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Présentation

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Relations politiques

Après une période de ralentissement consécutive à l’adoption des sanctions en 2005, la France développe ses relations avec Tachkent à travers un dialogue politique régulier et des projets de coopération.

Grâce à son engagement en faveur des défenseurs des droits de l’homme, la France a contribué à la libération en juin 2008 de Mme Tadjibaeva qui avait été arrêtée après avoir critiqué la gestion gouvernementale des évènements d’Andijan et condamnée en 2006 à huit ans d’emprisonnement. Elle a reçu le Prix des droits de l’homme de la République française.

Visites

L’année 2012 a marqué une relance importante de notre dialogue politique à haut niveau avec la visite du ministre des Transports à Tachkent le 25 février, la visite en Ouzbékistan du ministre de la Défense les 17 et 18 juillet et l’entretien à Paris du ministre des Affaires étrangères avec son homologue ouzbek, M. Kamilov, le 16 octobre.

Répondant à l’invitation de son homologue, M. Kamilov, M. Fabius s’est rendu en Ouzbékistan le 2 mars 2013, effectuant le premier déplacement d’un ministre des Affaires étrangères français dans ce pays. A cette occasion, il a été reçu par le président Karimov. La visite a également permis de relancer les relations économiques bilatérales.

Le ministre ouzbek de la Défense s’est rendu en France du 1er au 3 avril 2014 à l’invitation de M. Le Drian. Le ministre des Relations économiques extérieur est venu à Paris le 13 mars pour la commission mixte de coopération économique.

Le ministre des Affaires étrangères M. Kamilov a été à nouveau reçu par M. Fabius à Paris le 7 novembre 2014.

Relations économiques

Fondés principalement sur quelques grands contrats, nos échanges commerciaux hors armement étaient en hausse depuis 2009 (193 M€, 206 M€ en 2010 et 249 M€ en 2011), puis ont baissé de 50% en 2012, avant de remonterremonté à 244 M€ en 2013, avant de redescendre à 202 M€ en 2014. L’Ouzbékistan est le 2ème partenaire commercial de la France en Asie centrale, loin derière le Kazakhstan (4,88 Mds€ en 2014).

En dépit des réformes annoncées, le climat des affaires demeure difficile. : les difficultés qu’ont rencontrées les par de grandes entreprises étrangères dans le pays ces dernières années ont eu des conséquences sur les IDEs et sur l’image du pays (rappel des faits…) (la société de téléphonie russe MTS et sa filiale Uzdunrobita contrainte à la faillite, le contentieux entre l’Etat ouzbek sur l’éviction de la compagnie minière Oxus Gold (GB), la fermeture de plusieurs supermarchés turcs, la faillite orchestrée de l’entreprise Zeromax laissant des entreprises allemandes face à d’importants impayés…).

Conscientes de ces effets très négatifs, les autorités renforcent la législation visant à protéger les entreprises, à mettre en place une fiscalité plus attractive pour les investisseurs et négocient le retour de certaines entreprises (MTS, Thétys…).Une trentaine d’entreprises françaises sont implantées dans le pays, par l’intermédiaire de bureaux de représentation. Même si l’Ouzbékistan, dans le cadre de sa politique de diversification, affiche sa volonté de développer les échanges, la France demeure un partenaire commercial de moindre rang, loin derrière la Russie, la Chine, la Corée, ou encore l’Allemagne.

Un accord de protection des investissements est en vigueur depuis 1996 et une convention en vue d’éviter les double impositions et de prévenir l’évasion fiscale depuis 2003. L’Ouzbékistan est éligible aux aides FASEP (études) et la réserve pays émergents (RPE). En décembre 2009, laLa France a accordé à l’Ouzbékistan un prêt concessionnel de type RPEsur la « réserve pays émergents » d’un montant de 15 M€ pour la réhabilitation des stations de pompage de Navoï et d’Utchkara, qui devrait être menée en 2015. Autorisée à intervenir en Ouzbékistan en 2011, l’Agence française de développement devrait en 2014 lancer ses projets dans le secteur du chauffage urbain, des réseaux électriques ou des travaille actuellement sur un premier projet de traitements des déchets.
En octobre 2011, l’ADETEF et Uzbekturism ont signé un protocole d’accord visant à développer le secteur du tourisme, alors que chaque année, quelques 15 000 Ffrançais visitent l’Ouzbékistan (premier pays-source occidental).

Coopération culturelle, scientifique et technique

L’enveloppe de coopération s’élève à 223 380 € en 2015 (231 847 en 2014). La promotion de la culture et de la langue françaises constitue la priorité du poste et passe notamment par le soutien aux cinq écoles ouzbèkes à enseignement renforcé de français. La France soutient aussi cinq opérations importantes de fouilles archéologiques ou de restauration du patrimoine (subvention de 116 000 € allouée en 2011 à la restauration du pavement timouride des bassins du Palais blanc de Shahrisabz par le Conseil général de la Dordogne, inauguré en 2014). Après la fermeture en juillet 2014 de l’institut Français d’Ouzbékistan, une Alliance française devrait démarrer son activité à Tachkent en 2015.

Après une mission de recteurs ouzbeks, conduite par le premier vice-ministre en charge de l’Enseignement supérieur du 3 au 7 mars 2013, les recteurs de deux des principales universités du pays (des langues étrangères et de l’Université d’économie) se sont rendus en France du 5 au 7 mars 2014 pour les journées « Asie centrale » organisés par Campus France. Ils ont visité des établissements français avec lesquels des partenariats sont en cours de conclusion, notamment dans une optique de participation conjointe au programme européen Erasmus +.

L’ENA a pour sa part signé en octobre 2012 un protocole d’accord avec l’Académie Publique d’Administration d’Ouzbékistan (APA), puis accueilli une mission d’étude de cette académie en mars 2013.

La coopération technique bilatérale est principalement concentrée sur des actions dans le domaine du développement légal et institutionnel : la lutte contre la criminalité, la coopération juridique (soutien aux réformes judiciaires), le renforcement des institutions (colloques franco-ouzbek sur le droit constitutionnel). Une coopération en matière de santé avec le GIP Esther a par ailleurs commencé à l’automne 2014.

Coopération militaire et de défense

L’Ouzbékistan a choisi de renforcer sa coopération avec les pays occidentaux avec l’objectif d’accroitre sa sécurité après leretrait de la coalition internationale d’Afghanistan à la fin de 2014. La reprise de la commission mixte de défense franco-ouzbèke en mars 2012 et la réouverture d’une mission militaire française à Tachkent en juillet suivant contribuent au développement d’une coopération de conseil et d’expertise pour la formation et l’entrainement des forces. La reprise des comités armement en avril 2012 a également permis à la France d’identifier des secteurs de coopération dans ce domaine.

Mise à jour : 26.02.15

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