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Données générales

Nom officiel : Monténégro
Régime : république démocratique
Président du gouvernement du Monténégro : M. Milo Dukanović

Données géographiques

Nom officiel : Monténégro
Superficie : 13 812 km2
Capitale : Podgorica (150 000 hab.)
Villes principales : Nikšić, Bijelo Polje, Bar et Budva
Monnaie : euro
Climat : tempéré et méditerranéen ; continental au Nord.

Données démographiques

Population : 620 029 habitants (recensement 2011)
Densité : 44, 9 habitants/km²
Croissance démographique :
Espérance de vie à la naissance : 74,1
Espérance de vie pour les femmes : 76,6
Espérance de vie pour les hommes : 71,7
Taux d’alphabétisation des adultes (en % d’âges de 15 ans et plus) : 96,4
Religions : orthodoxe (majoritaire 72,07%), catholique (3,44%), musulmane (19,11%).
Indice de développement humain : 0, 769, rang 49 (2010) Source : PNUD

Données économiques

PIB : 4,332 milliards $US (2012, Coface)
PIB/habitant : 5 258 € (2011) estimation FMI
Taux de croissance : 2,5 % (2010), 2,5 % (2011), 0,6 % (2012) (Banque Mondiale et Coface)
Taux de chômage : 19,7% (décembre 2010) 2011 : 12,1 %.
Salaire moyen mensuel net : 708 € (juin 2011) Source : Monstat
Taux d’inflation : 0,7 % (2010), 3,1 % (2011), 3,7 (2012). Sources : FMI World economic outlook database, Banque Mondiale, Coface.
Dette extérieure : 39,1% du RNB (2010) Source : Banque Mondiale
Solde commercial : - 93 M€ (2010)
Principaux partenaires : Serbie, premier fournisseur et client, Italie, Allemagne et Grèce
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : services (69,9% du PIB, dont tourisme pour plus de 15%), industrie (20,1%), agriculture (10%) (2010) Source : Banque Mondiale.
Ressources principales : métallurgie (aluminium et acier), tourisme (1,3 million de visiteurs en 2011), chimie, agriculture (vigne).

Situation politique

L’indépendance du Monténégro a été proclamée le 3 juin 2006. Elle a été reconnue quelques jours plus tard par l’ensemble de la communauté internationale, dont la France. Admis à l’ONU le 28 juin 2006, en tant que 192e État membre, le Monténégro a renoué avec son histoire de royaume indépendant (1878-1918).

Le 19 octobre 2007, le Monténégro a adopté par voie référendaire sa nouvelle Constitution, à la majorité des deux tiers. Le 31 janvier 2008, le dirigeant historique Milo Djukanovic –Parti démocratique des socialistes (DPS)- est redevenu Premier ministre alors que Filip Vujanović (DPS) a été réélu Président le 6 avril 2008.

Le nouveau gouvernement monténégrin, issu des élections législatives anticipées du 14 octobre 2012, a été approuvé par le Parlement le 4 décembre 2012. A 50 ans, Milo Djukanovic est redevenu Premier ministre pour la sixième fois depuis 1991. M. Igor Luksic, précédent premier ministre, s’est vu confier le poste de vice-premier ministre, ministre des affaires étrangères et de l’intégration européenne.

Le DPS (parti démocratique des socialistes, centre gauche, mené par Djukanovic) et ses alliés (SDP, parti social démocratique de M. Krivokapic, président du Parlement, et le parti libéral LP) n’ont pas obtenu de majorité absolue (45,5% des voix, 39 députés) et ont dû rechercher le soutien des partis des minorités pour gouverner en coalition avec les représentants bosniens, croates et albanais. Le gouvernement Djukanovic dispose d’une majorité de 45 sièges sur 81.

Le paysage politique monténégrin n’a pas subi de bouleversement à l’occasion de ces élections, mais des signes de renouvellement sont apparus : fin de la suprématie absolue du DPS et de ses alliés, déclin notable du SNP (parti du peuple socialiste pro-serbe, 9 sièges), apparition sur la scène politique du « Monténégro positif » créé au printemps 2012 (7 députés) qui se veut un parti neuf tourné vers l’avenir.

La fédération de plusieurs partis d’opposition pro-serbes en « Front démocratique » (mené par Miodrag Lekic, ancien ministre des affaires étrangères) avec 20 députés reste traversé par des courants dissidents mais constitue une force d’opposition importante.

A la faveur des élections présidentielles du 7 avril 2013, Filip Vujanovic a été réélu dès le premier tour à la tête du pays pour un troisième mandat consécutif de cinq ans, devançant de peu son concurrent Miodrag Lekic du Front démocratique (51,21 % des voix contre 48,79 %). Le poste est essentiellement honorifique.

Le Monténégro s’est engagé dans des réformes profondes visant à consolider l’état de droit et à se rapprocher des standards européens, encouragées et reconnues par l’Union européenne.

Les négociations d’adhésion avec l’Union européenne ont été lancées le 29 juin 2012.

Situation économique

Les réformes structurelles doivent encore être poursuivies. Le rapprochement avec l’UE devrait permettre à terme de rapprocher des standards européens la législation économique et sociale. Le Monténégro a utilisé l’euro depuis 1999, sans accord avec la BCE ou l’Union européenne, avant d’engager des démarches visant à régulariser cette situation en s’inspirant de ce qui a été fait pour les micro-Etats enclavés dans l’UE (Monaco, Saint-Marin, Vatican, Andorre).

Cette politique s’est avérée très efficace et a permis de stabiliser les prix, mais les taux d’intérêt demeurent plus élevés que dans la zone euro.

Le Monténégro est depuis le 18 janvier 2007 le 185e membre du Conseil du FMI et de la Banque mondiale et est membre de l’OMC depuis le 17 décembre 2011.

Le pays a été fortement touché par la crise économique et financière de 2009. L’objectif principal à court terme est de relancer la croissance et la consommation afin de sortir de la crise.

Le FMI incite surtout le Monténégro à stabiliser les comptes fiscaux et à réduire la dette publique. Parallèlement, le FMI encourage le pays à mener des réformes de fond pour accroître sa compétitivité et améliorer la flexibilité du marché du travail.

Relations régionales et politique étrangère

Le Monténégro a fait de l’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN et de sa contribution à la stabilité régionale les objectifs principaux de sa politique extérieure.

La Serbie a reconnu l’indépendance du Monténégro le 15 juin 2006, soit douze jours après la proclamation officielle.

Podgorica veut jouer un rôle actif dans la stabilisation des Balkans occidentaux, notamment au travers d’initiatives de coopération régionale et de la négociation d’accords bilatéraux destinés à créer un cadre juridique favorable aux échanges économiques. Le Monténégro entretient de bonnes relations avec ses voisins croate, macédonien et albanais. Le président monténégrin Vujanovic a présenté ses excuses au peuple croate pour le bombardement de Dubrovnik en 1991.

Croates et Monténégrins ont convenu de régler leur différend quant à la frontière maritime au large de Prevlaka en saisissant la Cour internationale de Justice.

Podgorica a reconnu le Kosovo le 9 octobre 2008 et suit la situation dans le nouvel État avec attention en raison notamment des liens qu’entretiennent les communautés albanaises de part et d’autre de la frontière ainsi que de la présence d’une minorité monténégrine au Kosovo.

Mise à jour : 26.04.13

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