) et conduit la coalition. Elle est menée par le premier ministre, Donald Tusk, qui a été maintenu à ce poste après les élections législatives du 9 octobre 2011.

Le Parti populaire (PSL), héritier de l’ancien grand parti agrarien, est le partenaire de coalition avec 28 députés. Son dirigeant, Janusz Piechocinski, est vice-premier ministre et ministre de l’économie depuis le départ fin novembre 2012 de Waldemar Pawlak, à cette fonction depuis 2007. Le PSL détient également les portefeuilles de l’agriculture et du travail. Le gouvernement actuel est d’ores et déjà l’un des deux gouvernements (avec celui de Jerzy Buzek, 1997-2001) ayant connu la plus grande longévité depuis le retour de la démocratie en 1989.

La PO et son allié agrarien disposent de tous les leviers de pouvoir : la présidence de la République, le gouvernement, les deux chambres du parlement et la majorité des régions. Ce n’était pas le cas sous la présidence de Lech Kaczynski (avant avril 2010) qui utilisait son droit de veto pour contrecarrer des projets de loi gouvernementaux. Les élections législatives du 9 octobre 2011 ont confirmé cette domination de la PO sur la scène politique polonaise interne, qui est ainsi le premier parti polonais au pouvoir à être reconduit depuis 1989.


La catastrophe de Smolensk

La donne politique a été profondément modifiée par la catastrophe aérienne de Smolensk du 10 avril 2010, au cours de laquelle la Pologne a perdu des figures importantes de la vie politique et de la société civile. Outre le président Lech Kaczynski et son épouse, de nombreuses personnalités de premier plan ont trouvé la mort dans l’accident du Tupolev 154, parmi lesquelles 18 députés et sénateurs, notamment Jerzy Szmajdzinski, candidat officiel du parti social-démocrate (l’Alliance de la gauche démocratique, SLD), à l’élection présidentielle, et Krzysztof Putra, tous deux vice-présidents de la Diète, Krystyna Bochenek, une vice-présidente du Sénat, plusieurs vice-ministres et anciens ministres, les cinq chefs d’état major, le chef des services spéciaux, la présidente du Conseil de l’ordre des avocats et le président de la Banque nationale, ainsi que de hauts dignitaires religieux et des représentants des familles des victimes de Katyn. Conformément à la Constitution, l’intérim fut assuré par le maréchal de la Diète, Bronislaw Komorowski, désigné peu auparavant candidat officiel de la Plateforme civique (PO), à l’issue d’une primaire où il l’avait emporté sur le ministre des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski.


Elections présidentielles du 4 juillet 2010

Bronislaw Komorowski a été élu président de la République le 4 juillet 2010 avec 53,01 % des votes au second tour face au candidat du parti conservateur Droit et Justice (PiS), Jaroslaw Kaczynski, frère jumeau du président défunt. Si, globalement, le pays reste ancré à droite (78 % au 1er tour), cette élection présidentielle a :

- confirmé l’ancrage polonais dans l’Europe en pleine préparation de la présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne qui s’est déroulée au second semestre 2011 ;

- marqué un fort besoin de renouvellement, avec l’apparition d’une nouvelle génération de jeunes cadres aux côtés des principaux candidats ;

- rappelé la rémanence d’une division sociologique et géographique nette, le long d’une ligne serpentant du nord-est vers le sud épousant les confins des anciens partages historiques, entre une Pologne PiS catholique traditionaliste des petites villes et campagnes, dans l’ensemble plus pauvre et moins éduquée, et celle des grandes villes, plus jeune et plus ouverte au monde qui a voté PO libérale ;

- donné une sorte de satisfecit au premier ministre Donald Tusk pour la politique menée depuis 2007 et pour avoir réussi à amortir les effets de la crise économique mondiale.

Après avoir adopté un temps un profil centriste, le candidat du PiS Jaroslaw Kaczynski a renoué avec un discours intransigeant sur l’ « establishment », la « paralysie de la justice » et le « condominium germano-russe ». Il a obtenu 47% des suffrages au second tour.

La percée du candidat de l’Alliance de la gauche démocratique (SLD, social-démocrate, ex-communistes), Grzegorz Napieralski, arrivé 3ème au premier tour de l’élection présidentielle avec 13,7% des voix, traduit l’émergence d’une nouvelle génération arrivée à l’âge adulte après la chute du communisme et qui tente de s’ouvrir un espace politique en mettant en avant des questions de société : rôle de l’Eglise, fécondation in vitro, libéralisation de l’interruption volontaire de grossesse.


Elections législatives du 9 octobre 2011

Lors des élections législatives du 9 octobre 2011 la PO a confirmé sa domination sur la scène politique polonaise, avec 39% des suffrages, tandis que le PiS, avec 30% des voix, est sorti affaibli d’une élection qui devait sonner comme une revanche après l’échec de la présidentielle. Le score honorable du parti agrarien (8,4%), très malmené dans les sondages, a permis à la PO de M. Tusk de reconduire la même coalition, et de former un nouveau gouvernement, dont les principales figures se sont maintenues.

L’échec du SLD, arrivé à la cinquième place, avec seulement 8,2% des suffrages, trouve notamment son explication dans la percée inattendue du mouvement de Palikot, anticlérical, libéral et libertaire sur les questions de société. Ce dernier mouvement, fondé par Janusz Palikot, un ancien député de la PO, en octobre 2011, illustre les transformations d’une société polonaise qui se laïcise, et devient la troisième formation de la Diète polonaise avec 10% des sièges.


La catastrophe de Smolensk

La donne politique a été profondément modifiée par la catastrophe aérienne de Smolensk du 10 avril 2010, au cours de laquelle la Pologne a perdu des figures importantes de la vie politique et de la société civile.

Outre le président Lech Kaczynski et son épouse, de nombreuses personnalités de premier plan ont trouvé la mort dans l’accident du Tupolev 154, parmi lesquelles 18 députés et sénateurs, notamment Jerzy Szmajdzinski, candidat officiel du parti social-démocrate (l’Alliance de la gauche démocratique, SLD), à l’élection présidentielle, et Krzysztof Putra, tous deux vice-présidents de la Diète, Krystyna Bochenek, une vice-présidente du Sénat, plusieurs vice-ministres et anciens ministres, les cinq chefs d’état major, le chef des services spéciaux, la présidente du Conseil de l’ordre des avocats et le président de la Banque nationale, ainsi que de hauts dignitaires religieux et des représentants des familles des victimes de Katyn.

Conformément à la Constitution, l’intérim fut assuré par le maréchal de la Diète, Bronislaw Komorowski, désigné peu auparavant candidat officiel de la Plateforme civique (PO), à l’issue d’une primaire où il l’avait emporté sur le ministre des affaires étrangères, Radoslaw Sikorski.


Elections présidentielles du 4 juillet 2010

Bronislaw Komorowski a été élu président de la République le 4 juillet 2010 avec 53,01 % des votes au second tour face au candidat du parti conservateur Droit et Justice (PiS), Jaroslaw Kaczynski, frère jumeau du président défunt.

Si, globalement, le pays reste ancré à droite (78 % au 1er tour), cette élection présidentielle a (1) confirmé l’ancrage polonais dans l’Europe en pleine préparation de la présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne qui s’est déroulée au second semestre 2011 ; (2) marqué un fort besoin de renouvellement, avec l’apparition d’une nouvelle génération de jeunes cadres aux côtés des principaux candidats ; (3) rappelé la rémanence d’une division sociologique et géographique nette, le long d’une ligne serpentant du nord-est vers le sud épousant les confins des anciens partages historiques, entre une Pologne PiS catholique traditionaliste des petites villes et campagnes, dans l’ensemble plus pauvre et moins éduquée, et celle des grandes villes, plus jeune et plus ouverte au monde qui a voté PO libérale et (4) donné une sorte de satisfecit au premier ministre Donald Tusk pour la politique menée depuis 2007 et pour avoir réussi à amortir les effets de la crise économique mondiale.

Après avoir adopté un temps un profil centriste, le candidat du PiS Jaroslaw Kaczynski a renoué avec un discours intransigeant sur l’ « establishment », la « paralysie de la justice » et le « condominium germano-russe ». Il a obtenu 47% des suffrages au second tour. La percée du candidat de l’Alliance de la gauche démocratique (SLD, social-démocrate, ex-communistes), Grzegorz Napieralski, arrivé 3ème au premier tour de l’élection présidentielle avec 13,7% des voix, traduit l’émergence d’une nouvelle génération arrivée à l’âge adulte après la chute du communisme et qui tente de s’ouvrir un espace politique en mettant en avant des questions de société : rôle de l’Eglise, fécondation in vitro, libéralisation de l’interruption volontaire de grossesse.


Elections législatives du 9 octobre 2011

Lors des élections législatives du 9 octobre 2011 la PO a confirmé sa domination sur la scène politique polonaise, avec 39% des suffrages, tandis que le PiS, avec 30% des voix, est sorti affaibli d’une élection qui devait sonner comme une revanche après l’échec de la présidentielle.

Le score honorable du parti agrarien (8,4%), très malmené dans les sondages, a permis à la PO de M. Tusk de reconduire la même coalition, et de former un nouveau gouvernement, dont les principales figures se sont maintenues. L’échec du SLD, arrivé à la cinquième place, avec seulement 8,2% des suffrages, trouve notamment son explication dans la percée inattendue du mouvement de Palikot, anticlérical, libéral et libertaire sur les questions de société. Ce dernier mouvement, fondé par Janusz Palikot, un ancien député de la PO, en octobre 2011, illustre les transformations d’une société polonaise qui se laïcise, et devient la troisième formation de la Diète polonaise avec 10% des sièges.

Situation économique

Données macroéconomiques

La Pologne a été le seul État membre de l’UE à afficher une croissance positive de son PIB en 2009 (+1,7%). Après une croissance soutenue en 2010 et 2011 (3,8% et 4,5%), l’activité a nettement marqué le pas en 2012 (à seulement 1,9% contre 2,5% prévus dans la Loi de Finances). Révisant à la baisse sa prévision de croissance pour 2013, 2,9% à 2,2%, le gouvernement a annoncé par la même occasion que l’objectif de déficit public était relevé de 3% à 3,5% du PIB en 2012.

Ces prévisions restent optimistes par rapport à celles de la Commission européenne, qui prévoit 1,1% de croissance en 2013. Le 12 octobre 2012, le premier ministre polonais a par ailleurs annoncé un vaste chantier de relance de l’investissement lors de son second discours de politique générale depuis les élections de l’automne 2011.

La croissance en Pologne est tirée principalement par la demande intérieure, un pilier de la prospérité polonaise. Le secteur de la construction, stimulé par un bon niveau de dépense publique dans le domaine des infrastructures, connaît une croissance lente mais constante. La préparation et la tenue des championnats d’Europe de football organisés conjointement avec l’Ukraine en 2012 ont permis de pousser l’investissement public et privé.

Les principaux clients de la Pologne se situent dans l’Union européenne (78,6% des exportations polonaises), et notamment dans la zone euro (55%). Si l’Union européenne demeure de loin le 1er fournisseur de la Pologne (58,8% du total), sa part a connu une baisse de 3 points en 2010 au profit de la Russie et de la Chine. Le déficit de compte courant (4,5% en 2010, 5,2% en 2011) pourrait s’aggraver.

Le secteur bancaire, constitué pour l’essentiel d’une cinquantaine de banques commerciales, en majorité filiales de grands groupes étrangers, contrôle 79% du total agrégé des actifs bancaires (le solde est resté dans les mains de l’Etat qui contrôle la 1ère banque polonaise, PKO BP), mais l’activité de crédits aux entreprises reste faible, malgré de bons résultats en 2011. S’il reste solide et profitable, il a été cependant fragilisé par la crise des dettes souveraines de la zone euro, en raison de l’exposition des banques mère des filiales polonaises aux actifs grecs, portugais et irlandais.


Finances publiques

L’objectif du gouvernement en matière de déficit était d’atteindre 2,9% du PIB en 2012, contre encore 5,6% en 2011, et 7,9% en 2010. Il devrait finalement se fixer à 3,9% en 2012.

La maîtrise du déficit public est un enjeu à la fois européen (mise en œuvre de la règle d’or) et interne, car la constitution polonaise plafonne depuis 1997 la dette publique à 60% du PIB, et une loi organique de 2009 a fixé des niveaux d’alerte à 50 puis 55% du PIB, qui imposent au gouvernement d’adopter un plan d’assainissement en cas de dépassement.

Selon la méthodologie polonaise, qui exclut la dette de certaines entités extrabudgétaires, la dette publique polonaise s’élevait à 52,4% en 2012 et pourrait revenir à 51,4% en 2013. Selon la Commission européenne, la dette publique polonaise s’élevait à 56,4% du PIB en 2011 et devrait connaître une diminution à 55,8% en 2013.


Mix énergétique en Pologne

La question énergétique revêt en Pologne une importance politique forte en raison de sa dépendance vis-à-vis de la Russie pour l’approvisionnement (73% du total des importations de gaz) et le transport. La dépendance extérieure de la Pologne au pétrole est de près de 100% et au gaz de près de 70%. La production énergétique polonaise est ainsi largement dominée en 2009 par le recours au charbon, dont la Pologne dispose en abondance, qui représente 83% de la production.

Les engagements de réduction de ses émissions pris dans le cadre européen (paquet énergie-climat) sont perçus par la Pologne comme particulièrement contraignants compte-tenu de la composition du bouquet électrique polonais très émetteur en CO2.

La possibilité d’exploiter des ressources domestiques en gaz de schiste constitue pour la Pologne une première opportunité majeure qui lui permettrait de concilier l’objectif de diversification énergétique (sans remettre en cause l’option nucléaire) et d’indépendance énergétique.

Ces ressources, dont les estimations varient (entre 346 à 768 milliards de m3 en 2012), lui permettraient aussi de réduire ses émissions de gaz à effet de serre, puisque la combustion du gaz émet deux fois moins de CO2 que le charbon. Les gisements de gaz de schiste polonais comporteraient en outre l’avantage d’être situés beaucoup plus en profondeur que les gisements français, ce qui réduirait le risque de pollution de la nappe phréatique.

Si ses ressources en charbon lui procurent une certaine indépendance sur le plan électrique, leur impact carbone et la nécessité de diversifier le mix énergétique polonais ont amené la Pologne à envisager de se doter de l’énergie nucléaire à l’horizon 2025. Le gouvernement polonais a adopté le 13 janvier 2009 une résolution prévoyant la mise en place d’une filière nucléaire en Pologne, avec la construction d’au moins deux centrales d’une puissance initialement fixée à 3 000 MW chacune, la première opérationnelle en 2025, la seconde vers 2029. La catastrophe de Fukushima n’a pas altéré la volonté polonaise de se doter de centrales nucléaires.

Les priorités de la politique énergétique de la Pologne à horizon 2030 sont l’amélioration de l’efficacité énergétique, la diversification des sources d’énergies (gaz, renouvelables, nucléaire), et la réduction des émissions de CO2 grâce aux technologies de charbon propre, dont la capture et le stockage du carbone (CCS).

Le site internet du Trésor propose des analyses sur la situation économique en Pologne


Politique européenne

Entrée dans l’Union européenne le 1er mai 2004, avec une opinion publique largement acquise à la construction européenne (78% de « oui » lors du référendum d’adhésion en juin 2003), la Pologne demeure, neuf ans après l’adhésion, l’un des pays les plus « euro-enthousiastes » (74%) parmi les 28, où l’Europe est toujours synonyme de liberté et de prospérité. L’élection au suffrage universel de Bronislaw Komorowski à la présidence de la République en juillet 2010 a confirmé ce choix européen.

« Sixième grand » de l’UE, tentée par un rôle tribunicien à la tête des nouveaux Etats membres, la Pologne a exercé la présidence tournante du Conseil européen (PPUE) au second semestre 2011. La coordination interministérielle sur les questions européennes (UKIE) a été intégrée au sein du ministère des Affaires étrangères.

Les priorités de la présidence polonaise étaient articulées autour de trois blocs principaux :

- L’intégration européenne comme source de croissance économique : gestion de la crise financière ; achèvement de la construction du marché unique ; perspectives financières post 2013 ; maintien d’un rôle central pour la politique de cohésion.

- Une Europe sûre : proposition de mécanismes de solidarité entre Etats membres en matière d’énergie ; régulation et contrôle des marchés financiers ; réforme de la PAC ; réforme de Frontex ; renforcement de la PSDC (capacités civiles et militaires de l’UE) ; Dialogue UE/OTAN.

- Une Europe qui tire des bénéfices de son ouverture : poursuite de la politique d’élargissement (Balkans en particulier) et développement d’un voisinage stable, avec le Partenariat oriental notamment ; soutien à la transformation démocratique des Etats du voisinage sud, nouveau cadre de coopération entre l’UE et la Russie (accord d’association) ; poursuite des négociations du cycle de Doha en matière de politique commerciale commune.

Attachée au Triangle de Weimar, la Pologne considère que l’Allemagne et la France sont des partenaires stratégiques, aux côtés desquels elle peut mieux défendre sa vision de l’Europe et ses intérêts. Varsovie a organisé un Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Varsovie le 7 février 2011, à l’occasion du 20ème anniversaire du triangle de Weimar. Les ministres des Affaires étrangères se rencontrent régulièrement dans ce format (dernière rencontre le 29 février 2012 à Berlin), ainsi que les ministres délégués chargés des Affaires européennes (16 juillet 2013 à Heilbronn).

Le 20ème anniversaire du traité de bon voisinage et de coopération entre l’Allemagne et la Pologne, célébré le 21 juin 2011, a été l’occasion d’un premier conseil des ministres germano-polonais, sur le modèle du conseil des ministres franco-allemand, et d’une déclaration politique ambitieuse.

Varsovie cherche aussi à renforcer le poids politique du Groupe de Visegrad, un format souple de coopération, dont la célébration du 20ème anniversaire du Groupe en présence des quatre présidents a eu lieu à Visegrad en Hongrie les 7 et 8 octobre 2011.

La Pologne a pris la présidence tournante le 1er juillet 2012 pour un an, ce qui lui permet de mobiliser régulièrement ses trois alliés (République tchèque, Slovaquie, Hongrie) sur les sujets d’importance. Elle a organisé le 6 mars 2013 à Varsovie un sommet Visegrad des chefs de gouvernement consacré aux questions de défense et à l’avenir de l’Union européenne auquel le Président de la République et la Chancelière allemande ont été invités.

Principal instrument politique du groupe, un Fonds de Visegrad a été créé en 2001. Doté d’un montant de 6millions d’€ par an, il est abondé tous les ans par les 4 pays à part égale (1,5 M€ chacun) et permet de financer des échanges, des bourses, des résidences d’artistes ou des projets transfrontaliers d’infrastructures.


Questions institutionnelles

Présence dans les institutions européennes

La Pologne dispose au Conseil d’un nombre de voix équivalent à celui de l’Espagne (27 sur 345, 29 pour la France). Le passage au système de vote à la double majorité du traité de Lisbonne (55% des Etats membres, 65% de la population de l’UE) n’aura pratiquement pas d’incidence sur son poids dans la répartition des voix. Elle a cependant obtenu le maintien du système de vote du traité de Nice jusqu’en 2014, puis une période transitoire jusqu’en 2017 au cours de laquelle un Etat pourra encore demander lors d’un vote d’avoir recourir au système du traité de Nice.
Elle compte 51 députés au Parlement européen, qui a été présidé, du 14 juillet 2009 au 17 janvier 2012, par un ancien premier ministre polonais, Jerzy Buzek. M. Janusz Lewandowski (PPE, ancien président de la Commission des budgets du PE) est le commissaire polonais en charge du budget dans la Commission désignée en 2010.
Varsovie s’est par ailleurs fait le héraut des nouveaux Etats membres en matière de représentation au sein du Service européen d’action extérieure lors de sa création en 2009. Varsovie a obtenu l’un des postes de secrétaire général adjoint (M. Popowski) auprès de Mme Ashton, ainsi que trois postes d’ambassadeurs (Corée du sud, Jordanie et Ukraine).
Outre le Collège d’Europe à Natolin, la Pologne accueille à Varsovie le siège de l’Agence de coopération aux frontières extérieures de l’Union, « Frontex ».


Charte des droits fondamentaux

La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, proclamée lors du Conseil européen de Nice, le 7 décembre 2000 a la même valeur juridique que celle des traités depuis son entrée en vigueur le 1er décembre 2009. La Pologne dispose cependant avec le Royaume-Uni d’un régime dérogatoire à son application défini par un protocole annexé au traité de Lisbonne, selon lequel, toute disposition de la Charte faisant référence aux législations et pratiques nationales ne s’applique à ces deux pays que si les droits et principes qu’elle contient sont reconnus dans leurs législations et leurs pratiques respectives (art. 2 du protocole 30). L’objectif de cette dérogation pour la Pologne était d’éviter l’ouverture de réclamations contentieuses sur des biens confisqués aux Allemands expulsés de la Pologne après la Seconde Guerre mondiale.


Politiques internes

Cadres financiers pluriannuels

La Pologne reste le plus grand bénéficiaire en volume des fonds européens parmi les nouveaux États membres pour 2014-2020. En 2010, la Pologne a contribué à hauteur de 3,6 Mds€ au budget de l’Union européenne. Avec 11,8 Mds de fonds en provenance de l’Union européenne elle est donc bénéficiaire net (+8,2 Mds€), au neuvième rang des bénéficiaires nets par habitant (1 763€/hab en pour la période 2007-2013).

Les deux plus gros postes d’affectation des fonds européens sont la politique de cohésion (72,8 Mds€ pour le cadre financier 2014-2020, soit une augmentation de 5 Mds€ par rapport à 2007-2013) et la politique agricole commune (28 Mds€ en 2014-2020, soit +1,5 Mds€). La Pologne avait en particulier inscrit, parmi ses priorités dans la négociation du cadre financier pluriannuel 2014-2020, la politique de cohésion et son niveau de financement.

Si la politique agricole commune n’était pas pour elle une priorité de premier plan, elle soulignait cependant qu’elle devrait rester communautaire, conserver au moins le niveau de financement actuel et gagner à être plus lisible et donc simplifiée. La Pologne a particulièrement bien réussi sa négociation du nouveau cadre financier pluriannuel, puisqu’elle est le seul pays européen qui voit ses lignes de crédit – fonds de cohésion et politique agricole – augmenter par rapport au précédent budget.




Zone euro

La Pologne s’est engagée en adhérant à l’Union européenne à adopter la monnaie unique dès qu’elle remplirait les critères de convergence. L’objectif affiché par le premier ministre Donald Tusk en 2008 était une entrée en 2012 dans la zone euro.

La crise de la zone euro et l’absence de satisfaction de certains critères de convergence (solde public, inflation, volatilité limitée de la devise nationale), hormis ceux de la dette, inférieure à 60% du PIB, et du taux d’intérêt à long terme, ont repoussé la perspective d’une adhésion au plus tôt aux environs de 2016

. Les dirigeants polonais souhaitent désormais remplir les critères d’adhésion à l’horizon 2015 pour pouvoir ensuite être en mesure de décider de l’adhésion proprement dite après les élections législatives de l’automne 2015, alors que 62% de l’opinion publique polonaise est actuellement opposée à une adoption de l’euro. Il sera aussi nécessaire d’engager une modification de la Constitution, ce qui nécessite une majorité des 3/5ème, dont le gouvernement ne dispose pas actuellement (un projet de loi a été déposé en décembre 2010 pour un renforcement de l’indépendance de la banque centrale et la possibilité de remplacer le zloty par l’euro, mais n’a toujours pas été adopté).

Opposée au développement d’une « Europe à deux vitesses », la Pologne a obtenu lors de la négociation du TSCG que les Etats non membres de la zone euro participent aux sommets consacrés à l’architecture globale et à l’avenir de la zone euro.


Questions migratoires

Peu concernée par l’immigration qui reste assez marginale, la Pologne est davantage préoccupée depuis cinq ans par les vagues d’émigration massive qui, alliées à un faible taux de fécondité (1,29 en 2011), ont eu des incidences économiques négatives. Même si elle partage une partie de nos objectifs (adoption du pacte sur l’immigration et l’asile), depuis son adhésion à l’espace Schengen en décembre 2007, Varsovie dispose de la plus longue frontière extérieure terrestre, après la Finlande avec 1200 km, et demeure à ce titre concentrée sur la problématique de la frontière orientale, sans barrière naturelle et difficilement contrôlable.


Relations extérieures de l’Union européenne

Un fort intérêt pour la PSDC

La Pologne est engagée sur le dossier de la PSDC, en particulier depuis la décision annoncée 2009 par le président Obama de renoncer au déploiement du bouclier antimissiles en Pologne (accord signé le 14 août 2008 mais non ratifié), Varsovie a cherché à équilibrer son approche en matière de politique de sécurité en s’investissant plus sur la PSDC, qu’elle perçoit comme un moyen puissant d’intégration européenne et dont elle a fait une priorité de sa présidence de l’Union européenne au second semestre 2011.

Elle a notamment obtenu la création d’un centre d’opération et de planification, qui a été activé pour la Corne de l’Afrique le 23 janvier 2012 par le Conseil de l’Union européenne (Elle ne participe toutefois pas à l’opération Atalante contre la piraterie au large des côtes somaliennes).

Elle s’est associée aux différentes initiatives en format Weimar. Elle a participé à la rencontre en format Weimar + Italie et Espagne rassemblant les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des cinq pays le 15 novembre 2012 à Paris. Enfin, elle a organisé un Sommet Visegrad (Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie) + Allemagne et France consacré à la PSDC et à l’avenir de l’Union européenne à Varsovie le 6 mars 2013, avec la participation du Président de la République.

Elle est nation-cadre d’un groupement tactique Weimar (force en alerte de 2000 à 2500 hommes déployables rapidement par l’Union européenne) qui assure le tour d’alerte du premier semestre 2013. Elle fournit la moitié des 2000 à 2500 hommes, l’Allemagne assure le soutien logistique et la France le soutien médical. La Pologne prévoit également avec les autres pays du groupe de Visegrad la création d’un groupement tactique à l’horizon 2016.

La Pologne a participé à plusieurs opérations PSDC. Troisième contributeur de l’opération EUFOR en RDC (2006), la Pologne s’est engagée au Tchad/RCA (400 hommes en 2008), au Kosovo (dont elle a tôt reconnu l’indépendance), ainsi que dans l’EUFOR en Bosnie-Herzégovine (où elle a encore 40 soldats).

Par ailleurs, elle avait, début 2013, 2.100 personnels déployés en opérations de l’OTAN : 1800 pour l’ISAF en Afghanistan, 230 soldats pour la KFOR au Kosovo.

La Pologne alloue une part de son PIB à la défense qui est l’une des plus importantes des pays membres de l’UE (1,95% du PIB en 2013, soit environ 8 Mds€). Le plan de modernisation des forces armées polonaises prévoit d’allouer 34 Mds€ à l’acquisition de nouveaux équipements sur la période 2013-2022.


Elargissement

La Pologne tient une position de principe favorable à l’élargissement de l’Union, tout en souscrivant aux principes du consensus de 2006 (conditionnalité, mérites propres).

Balkans occidentaux : La Pologne soutient un engagement européen actif, ce qu’illustre une forte participation nationale aux opérations déployées dans le cadre de la PSDC. Elle y déploie son activité diplomatique également dans le cadre du Groupe de Visegrad. La Pologne a soutenu l’octroi du statut de candidat à la Serbie (1er mars 2012). Elle a reconnu le Kosovo.

Turquie : Les autorités polonaises soutiennent, sans ambiguïté, l’idée d’une d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, pour des raisons stratégiques mais aussi historiques (l’Empire ottoman n’a jamais reconnu les partages successifs de la Pologne). Cette position, rappelée lors du déplacement de M. Tusk en Turquie en décembre 2010, fait l’objet d’un consensus au sein de la classe politique polonaise.


Politique de voisinage

La Pologne plaide pour un rééquilibrage du centre de gravité de l’Union européenne vers l’Est (Ukraine, Moldavie, Biélorussie et les trois Etats du Caucase). Elle est à l’origine, avec la Suède, du Partenariat oriental, lancé à Prague le 7 mai 2009. Elle a organisé pendant sa présidence de l’Union européenne un sommet du Partenariat oriental les 29-30 septembre 2011 à Varsovie.

Ukraine
A l’avant-poste du soutien à la « révolution orange » en décembre 2004, la Pologne soutient le rapprochement de Kiev avec l’UE et avec l’OTAN. Les relations historiques et familiales (L’viv/Lvov était la seconde ville de Pologne avant la guerre), la coopération transfrontalière et les considérations économiques (en dépit du risque de délocalisation et de concurrence) confirment cette importance stratégique. Les deux pays ont co-organisé ensemble l’euro 2012 de football.

Biélorussie
Pour Varsovie, la question biélorusse est sensible, notamment en raison de la présence d’une minorité polonaise forte de plus de 400 000 personnes (principalement dans le nord-ouest du pays, dans l’oblast de Hrodna, avec près du tiers des habitants du chef-lieu de cette région). Varsovie souhaite que l’UE alourdisse les sanctions contre le régime Loukachenko et intensifie parallèlement son soutien à la société civile ainsi qu’à l’opposition biélorusse, qui utilise la Pologne comme une base arrière.

Moldavie
Depuis l’arrivée au pouvoir à Chisinau, à l’été 2009, de l’Alliance pour l’intégration européenne (AIE), Varsovie ne ménage pas ses efforts pour soutenir le camp pro-européen à Chisinau, accélérer les négociations UE-Moldavie et pousser en faveur de la reconnaissance par les 28 d’une perspective européenne pour la Moldavie.


Politique étrangère

L’ancrage transatlantique

La Pologne a formalisé une politique de sécurité reposant, au-delà de la défense territoriale, sur trois piliers : l’OTAN, qu’elle a rejoint en 1999, l’UE, rejointe en 2004, et les partenariats, parmi lesquels domine le partenariat polono-américain. Dans ses engagements opérationnels et capacitaires, Varsovie a généralement accordé la primauté au pilier polono-américain et à l’OTAN, notamment en 2003 lors de l’intervention en Irak.

Les gages de sécurité apportés par l’OTAN et les Etats-Unis restent la priorité pour la Pologne, qui s’efforce de faire progresser sa coopération bilatérale avec les Etats-Unis sur la base de la déclaration de coopération stratégique polono-américaine du 20 août 2008.

Ainsi, après la forte déception suscitée par l’abandon, le 17 septembre 2009, du projet de « bouclier antimissile » voulu par le président Bush, dans lequel la Pologne devait jouer un rôle central, Varsovie a obtenu du président Obama de conserver un lien privilégié avec les Etats-Unis dans le domaine de la défense antimissile.

L’accord de Cracovie signé en juillet 2010 a concrétisé le souhait de la Pologne d’accueillir sur son territoire une composante du nouveau projet de déploiement américain, la European Phased adpatative approach (EPAA), qui prévoyait la mise en place en 4 phases, de 2012 à 2020, d’une architecture de défense antimissile plus légère et plus souple, adaptée à la menace. La composante destinée à être implantée en Pologne (intercepteurs SM3-2II, efficaces contre des missiles de portée intermédiaire) s’inscrit dans la phase 3 de l’EPAA.

Elle sera installée à Redzikowo, près de Slupsk, près de la mer baltique. Après l’annonce le 15 mars 2013 de l’abandon de la phase 4 du déploiement par l’administration américaine pour redéployer certaines capacités sur la côté ouest pour faire face à la menace nord-coréenne, l’ensemble du dispositif devrait être opérationnel dès 2018.

Le président Obama était à Varsovie les 27 et 28 mai 2011 à l’occasion du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement d’Europe centrale, organisé dans la capitale polonaise. La Pologne accueille par ailleurs avec les pays baltes en 2013 un exercice des forces de réaction de l’Otan (NRF).


Une relation complexe avec la Russie

En parallèle, la Pologne a entamé un important rapprochement avec Moscou en 2007 avec l’arrivée du gouvernement de M. Tusk, qui s’est accéléré après la catastrophe aérienne de Smolensk. Le président Komorowski est personnellement très engagé dans le processus de réconciliation.

Sur le plan européen, cette évolution s’est traduite par l’accord, dont la possibilité a d’abord été négociée entre les vingt-sept, entre Moscou et Varsovie en décembre 2011, sur l’assouplissement du régime de mobilité des résidents de Kaliningrad (accord « Petit trafic frontalier »). La Pologne s’est, à plusieurs reprises, montrée favorable à l’initiative de Meseberg (projet de création d’un comité politique et de sécurité UE-Russie) sous réserve que la Russie coopère dans le règlement des conflits gelés. Depuis mai 2011, les ministres des affaires étrangères allemand, polonais et russe se rencontrent par ailleurs annuellement dans le cadre d’un format dit de Kaliningrad. La dernière rencontre a eu lieu le 10 mai 2013 à Varsovie. En 2015, les deux pays organiseront respectivement l’année polonaise en Russie et l’année russe en Pologne.


Mise à jour : 24.02.14


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