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Histoire

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N’ayant pu, en vertu de la constitution nigériane, se présenter pour un troisième mandat, le Président Obasanjo a cependant pesé de tout son poids dans la nomination et la victoire du « ticket » présidentiel du PDP (People’s Democratic Party) en avril 2007 : le gouverneur de l’Etat de Katsina (Nord), Umaru Yar’Adua, qui a fait équipe avec le gouverneur de Bayelsa (Sud), Goodluck Jonathan.

Au-delà d’une organisation chaotique, ces élections ont été entachées de multiples fraudes et de graves violences. Outre la Présidence, le PDP a enlevé la majorité des sièges de gouverneurs et de parlementaires. Les principaux candidats d’opposition, l’ancien vice-président Atiku Abubakar (Action Congress - AC) et le général Buhari (All Nigeria People’s Party - ANPP) ont contesté le résultat de ces élections et en ont demandé l’annulation.

Le tribunal électoral présidentiel les a déboutés le 26 février 2008 et leur appel devant la Cour Suprême a été rejeté le 12 décembre 2008. Depuis l’été 2007, les élections de plusieurs gouverneurs, membres de la chambre des représentants et sénateurs (dont le Président du Sénat) ont été invalidées, mais les candidats du PDP ont été réélus par la suite.

Au lendemain de son élection, le nouveau président nigérian ne cachait pas qu’il était conscient du handicap que constituait le déroulement du scrutin, et a affirmé sa volonté de travailler au renforcement de la démocratie et de la justice. Le Président a bénéficié de la sympathie de l’opinion, mais les réformes promises ont tardé à être mises en œuvre, en particulier son « agenda en 7 points » (électricité et énergie, sécurité alimentaire, bien être et création d’emploi, transports, reforme foncière, sécurité, éducation). Malade, le Président a été hospitalisé en Arabie Saoudite en novembre 2009 et y est resté jusqu’à son décès, le 6 mai 2010.

Pour mettre fin à la vacance du pouvoir, Goodluck Jonathan a été investi président en exercice (acting president) le 9 février 2010. Malgré une image d’homme discret, Goodluck Jonathan a immédiatement pris une série de mesures fermes dont la dissolution du gouvernement fédéral puis les limogeages du ministre de la Justice et du conseiller national à la sécurité. Il a prêté serment le lendemain du décès du président Yar’Adua, devenant le nouveau président du Nigéria jusqu’à la date prévue du terme du mandat de Yar’Adua, comme le veut la constitution nigériane. Namadi Sambo, gouverneur de l’Etat de Kaduna, a été désigné comme vice-président.

Candidat du parti majoritaire PDP lors de l’élection présidentielle du 16 avril 2011, Goodluck Jonathan a été élu dès le premier tour. Cette confortable victoire a été un succès personnel d’autant que, conformément à ses engagements, ces élections ont été les plus crédibles depuis le rétablissement de la démocratie en 1999.

Mise à jour : 15.03.13

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