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Présentation

Données générales

Nom officiel : Monténégro
Régime : parlementaire
Chef de l’Etat : Filip Vujanovic, Président du Monténégro
Chef de gouvernement : M. Milo Djukanovic, Premier Ministre
Langue : monténégrin
Monnaie : euro

Données géographiques

Superficie : 13 812 km2
Capitale : Podgorica (150 000 hab.)
Villes principales : Niksic, Bijelo Polje, Bar et Budva
Climat : tempéré et méditerranéen ; continental au Nord.

Données démographiques

Population : 620 029 habitants (recensement 2011)
Densité : 44, 9 habitants/km²
Croissance démographique : 0,1
Espérance de vie à la naissance : 74,1
Espérance de vie pour les femmes : 76,6
Espérance de vie pour les hommes : 71,7
Taux d’alphabétisation des adultes (en % d’âges de 15 ans et plus) : 96,4
Religions : orthodoxe (majoritaire 72,07%), musulmane (19,11%), catholique (3,44%)
Indice de développement humain : 0, 791, rang 52 (2012)

Données économiques

PIB : 3,3 Md € (2013)
PIB/habitant : 5320 € (2013)

Taux de croissance : 3,4 % (2013)
Taux de chômage : 19,5 % (2013)
Taux d’inflation : 0,3 % (2013)

Dette publique : 58 % du PIB (2013)
Déficit public : -3,9 % (2013)
Solde commercial : - 1,3 Md € (2013)
Principaux partenaires : Serbie, premier fournisseur et client, Croatie, Slovénie, Italie, Allemagne, Grèce

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • services (69,9% du PIB, dont tourisme pour plus de 15%),
  • industrie (20,1%),
  • agriculture (10%) (2010)

Ressources principales : métallurgie (aluminium et acier), tourisme, chimie, agriculture (vigne).

Situation politique

Le gouvernement monténégrin, issu des élections législatives anticipées du 14 octobre 2012, a été approuvé par le Parlement le 4 décembre 2012. Milo Djukanovic (du DPS) est redevenu Premier ministre pour la sixième fois depuis 1991. M. Igor Luksic, précédent premier ministre, s’est vu confier le poste de vice-premier ministre, ministre des affaires étrangères et de l’intégration européenne. A la faveur des élections présidentielles du 7 avril 2013, Filip Vujanovic (DPS) a été réélu dès le premier tour à la tête du pays pour un troisième mandat consécutif de cinq ans, devançant de peu son concurrent Miodrag Lekic du Front démocratique (51,21 % des voix contre 48,79 %). Des élections municipales partielles (12 municipalités, dont la capitale, 60% du corps électoral) ont eu lieu le 25 mai 2014 : les résultats de ce scrutin recoupent globalement la carte politique depuis le référendum de 2006 ; le DPS a obtenu d’assez bons résultats en nombre de voix et en nombre global de sièges.

Le Monténégro s’est engagé dans des réformes profondes, visant à consolider l’Etat de droit et à se rapprocher des standards européens.

Situation économique

Le rapprochement avec l’UE devrait permettre à terme de rapprocher la législation économique et sociale des standards européens. Le Monténégro a décidé d’utiliser l’euro depuis 1999, sans accord avec la BCE et l’Union européenne. Il ne fait donc pas partie de l’Euro-groupe et devra le moment venu engager des démarches visant à régulariser cette situation. Le choix de l’euro s’est avéré efficace et a permis de stabiliser les prix, mais les taux d’intérêt demeurent plus élevés que dans la zone euro.

Le pays a été fortement touché par la crise économique et financière de 2009. Le FMI incite surtout le Monténégro à stabiliser les comptes fiscaux et à réduire la dette publique. Parallèlement, il encourage le pays à mener des réformes de fond pour accroître sa compétitivité et améliorer la flexibilité du marché du travail. Le Monténégro est depuis le 18 janvier 2007 le 185e membre du Conseil du FMI et de la Banque mondiale et est membre de l’OMC depuis le 17 décembre 2011.

La dette publique a fortement augmenté depuis deux ans : 54 % du PIB fin 2012, 58 % fin 2013, probablement 60 % fin 2014. Le Gouvernement a engagé un programme de consolidation budgétaire afin de contenir ces dérapages. Ce programme associe des réductions de dépenses et des augmentations d’impôts directs et indirects. La confirmation du règlement du dossier KAP (usine d’aluminium), qui a pesé sur les finances publiques (prise en charge par la collectivité des factures d’électricité de la société), serait un bon signal. La dette externe (aujourd’hui plus de 100 % du PIB) s’est largement creusée compte tenu du besoin de financement du déficit courant. Le Monténégro a toujours souhaité éviter un recours au FMI et a réussi son entrée sur les marchés financiers en plaçant deux émissions d’euro-obligations depuis 2010 (pour un total proche de 400 M€) dans des conditions assez satisfaisantes, en dépit d’une notation moyenne (Ba3 pour Moody’s et BB+ pour S&P).

Relations régionales et politique étrangère

Le Monténégro a fait de l’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN et de sa contribution à la stabilité régionale les objectifs principaux de sa politique extérieure.

La Serbie a reconnu l’indépendance du Monténégro le 15 juin 2006, soit douze jours après la proclamation officielle. Le Monténégro entretient de bonnes relations avec ses voisins croate, macédonien et albanais. Le président monténégrin Vujanovic a présenté ses excuses au peuple croate pour le bombardement de Dubrovnik en 1991. Croates et Monténégrins sont convenus de régler leur différend quant à la frontière maritime au large de Prevlaka en saisissant la Cour internationale de Justice. Podgorica a reconnu le Kosovo le 9 octobre 2008 et suit la situation dans le nouvel État avec attention, en raison notamment des liens qu’entretiennent les communautés albanaises de part et d’autre de la frontière, ainsi que de la présence d’une minorité monténégrine au Kosovo.

Podgorica veut jouer un rôle actif dans la stabilisation des Balkans occidentaux, notamment au travers d’initiatives de coopération régionale et de la négociation d’accords bilatéraux destinés à créer un cadre juridique favorable aux échanges économiques. Elle a lancé une initiative de « G6+2 », forum qui réunit les 6 pays des Balkans occidentaux non-membres de l’UE, ainsi que la Croatie et la Slovénie.

Un partenariat européen pour le Monténégro

Union européenne

Les négociations d’adhésion du Monténégro à l’Union européenne ont été ouvertes le 29 juin 2012 sur la base d’une « Nouvelle approche » présentant des exigences renforcées en matière d’Etat de droit et de lutte contre la criminalité organisée. Cette approche prévoit que les chapitre 23 (« pouvoir judiciaire et droits fondamentaux ») et 24 (« justice, liberté et sécurité »), relatifs à l’Etat de droit, soient ouverts très en amont et refermés à la toute fin des négociations. Conformément aux principes de cette approche, ce sont les avancées réalisées sur ces questions qui devront déterminer le rythme d’avancée des négociations. Le Monténégro est le premier pays pour lequel cette « Nouvelle approche » a été appliquée.

Depuis le début des négociations, 16 chapitres ont été ouverts, dont deux ont également pu être fermés. Conformément à la « Nouvelle approche », les chapitres 23 (« pouvoir judiciaire et droits fondamentaux ») et 24 (« justice, liberté et sécurité ») ont été ouverts parmi les premiers, en décembre 2013, et feront l’objet d’un suivi particulier sur la base de plans d’actions. 3 chapitres ont été ouverts en juin 2014 et 4 en décembre 2014 (18 – statistiques, 28 - protection des consommateurs et de la santé, 29 - union douanière et 33 - dispositions budgétaires et financières).

Par ailleurs, les citoyens monténégrins bénéficient d’une libéralisation du régime de visas depuis le 19 décembre 2009 et sont donc exemptés de visas pour effectuer de courts séjours dans l’espace Schengen.

Une assistance financière communautaire est apportée au Monténégro dans le cadre de l’Instrument de pré-adhésion IPA. L’enveloppe de fonds IPA (Instrument de pré-adhésion) pour la période 2014-2020 s’élève à 270,5 M€ pour le Monténégro).

OTAN

Après avoir accédé au Dialogue intensifié avec l’OTAN au sommet de Bucarest (avril 2008), le Monténégro s’est vu octroyer le plan d’action pour l’adhésion (MAP) en décembre 2009. La déclaration du Sommet de Chicago du 20 mai 2012 a salué les progrès significatifs réalisés par le Monténégro sur la voie de l’adhésion. Le Sommet de l’OTAN de septembre 2014 a validé le principe d’une intensification des discussions pour le Monténégro en vue d’une décision éventuelle d’adhésion en 2015.

Mise à jour : 16.02.15


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