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Présentation

Données générales

Nom officiel : Royaume de Norvège
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle ayant un système parlementaire
Chef de l’État : S. M. le Roi Harald V (17 janvier 1991)
Chef du gouvernement : Erna Solberg


Données géographiques

Superficie : 384 822 km² (Svalbard inclus)
Capitale : Oslo (l’agglomération d’Oslo regroupe 634.463 habitants)
Villes principales : Bergen, Trondheim, Stavanger, Tromsø
Langue officielle : Norvégien (bokmål, langue parlée dérivée du danois, et nynorsk, langue écrite, « nouveau norvégien »). Dans certaines régions, le sámi (ou lapon) est également langue officielle.
Monnaie : Couronne Norvégienne (NOK) – taux de change avril 2014 : 1 EUR = 8,23 NOK
Fête nationale : 17 mai


Données démographiques

Population : 5.109.056 (1er janvier 2014)
Croissance démographique : 1,1% (par rapport à 2012)
Densité de la population : 15,4 hab. par km²
Espérance de vie (2013) : Femmes : 83,6 ans, hommes : 79,7 ans
Taux de fécondité (2013) : 1,78
Population active (fin 2013) : 2.619.000 personnes (68,6%)
Taux d’alphabétisation : 100%
Religions : Évangéliques luthériens de Norvège (87%), musulmans (1,5%), catholiques (1%)
Indice de développement humain : Classement PNUD 2012 : 0, 955 (1ère place)


Données économiques
(sources : Commission européenne et DG Trésor)

PIB (mds €) : 389,1 (2012), 384,7 (2013), 385,6 (2014p)
PIB par habitant (en €) : 77.500 (2012), 75.700 (2013)
Taux de croissance : 2,9% (2012), 1,3% (2013), 2,7% (2014p)
Taux de chômage : 3,1% (2012), 3,2% (2013), 3,3% (2014p)
Taux d’inflation : 0,4% (2012), 1,5% (2013), 1,9% (2014p)
Solde budgétaire (% PIB) : 13,8 (2012), 13,5 (2013), 13,1 (2014p)

Dette publique (% PIB) : 27,8 (2012), 27,4 (2013), 26,4 (2014p)

Balance commerciale : 48 Mds € (2013)
Principaux clients (2013) : Royaume-Uni (24,5%), Pays-Bas (13,1%), Allemagne (12,9%), France (6,4%), Suède (5,9%), Etats-Unis (4,5%)
Principaux fournisseurs (2013) : Suède (13,5%), Allemagne (12,6%), Chine (9,2%), Royaume-Uni (6,3%), Danemark (6,1%), Etats-Unis (5,7%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • secteur primaire : 1,6%
  • secteur secondaire : 39,9%
  • secteur tertiaire : 56,8%

Exportations françaises : 1,67 Mds € (2012), 1,48 Mds € (2013)
Importations françaises : 5,63 Mds € (2012), 5,32 Mds € (2013)
Solde commercial : -3,95 Mds € (2012), -3,84 Mds € (2013)
Total des échanges : 7,3 Mds € (2012), 6,8 Mds € (2013)
Part de marché de la France (%) : 3,3 (2011), 3,2 (2012), 3,4 (2013)
Flux d’IDE sortant de France : 1,585 Mds € (2011), -645 M € (2013)
Stocks d’IDE français en Norvège : 5,47 Mds € (2011), 3,89 Mds € (2012), 5,15 Mds € (2013)
Rang du pays dans les stocks d’IDE : 22e (2011), 26e (2012), 24e (2013)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Consulats généraux de France : Néant
Communauté française en Norvège : 5.100 personnes
Communauté norvégienne en France : 7.000 personnes


Politique intérieure

Possession danoise pendant quatre siècles, puis unie au royaume de Suède de 1814 à 1905, la Norvège est une monarchie constitutionnelle. Le roi a une fonction essentiellement honorifique, mais prononce le discours du trône et nomme le gouvernement. Les 169 membres du Parlement (Stortinget), monocaméral, sont élus à la proportionnelle tous les quatre ans.
Après 8 ans au pouvoir, le gouvernement de centre-gauche de Jens Stoltenberg, défait aux législatives du 9 septembre 2013, cède la place à une coalition de centre-droit dominée par les Conservateurs. Le Parti Travailliste reste toutefois, le principal parti en Norvège, avec 30,8% des voix et 55 des 169 députés (9 sièges en moins). Suite à la nomination de M. Stoltenberg au poste du SG de l’OTAN, un congrès national extraordinaire du Parti Travailliste sera convoqué le 14 juin prochain afin de désigner un successeur à la direction du parti.
Après un échec des négociations entre les quatre tendances de droite, le nouveau gouvernement est constitué par une alliance entre les Conservateurs (qui sont arrivés en 2ème place, avec 26,8% des suffrages, soit 9,6% de plus qu’aux dernières élections), et le Parti du Progrès (16,3% des votes ; -6,6%), qui, bien qu’il ait perdu 12 sièges par rapport à 2009, fait partie de la coalition gouvernementale pour la première fois de son histoire.
Le parti vert (2,8% des voix) est représenté pour la première fois au Parlement avec un député.
Ni la politique économique ni la politique étrangère du nouveau gouvernement ne connaissent de transformation d’ampleur. Les principaux thèmes du programme sont l’environnement (forage pétrolier dans l’archipel de Lofoten), les droits sociaux, la santé et l’éducation.
Avec 84 voix contre 11, le Parlement a rejeté, en mars 2013, la proposition des députés socialistes de gauche et de quatre députés travaillistes de remplacer la monarchie constitutionnelle actuelle par une république. Selon un sondage Ipsos de 2012, 93% des Norvégiens estiment que le roi Harald V accomplit bien sa mission. Le prince héritier Haakon jouit également d’une importante popularité.


Situation économique

Depuis plusieurs années, l’économie norvégienne fait preuve d’un grand dynamisme. Elle a été relativement épargnée par la crise internationale (chute de 1,5% du PIB en 2009), et les chiffres font état d’une croissance proche de 3% pour l’année 2012, tirée par la consommation privée et les investissements pétroliers. Les investissements dans le secteur des hydrocarbures augmentent progressivement depuis 2011. 6ème exportateur mondial de pétrole, 3ème de gaz, la découverte récente de nouveaux gisements et la conclusion d’un traité avec la Russie en 2010 sur la délimitation de la frontière maritime promettent à la Norvège de nouvelles ressources jusqu’en 2060.
La consommation des ménages a bénéficié d’un pouvoir d’achat élevé et d’une augmentation salariale de 3 à 4,5% depuis trois ans. Les autres indicateurs témoignent également de la bonne santé économique du pays : le chômage reste inférieur à 4% depuis 2006, l’inflation devrait se situer à 2% pour 2014 et ceci malgré une baisse de la couronne de 15% entre janvier et décembre 2013. Le pays dégage de confortables surplus grâce à la rente pétrolière dans ses comptes courants (14% du PIB) et un budget en excédant de plus de 10% du PIB. Des réformes pour contrôler les dépenses publiques (réforme des retraites en 2011) ont été mises en œuvre. Le nouveau gouvernement a annoncé son intention de réduire le nombre d’entreprises publiques et examine la possibilité de privatisations totales ou partielles.

La capitalisation du fonds souverain, auquel est versée la quasi-totalité des revenus, des hydrocarbures norvégiens a atteint 610 Mds€ en janvier 2014. Il s’agit d’un enjeu considérable pour l’économie norvégienne et d’un partenaire important pour la France, qui occupe la 4ème place dans le portefeuille d’actions du fonds (6% en valeur), bien que sa part soit en déclin au profit des pays émergents. L’objectif de diversification des placements du fonds reste fixé à 60% d’actions, 35-40% d’obligations et 5% d’immobilier, avec une réduction de la part de l’Europe de 50 à 40%. Le fonds s’est désengagé quasi-intégralement de la Grèce et du Portugal depuis 2009, et a vendu en 2011 la moitié de ses obligations espagnoles et italiennes. Son volume (1,2% de la capitalisation mondiale) en fait un prescripteur incontournable sur les marchés. Les autorités norvégiennes rappellent régulièrement, notamment concernant les investissements dans la zone euro, que le seul critère d’investissement est le rendement à long terme, sans considération politique. Un prélèvement de 2,9% de sa valeur, ce qui reste inférieur à son rendement réel de long terme et à la limite de la règle des 4% autorisée, a permis de combler le déficit budgétaire en 2014. Le Fonds a réalisé en 2012 la deuxième meilleure performance de son histoire avec un rendement de 13,4%. Deux propositions de réforme touchant le fonds sont actuellement discutées : la suppression du comité d’éthique surveillant les investissements du fonds et le transfert de ses compétences à la Banque centrale ainsi que le doublement les investissements dans les énergies renouvelables de 3,8 à 7,6 Mds€.
Les perspectives économiques pour 2014 laissent toutefois entrevoir quelques vulnérabilités à cause du ralentissement du marché immobilier et de ses effets sur la consommation des ménages qui pourrait marquer une diminution à +1.7% en 2014, alors que la dette des ménages continue de croitre de 7% par an.


Politique européenne

A deux reprises, le peuple norvégien a rejeté par référendum l’entrée de son pays dans l’Union européenne (1972 et 1994). Les gouvernements successifs ont cherché depuis lors à maintenir des liens aussi étroits que possible avec l’Union. En témoignent la participation de la Norvège depuis 1994 au marché intérieur de l’UE grâce à l’accord sur l’Espace économique européen (EEE), sa participation à l’espace Schengen et, depuis 2001, à la convention de Dublin (asile) ainsi qu’à Europol. Elle s’aligne très souvent sur les positions européennes en matière de politique étrangère et participe à des opérations de la politique européenne de sécurité et de défense commune. De même, elle fait partie des programmes européens Horizon 2020 (coopération scientifique) et Erasmus+ (programme étudiant d’échange). Enfin, au titre de l’EEE, la Norvège contribue financièrement à la politique européenne de cohésion (à hauteur de 1,8 milliards d’euros pour la période 2009-2014).
L’euroscepticisme largement majoritaire tient au souhait de la Norvège de conserver toute la maîtrise de sa politique en matière de pêche et d’agriculture (exclues de l’accord EEE), à sa prospérité économique fondée sur ses importantes ressources en hydrocarbures, à la préservation de son modèle social (« scandinave ») et au fait qu’elle bénéficie déjà du marché intérieur européen via l’accord EEE. Il faut aussi y voir le souci de préserver une indépendance somme toute assez récente.
Pour l’heure, la Norvège considère que ses intérêts sont garantis de manière satisfaisante par l’accord EEE, qui prévoit la reprise de l’ensemble de l’acquis communautaire en matière de marché intérieur. Le livre blanc sur la politique européenne de la Norvège, présenté en octobre 2012, souligne la quasi-intégration du pays à l’UE. Confortée dans son choix depuis la crise économique, la population norvégienne, protégée par la manne pétrolière, est plus opposée à une adhésion à l’UE que jamais (70% d’après les derniers sondages). Le nouveau parlement compte désormais une très forte majorité de parlementaires favorable à une adhésion de la Norvège à l’UE (70%), et le gouvernement Solberg accorde plus d’importance aux questions européennes. La nomination d’un ministre chargé des affaires européennes, placé directement auprès de la Première ministre témoigne d’une nouvelle approche plus « pro-active et pragmatique » en matière européenne. La mesure la plus symbolique du gouvernement a été la disparition de la « clause suicidaire » dans l’accord de coalition. Présente depuis 12 ans, cette clause visait à rendre caduc l’accord de coalition dès lors qu’un des partis aurait décidé de lancer le débat sur la question de l’appartenance à l’UE.
Le mécanisme de reprise quasi-automatique de l’acquis fonctionne bien ; la Norvège possède une des meilleures performances en matière de transposition des directives sur le marché intérieur (99,1%). La Norvège a lancé une procédure d’examen de ses liens avec l’Union européenne, qui s’est traduite par la présentation d’un rapport d’évaluation le 17 janvier 2012. Ce bilan souligne la quasi-intégration du pays à l’UE (la Norvège atteindrait "les trois-quarts" du niveau d’intégration d’un Etat membre).
La Norvège, tout comme l’Islande, applique l’acquis de Schengen dans son intégralité sur la base d’un accord d’association avec l’Union européenne signé le 18 mai 1999. Les dispositions relatives au Système d’information Schengen (SIS) sont entrées en vigueur le 1er janvier 2000. Les deux pays prennent ainsi part aux discussions sur le développement de l’acquis de Schengen, mais pas aux votes. Par ailleurs, la Norvège participe financièrement à l’agence Frontex. Un accord de coopération a également été signé avec Europol. En outre, la Norvège a adhéré le 26 juin 2010 au traité de Prüm sur la lutte contre le terrorisme, la criminalité et l’immigration illégale. En matière d’asile, elle est partie aux accords de Dublin.
Bien que la PESC n’entre pas dans le cadre de l’accord EEE, un dialogue politique existe, formalisé par une déclaration annexée à l’accord. Celle-ci prévoit notamment des échanges de vues informels au niveau ministériel lors des réunions du Conseil de l’EEE (deux fois par an). Au-delà du cadre juridique, l’UE est de facto, avec les Nations Unies, la référence prioritaire de la diplomatie norvégienne lorsqu’il s’agit de prendre position. La Norvège s’aligne ainsi régulièrement sur les déclarations PESC.
Un accord sur la gestion des stocks de maquereau a été conclu, le 12 mars 2014, entre l’UE, la Norvège et les Iles Féroé, mais sans l’Islande. Le traité fixe le TAC de maquereau à 1,24 million de tonnes par an pour les Etats côtiers de l’Atlantique nord-est, soit une augmentation significative de près de 40% par rapport aux recommandations faites par le Conseil International pour l’Exploration de la Mer.


Politique extérieure

La Norvège continue à promouvoir ses points forts sur la scène internationale grâce à sa générosité en matière d’APD (1% de son PIB), au Prix Nobel de la paix, et à son engagement dans les instances multilatérales (ONU, OTAN, OSCE, Conseil de l’Europe) et sur certains sujets (lutte contre la mortalité infantile et maternelle, accès aux médicaments, lutte contre le changement climatique, objectifs du Millénaire), ainsi qu’à sa tradition de disponibilité au dialogue (avec le Hamas par exemple) et à la médiation (dialogue entre le gouvernement colombien et les FARC). En outre, la Norvège démontre un haut niveau d’engagement dans les crises humanitaires, notamment en Afrique. Elle sera hôte de la conférence de donateurs pour le Sud-Soudan en mai prochain.

La région du Grand Nord (délimitée à l’Ouest par la mer de Norvège et à l’Est par la mer de Barents) est clairement définie comme la priorité de la politique étrangère norvégienne, en raison des perspectives d’exploitation des hydrocarbures (25% des ressources pétrolières et gazières mondiales non encore découvertes y seraient localisées), des ressources halieutiques de plus en plus importantes (la zone abrite d’ores et déjà le plus important stock de poissons consommés en Europe) et du développement à terme du transport commercial par le passage du Nord-Est (triplement prévu du trafic maritime en moins de 10 ans du fait de la fonte de la banquise). Ces perspectives doivent être conciliées avec la protection d’un environnement particulièrement fragile. Dans ce contexte, la Norvège souhaite renforcer le rôle du Conseil arctique, dont elle héberge désormais le secrétariat permanent (à Tromsø). Elle est le pays le plus favorable à une implication des Etats observateurs du Conseil dans la coopération en Arctique. Outre son rôle actif au sein du Conseil nordique qui réunit les cinq pays nordiques, ses territoires autonomes et, comme observateurs, les pays baltes, elle est à l’origine de la création du Conseil euro-arctique de la mer de Barents et participe au Conseil des Etats riverains de la mer Baltique.

Par ailleurs, la Russie et la Norvège développent leur coopération dans la région : après 40 ans de négociations, les deux pays ont signé un accord sur la délimitation et la coopération en Mer de Barents et dans l’Océan Arctique, à Mourmansk (Russie) le 15 septembre 2010, et un accord sur le « petit trafic frontalier », entré en vigueur le 29 mai 2012, facilitant les échanges à la frontière russo-norvégienne.

L’appartenance de la Norvège à l’ONU depuis sa création a joué un rôle de premier plan dans la politique étrangère du pays. Les Norvégiens ont fourni un effort considérable dans ce domaine (plus de 41.000 casques bleus depuis l’origine et le premier secrétaire général, Trygye Lie). Oslo considère qu’il revient à l’ONU de jouer un rôle central comme promoteur de la paix et des droits de l’homme et comme acteur du développement international. La Norvège est, selon les années, le 7ème contributeur volontaire aux Nations Unies (1er par habitant). L’ex-premier ministre, Jens Stoltenberg, a co-présidé le groupe de haut niveau sur la réforme du système des Nations Unies et celui sur le financement des mesures climatiques. M. Stoltenberg a parrainé également les Objectifs du Millénaire pour le Développement 4 (santé infantile) et 5 (santé maternelle), et a été nommé le 23 décembre 2013 envoyé spécial des Nations Unies pour le climat avec l’ancien président ghanéen John Kufor.

En 2013, la Norvège a consacré 1,07% de son PIB (5,5 Mds USD, soit +16,4%) à l’aide au développement. Elle se situe dans le trio de tête du Comité d’Aide au Développement de l’OCDE. Si ses priorités traditionnelles vont à l’Afrique orientale et australe (Tanzanie, Soudan, Mozambique), elle a augmenté son aide en Asie méridionale (Afghanistan, Pakistan) et plaide pour une coordination de ses efforts avec la politique de l’UE. La Norvège entend par ailleurs renforcer la part de son aide transitant par les canaux multilatéraux : elle était parmi les premiers contributeurs volontaires au PNUD, à l’ONUSIDA ou au HCR. Elle soutient en outre l’initiative française UNITAID (elle participe au Groupe pilote pour les financements innovants). Elle a créé à New York avec la France le groupe de travail ministériel « diplomatie et santé mondiale », qui vise à développer la priorité donnée à la santé en matière de politique étrangère.
Depuis les accords d’Oslo, le Proche-Orient fait l’objet d’un engagement constant de la diplomatie norvégienne. La Norvège préside le « Comité ad hoc de liaison des donateurs » (AHLC, où la France est membre « invité spécial ») et participe régulièrement aux dîners de suivi de la Conférence de Paris.

Membre fondateur et partenaire fiable de l’OTAN, la Norvège considère l’Alliance comme le garant de sa sécurité et reste très attachée à la préservation du rôle et des compétences de l’organisation, perçue comme un instrument de sécurité et d’influence inégalable en Europe (la PSDC apparaissant comme un complément). Attachée au maintien d’une implantation significative sur le sol européen, la Norvège soutient l’idée d’un recentrage du rôle de l’Alliance sur ses fonctions traditionnelles et sur son territoire premier, l’Europe. Elle défend un rôle important des implantations sur son propre territoire (commandement de Stavanger) et n’hésite pas pour cela à mobiliser des moyens importants. La nomination de Jens Stoltenberg au poste du SG de l’OTAN reflète la reconnaissance de l’engagement de la Norvège au sein de l’Alliance et de sa capacité à mener un dialogue responsable et ferme avec la Russie.


Mise à jour : 12.05.14


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