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Présentation de l’Ouganda

Présentation

Données générales

Nom officiel : République d’Ouganda
Nature du régime : présidentiel
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Yoweri Museveni


Données géographiques

Superficie : 236 860 km²
Capitale : Kampala
Villes principales : Jinja, Entebbe, Mbarara, Mbale, Soroti, Masaka, Gulu
Langue (s) officielle (s) : anglais
Langue (s) courante (s) : anglais, luganda, swahili
Monnaie : shilling ougandais (1 eur = 3758 UGX)
Fête nationale : 9 octobre


Données démographiques

Population : 34,9 millions d’habitants
Densité : 136 hab/km²
Croissance démographique : 3,57%
Taux de fécondité : 6,7 naissances/femme
Espérance de vie : 52 ans
Taux d’alphabétisation : 66 %
Religion (s) : catholiques (41,9 %) protestants (42 %) musulmans (12 %), autres 3,2 %
Indice de développement humain : 157ème sur 177 (Banque mondiale, 2010)
Classement transparency international : 127ème sur 180


Données économiques

PIB : 18,2 mds US $ (EIU, 2011)
PIB par habitant : 1 458 $ (EIU, 2011)

Taux de croissance du PIB : 6,3 % (EIU, 2011)
Taux de chômage : 6,9 % (PNUD, 2010)
Taux d’inflation : 11 % (EIU, 2011)
Dette publique : 23,5% du PIB (EIU, 2011)
Balance commerciale : -503 M $US (EIU, 2011)

Principaux clients : Soudan (14,3%), Kenya (9,5%), Suisse (9%), Rwanda (7,9%), autres (59,3%)
Principaux fournisseurs : EAU (11,4%), Kenya (11,3%), Inde (10,4%), Chine (8,1%), autres (58,8%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 24,3 %
  • industrie : 24,7 %
  • services : 51 %

Exportations de la France vers l’Ouganda : 41,1 M€ (ME)
Importations françaises depuis l’Ouganda : 63,1 M€ (ME)

Site de la mission économique : www.missioneco.org

Ambassade de France : Kampala
Communauté française en Ouganda : 300 immatriculés (DFAE, 2011)
Communauté ougandaise en France : 130 résidants autorisés à séjourner en France (DFAE, 2009)


Politique intérieure

L’avènement de Museveni en 1986 met ainsi un terme à quinze années de guerre civile. Il instaure un régime de « démocratie sans parti » ou « movement system », censé canaliser les tensions politiques et confessionnelles à l’origine des années de guerre civile. Ce système est plébiscité, le 29 juin 2000, par un référendum remporté par le pouvoir à plus de 90 % des voix.

Le chef de l’Etat a conforté son pouvoir en remportant les élections présidentielles de 1996 puis de 2001 (69 % des voix) et les législatives du 26 juin 2001 (189 sièges sur 214). Un référendum entérine le multipartisme (juillet 2005), sous la pression d’une société civile organisée. En contrepartie de cette ouverture, le président obtient une autre modification de la Constitution qui lui permet de briguer un troisième mandat. Le candidat-président remporte les premières élections présidentielles et parlementaires multipartites le 23 février 2006.

L’opposition au président Museveni, qui est restée divisée pendant la campagne de 2006, a tout de même profité de l’ouverture politique. Le principal opposant, Kizza Besigye, leader du Forum for Democratic Change (FDC), a été victime de procédures judiciaires. Le Président doit désormais composer avec une opposition officielle qui a des élus locaux et des relais dans la population. Toutefois le FDC est très divisé (il semble qu’il y ait une lutte larvée entre factions du nord et du sud) et le Parti Démocratique s’est scindé.

Aujourd’hui, l’opposition, qui s’est récemment fédérée, n’a pas de réel programme ni de véritable leader politique. L’accusation de haute trahison à l’encontre de Kizza Besigye (chef du Forum pour le Changement Démocratique) depuis la précédente campagne présidentielle de 2006, a été rejetée par la Cour constitutionnelle d’Ouganda mettant un terme aux différentes procédures en cours engagées contre ce candidat annoncé à la présidentielle de 2011.

L’opposition ougandaise perdante des dernières élections a été brutalement arrêtée dans sa tentative de mobiliser la population autour du thème de la vie chère (hausse du prix de l’essence et des denrées alimentaires). La tentative de ses leaders d’organiser des « marches sauvages » de la périphérie de Kampala vers le centre ville dans le cadre de l’opération « walk to work » a été contenue. La violence de la réaction des autorités a conduit à la prolifération diffuse de mouvements de population dans la capitale, dont les conséquences restent encore difficiles à évaluer.

Les élections présidentielles et parlementaires ont eu lieu le 18 février 2011. Le Président Museveni a été réélu pour un nouveau quinquennat avec 68% (taux de participation de 60%) et sera officiellement intronisé le 12 mai 2011. Son principal opposant, son ancien médecin le docteur Kizza Besigye (Forum pour le changement démocratique) n’a recueilli que 26% des suffrages, régressant sensiblement (- 7 points) en comparaison de son précédent score de 2006. Les autres candidats, au nombre de six, ne totalisent qu’environ 5% des suffrages, à peine plus que les bulletins nuls (4%). Les élections locales se sont tenues jusqu’au 7 mars.

Sur le plan social, une proposition de loi renforçant la pénalisation de l’homosexualité a agité le pays durant le premier semestre 2010. La communauté internationale (USA et présidence suédoise de l’UE notamment) s’est fortement mobilisée à la suite de cette proposition et le Président Museveni a récemment pris position contre cette initiative parlementaire.

Situation dans le Nord du pays /LRA

Le conflit avec la rébellion de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), qui a débuté en 1986, dans le Nord du pays (zones Acholi et Langi) a fait des dizaines de milliers de morts, 1,5 million de déplacés et créé une situation humanitaire catastrophique.

Des pourparlers de paix entre la LRA et le gouvernement ougandais ont été engagés, sous médiation sud-soudanaise, en août 2006 et ont débouché, le 26 août, sur la signature d’un accord de cessation des hostilités.

Sept autres accords ont été signés avec succès dont, en février 2008, un accord de cessez-le-feu permanent, un accord de DDR (désarmement, démobilisation, réconciliation), une annexe à l’accord DDR prévoyant l’adaptation du système judiciaire en vue de juger les crimes de guerre, un accord de mise en application de solutions globales (retour des déplacés, plan de relèvement du nord, fonds d’aide aux victimes de la guerre), un accord sur des mécanismes de contrôles. Ces accords ont permis de ramener la paix et la sécurité dans le nord ; plus de la moitié des réfugiés a déjà rejoint leurs villages. Le plan de reconstruction et de relèvement du nord a été lancé. La situation humanitaire s’améliore.

La signature d’un accord final de paix a été reportée plusieurs fois au cours de l’année 2008, du fait de l’absence du chef de la LRA, Joseph Kony, qui semble vouloir se soustraire à toute forme de justice. L’un des points d’achoppement reste, en effet, l’application des mandats internationaux lancés en juillet 2005 par la CPI (à la demande de Kampala) contre cinq leaders de la LRA dont Kony.

Ayant épuisé toutes les voies pacifiques pour amener Kony à signer l’accord final de paix, le gouvernement ougandais a lancé, le 14 décembre 2008, l’opération Lightning Thunder contre les bases de la LRA en RDC. Cette opération menée en collaboration avec les armées congolaise et sud-soudanaise, n’a pas, à ce jour, permis d’arrêter le chef du mouvement ni de mettre un terme à la rébellion, sans cesse en mouvement dans la région. Les représailles de la LRA ont été terribles : 800 morts, 100 000 déplacés et 160 enfants enlevés.

L’opération a cependant conduit à la destruction des bases et des stocks d’approvisionnement des rebelles, les plaçant dans une situation de grande précarité. La LRA ne se trouve plus sur le territoire ougandais. Toutefois, les autorités demeurent vigilantes quant à une possible résurgence en provenance du Soudan et de ses environs. Les USA financent en outre un corps expéditionnaire ougandais pour traquer ces rebelles (RCA, RDC, Tchad). Joseph Kony reste à ce jour introuvable mais toujours activement recherché (coopération des armées ougandaise, congolaise et centrafricaine).


Situation économique

Vingt ans de guerre civile ont ruiné le pays, qui reconstitue aujourd’hui son potentiel (taux de croissance jusqu’à 10 % en 1995) mais de façon inégale selon les régions. Le nord-est reste une zone frontalière d’insécurité et le Centre se remet lentement. C’est le sud du pays qui a le plus rapidement repris, accentuant encore des contrastes sociaux et économiques qui sont une des origines de la longue période de troubles.

Le pays possède des ressources naturelles importantes, incluant des sols fertiles, des pluies régulières et d’importants gisements miniers de cuivre et de cobalt. Le plus important secteur de l’économie est l’agriculture, qui emploie plus de 80% des travailleurs. La principale culture destinée à l’exportation est le café, qui assure la plus grande partie des revenus de l’exportation.

Depuis l’arrivée du Président Museveni, le pays – avec le soutien des pays étrangers et d’organismes internationaux – a connu une période de stabilité économique caractérisée par une croissance moyenne de 6,5 % par an. Des réformes ont été entreprises en vue d’encourager les investissements (libéralisation du commerce et privatisation, réforme monétaire). Le pays souffre toutefois d’une médiocre gouvernance, d’une forte corruption et d’une faiblesse du respect des normes judiciaires, dans le domaine public comme privé.

Après une année 2009 assez décevante, la croissance a montré des signes de redressement pour s’établir à 6,3 % en fin de second semestre 2010. Elle reste toutefois insuffisante au regard d’un taux de croissance démographique exceptionnellement haut du pays (3,57 %) et d’un taux d’inflation au plus haut (12,9 %) fin 2009 mais en phase de diminution (8,6%, mars 2010) et 6,5% en fin d’année. Le moteur de la croissance ougandaise réside dans la demande domestique (consommation des ménages et investissement du secteur privé).

Les secteurs porteurs sont la construction (réhabilitation des infrastructures ougandaises, mais aussi forte demande de matériel de construction en provenance du Sud-Soudan) et les communications. La situation énergétique devrait s’améliorer avec la production électrique de la centrale de Bujagali en cours de construction et la production de pétrole sur le Lac Albert.

Des insuffisances demeurent : le secteur financier doit s’améliorer pour canaliser l’afflux de devises étrangères (en forte progression en 2008 mais en chute en 2009). Le deuxième enjeu tient dans l’amélioration d’infrastructures de base très insuffisantes. Classé 157ème sur 177 pour l’IDH en 2009 (en recul de 32 places), l’Ouganda reste un pays pauvre (classé parmi les PMA). Le taux de pauvreté est toutefois en net recul avec 29% en 2008 (31 % en 2006) ; il reste néanmoins élevé dans les districts du nord (60 %).

En matière de finances publiques, on note une bonne maîtrise des dépenses, grâce à une planification plus rigoureuse et la mise en place d’un système de contrôle. La suppression des aides budgétaires décidée par certains bailleurs, du fait des faiblesses de la gouvernance, est compensée par l’augmentation des recettes fiscales (en hausse régulière) qui atteignent 14,5 % du budget en 2009 et les flux de capitaux privés. On note une forte augmentation de l’activité boursière.

Le taux de croissance de l’Ouganda s’est consolidé durant l’année fiscale 2010-2011, passant de 5,5 à 6,3%. Le PIB par habitant a cru de 2,6% et s’élève désormais à 662 582 UGX. Le ratio budget/PIB a augmenté de 19% sur l’exercice précédent et devrait atteindre 21,8% en 2011/2012. L’Uganda Revenue Authority a rempli son mandat en atteignant un ratio taxe/PIB de 13,2% sur l’année 2010/2011 (l’objectif était 13%) et anticipe 13,7% pour 2011-2012.

L’accélération de l’inflation est le point noir de l’année écoulée. En glissement annuel jusqu’à mai 2011, le taux d’inflation s’est élevé à 16% (dont 44% pour les biens alimentaires), pour 4,4% lors de l’exercice précédent. Le cours du shilling ougandais s’est déprécié de 26% par rapport à l’euro sur l’année budgétaire.

Avec 2,3 Mds€ d’aide publique au développement, l’Ouganda est l’un des pays les plus aidés d’Afrique. La Banque Mondiale vient en tête. Les principaux bailleurs bilatéraux sont le Royaume-Uni (70 M £ par an), les Etats-Unis (32 M$) et le Japon. L’Union européenne consacre à l’Ouganda 439 M€ (enveloppe A) et 21,9 M€ (enveloppe B) dans le cadre du 10ème FED (contre 246 M€ dans le cadre du 9ème FED). L’Ouganda est l’un des laboratoires de l’initiative PPTE. Il bénéficie dans ce cadre d’un allègement de dette de plus d’un milliard de dollars, soit une réduction de 50 % de son endettement.

Le commerce extérieur est structurellement déficitaire malgré une forte hausse des exportations. Les trois principaux postes d’exportation sont le café, le poisson et l’or, l’Ouganda important essentiellement des équipements automobiles et industriels, des produits alimentaires et du pétrole.

L’Ouganda est membre fondateur de la Communauté Est-Africaine, organisation régionale à visée économique puis politique, en plein essor.


Projets d’envergure

A/ Etat d’avancement du projet de fibre optique.

Le projet de mise en place du réseau national de fibre optique (NBI/EGI) a été confié à la firme chinoise HUAWEI Technologies. A terme, le projet devrait permettre de relier le Rwanda, la Tanzanie, le Soudan et la RDC. Le coût total est estimé à 106 millions de dollars.

Le réseau ougandais bénéficiera de la fibre optique grâce aux trois câbles sous-marins dont deux ont déjà touché le Kenya. SEACOM, EASSY et TEAMS vont en effet permettre l’accès à une téléphonie et à une transmission de données de meilleure qualité et à coût moindre comparé à la technologie satellitaire. A noter que le Kenya a quasiment terminé son maillage territorial, permettant ainsi à l’Ouganda de se connecter à la frontière de Malaba. Toutefois, seuls 10% de la population a accès à l’électricité, chiffre qu’il faut probablement comparer au taux d’informatisation.


B/ Stratégie nationale sur l’accès à l’énergie.

Face à la crise énergétique ougandaise, le gouvernement a défini une stratégie dont la priorité est l’amélioration de l’accès à l’électricité par le doublement des capacités de production d’ici à 2015. L’efficacité énergétique et l’augmentation de la part des énergies renouvelables sont également au cœur de ce plan. Les premières estimations affichent un montant de 3 milliards sur 10 ans. Les grands axes retenus par le gouvernement sont les suivants :

1) Construction du barrage de Karuma (700 MW), coût 1,9 Mds €
2) Efficacité énergétique : secteur industriel et hôtelier, usage du biodiesel, sites de compostage. Coût estimé à 16 M€ par an sur 10 ans.
3) Production d’énergies renouvelables : hydroélectricité, biomasse et biogaz, géothermie et éolien. Coût estimé 70 M€/an sur 10 ans.
4) Equipement des ménages et petites unités productives : énergie solaire principalement. Coût estimé 28 M€/an sur 10 ans.


Politique extérieure

L’aide internationale est importante (800 M$ par an). L’Ouganda a été le premier bénéficiaire des initiatives de réduction de la dette (PPTE 1 en 1998 et 2 en 2000).

Impliqué de longue date dans la crise des Grands Lacs (soutien au FPR en 1990-94 puis à L.D Kabila en 1996-97, occupation de l’Ituri en 1998) l’Ouganda s’est retiré d’Ituri en avril 2003, sous la pression internationale.

Les relations avec Kigali se sont améliorées grâce à la médiation de la Grande-Bretagne et à l’action des Etats-Unis au sein de la commission tripartite (rapprochement scellé par la visite du Président Kagame à Kampala le 1er octobre 2006).

Mais les fondements de la défiance demeurent : rancune personnelle entre le président Museveni et le président rwandais ; lien entre Kampala et les milieux affairistes en Ituri, présence de rebelles ougandais (LRA, ADF/NALU) dans l’Est de la RDC ; questions frontalières sur les rives du lac Albert, riche en ressources pétrolières et gazières (accrochages meurtriers entre les troupes ougandaises et congolaises en août et septembre 2007).

Le Rwanda et l’Ouganda ont montré une réelle volonté de régler leurs différends par le dialogue : visite croisée des ministres des Affaires étrangères congolais et ougandais (2007) ; rencontre entre les Présidents Museveni et Kabila à plusieurs reprises entre 2007 et 2009 ; renouvellement en janvier 2008 de l’accord sur l’exploitation et la transformation des hydrocarbures ; accord sur la délimitation de la frontière fin mars 2008.

Cette coopération a connu une nouvelle dynamique avec le lancement fin décembre 2008 d’une opération militaire conjointe des forces armées congolaises, ougandaises et sud-soudanaises contre les rebelles de la LRA présents en RDC (opération qui pris fin mi-mars avec le retrait de troupes ougandaises engagées sur le sol congolais).

Les relations avec Kinshasa s’améliorent, mais l’exploitation du pétrole du lac Albert et le partage des ressources demeurent la pierre d’achoppement de leurs relations.

Si les relations de l’Ouganda avec le Sud-Soudan sont marquées par la confiance, cette région et son vice-président jouant un rôle actif de médiation dans les pourparlers de paix de Juba, les relations restent en revanche tendues avec Khartoum.

Le contentieux opposant le Kenya et l’Ouganda sur l’îlot de Migingo (sur le lac Victoria) est en cours de résolution. Les deux gouvernements ont choisi de privilégier la voie diplomatique comme en témoigne l’accord signé par les deux chefs d’Etat, le 29 avril 2009. C’est apparemment l’opposition kenyane qui médiatise et amplifie ce différend pour mettre en porte à faux le président Kibaki (les pêcheurs appartiennent à la même ethnie luo que le Premier ministre Odinga).

Engagés en octobre 2004, la Commission tripartite plus poursuit ses travaux sous facilitation américaine. Elle a permis l’émergence d’un dialogue entre la RDC, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi sur les questions sécuritaires, même si ses résultats concrets sont encore insuffisants.

Kampala est un acteur clé et s’engage de manière croissante dans la résolution des conflits régionaux. Le pays accueille la formation EUTM (European Training Mission) des forces somaliennes : il déploie 6 500 hommes en Somalie dans le cadre de l’opération de l’Union africaine (AMISOM).

L’Ouganda cherche à devenir un acteur international. Après avoir exercé, en 2007, la présidence tournante de l’EAC, présidé le Commonwealth ainsi que le Conseil des Ministres de l’Organisation de la Conférence Islamique, la candidature de l’Ouganda à un siège de membre non-permanent du conseil de sécurité pour le biennum 2009-2010 a été endossé par l’UA et l’OCI.


Mise à jour : 05.08.13

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