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La France et la Nouvelle-Zélande

Présentation

Relations politiques

Les relations entre la France et la Nouvelle-Zélande sont excellentes. Depuis la visite à Paris du Premier Ministre néo-zélandais en 2003, qui a donné un nouvel élan à la coopération, les échanges se sont intensifiés.

La Déclaration conjointe faite à Paris le 8 novembre 2013 par les ministres des Affaires étrangères français et néo-zélandais, qui fait suite à celle du 9 septembre 2011 d’Auckland énonce les quatre domaines de coopération principaux entre nos deux pays : centenaire de la Première Guerre mondiale, climat et environnement, Pacifique et intégration régionale des collectivités françaises et Conseil de sécurité des Nations Unies.

L’ambassade de France en Nouvelle-Zélande (http://www.ambafrance-nz.org) accompagne la communauté de 3. 600 Français résidant en Nouvelle-Zélande (on compte 5.500 personnes avec les binationaux et les résidents qui ne sont pas enregistrés). Environ 10.000 visiteurs et touristes français se rendent chaque année en Nouvelle-Zélande.

Les relations entre la Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie se sont renforcées à la faveur de l’affectation et de l’action d’un « Délégué pour la Nouvelle-Calédonie » au sein de l’ambassade de France à Wellington depuis novembre 2012. Son rôle principal consiste à représenter, promouvoir, et pérenniser les intérêts de la Nouvelle-Calédonie en Nouvelle-Zélande, ses attributions intéressant les secteurs politique, économique, culturel et éducatif, et scientifique et technique.

Visites

Le Premier ministre néo-zélandais, M. John Key, a effectué une visite en France en septembre 2013 au cours de laquelle il s’est entretenu avec le Président de la République, le Premier ministre et le ministre de l’Economie et des Finances. Le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais s’est également rendu en France en novembre 2013.

Le ministre des Affaires étrangères s’est rendu en Nouvelle-Zélande en septembre 2011, où il a notamment participé au « Dialogue Post-Forum » du Forum des îles du Pacifique. La France, partenaire des États de la région, a réaffirmé son engagement en Océanie et son soutien à l’insertion croissante des collectivités françaises du Pacifique dans leur environnement régional. Le ministre des Sports s’est rendu en Nouvelle-Zélande à l’occasion de la Coupe du Monde de Rugby en 2011.

Les relations se sont en outre sensiblement renforcées dans le Pacifique où la France est présente à travers ses trois collectivités territoriales : Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna. Le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais, Murray McCully, s’est rendu en Nouvelle-Calédonie en juillet 2012, réaffirmant ainsi l’excellence de la relation entre son pays et la Nouvelle-Calédonie. Il s’est également rendu en Polynésie française en décembre 2013.

La Présidente du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie s’était rendue en juillet 2005 en Nouvelle-Zélande où elle s’était entretenue avec le Premier ministre et plusieurs ministres. M. Temaru, Président de Polynésie française, a effectué sa première visite officielle en Nouvelle-Zélande en juillet 2005.

Ces premières visites officielles des Présidents des exécutifs calédonien et polynésien ont constitué un signal fort pour l’insertion régionale de nos collectivités. La Nouvelle-Zélande a d’ailleurs soutenu en 2006 l’accession de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie française au statut de membre associé, et celle de Wallis-et-Futuna au statut d’observateur au sein du Forum des Iles du Pacifique, l’organisation politique et de coopération de la région.

Les objectifs de la France et de la Nouvelle-Zélande convergent en Océanie. La France souhaite renforcer l’insertion de ses collectivités du Pacifique dans leur environnement régional, politique qu’appuie la Nouvelle-Zélande. La tenue du Sommet France - Océanie en juillet 2009 en Nouvelle-Calédonie, présidé par le ministre des Affaires étrangères, a permis d’approfondir cette politique.

Relations économiques

Compte tenu de l’éloignement et de la taille de l’économie néo-zélandaise, nos échanges bilatéraux sont modestes. Néanmoins, le total de nos échanges commerciaux s’est accru de 41.1% entre 2000 (482.9 M€) et 2012 (681.7 M€) pour s’établir à 800M€ en 2013 (augmentation des exportations de 30% par rapport à 2012).

Nos exportations sont essentiellement industrielles et dominées par les « grands contrats », aéronautiques en particulier. Elles ont doublé entre 2000 et 2005 (de 231.7M€ à 479.6M€) et s’établissent à 443M€ en 2013. Ces exportations sont presque totalement composées de produits de l’industrie manufacturière, notamment, des biens d’équipements, des équipements mécaniques, des matériels électriques, électroniques et informatiques, du matériel de transport (automobiles, avions). Les industries agroalimentaires et les industries pharmaceutiques françaises obtiennent également de bons résultats sur le marché néo-zélandais.

Nos importations, essentiellement agricoles et agro-alimentaires, sont contenues, depuis 2005, dans une fourchette de 320 à 360 M euros. Les exportations néo-zélandaises sont concentrées sur deux grands secteurs : les produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture et les produits des industries agroalimentaires (les viandes de boucherie et les produits laitiers). On observe cependant une diversification progressive des exportations néo-zélandaises vers notre pays.

Après cinq exercices de déficit pour le commerce extérieur français en Nouvelle-Zélande, l’année 2011 marque un retour à l’excédent et une forte augmentation (+35%) des échanges bilatéraux. Directement liées aux livraisons de « grands contrats », en particulier aéronautiques, les exportations restent toujours sujettes à variation. En 2011, elles progressent de plus de 80 % par rapport à 2010 (contre 5 % pour les importations). Hors « matériels de transport », nos exportations augmentent de 11,4% par rapport à 2010, ce qui pourrait traduire une reprise de la demande néo-zélandaise. Alors que l’année 2012 s’est achevée dans un quasi-équilibre (à environ 341 M€ de part et d’autre), 2013 est marquée par un excédent de 85M€ en faveur de la France.

Autres types de coopération bilatérale

Les relations militaires bilatérales continuent de se renforcer au bénéfice de l’ensemble de l’Océanie. Les cinquièmes consultations politico-militaires se sont tenues en mai 2011 à Wellington. Les visites régulières de personnalités permettent un contact de haut niveau entre nos forces dans le Pacifique et les forces armées néo-zélandaises.

Nos armées sont amenées à coopérer régulièrement, notamment pour la mise en œuvre de l’accord FRANZ (France, Australie, Nouvelle-Zélande) pour des interventions en cas de catastrophe naturelle dans la région, comme ce fut le cas en faveur du Vanuatu touché par un cyclone en février 2011.

La fraternité d’armes forgée durant la Première Guerre mondiale reste très vivante. Un accord relatif à la "mémoire partagée" a été signé lors de la visite en France de Mme Clark, Premier ministre, en juin 2004.

Nos pays préparent actuellement les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale. La visite en Nouvelle-Zélande de M. Kader Arif, ministre délégué chargé des anciens combattants, en novembre 2013 et de son homologue en France, en octobre 2013, témoignent de l’importance de cette dimension dans la relation bilatérale.

Mise à jour : 02.12.14

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