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Présentation de la Namibie

Présentation

Données générales

Données géographiques

Superficie : 824.270 km2
Capitale : Windhoek
Villes principales : Windhoek, Rundu, Walvis Bay, Swakopmund, Grootfontein, Katima Mulilo
Langue officielle : Anglais
Langues courantes : Anglais, Oshivambo (langue maternelle de 49 % de la population), Afrikaans (11 %), Nama - Damara , Herero, Rukavango, Allemand (2%), Tswana
Monnaie : Dollar namibien (NAD). 1 € : 14,74 NAD au 27/03/2014), parité fixe avec le rand sud-africain
Fête nationale : 21 mars (Fête de l’Indépendance).


Données démographiques

Population : 2 182 851 (est 2013) dont Ovambo 49,8 %, Kavango 9,3 %, Damara 7,5 %, Herrero 7,5 %, Blancs 6,4 %, Nama 4,8 %, Métis 4,1 %.
Densité : 2,5 hab./km²
Croissance démographique : +0,75 % par an (2013)
Espérance de vie : 62,5 ans à la naissance (2012, PNUD)
Taux d’alphabétisation : 88,5% (PNUD)
Religions : Chrétiens (85 %, dont environ 50% de Luthériens), Animistes (15 %)
Indice de développement humain : 0,625 - 120ème pays sur 187 (PNUD 2011).


Données économiques

PIB : 17,737 milliards USD (2013, est. FMI)
PIB par habitant : 8160 USD (2013, est FMI)

Taux de croissance : 4 % en 2012 ; 5% en 2011 (est. FMI)
Taux de chômage : 34 % de la population active en 2010
Taux d’inflation : 7,2 % en 2011, 6,75% en 2012 (FMI)

Solde budgétaire : -8,5 % du PIB en 2011/2012
Balance des paiments : - 0,6 % du PIB en 2012

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2010 ; Central Bureau of Statistics of Namibia) :

  • primaire : 17 % ;
  • secondaire : 23 % ;
  • tertiaire : 60 %

Exportations de la France vers la Namibie : 187 082 450 € en 2013 (douanes françaises)
Importations françaises depuis la Namibie : 128 808 602 € en 2013 (douanes françaises)

Consulat de France : section consulaire de l’ambassade de France à Windhoek
Communauté française en Namibie : 300 immatriculés (31/12/2012).


Politique intérieure

La SWAPO, forte de sa légitimé historique, rassemble environ les ¾ des suffrages à tous les scrutins depuis 1999. Elle a confirmé lors des dernières élections générales de novembre 2009 cette domination sans partage avec 74 % des voix. Les partis d’opposition apparaissent faibles et divisés, repliés sur des niches ethniques ou régionales, à l’exception du rassemblement pour la démocratie et le progrès (RDP) issu d’une scission de la SWAPO (11 % des voix en 2009).

Le congrès de la SWAPO (29 novembre - 2 décembre 2012) a été marqué par la réélection à la Vice-Présidence du parti du Ministre du Commerce et de l’Industrie Hage Geingob, qui incarne l’aile modérée de la SWAPO. M. Geingob apparaît donc désormais comme le candidat probable de la SWAPO aux élections générales de novembre 2014, et le successeur du Président Pohamba, qui termine son dernier mandat. Si ce scénario se confirme, M. Geingob deviendra en 2014 le premier chef de l’Etat namibien non issu de l’ethnie majoritaire Ovambo.

Dans ce pays pluraliste, le procès de 65 accusés de tentatives de sécession de la bande de Caprivi (province du Zambèze), détenus depuis 1999, est suivi attentivement. 43 personnes ont été acquittées dans ce même procès en 2013.


Situation économique

(source DGTrésor)

La croissance plutôt robuste, largement dépendante des performances de l’industrie minière reste insuffisante pour résoudre des défis sociaux persistants.

Entre 1995 et 2011, la croissance annuelle moyenne du PIB a été de 4,3 % permettant à la Namibie de faire partie des pays à revenus intermédiaires (5 347 USD PIB/hab en 2012). Les performances de l’économie restent étroitement liées aux évolutions de la demande extérieure (en particulier sud-africaine) et fortement volatiles. Cette volatilité est due à un degré d’ouverture élevé (42,1 % du PIB) et à une forte dépendance aux industries extractives (diamant, cuivre, uranium, manganèse, zinc), qui représentent près de 11 % du PIB et plus de 50 % des recettes d’exportation, les ventes de diamants comptant à elles seules pour près du quart du total des ventes. La Namibie pâtit de sa forte exposition au ralentissement de la demande externe et de la faible diversification de son tissu productif, centré autour du secteur minier.

Conséquence de la crise de 2008/09, la production nationale s’est contractée de -0,4% en 2009, avant de rebondir à 6,6 % en 2010 puis 4,9 % en 2011. En 2012, la croissance est restée assez dynamique en comparaison des pays de la région (4,0 %). Pour 2013, le taux de croissance du PIB s’élèverait à 4,2 % selon le FMI, le niveau élevé des cours miniers compensant la faiblesse de la croissance de l’Afrique du Sud, 1er partenaire commercial.

Sur le plan externe, la Namibie a enregistré un solde courant déficitaire en 2012, de l’ordre de 0,6 % du PIB (-1,7 % en 2011), grâce à la progression des exportations de minerais (en valeur). Le déficit courant pourrait néanmoins se creuser en 2013 pour atteindre 2,5 % du PIB selon le FMI, en raison de la baisse attendue des transferts douaniers de la SACU et de l’augmentation des importations (projets d’investissement dans le secteur minier).

Les recettes d’exportation de minerais devraient continuer d’alimenter les réserves de change, qui s’élevaient fin 2012 à 1,8 Md USD, soit 3,1 mois de couverture des importations de biens et services, un niveau jugé suffisant par le FMI pour assurer durablement la crédibilité de l’ancrage monétaire au Rand sud-africain.

Avec une population de seulement 2,3 M d’habitants, la Namibie demeure confrontée à la persistance d’inégalités de revenu parmi les plus prononcées au monde (l’indice de Gini s’élève à 0,59), à une forte prévalence du VIH/SIDA (de l’ordre de 20 %) et à un taux de chômage qui dépasserait 50 % de la population active. En termes d’IDH, le pays s’est classé 128ème sur 185 en 2013, principalement en raison de la piètre qualité de son système éducatif, avec une durée moyenne de scolarisation d’à peine 6,2 années, et une forte incidence de la pauvreté (20 % des ménages).


Des marges de manœuvre de la politique économiques restent particulièrement limitées et des réformes structurelles axées sur la fiscalité.

L’ancrage du Dollar namibien sur le Rand sud-africain et l’appartenance à la SACU limitant très fortement les marges de manœuvre monétaire et douanière, la politique budgétaire est de facto l’unique outil permettant d’agir en soutien à la croissance.

Après plusieurs excédents budgétaires, la Namibie enregistre depuis 2009/10 des déficits du fait d’une politique budgétaire résolument expansionniste pour atténuer le choc de demande externe. Avec un Budget 2013, caractérisé par une hausse marquée des dépenses publiques (+19 % à 41 % du PIB) et en particulier du volet social (logement, développement rural, santé et services sociaux), le déficit budgétaire devrait atteindre 5,3 % du PIB après 3,9 % en 2012 ; ce creusement reflèterait également le net repli des transferts de la SACU, qui représentaient en 2012 près de 13 % du PIB et 30 % des recettes de l’Etat. Face à un besoin de financement accru, les autorités recourent de plus en plus à l’endettement extérieur non concessionnel. La dette publique représente ainsi actuellement près de 30 % du PIB contre 16 % en 2010.

Sur le plan monétaire, en tant que membre de la zone monétaire commune, la Namibie ne dispose que d’une marge de manœuvre extrêmement limitée (ancrage du Dollar namibien au Rand sud-africain) et le taux directeur devrait demeurer inchangé, en dépit de la persistance des tensions inflationnistes, dans la lignée de l’orientation de politique monétaire mise en œuvre par la Banque centrale sud-africaine.

Soucieuses de réorienter une part croissante des revenus miniers vers la population locale, les autorités ont entrepris de réformer le cadre juridique régissant les industries extractives, dans un contexte de baisse des transferts douaniers issus de la SACU.

L’environnement des affaires demeure relativement difficile, comme l’atteste le classement « Doing Business » 2013 (87ème position sur 185 pays) ; le cadre juridique se caractérise par des complexités en matière d’enregistrement de la propriété, d’imposition et de procédures douanières. Le secteur bancaire, sous développé et pour l’essentiel composé de filiales de grandes banques sud-africaines, compromet également la croissance de l’initiative privée et la diversification du tissu industriel. Le pays demeure, enfin, frappé par la corruption, moins étendue toutefois que dans le reste de l’Afrique (en 2012 au 58ème rang sur 174 pays).

Présentée comme la plus ancienne union douanière au monde (1910), la Southern African Customs Union (SACU) présente des handicaps (exceptions à la libre circulation des biens, absence de réel tarif extérieur commun, inexistence d’institutions régionales fonctionnelles et incapacité des pays membres à adopter une position commune). Elle est perçue comme un outil permettant à l’Afrique du Sud d’asseoir la domination de ses entreprises.

Le déséquilibre des échanges commerciaux des quatre « petits » pays que sont le Botswana, le Lesotho, la Namibie et le Swaziland (BLNS) vis-à-vis de l’Afrique du Sud s’accompagne réciproquement d’une dépendance des BLNS aux transferts douaniers de la SACU, qui représentent une part substantielle de leurs recettes budgétaires (entre 24 % et 52 % selon les pays).

La clé de répartition de ces recettes apparaît comme trop pro-cyclique, et constitue un facteur de vulnérabilité qui exacerbe la dépendance budgétaire des BLNS. La formule sera officiellement révisée en décembre 2013, pour favoriser une convergence d’intérêt entre l’Afrique du Sud, qui considère qu’elle paie désormais trop par rapport aux bénéfices qu’elle en retire, le Botswana et la Namibie qui disposent de quelques marges de manœuvre pour diversifier leurs revenus budgétaires, et le Lesotho et le Swaziland qui eux, restent totalement dépendants des recettes de la SACU.

La Namibie reste peu favorable à la négociation des accords de partenariat économique (APE) avec l’Union Européenne, considérés comme peu favorables en termes d’intégration régionale. Contrairement à plusieurs pays de la région, elle a refusé de signer l’APE intérimaire de 2009, s’exposant ainsi à une taxation de ses exportations par l’UE, qui constitue de loin l’un des principaux débouchés à l’exportation, avec l’Afrique du Sud.


Politique extérieure

La Namibie a normalisé ses relations de voisinage au sein de l’Afrique australe, même si des différends frontaliers demeurent avec l’Afrique du Sud (gestion du fleuve Orange) et le Botswana (gestion des ressources en eau de la rivière qui alimente le delta de l’Okavango). Windhoek a envoyé 3000 hommes aux cotés du régime Kabila lors de la seconde guerre du Congo (1998–2003), et a signé en avril 1999 un pacte de défense mutuel avec l’Angola, le Zimbabwe et la RDC. La Namibie tendrait à resserrer plus particulièrement ses liens avec l’Angola, pour contrebalancer la domination sud-africaine au sein de la SADC.

La Namibie a rejoint en 2014 pour deux ans le Conseil des droits de l’homme et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine. Elle préside également depuis août 2013 l’organe politique, de défense et de sécurité de la SADC, dont elle accueilli le sommet le 11 septembre. Cette réunion s’est traduit par une mise en garde au Rwanda pour ses ingérences dans l’Est de la RDC et une implication des autorités namibiennes dans la sortie de crise à Madagascar, notamment pour l’acceptation des résultats par le camp Ravalomanana

Longtemps sous tutelle des Nations unies, la Namibie reste attachée à l’action de l’ONU dans la résolution des conflits. Elle tend à rejoindre la fronde contre la domination occidentale sur les dossiers internationaux. Elle plaide la cause du Sahara occidental, l’admission de la Palestine comme membre à part entière des Nations unies, ou encore la levée du blocus américain à Cuba. Elle dénonce les ingérences étrangères en Afrique (critiques des sanctions occidentales à l’encontre du Président Mugabe, ancien frère d’armes de la SWAPO). Windhoek déplore également les sanctions internationales visant l’Iran.

Dans le monde arabe, la Namibie a dénoncé l’intervention occidentale de 2011 en Libye, et se garde de critiquer le régime syrien.
Un partenariat a été noué à partir de 1992 entre la Namibie et l’Union Européenne. 105 millions d’euros lui ont été alloués dans le cadre du 10ème FED. La Namibie a paraphé (mais sans l’avoir ratifié) un Accord de Partenariat économique intérimaire (APE) avec l’UE en 2007, condition du maintien de l’accès préférentiel de la Namibie aux marchés européens. Les négociations semblent bloquées.

Parmi les partenaires occidentaux de la Namibie, l’Allemagne, dont sont originaires 30 000 Namibiens, est depuis l’indépendance le premier bailleur de fonds bilatéral du pays. Le souvenir de la répression de la révolte des Hereros et des Namas (1904), souvent considéré comme le premier génocide du XXème siècle mais non reconnu comme tel par Berlin, demeure toutefois un irritant récurrent.

Si la Namibie bénéficie également d’une aide importante des Etats-Unis depuis 2008 au titre du MCA (Millenium Challenge Account), elle développe ses relations avec de nombreux Etats non occidentaux, en particulier avec les BRICS.

Les pays émergents, notamment la Chine, recherchent un accès privilégié au riche sous-sol namibien. Des prêts chinois sont régulièrement accordés (1,14 milliars USD pour deux projets routiers en mars 2012). 40 000 Chinois résident en Namibie. Le caractère lié de l’aide chinoise, qui écarte les fournisseurs namibiens, et ses effets sur le développement de la corruption, sont critiqués par une partie de l’opinion.

L’Inde développe également sa présence (prêt de 100 millions d’USD, négociation d’un accord de libre-échange que Windhoek doit mener à bien au nom de la SACU).


Mise à jour : 27.03.14

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