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Présentation

Données générales

Nom officiel : République du Panama
Nature du régime : République démocratique unitaire (système parlementaire monocaméral)
Chef de l’Etat : Juan Carlos Varela


Données géographiques

Superficie : 75 517 km2
Capitale : Panama
Villes principales : Colón, David
Langue officielle : espagnol
Langues courantes : espagnol (85 % de la population dont 14 % parlent aussi anglais) et langues amérindiennes (15 %)
Monnaie : balboa, en parité fixe avec le dollar US
Fête nationale : 3 novembre (indépendance, séparation de la Colombie)


Données démographiques

Population : 3,802 M. d’habitants (Banque mondiale)
Densité : 47 habitants au km2
Croissance démographique : 2 % (2011)
Espérance de vie : 76 ans (PNUD 2011)
Taux d’alphabétisation : 94 % (Cepal 2011)
Religions : catholiques (85 %), protestants, évangélistes, autres (15 %)
Indice de développement humain : 0,780 - 59e rang (PNUD 2012) – (moyenne de l’IDH en ALC : 0.741)


Données économiques

PIB (2013) : 41,5 Mds USD (DG-Trésor)
PIB par habitant (2012) : 10 123 USD (DG-Trésor)

Taux de croissance (2013) : 7 % (10,7 % en 2012)
Taux de chômage : 4,5 % (Institut national statistique 2013)
Taux d’inflation (2012) : 5,6 %

Dette publique (2012) : 41,3 % du PIB (DG Trésor)
Solde budgétaire (2012) : -2 ,1 % du PIB
Solde commercial (2012) : - 6,8 % du PIB (hors zones franches)

Principaux clients : UE, États-Unis, Canada, Costa Rica
Principaux fournisseurs : États-Unis, UE, Chine, Costa Rica, Mexique

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 3,8 %
  • industrie/mines : 17,5 %
  • services : 78,7 %

Exportations françaises vers le Panama : 309 M€ en 2013 (+10 %) Matériel de transport inclus : 817 M€
Importations françaises depuis le Panama : 17 M€ (2013)
http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Communauté française au Panama : 1353 inscrits (décembre 2012)
Communauté panaméenne en France : 90 inscrits


Politique intérieure

Le Panama est une république démocratique unitaire, dotée d’un régime présidentiel. Le Président et le Vice-président sont élus au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans. Le Président nomme les membres du gouvernement. Monocaméral, le Parlement est constitué d’une Assemblée nationale, dont les 78 membres sont élus au suffrage universel direct pour cinq ans.

Les Panaméens ont élu le 4 mai dernier M. Juan Carlos Varela (parti panaméiste- centre droit) à la tête de la République du Panama avec près de 39 % des votes exprimés. Candidat d’opposition que les sondages classaient en 3e position, il s’est vu élire avec sept points d’avance sur le dauphin du président Ricardo Martinelli, M. José Domingo Arias (qui, recueille 32 % des votes, tandis que Juan Carlos Navarro, candidat du PRD, concentre 27 % des bulletins).

Ces élections générales se sont déroulées sans incident, et ont été marquées par une participation massive des citoyens panaméens (certes traditionnellement importante depuis le retour de la démocratie au Panama en 1989), de près de 75,5 %. Les trois principaux candidats ont mené une campagne électorale fondée sur des politiques de centre et de centre-droit. Les programmes de ces formations portent sur des thèmes identiques : pouvoir d’achat, sécurité et éducation.


Situation économique

Pays de services et de transit, le Panama a maintenu ses indicateurs au vert après la crise de 2008 et dispose d’une croissance comprise entre 7 et 10 % par an depuis ces cinq dernières années. Le pays connaît le quasi-plein emploi et n’est plus considéré comme un investissement spéculatif par les trois principales agences de notation internationales depuis 2010.

L’économie du Panama repose sur trois piliers :

  • la zone franche de Colón (2e plate-forme de redistribution de biens de consommation au monde),
  • le Centre Bancaire International (100 banques/82 Mds USD d’actifs)
  • les services maritimes (canal et infrastructures portuaires).

Le pays affiche un succès économique remarquable : plus forte croissance du PIB en Amérique centrale (+7 % de croissance économique en 2013, +10,7 % en 2012 %) et déficit public maîtrisé (prévision à 3,7 % du PIB pour 2013). Les atouts indéniables de ce pays sont : sa situation géographique, l’activité stratégique de son canal (5 % du trafic maritime mondial), mais aussi son économie dollarisée.

Le commerce extérieur de Panama a connu en 2013 un sensible fléchissement (-6,8 %), du fait du ralentissement de l’activité mondiale et, s’agissant des échanges de la Zone franche de Colon, des difficultés rencontrées par cette importante enclave commerciale de redistribution avec l’un de ses principaux clients, le Vénézuéla. Les importations en provenance d’Asie et d’Europe sont en sensible progression sur le marché domestique du Panama, de même que les exportations européennes en Zone Franche de Colon.

Sur les deux marchés (domestique et Zone franche de Colon), les échanges de la France ont fortement progressé (+ 254 % et + 14,2 % respectivement). Les États-Unis restent le premier fournisseur et premier client de Panama (23,6 % et 19,6 % de parts de marché). La Chine se maintient au rang de 2e fournisseur de Panama et de 1er fournisseur de la Zone franche (6,4 % et 34,6 % de parts de marché).


Politique extérieure

La diplomatie panaméenne se caractérise par un souci d’équilibre, qui la conduit à entretenir de bonnes relations avec le plus grand nombre d’États, tout en privilégiant quelques partenaires. Les États-Unis restent le premier utilisateur du canal (par lequel transite l’essentiel des marchandises échangées entre les côtes est et ouest des USA) et le premier partenaire politique, stratégique, économique et commercial du pays. Le Congrès américain a ratifié l’accord de libre-échange qui avait été signé entre les deux pays en 2007. Un autre partenaire naturel du Panama est le continent sud-américain. Le Panama nourrit des relations étroites avec le Chili, 4e utilisateur du canal, avec lequel un accord de libre-échange a été signé.

Le Panama revendique une politique active vis-à-vis du monde arabe avec, à titre d’exemple, l’ouverture d’une représentation diplomatique au Qatar, ou en engageant un dialogue politique structuré avec la Libye. Parallèlement, le canal pousse le Panama à nouer une relation étroite avec l’Asie. Le développement de l’économie chinoise et du commerce maritime de ce pays en font le 2e utilisateur du canal. A ce facteur économique s’ajoute un élément humain : 10 % de la population panaméenne est d’origine chinoise. Le maintien de relations diplomatiques avec Taïwan permet une présence économique conséquente et une aide substantielle de Taïpeh. Troisième utilisateur du canal, le Japon entretient avec le Panama des relations tant économiques que de coopération (20 MUSD/an). Les entreprises nippones installées au Panama y sont particulièrement dynamiques, notamment dans le secteur automobile.

En 2011, le Panama s’est porté candidat à l’adhésion à l’Alliance du Pacifique (Mexique, Colombie, Chili et Pérou), dont il est déjà observateur. A cet effet, le Panama a signé le 20 septembre 2013 un traité de libre commerce avec la Colombie. La signature d’un TLC avec le Mexique, dernière étape requise pour l’achèvement de cette procédure, pourrait intervenir à la mi-2014. L’adhésion à l’Alliance du Pacifique constitue un enjeu important pour le Panama, alors même que vont s’achever les travaux d’élargissement du Canal : intégrer cet espace économique renforcera sa place dans l’économie marchande de l’Amérique latine.

Le Panama a également une approche pragmatique des relations multilatérales. Il confère à la CELAC un rôle d’impulsion pour la région, qui pourrait favoriser des rapprochements entre les pays du SICA et ceux de la Caricom. Traditionnellement et historiquement tourné vers les Etats-Unis au nord et la Colombie au sud, le Panama a décidé de renforcer ses liens avec ses voisins centre-américains. Il est membre-fondateur du Système d’intégration centraméricain (SICA), mais c’est tout récemment qu’il s’est engagé à rejoindre le Système économique d’intégration centraméricain (SIECA), lors de la signature de l’accord d’association entre l’UE et le SICA (le 29 juin 2012). Cette adhésion montre la volonté panaméenne de renforcer son influence dans la région et de profiter de ses atouts, en particulier en matière de services maritimes (zone franche, ports, canal). Assurant la présidence pro tempore du SICA jusqu’à fin décembre 2013, le Panama souhaite concentrer son action sur la coopération en matière de sécurité et de lutte contre la criminalité.

Le Document Stratégie-pays 2007-2013 de l’Union européenne pour le Panama prévoit un financement de 38 M€. Ce programme est orienté vers la cohésion sociale, la bonne gouvernance et l’intégration régionale. Le Panama a accès au régime SPG+ (favorisant ses exportations vers le marché européen) et bénéficiera de l’accord d’association UE-Amérique centrale (ratifié par le Panama le 25 mars dernier). S’agissant d’un accord de région à région, les étapes de sa mise en œuvre sont nombreuses et l’entrée en vigueur de la totalité de l’accord n’interviendra pas immédiatement. Au Panama, son volet commercial est appliqué depuis le 1er août 2013.


Mise à jour : 04.07.14


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