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Présentation

Données générales

Nom officiel : Papouasie-Nouvelle-Guinée
Nature du régime : monarchie constitutionnelle
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Le Gouverneur Général représente la Reine Elizabeth II, reine de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Sir Michael Ogio est Gouverneur Général depuis le 25 février 2011

Données géographiques

Superficie : 462 840 km2
Capitale : Port Moresby
Villes principales : Madang, Goroka, Lae
Langue (s) officielle (s) : anglais, pidgin et hiri motu

Langue (s) courante (s) : anglais et pidgin, environ 860 langues locales
Monnaie : kina (1 kina = 100 toea), 1 kina = 0,372euro (taux de chancellerie 16/06/2013)
Fête nationale : 16 septembre

Données démographiques

Population (2013) : 7 170 000 hab. (PNUD)
Densité : 14 habitants / km²
Croissance démographique : 2,2 % (2009)
Espérance de vie (2013) : 63,1 ans
Taux d’alphabétisation des adultes (2013) : 60,1 % (PNUD)
Religion (s) : Catholiques (27%), Luthériens (19,5%)
Indice de développement humain (classement PNUD 2012) : 156ème rang mondial

Données économiques

PIB (estimation 2013) : 17,4 Mds USD
PIB par habitant (2012) : 1400 USD

Taux de croissance (2012) ; 9,2 %
Taux d’inflation (2013) : 6%

Balance commerciale (2011) : 2721 M USD

Principaux clients : Australie (31%), Japon (7%), Chine (6,1%), Philippines, Allemagne, Malaisie
Principaux fournisseurs : Australie (38%), Singapour (14%), Chine (7%), Malaisie (5%), Japon, Indonésie, Etats-Unis

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 30%
  • industrie et mines : 38 %
  • services : 32 %

Exportations de la France vers la PNG (2012) : 17,5 M euros
Importations françaises depuis la PNG (2011) : 12,6 M euros

Communauté française en PNG : 146 inscrits au 19 août 2013


Politique intérieure

La Papouasie-Nouvelle-Guinée dispose d’un Parlement monocaméral de 111 représentants élus dont 89 sont pourvus hors circonscription et 22 dans les circonscriptions provinciales. Les parlementaires sont élus au suffrage universel pour cinq ans. A la demande du Gouverneur général, le parti ayant obtenu le plus d’élus présente un candidat au poste de Premier ministre.

Afin de renforcer la stabilité gouvernementale, la Constitution prévoit une période de dix-huit mois pendant lesquels le Gouvernement ne peut pas faire l’objet d’une motion de censure. Le paysage politique de la PNG est caractérisé par le morcellement de ses partis politiques et l’instabilité des coalitions parlementaires.

Après un an de gouvernement marqué par une instabilité politique chronique, et grâce à une réconciliation et alliance politique avec l’ex Premier ministre Somare, le parti de Peter O’Neill remporte une large victoire aux élections générales du 2 août 2012. Ce dernier est élu Premier ministre, obtenant ainsi la légitimité politique qui lui faisait défaut. M. Leo Dion, député de la province de Nouvelle Bretagne orientale, est nommé vice-Premier ministre.

La place des femmes dans la société et dans l’exercice du pouvoir est un sujet qui continue à diviser les Papouasiens. Depuis l’indépendance, seules cinq femmes ont été élues au Parlement et une seule a occupé un poste ministériel.

L’accord de paix signé en 2001 dans la capitale de l’île de Bougainville, Arawa, a mis un terme à un conflit séparatiste long de douze ans qui a fait près de 20 000 morts (10 % de la population de la province). L’Ile de Bougainville dispose désormais d’un statut de région autonome au sein de la PNG. M. Joseph Kabui, ancien chef de l’Armée Révolutionnaire de Bougainville, a été le premier Président du Gouvernement de la région autonome jusqu’à son décès.

M. James Tanis, ancien militant sécessionniste, lui a succédé en janvier 2009. Depuis les élections qui se sont tenues en juin 2010, le nouveau Président de la province autonome est John Momis, élu avec plus de 52 % des suffrages. Ancien prêtre, M. Momis a également occupé les fonctions d’ambassadeur de PNG en Chine. Un référendum d’autodétermination de la province autonome de Bougainville est prévu entre 2015 et 2020.


Situation économique

La Papouasie-Nouvelle-Guinée est la première économie du Pacifique insulaire (elle représente environ 60% du PIB, 80% des exportations et 60% des importations de la région hors Australie et Nouvelle-Zélande). Son potentiel économique est unique, du fait, notamment, de ses ressources minières (or, cuivre, nickel) pétrolières et gazières. Les perspectives de croissance sont favorables à moyen et long terme : celle-ci a atteint 9,2% en 2012, tirée par le développement sans précédent de projets gaziers et miniers et par la demande croissante du marché asiatique.

Le premier projet d’exploitation de gaz naturel liquéfié, mené par ExxonMobil (chef de file avec 29 % des parts du projet) et dans lequel le gouvernement détient une participation de 16,6 %, a été signé en décembre 2009. Il prévoit la construction d’un gazoduc de 700 km allant du gisement situé sur les hauts plateaux jusqu’à une usine de liquéfaction située à Port Moresby, pour un investissement estimé à plus de 22 Mds de USD. Il pourrait permettre au pays, en dix ans, de tripler ses exportations et doubler son PIB.

La production de gaz devrait débuter en 2014-2015 (6,6 Mt/an). Un deuxième projet d’exploitation de GNL de grande ampleur d’une capacité de 9 millions de tonnes par an, avec un gazoduc de 300 km, pour un investissement de 7 Mds USD, est en cours dans la province du Golfe. Un troisième projet de GNL a été confirmé dans l’ouest de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, développé par Horizon Oil et Osaka Gaz.

Le secteur minier représente aujourd’hui l’essentiel des ressources du pays. La PNG figure également parmi les quinze premiers producteurs mondiaux d’or et de cuivre. Le secteur connaît un fort développement : extension et intensification de l’extraction aurifère, diversification vers le nickel, le chrome, le cobalt et le molybdène, exploration maritime (exploration en cours pour la première mine sous-marine – sulfures polymétalliques - par la société canadienne Nautilus). Une mine de nickel-cobalt à Ramu Nico, opérée par une compagnie chinoise, a débuté sa production en 2012. Au cours de ses vingt années d’exploitation prévues, 143 millions de tonnes de nickel devraient être extraits.

L’économie de la Papouasie-Nouvelle-Guinée demeure cependant fortement dépendante du secteur primaire et reste vulnérable à la fluctuation des cours des matières premières. L’exploitation forestière et certaines productions agricoles et piscicoles, notamment le café, le cacao, l’huile de palme, le coprah et le thon contribuent de manière significative à l’excédent de la balance commerciale du pays.

Thai Union, la plus grande compagnie de transformation de poisson au monde a ouvert en juin 2013 sa plus grande usine du Pacifique en Papouasie-Nouvelle-Guinée (38M de dollars). L’agriculture représente environ 36 % du PIB et 20 % des exportations du pays, principalement des exportations de bois. Le secteur minier et celui de l’énergie représentent 25 % du PIB, 76 % des recettes d’exportation du pays et 40 % des recettes du budget de l’Etat.

Les secteurs non-miniers (particulièrement les transports, les télécommunications et la construction) ont joué un rôle important dans la croissance économique des dernières années et permis une forte augmentation du taux d’emploi (passé de 9% à 17% entre 2002 et 2011), et l’apparition d’une petite classe moyenne.

Sur le plan des finances publiques, les fortes rentrées fiscales générées par la hausse des cours des matières premières ont permis au gouvernement d’améliorer la situation des comptes publics. Les élections de 2012 ont cependant été synonymes d’assouplissement de la politique budgétaire et le budget 2013 a conforté cette orientation. Le déficit budgétaire devrait s’établir à 7,9% en 2013 et 5,4% en 2014. Le budget 2013 est en hausse de 28,9% par rapport à 2012. La dette publique représente 32% du PIB en 2013 et devrait passer à 35% en 2014.

Les agences de notation maintiennent cependant leur rating sur l’île (B1 chez Moody’s). L’adoption par le Parlement en février 2012 d’un projet visant la création d’un fonds souverain devrait permettre de préserver les dépenses publiques. Une loi organique, votée en 2012, sépare les actifs en un « Fonds de stabilisation » et un « fonds de développement », qui seront tous deux investis à l’étranger. Après avoir été contenue de 2004 à 2007, l’inflation a atteint 7% en 2011 et s’établit à 6% en 2013.

Malgré des indicateurs économiques encourageants, le pays demeure confronté à de nombreux défis sociaux et économiques (156ème IDH en 2013) : pluss de 85 % de la population vit en zone rurale et pratique une agriculture de subsistance. Son taux de natalité est l’un des plus élevés de l’aire océanienne (4,6 enfants par femme) et son taux d’alphabétisation parmi les plus faibles de la région (60 %). Le taux d’incidence VIH/SIDA est de 0,9%. Enfin, située sur la « ceinture de feu » volcanique, la PNG est très exposée aux catastrophes naturelles.


Politique étrangère

L’Australie, puissance coloniale jusqu’en 1975, est le principal partenaire politique, économique et commercial de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elle est son premier fournisseur (42 % de ses importations) et son premier client (28 % de ses exportations) alors que la PNG est le quinzième partenaire de l’Australie (1 % de ses importations et 1,6 % de ses importations).

La communauté australienne en PNG est estimée à plus de 10 000 personnes. La relation bilatérale s’articule autour d’un dialogue politique soutenu (Forum ministériel bilatéral, visites régulières de haut niveau), des investissements et échanges commerciaux importants et de une aide australienne importante. La PNG est le premier destinataire de l’aide au développement de l’Australie en faveur des Etats insulaires océaniens, avec 500,7 M AUD pour la période 2012-2013, principalement dans les domaines de la santé, l’éducation, les infrastructures et les transports, l’Etat de droit et la justice.

Les deux pays souhaitent mettre l’accent sur la coopération économique et commerciale et ont annoncé, au cours du 20ème forum ministériel Australie – PNG en octobre 2011, le lancement des négociations d’un Traité de coopération économique. La visite du Premier ministre australien Julia Gillard en PNG en mai 2012 et la signature d’une nouvelle déclaration de partenariat à cette occasion, ont marqué la volonté de Canberra de dynamiser un partenariat avec la nouvelle génération de dirigeants papouans.

Les deux gouvernements ont par ailleurs signé un accord en septembre 2012 prévoyant l’ouverture d’un centre de rétention « off shore » sur l’île papouane de Manus pour le traitement des demandeurs d’asile vers l’Australie.Un nouvel accord signé en juillet 2013 en a modifié les modalités.

Les investissements australiens en PNG (près de 19 Mds de dollars australiens, soit l’équivalent des investissements australiens en Chine) se concentrent traditionnellement dans le secteur des ressources naturelles, notamment les mines d’or, le pétrole et le gaz. Les entreprises minières australiennes Oil Search et Santos notamment, sont fortement investies dans le projet PNG LNG. L’Australie et la PNG coopèrent pour mettre en place d’un fonds souverain en PNG destiné à mieux gérer les revenus des énormes ressources naturelles de la PNG.

Les intérêts des puissances asiatiques, Chine, Japon, Corée du Sud, mais également Indonésie et Malaisie s’accroissent en PNG, portés par l’exploitation des richesses minérales, forestières et halieutiques. Parmi les Etats insulaires du Pacifique, la PNG est devenue le principal partenaire commercial de la Chine et la première destination de l’aide et des investissements chinois. La mine de nickel et de cobalt de Ramu Nico est l’investissement chinois le plus important en PNG (1,6 Md USD).

Le Premier ministre papouan s’est rendu en Chine peu de temps après son élection, en septembre 2012. Un important prêt chinois, destiné à la remise en état et au développement des infrastructures du pays, est en cours de négociation. Le Japon, important investisseur dans le domaine minier et gazier(intérêts notamment dans le projet LNG, dont une partie du gaz sera vendue au Japon)est également un important pourvoyeur d’assistance technique à la PNG.

Les relations avec l’Indonésie, seul pays avec lequel la PNG possède une frontière terrestre (longue de 800 km) se renforcent, comme en atteste la visite du Premier ministre O’Neill à Jakarta en juin 2013 (délégation d’une centaine de personnes, signature de 11 accords bilatéraux dans de nombreux domaines). Elles restent cependant fragiles, les tensions séparatistes existantes dans la province indonésienne de Nouvelle-Guinée Occidentale, peuplée en majorité de Papous, pesant de manière récurrente sur les relations entre les deux pays.

Avec les Etats-Unis, deuxième fournisseur de la PNG, les relations s’approfondissent rapidement. Lors de sa tournée en Asie du Sud-est et en Océanie en novembre 2010, Mme Hilary Clinton a fait une courte visite à Port Moresby. La Secrétaire d’Etat a rencontré le Gouverneur général, Sir Paulias Matane, le Premier ministre, Sir Michael Somare, et les membres de son gouvernement. Les Etats-Unis ont annoncé un renforcement de leur dispositif de coopération en PNG.

Le bureau régional de l’agence de coopération américaine USAid pour le Pacifique a été inauguré à Port Moresby en octobre 2011 et le budget de coopération a été augmenté de cinq millions de dollars. La PNG devrait également bénéficier d’une partie des crédits destinés aux Etats du Pacifique dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. Les activités en PNG du « Pacific Partnership », action humanitaire menée chaque année par les forces navales américaines, devraient être renforcées.

Au cours de ses tournées dans le Pacifique en juillet 2011 puis en août 2012, le Secrétaire d’Etat américain adjoint, M. Kurt Campbell, a confirmé la volonté des Etats-Unis de travailler encore d’avantage avec la PNG et d’accroître leur présence dans le Pacifique. Une nouvelle ambassade est en cours de construction à Port Moresby.

La PNG est un acteur politique actif en Océanie, en particulier au sein du Forum des Iles du Pacifique (FIP) qui rassemble les 16 pays de la région. Elle a accueilli le sommet annuel du FIP en octobre 2005 et assumé la présidence de l’organisation jusqu’en octobre 2007 en raison du coup d’Etat intervenu aux Iles Fidji en décembre 2006.

La PNG participe depuis 2003 à la mission d’assistance régionale de rétablissement de l’Etat de droit aux Iles Salomon (RAMSI), placée sous les auspices du FIP et pilotée par l’Australie. Elle doit accueillir les Jeux du Pacifique en 2015 et le Sommet de l’APEC en 2018. Membre fondateur du « Groupe Fer de Lance Mélanésien » (GFLM), créé en 1988 et doté de nouveaux statuts en 2007, la PNG soutient le rôle de cette institution de coopération subrégionale de l’espace mélanésien qui comprend également le Vanuatu, les Iles Fidji, les Iles Salomon et le mouvement FLNKS de Nouvelle-Calédonie. Elle doit accueillir le Festival des Arts et de la Culture mélanésienne en 2014.

Le PNUD, l’OMS, l’UNICEF, le HCR, le BCAH, la Banque Mondiale et la Banque Asiatique de Développement sont représentés en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

La PNG est membre observateur de l’ASEAN et membre de l’AOSIS (groupe de négociation des petits Etats insulaires, formant une alliance en matière de changement climatique).


Mise à jour : 30.09.13


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