Accès rapide :

Géographie et histoire

Géographie

À l’est, les terres basses de l’Atlantique connaissent de fortes précipitations et des ouragans. Les températures élevées y favorisent la présence d’une forêt tropicale humide. À l’exception des ports, cette région est peu peuplée. La région montagneuse centrale culmine à 2438 m. L’altitude rafraîchit quelque peu la température de cette zone subtropicale. Les plaines longeant le Pacifique sont parsemées de volcans et moins arrosées par les pluies. C’est une région tropicale sèche caractérisée par des températures élevées.

Les catastrophes naturelles sont récurrentes : Managua a connu deux séismes d’importance (1931 et 1972), l’ouragan Mitch a tué 3 000 personnes en 1998. Les pluies saisonnières (en octobre) peuvent également être destructrices, comme ce fut le cas en 2011.

Le Nicaragua a été frappé par de nombreux séismes en avril 2014 (plusieurs centaines, dont trois d’une magnitude supérieure à 5).

Le décalage horaire entre le Nicaragua et la France est de -7 heures en hiver et -8 heures en été.


Histoire

Occupé par les Espagnols dès 1521, le Nicaragua accède à l’indépendance en 1821. Les interventions militaires américaines, entre 1912 et 1925, puis entre 1929 et 1933, provoquent l’émergence d’un mouvement de résistance nationaliste, le sandinisme. Son fondateur, Cesar Augusto Sandino, mena une guérilla et obtint le départ des troupes américaines en 1933, avant de mourir assassiné par Anastasio Somoza, alors haut gradé de la Garde nationale, formée et équipée par les États-Unis. De 1936 à 1979 se succèdent les dictatures de la dynastie Somoza, auxquelles va s’opposer le Front sandiniste de libération nationale (FSLN).

La guerre civile se déclenche véritablement en 1978, et le FSLN entre dans Managua le 19 juillet 1979 ; la Junte de Reconstruction Nationale s’installe au pouvoir. Le FSLN écarte rapidement les modérés, et le Nicaragua se rapproche des régimes cubain et soviétique. Dès l’arrivée à la Maison-Blanche de Ronald Reagan (début 1980), les États-Unis arment et entraînent les Contras, groupes armés contre-révolutionnaires, dans les camps installés notamment au Honduras.

Daniel Ortega, un des leaders du FSLN, est élu à la présidence de la République en 1984. Un embargo total sur le commerce est instauré par les Etats-Unis en 1985.

En 1986, dans un arrêt historique du droit international, la Cour internationale de justice a établi que l’appui fourni par les États-Unis aux activités militaires et paramilitaires des Contras au Nicaragua, sous forme d’aide financière, d’entraînement, de fournitures d’armes, de renseignements et de soutien logistique, constituait une violation indubitable du principe de non-intervention.

La guerre civile prend fin au terme d’un plan de paix proposé par Oscar Arias, alors président du Costa Rica. Le 7 Août 1987 les Présidents du Guatémala, Salvador, Honduras, Nicaragua et Costa Rica signent le Traité d’Esquipulas II, outil visant à établir une paix ferme et durable en Amérique centrale. Entré en vigueur avec sa signature, ce traité international a permis le lancement du processus de pacification, de démocratisation et d’unification centraméricain. Les affrontements au Nicaragua firent 57 000 victimes, dont 29 000 morts (dix ans auparavant, la lutte contre Somoza avait déjà fait 40 000 victimes).

Après la victoire surprise de Violetta Barrios de Chamorro aux élections de 1990, qu’elle remporte sur le FSLN de Daniel Ortega, le Parti Libéral prend la présidence avec Arnoldo Aleman, puis Enrique Bolaños. Daniel Ortega revient au pouvoir en 2006, avant d’être réélu en 2011 pour un troisième mandat.


Mise à jour : 14.05.14


Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014