Accès rapide :

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Namibie
Président de la République : M. Hifikepunye POHAMBA (depuis le 21 mars 2005 - réélu en novembre 2009)

Données géographiques

Superficie : 824.270 km2
Capitale : Windhoek
Villes principales : Windhoek, Rundu, Walvis Bay, Swakopmund, Grootfontein, Katima Mulilo
Langue officielle : Anglais
Langues courantes : Anglais, Oshivambo (langue maternelle de 49 % de la population), Afrikaans (11 %), Nama - Damara , Herero, Rukavango, Allemand (2%), Tswana
Monnaie : Dollar namibien (NAD). 1 € : 14,74 NAD au 27/03/2014), parité fixe avec le rand sud-africain
Fête nationale : 21 mars (Fête de l’Indépendance).

Données démographiques

Population : 2 259 393 (est 2013) dont Ovambo 49,8 %, Kavango 9,3 %, Damara 7,5 %, Herero 7,5 %, Blancs 6,4 %, Nama 4,8 %, Métis 4,1 % (estimations en fonction de la langue principale du foyer).
Densité : 2,5 hab./km²
Croissance démographique : +0,75 % par an (2013)
Espérance de vie : 62,6 ans à la naissance (2014, PNUD)
Taux d’alphabétisation : 88,5% (PNUD)
Religions : Chrétiens (85 %, dont environ 50% de Luthériens), Animistes (15 %)
Indice de développement humain : 0,608 - 128ème pays sur 187 (PNUD 2012).

Données économiques

PIB : 12,3 Mds USD (2013, est. FMI)
PIB par habitant : 5666 USD (2013, est FMI)

Taux de croissance : 4,3 % en 2013 (5 % en 2012) (FMI)
Taux de chômage : 29.6 % de la population active en 2014
Taux d’inflation : 6,2 % en 2013 (FMI)

Solde budgétaire : -4,6 % du PIB en 2013
Solde courant : - 4,6 % du PIB en 2013

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2010 ; Central
Bureau of Statistics of Namibia) :

  • agriculture : 9,7 % ;
  • industrie : 30,9 % ;
  • tertiaire : 59,4 %

Exportations de la France vers la Namibie (ventes aéronautiques comprises) : 187 082 450 € en 2013 (douanes françaises)
Importations françaises depuis la Namibie (ventes de minerais comprises) : 128 808 602 € en 2013 (douanes françaises)

Principaux fournisseurs : Afrique du Sud (69,7 %), Suisse (6 %),Chien (4%)
Principaux clients : Afrique du Sud (17,4 %)

Consulat de France : section consulaire de l’ambassade de France à Windhoek
Communauté française en Namibie : 259 immatriculés (31/03/2014).

Politique intérieure

La SWAPO, forte de sa légitimé historique, rassemble environ les ¾ des suffrages à tous les scrutins depuis 1999. Elle a encore renforcé sa domination lors des cinquième élections démocratiques du 28 novembre 2014, engrangeant 80 % des voix (74 % en 2009) aux législatives, contre 4,8 % pour la Democratic Turnhalle Alliance (3,1% en 2009), et 3,5% pour le Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès(RDP, 11,1% en 2009), issu d’une scision de la SWAPO. Les élections présidentielles ont été marquées par une victoire encore plus nette du candidat de la SWAPO, le Premier Ministre Hage Geingob (86,7 % des voix). Incarnant l’aile modérée du parti au pouvoir (attention prêtée aux investisseurs étrnagers, refus d’une réforme agraire sans indeminisation), M. Geingob deviendra, après son investiture le 21 mars 2015, le premier chef de l’Etat namibien non issu de l’ethnie majoritaire Ovambo, car appartenant à la communauté Damara.

La révision de la constitution fin 2014 a renforcé les pouvoirs du Président (nomination de huit députés sur 96), et créé un poste de Vice-Président.

Le procès de 65 accusés de tentatives de sécession de la bande de Caprivi (province du Zambèze), à ce jour toujours détenus depuis 1999, est suivi attentivement. 43 personnes ont été acquittées en 2013.

Situation économique

Une croissance plutôt robuste, encore largement dépendante des performances de l’industrie minière

Sur la période 2010-12, la croissance moyenne s’est élevée à 5,2 %, l’activité étant soutenue -par exception et temporairement- par une politique budgétaire très accommodante. En 2013, la croissance a fléchi, à 4,3 % selon le FMI après 5,0 % en 2012, du fait de l’impact négatif sur la production agricole de la sécheresse -l’une des plus prononcées depuis 20 ans-, conjugué à la faiblesse de la demande en minerais et la détérioration des termes de l’échange. Pour 2014, la croissance serait de 4,3 % selon le FMI, alimentée par le rebond de la production agricole et le dynamisme du secteur de la construction, porté par les dépenses publiques d’investissement en infrastructure (en particulier le programme de développement de logements sociaux -Mass Housing Project- qui vise à créer plus de 10 000 logements par an d’ici à 2030) et plusieurs projets d’envergure dans les mines (dont l’achèvement d’ici début 2015 de la mine d’uranium de Husab, pour un montant total équivalent à 20 % du PIB).

Tendanciellement, l’inflation en Namibie suit la trajectoire de variation des prix en Afrique du Sud, qui reste de loin le 1er fournisseur du pays avec 70 % des importations. Après avoir enregistré une hausse moyenne de +6,5 % en 2012, contre +5,0 % en 2011, l’inflation est demeurée élevée l’an dernier, à 6,2 % d’après le FMI, au-delà de la fourchette, implicitement suivie, de la Banque centrale sud-africaine (3 à 6 %). Pour 2014, l’inflation devrait décélérer, le FMI projetant un taux moyen de 5,9 %.

Sur le plan externe, le solde commercial est structurellement déficitaire compte tenu de la faiblesse de l’industrie manufacturière locale (13 % du PIB) qui contraint le pays à importer l’essentiel de ses marchandises. En 2013, le déficit commercial aurait ainsi atteint -12,5 % du PIB. Transferts douaniers de la SACU inclus, le solde courant a été déficitaire de -4,6 % du PIB et pourrait se détériorer davantage cette année, à -5,1 % (FMI) en raison essentiellement de la hausse rapide des importations liées aux projets d’investissement dans les mines. Les IDE ont fortement augmenté l’an dernier (+62 % par rapport à la moyenne de 2009/12), pour s’élever à plus d’1 Md USD, même s’ils restent concentrés dans les seules industries extractives. Les réserves de change, qui s’élevaient fin décembre 2013 à 1,7 Md USD, ne couvrent que 2,8 mois d’importations.

Avec une population de seulement 2,2 M d’habitants, la Namibie demeure confrontée à la persistance d’inégalités de revenu parmi les plus prononcées au monde (l’indice de Gini s’élève à 0,59), à une forte prévalence du VIH/SIDA (de l’ordre de 13,4 %) et à un taux de chômage qui atteint 29,4 % de la population active selon l’Agence nationale de statistiques. En termes d’IDH, le pays s’est classé 128ème sur 187 en 2013, principalement en raison de la piètre qualité de son système éducatif, avec une durée moyenne de scolarisation d’à peine 6,2 années, et une forte incidence de la pauvreté (20 % des ménages).

Les marges de manœuvre extrêmement limitées et des réformes structurelles axées sur la fiscalité

L’ancrage du Dollar namibien sur le Rand et l’appartenance à la fois à l’aire monétaire commune et à la SACU limitent fortement les marges d’action en matière de politique monétaire et douanière. La politique budgétaire apparaît de facto comme l’unique outil relativement autonome de politique économique. Après plusieurs années d’excédents budgétaires, la Namibie enregistre, depuis 2009/10, des déficits successifs, dans la lignée d’une politique budgétaire résolument expansionniste, ayant permis d’atténuer en partie le choc de demande externe. Cette approche s’est soldée par une nette dégradation du déficit budgétaire, passé de -0,1 % du PIB en 2009 à -8,4 % en 2011. Outre l’impact du repli des transferts de la SACU, qui représentent près de 30 % des recettes, la dégradation du déficit résulte des effets du programme TIPEEG (Targeted Intervention Program for Employment and Economic Growth) destiné à accélérer sur la période 2010/12 les projets en infrastructure tout en créant 104 000 emplois (8 % de la population active), qui vient de se terminer avec un bilan mitigé. Le nouveau cadre de dépenses à moyen terme, pour la période 2013/16 entend revenir à une trajectoire plus prudente en visant un retour à l’équilibre en fin de période. Pour autant, dans les faits, le pays a enregistré un solde quasi-équilibré en 2012 (déficit de seulement 0,3 % du PIB), reflet des difficultés chroniques d’exécution du pays, en particulier s’agissant des dépenses de capital (60 % seulement).

La dette publique, qui se situait à 29 % du PIB fin 2013 d’après le FMI, devrait à moyen terme rester en-deçà du plafond de 35 % du PIB fixé par les autorités. Sur le plan monétaire, la Banque centrale poursuit comme objectif principal l’ancrage du Dollar namibien au Rand sud-africain. Dans le sillage de la South African Reserve Bank, la Banque centrale a baissé de 450 points de base en cumulé son taux directeur depuis janvier 2009, à 5,5 %.

Soucieuses de réorienter une part croissante des revenus miniers vers la population locale, les autorités ont entrepris de réformer le cadre juridique régissant les industries extractives, dans un contexte de baisse des transferts douaniers issus de la SACU.

L’environnement des affaires demeure relativement difficile, comme l’atteste le classement « Doing Business » 2013 (87ème position sur 185 pays) ; le cadre juridique se caractérise par des complexités en matière d’enregistrement de la propriété, d’imposition et de procédures douanières. Le secteur bancaire, sous développé et pour l’essentiel composé de filiales de grandes banques sud-africaines, compromet également la croissance de l’initiative privée et la diversification du tissu industriel. Le pays demeure vulnérable à la corruption, moins importante toutefois que dans le reste de l’Afrique (en 2013 au 57ème rang sur 177 pays).

Considérée comme la plus ancienne union douanière au monde (1910), la Southern African Customs Union (SACU) présente des handicaps (exceptions à la libre circulation des biens, absence de réel tarif extérieur commun, inexistence d’institutions régionales fonctionnelles et incapacité des pays membres à adopter une position commune). Elle est perçue comme un outil permettant à l’Afrique du Sud d’asseoir la domination de ses entreprises.

Le déséquilibre des échanges commerciaux des quatre « petits » pays que sont le Botswana, le Lesotho, la Namibie et le Swaziland (BLNS) vis-à-vis de l’Afrique du Sud s’accompagne réciproquement d’une dépendance des BLNS aux transferts douaniers de la SACU, qui représentent une part substantielle de leurs recettes budgétaires (entre 24 % et 52 % selon les pays). La clé de répartition de ces recettes apparaît comme trop pro-cyclique, et constitue un facteur de vulnérabilité qui exacerbe la dépendance budgétaire des BLNS. La formule devrait être prochainement révisée, pour favoriser une convergence d’intérêt entre l’Afrique du Sud, qui considère qu’elle paie désormais trop par rapport aux bénéfices qu’elle en retire, le Botswana et la Namibie qui disposent de quelques marges de manœuvre pour diversifier leurs revenus budgétaires, et le Lesotho et le Swaziland qui eux, restent totalement dépendants des recettes de la SACU.

La Namibie peu favorable à la négociation des accords de partenariat économique (APE) avec l’Union Européenne, considérés comme un obstacle à l’intégration régionale, a toutefois signé l’APE entre l’Union Européenne et la SADC conclu le 15 juillet 2014.

Politique extérieure

La Namibie a normalisé ses relations de voisinage au sein de l’Afrique australe, même si des différends frontaliers avec l’Afrique du Sud (gestion du fleuve Orange) et le Botswana (gestion des ressources en eau du fleuve Okavango) demeurent. Windhoek a envoyé 3000 hommes aux cotés du régime Kabila lors de la seconde guerre du Congo (1998–2003), et a signé en avril 1999 un pacte de défense mutuel avec l’Angola, le Zimbabwe et la RDC. La Namibie tendrait à resserrer plus particulièrement ses liens avec l’Angola, pour contrebalancer la domination sud-africaine au sein de la SADC.La Namibie a rejoint en 2014 pour deux ans le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine. Elle a également présidé d’août 2013 à août 2014 l’organe politique, de défense et de sécurité de la SADC.

Longtemps sous tutelle des Nations unies, la Namibie reste attachée à l’action de l’ONU dans la résolution des conflits. Elle tend à rejoindre la fronde contre la domination occidentale sur les dossiers internationaux. Elle plaide la cause du Sahara occidental, l’admission de la Palestine comme membre à part entière des Nations unies, ou encore la levée du blocus américain à Cuba. Elle dénonce les ingérences étrangères en Afrique (critiques des sanctions occidentales à l’encontre du Président Mugabe, ancien frère d’armes de la SWAPO). Windhoek déplore également les sanctions internationales visant l’Iran. Dans le monde arabe, la Namibie a dénoncé l’intervention occidentale de 2011 en Libye, et se garde de critiquer le régime syrien.

Un partenariat a été noué à partir de 1992 entre la Namibie et l’Union Européenne. 68 millions d’euros lui ont été alloués dans le cadre du 11ème FED (2014 – 2020).

Parmi les partenaires occidentaux de la Namibie, l’Allemagne, dont sont originaires 30 000 Namibiens, est depuis l’indépendance le premier bailleur de fonds bilatéral du pays. Le souvenir de la répression de la révolte des Herero et des Nama (1904), souvent considéré comme le premier génocide du XXème siècle mais non reconnu comme tel par Berlin, demeure toutefois un irritant récurrent.

Si la Namibie bénéficie également d’une aide importante des Etats-Unis depuis 2008 au titre du MCA (Millenium Challenge Account), elle développe ses relations avec de nombreux Etats non occidentaux, en particulier avec les BRICS. Les pays émergents, notamment la Chine, recherchent un accès privilégié au riche sous-sol namibien. Des prêts chinois sont régulièrement accordés (1,14 milliard USD pour deux projets routiers en mars 2012) et plus de 40 000 Chinois résident en Namibie. Le caractère lié de l’aide chinoise, qui écarte les fournisseurs namibiens, et ses effets sur le développement de la corruption, sont critiqués par une partie de l’opinion. L’Inde développe également sa présence (prêt de 100 millions d’USD, négociation d’un accord de libre-échange que Windhoek doit mener à bien au nom de la SACU).

Mise à jour : 15.12.14


Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014