Présentation
Présentation
Sommaire
Relations politiques
Les relations entre la France et la Nouvelle-Zélande sont excellentes. Depuis la visite à Paris du Premier Ministre néo-zélandais en 2003, qui a donné un nouvel élan à la coopération, les échanges se sont intensifiés. Le Premier ministre néo-zélandais, M. John Key, a effectué une visite en France le 27 avril 2011 au cours de laquelle il s’est entretenu avec le Président de la République, le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et le ministre de l’Economie et des Finances.
La Déclaration conjointe faite à Auckland le 9 septembre 2011 par les ministres des Affaires étrangères français et néo-zélandais énonce les quatre domaines de coopération principaux entre nos deux pays : commémorations de la Première Guerre mondiale, échanges culturels et linguistiques, lutte contre le changement climatique et renforcement des relations entre la Nouvelle-Zélande et les collectivités et territoires français du Pacifique
L’ambassade de France en Nouvelle-Zélande (http://www.ambafrance-nz.org) accompagne la communauté de 3. 500 Français résidant en Nouvelle-Zélande (on compte 5.500 personnes avec les bi-nationaux et les résidents qui ne sont pas enregistrés). Environ 10.000 visiteurs et touristes français par an se rendent en Nouvelle-Zélande.
Visites
Le ministre des Affaires étrangères s’est rendu en Nouvelle-Zélande en septembre 2011, où il a notamment participé au « Dialogue Post-Forum » du Forum des îles du Pacifique. La France, partenaire des États de la région, a réaffirmé son engagement en Océanie et son soutien à l’insertion croissante des collectivités françaises du Pacifique dans leur environnement régional. Le ministre des Sports s’est rendu en Nouvelle-Zélande à l’occasion de la Coupe du Monde de Rugby en 2011.
Les relations se sont en outre sensiblement renforcées dans le Pacifique où la France est présente à travers ses trois collectivités territoriales : Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna. Le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais, Murray McCully, s’est rendu en Nouvelle-Calédonie en juillet 2012, réaffirmant ainsi l’excellence de la relation entre son pays et la Nouvelle-Calédonie. Les visites du ministre des Affaires étrangères et du Commerce en Polynésie française, en mars et juillet 2003, et en Nouvelle-Calédonie, en mars 2005, avaient déjà resserré les liens avec nos collectivités. La Présidente du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie s’était rendue en juillet 2005 en Nouvelle-Zélande où elle s’était entretenue avec le Premier ministre et plusieurs ministres. M. Temaru, Président de Polynésie française, a effectué sa première visite officielle en Nouvelle-Zélande en juillet 2005. Ces premières visites officielles des Présidents des exécutifs calédonien et polynésien ont constitué un signal fort pour l’insertion régionale de nos collectivités. La Nouvelle-Zélande a d’ailleurs soutenu en 2006 l’accession de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française au statut de membre associé, et celle de Wallis-et-Futuna au statut d’observateur au sein du Forum des Iles du Pacifique, l’organisation politique et de coopération de la région.
Les objectifs de la France et de la Nouvelle-Zélande convergent en Océanie. La France souhaite renforcer l’insertion de ses collectivités du Pacifique dans leur environnement régional, politique qu’appuie la Nouvelle-Zélande. La tenue du Sommet France - Océanie en juillet 2009 en Nouvelle-Calédonie, présidé par le ministre des Affaires étrangères, a permis d’approfondir cette politique.
Relations économiques
Nos échanges bilatéraux sont modestes. Nos exportations sont essentiellement industrielles et dominées par les « grands contrats », aéronautiques en particulier. Elles s’améliorent, au 1er semestre 2011, la progression amorcée sur l’année 2010 et atteignent 196 M euros. L’essentiel de cette hausse revient à la ligne des « matériels de transport » au premier rang de nos ventes (100 M euros). Nos importations, essentiellement agricoles et agro-alimentaires, sont contenues, depuis 2005, dans une fourchette de 320 à 360 M euros. Elles progressent de 8,7% et s’établissent à 210,5 M euros. Les viandes ovines représentent à elles seules un flux de 140 M euros.
Après cinq exercices de déficit pour le commerce extérieur français en Nouvelle-Zélande, l’année 2011 marque un retour à l’excédent et une forte augmentation (+35%) des échanges bilatéraux. Directement liées aux livraisons de « grands contrats », en particulier aéronautiques, les exportations restent toujours sujettes à variation. En 2011, elles progressent de plus de 80 % par rapport à 2010 (contre 5 % pour les importations). Hors « matériels de transport », nos exportations augmentent de 11,4% par rapport à 2010, ce qui pourrait traduire une reprise de la demande néo-zélandaise.
Coopération culturelle, scientifique et technique
Le français reste la première langue étrangère enseignée dans le pays devant le japonais. Le programme d’assistants de langue en France permet chaque année à une cinquantaine de jeunes Néo-Zélandais de découvrir notre pays et notre langue. Par ailleurs, les Visas « Vacances-Travail » (VVT) (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/le…) destinés aux jeunes entre 15 et 30 ans permettent aux Néo-Zélandais de se rendre en France pour y travailler ou y séjourner pour une durée maximum d’un an. Les Français en bénéficient pour se rendre en Nouvelle-Zélande dans les mêmes conditions. Environ 200 Néo-Zélandais et 1500 Français l’utilisent chaque année.
Enfin, la littérature est l’un des piliers de la coopération culturelle entre les deux pays avec deux résidences d’écrivains à Menton et Wellington. La littérature néo-zélandaise a été mise à l’honneur en France en 2006 dans le cadre de l’opération « Belles Etrangères » (traductions et rencontres avec des auteurs) organisée par le ministère de la Culture.
Le Fonds d’amitié France-Nouvelle-Zélande (http://www.nz-franceff.com/index.html), créé en 1991 avec une dotation d’un capital de 1,8 M d’euros, sélectionne des projets permettant la promotion et le dialogue culturel entre nos deux pays (échanges culturels, scolaires, sportifs, universitaires…). L’accord a été modifié en 2006 pour permettre, en mettant fin à la pérennité du capital, le financement de projets annuels de coopération de plus grande envergure.
La demande néo-zélandaise de voir retourner les « têtes maories » conservées dans les musées français a été satisfaite par le gouvernement français. Une première cérémonie a été organisée en mai 2011 au musée Te Papa à Wellington à l’occasion du retour de la première tête en provenance du musée de Rouen en présence d’une délégation du Sénat. L’ensemble des autres « Toi Moko » ont été restitués en janvier 2012.
La coopération scientifique entre les deux pays a toujours été dynamique dans les secteurs de la volcanologie, la sylviculture et l’agriculture. Un nouvel élan a été donné en 2005 par la signature du programme scientifique commun "Dumont d’Urville" (http://www.campusfrance.org/fr/dumontprogramme Hubert Curien http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/enjeux-internationaux/echanges-scientifiques-recherche/partenariats-scientifiques-20601/partenariats-scientifiques/article/les-partenariats-hubert-curien-phc). Des projets d’une durée de deux ans sont désormais financièrement soutenus à part égale par les deux Etats dans les domaines des nanotechnologies, des biotechnologies et des énergies renouvelables.
La recherche dans le Pacifique, sur des problématiques propres à la région, est aussi encouragée par la France à travers son Fonds de coopération économique, sociale et culturelle pour le Pacifique (4 à 5 projets entre la Nouvelle-Zélande et les collectivités françaises du Pacifique sont soutenus chaque année par le Fonds Pacifique).
Autres types de coopération bilatérale
Les relations militaires bilatérales continuent de se renforcer au bénéfice de l’ensemble de l’Océanie. Les cinquièmes consultations politico-militaires se sont tenues en mai 2011 à Wellington. Les visites régulières de personnalités permettent un contact de haut niveau entre nos forces dans le Pacifique et les forces armées néo-zélandaises. Nos armées sont amenées à coopérer régulièrement, notamment pour la mise en œuvre de l’accord FRANZ (France, Australie, Nouvelle-Zélande) pour des interventions en cas de catastrophe naturelle dans la région, comme ce fut le cas en faveur du Vanuatu touché par un cyclone en février 2011.
La fraternité d’armes forgée durant la Première Guerre mondiale reste très vivante. Un accord relatif à la "mémoire partagée" a été signé lors de la visite en France de Mme Clark, Premier ministre, en juin 2004. La visite du secrétaire d’Etat français aux Anciens Combattants, en février 2005, en Nouvelle-Zélande puis en France de son homologue, en octobre 2006 et en février 2008, témoignent de l’importance de cette dimension dans la relation bilatérale.
L’Union européenne et la Nouvelle-Zélande
Jusqu’en 2007, les relations euro-néo-zélandaises reposaient sur la déclaration commune signée au mois de mai 1999, qui prévoyait notamment "un dialogue politique régulier, y compris des consultations au niveau ministériel". Le cadre économique et commercial est antérieur : premier accord sur les mesures sanitaires et vétérinaires en 1996 et accord de reconnaissance mutuelle en 1999 visant à faciliter le commerce des produits industriels.
En 2004, un plan d’action « Priorités des coopération futures » est adjoint à la déclaration de 1999. Le plan d’action a été révisé en 2007 et un document reprenant « l’acquis » de la déclaration de 1999 et du plan d’action de 2004 a pu être adopté. L’accord-cadre avec l’Union européenne, actuellement en cours de négociations, devrait remplacer la « Déclaration conjointe sur les relations et la coopération » du 21 septembre 2007 (en vigueur pour 5 ans).
La déclaration commune est actuellement accompagnée d’une série d’accords sectoriels :
l’accord de 1991 entre la Commission européenne et la Nouvelle-Zélande relatif à la coopération dans le domaine des sciences et de la technologie ;
l’accord de 1997 entre la Communauté européenne et la Nouvelle-Zélande relatif aux mesures sanitaires et phytosanitaires applicables au commerce d’animaux vivants et de produits animaux ;
l’accord de 1998 sur la reconnaissance mutuelle entre la Communauté européenne et la Nouvelle-Zélande ;
un accord sur l’évaluation de la conformité et l’acceptation des produits industriels (ACAA), signé en 1998, visant à faciliter le commerce des produits industriels, notamment des produits médicaux et pharmaceutiques et des équipements de télécommunications ;
un accord sur les mesures sanitaires et vétérinaires, entré en vigueur en 2003, qui vise à faciliter le commerce des animaux et des produits animaliers en opérant une convergence des normes ;
un accord horizontal dans le domaine aérien, conclu en juin 2005 ;
un accord de coopération scientifique et technologique, signé en juillet 2008, qui actualise l’accord de 1991.
La déclaration conjointe UE - Nouvelle-Zélande, adoptée à Lisbonne fin septembre 2007, a permis d’étendre et d’approfondir les domaines de coopération. Elle énonce des objectifs communs tels que le soutien au système des Nations Unies, la promotion du développement durable et de la prospérité dans la région Asie-Pacifique et ouvre la voie à une coopération élargie dans les domaines de la sécurité énergétique, du changement climatique, de la lutte contre le terrorisme, des échanges commerciaux et de l’innovation.
La Déclaration conjointe souligne également l’importance de coopérer et de faciliter les échanges en matière de transport, de science et de recherche (participation aux programmes cadres communautaires de recherche) et d’éducation (échanges de jeunes).
Les Nations unies et la Nouvelle-Zélande
La Nouvelle-Zélande attache une grande importance à l’Organisation des nations unies (ONU) dont elle est l’un des membres fondateurs. Elle a pour la dernière fois été membre non-permanent du CSNU en 1993-94. La Nouvelle-Zélande participe aujourd’hui à une quinzaine d’opérations de maintien de la paix et souhaite obtenir un siège de membre non-permanent au Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) pour le biennum 2015-16.
Mise à jour : 01.10.12
Liens utiles
- Instantanés diplomatiques
- Documents de référence
-
Traités bilatéraux
-
Déclarations de politique étrangère
-
Chronologie des relations bilatérales






