Présentation
Données générales
Nom officiel : République fédérale du Nigéria
Nature du régime : république fédérale
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : Goodluck Ebele Jonathan
Données géographiques
Superficie : 923.773 km²
Capitale : Abuja
Villes principales : Lagos, Ibadan, Benin City, Kano, Port Harcourt
Langue (s) officielle (s) : anglais
Langue (s) courante (s) : haoussa, yorouba, igbo
Monnaie : Naira
Fête nationale : 1er octobre
Données démographiques
Population : 162 millions d’habitants (PNUD 2011)
Densité moyenne : 172 hab./km2 (INSEE 2010)
Croissance démographique : 2,52% (Banque Mondiale 2011)
Espérance de vie : 52 ans (Banque Mondiale 2011)
Taux d’alphabétisation : 60,8% (PNUD 2009)
Religion (s) : islam, christianisme, religions traditionnelles
Indice de développement humain : 156ème sur 187 (PNUD 2011)
Données économiques
PIB : 244,5 Md$ (EIU 2011)
PIB par habitant : 1.912 $ (estimation EIU 2012)
Taux de croissance : 6,2 % (estimation EIU décembre 2012)
Taux de chômage (au sens du BIT) : 19,8 % (estimation DGT)
Taux d’inflation : 11,4% (estimation FMI 2012)
Balance commerciale : excédentaire à 58M$ (DGT 2011)
Principaux clients : Etats-Unis (34,2%), Brésil (10%), Inde (9,5%) Espagne (7%), (2010, EIU)
Principaux fournisseurs : Chine (15%), Etats-Unis (8,6%), Pays Bas (7,9%), Corée du Sud (5,7%) (2010, EIU)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
Agriculture : 35,2%, Commerce : 16,4%, Services : 11,4 %, Pétrole et gaz 33,5%, Industrie : 2,2%, Construction : 1,3% (Perspectives économiques en Afrique prévisions 2011)
Exportations de la France vers le Nigéria : 1, 5 Md€ (DGT 2011)
Importations françaises depuis le Nigéria : 4,3 Md€ (DGT 2011)
http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/nigeria
Consulat (s) de France : Lagos
Communauté française au Nigéria : 1 847 ressortissants français inscrits au registre des français établis hors de France au 11 décembre 2012 (dont 381 binationaux)
Communauté nigériane en France : 2 400 personnes environ
Politique intérieure
Le président sortant Goodluck Jonathan a été élu dès le premier tour lors du scrutin du 16 avril 2011. Ce scrutin est considéré comme le plus libre et le plus crédible depuis le retour de la démocratie en 1999, malgré les irrégularités et les violences (un millier de morts).
Il doit aujourd’hui faire face à une grave crise au nord et dans la middle belt qui, depuis janvier 2010, sont le théâtre d’un nouveau cycle de violences perpétrées par la secte islamiste Boko Haram. Depuis l’attentat contre le siège de l’ONU à Abuja en août 2011, de nouveaux attentats ont causé la mort de plus de 400 personnes, le plus spectaculaire et meurtrier ayant eu lieu à Kano au mois de janvier 2012. L’instauration de la charia au Nigéria reste la principale revendication de la secte Boko Haram. Pour lutter contre cette dernière, les autorités nigérianes ont mis en œuvre une militarisation massive de la sécurité publique qui ne laisse aucun répit à la secte et semble obtenir des résultats. La répression s’engage dans un rapport de force toujours plus violent, dénoncé par certaines ONG (HRW, Amnesty International).
Dans la région du delta du Niger, les autorités sont confrontées à de multiples prises d’otages et actes de sabotage contre les installations pétrolières. Les revendications des communautés locales (demande d’une meilleure redistribution des richesses issues de leur sous-sol) sont doublées par la montée en puissance de groupes criminels. Cette insécurité se concentre à terre et près des côtes, même si certains « militants » sont en mesure d’opérer à plus de 100 km au large. Un programme d’amnistie proposé aux militants avait permis de ramener temporairement le calme dans cette région mais ce projet, porté par Yar’Adua, est en suspens depuis novembre. Les actes de sabotage, enlèvements et attentats ont repris.
Situation économique
L’économie nigériane reste dominée par le secteur des hydrocarbures, qui représente en moyenne 36% du PIB et plus de 97% des exportations.
Pour 2013, la prévision du taux de croissance est de 6,5%. Cette prévision est inférieure au taux moyen de la dernière décennie, compte tenu des incertitudes qui pèsent sur l’environnement économique, et notamment les conséquences des inondations graves survenues à la fin de l’année 2012. Cette croissance demeurera insuffisante pour permettre l’amélioration des conditions de vie du plus grand nombre, qui reste pénalisé par la faiblesse de la distribution d’électricité. 70% de la population dépend encore du bois pour son énergie, la capacité de production électrique du pays est inférieure à 4 000 MW (par comparaison, l’Afrique du Sud avec une population de 48 millions d’habitants a une capacité de production supérieure, 36 000 MW) et les gaz issus de l’exploitation pétrolière sont mal valorisés.
L’insécurité dans la zone du delta du Niger affecte régulièrement la production de pétrole et de gaz, toutefois cette dernière devrait bénéficier du développement des champs pétroliers et gaziers offshore. Les capacités de raffinage sont insuffisantes et le Nigéria doit paradoxalement importer des produits pétroliers raffinés.
Le secteur pétrolier n’est plus désormais le principal acteur de la croissance. Les secteurs des services (télécommunication, commerce), de la banque et de la construction devraient contribuer à la croissance de manière significative. Le secteur agricole, alors même que les dégâts causés par les inondations ne sont encore pas connus, devrait également être un secteur qui contribue largement à la croissance globale, et le plus important pourvoyeur d’emplois.
Politique extérieure
Le Nigéria s’est imposé comme un acteur diplomatique de premier plan en Afrique de l’Ouest et au sein de l’Union africaine.
Il contribue à promouvoir la CEDEAO, dont le siège est à Abuja. En 2007, le Nigéria a pesé de tout son poids au sein de cette organisation pour que celle-ci refuse de signer dans les délais impartis un Accord de Partenariat Economique (APE) avec l’Union européenne. La CEDEAO constitue un instrument fondamental de l’influence du Nigéria en Afrique et dans sa relation avec l’UE.
Le Nigéria a multiplié les initiatives en matière de résolution des conflits ces vingt dernières années : il s’est particulièrement investi dans la sortie de crise du Libéria en participant à l’ECOMOG, a conduit des réunions de médiation ou de facilitation pour le Soudan, la RDC ou le Zimbabwe. Le Nigéria est engagé dans de nombreuses opérations de maintien de la paix, dont la MINUL et la MUAS : 4.700 Nigérians sont engagés dans dix opérations en cours (le Nigéria qui fournit de nombreux officiers de police à l’ONU, a récemment déployé une force de police entièrement féminisée au Liberia).
Le Nigéria a par ailleurs accueilli le premier sommet Afrique-Amérique du Sud en novembre 2006. Il est candidat à un poste de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies.
Le litige relatif à la souveraineté de la presqu’île de Bakassi a été tranché par un arrêt de la Cour internationale de Justice du 10 octobre 2002, mais il a fallu attendre 2006 et l’accord de Greentree pour que le Nigéria s’y conforme. Le 14 août 2008, le Nigéria a rétrocédé la dernière partie de la presqu’île de Bakassi qui était encore sous son autorité.
Enfin, le Nigéria exerce une influence importante sur son environnement régional grâce à son poids démographique et l’importance de sa diaspora, sans oublier la puissance financière de ses banques et le rayonnement de sa production audiovisuelle (troisième producteur de films au monde). Le Nigéria a notamment joué un rôle clé dans la crise ivoirienne. Il a également voté à nos côtés tant sur l’Iran que sur la Libye (restant toutefois en retrait sur la question de la reconnaissance du CNT) et la Syrie. S’agissant de la crise au Mali, le Nigéria a été parmi les premiers Etat africain à déployer des troupes au profit de la MISMA (déploiement d’un contingent de 1 200 hommes au Mali et au Niger au 15 mars 2013). Le pays met également à disposition deux avions Alphajets.Le commandement de la MISMA a été confié à Shehu Usman Abdulkadir, général nigérian.
Mise à jour : 15.03.13
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