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La France et la Namibie

Présentation

Relations politiques

La relation bilatérale entre la France et la Namibie est sans nuage. Outre notre Ambassade à Windhoek, la France dispose en Namibie d’une Alliance française (hors les murs) à Swakopmund. Un centre culturel franco-namibien (CCFN) complète notre action culturelle.

M. Jacques Chirac a effectué une visite d’Etat en Namibie en 1998. Le Président Hifikepunye Pohamba a effectué une visite officielle en France en 2007. Il s’est également entretenu avec le Président de la République à Nice en 2010 (Sommet France-Afrique). La Ministre namibienne de l’environnement a été reçue par le Ministre délégué chargé du développement en octobre 2012. Devenue Ministre des Affaires Etrangères, elle a représenté la Namibie au Sommet de l’Elysée en décembre 2013.

La Namibie a accueilli deux Ministres français ces dernières années : M. de Robien, Ministre des Transports (décembre 2006), et M. Bockel, Secrétaire d’Etat à la Coopération et la Francophonie (septembre 2007). Une délégation de Sénateurs du groupe d’amitié France-Afrique Australe a relancé, au cours d’une visite à Windhoek en septembre 2013, les échanges entre les Parlements des deux pays.

La Namibie a soutenu l’intervention française au Mali, et a accordé 1 million de dollars au fonds fiduciaire pour la Mission Africaine au Mali (MISMA).

Relations économiques

En termes d’IDE, le stock d’investissements français s’élevait à 867 M € en 2012, en forte progression depuis cinq ans. La société Areva a bénéficié d’une licence d’exploitation pour la mine d’uranium de Trekkopje (un investissement total de l’ordre de 1 Md USD), soit l’investissement le plus élevé réalisé à ce jour en Namibie, et le plus important investissement français en Afrique australe après les investissements pétroliers en Angola. Le projet a néanmoins été suspendu en octobre 2012 en raison de la faiblesse des cours de l’uranium. D’autres projets miniers d’uranium se développent toutefois dans le pays. Ainsi, le projet de mine d’uranium d’Husab, conduit par la compagnie chinoise Swakop Uranium (détenue à 90% par Taurus Minerals Limited of Hong Kong et à 10% par la compagnie nationale Epangelo), va de l’avant, présentant des possibilités de contrat pour les entreprises françaises, notamment Saint Gobain, mais également Areva.

Les échanges commerciaux bilatéraux sont historiquement modestes. En 2013, le commerce bilatéral entre la France et la Namibie a toutefois doublé (315 MEUR contre 150 MEUR en 2012), grâce aux ventes de matériels aériens (deux avions Airbus A319, soit 176 MEUR) qui ont porté nos exportations de 27 à 185 MEUR. Nos importations restent dominées par l’uranium (128.8 MEUR en 2013).

Une mission du MEDEF s’est rendue en octobre 2012 en Namibie avec les entreprises suivantes : Alstom, Bolloré Africa Logistics, EDF, Groupe Cahors (distribution de fluides lato sensu), Nexans (câbles), Saint Gobain PAM (pour canalisations et transport de l’eau) , SolaireDirect, Vinci Construction Grands Projets.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Lors de la visite de M. Bockel, Secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, un Document Cadre de Partenariat (DCP) avait été signé le 12 septembre 2007, concrétisant la volonté de la France de s’engager aux côtés de la Namibie (octroi de dons et prêts concessionnels sur 5 ans pour un montant indicatif situé entre 113 et 130 M€).

Si la promotion de la diversité culturelle (le Centre culturel Franco-Namibien en est devenu l’instrument de référence) et l’enseignement du Français constituent deux domaines d’action traditionnels de la coopération française, la France est intervenue aussi, ces dernières années, dans le secteur de la gouvernance : accompagnement de la décentralisation, formation de l’administration, coopération policière, soutien à l’Ombudsman namibien. Ainsi, nous avons apporté un appui décisif à la création du NIPAM (Namibian Institute of Public Administration Management), école de la fonction publique namibienne.

L’AFD intervient en Namibie depuis 1996. Elle a participé en 2008, aux côtés de la BEI, de la KfW et de l’UE, au financement de l’interconnexion régionale du couloir de Caprivi qui relie les réseaux électriques de la Namibie et de la Zambie, à travers un prêt de 35 M€. L’AFD a à nouveau été sollicitée pour apporter un nouveau financement (50 M€), aux côtés de la BEI. L’objectif du projet sera de financer les infrastructures de transmission pour minimiser le déficit d’électricité qui menace l’économie du pays, et d’assurer une meilleure transmission de l’électricité, notamment de l’énergie hydroélectrique en provenance de Zambie, vers les centres de consommation namibiens. Le projet visera également à accompagner NamPower dans sa recherche d’une meilleure efficacité énergétique et d’une gestion accrue de la demande.

L’AFD a octroyé une garantie de portefeuille ARIZ à la FNB, fin 2010, qui est aujourd’hui engagée à plus de 2,5 M€. Le renouvellement de la garantie de portefeuille est en cours de négociation avec la FNB. En outre, une première garantie de portefeuille est en instruction avec la Bank of Windhoek.

Le Fonds français pour l’environnement Mondial (FFEM) finance à hauteur de 1,4 million d’euros un projet de 12 millions d’euros sur l’évaluation de la biodiversité, l’introduction et la translocation de faune. Il appuie également la Commission du Fleuve Orange (ORASECOM) avec 1,5 million d’euros.

Mise à jour : 15.12.14

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