Monténégro - Adhésion à l’Union européenne (Q&R- Extrait du point de presse - 14 juin 2012)
Comment la France voit la situation du Monténégro aujourd’hui sur les questions d’état de droit ?
R - La décision d’ouvrir les négociations d’adhésion appartient aux vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE. Conformément aux conclusions du Conseil européen de décembre 2011, la recommandation de la Commission sera étudiée en tenant compte notamment du rapport de la Commission du 23 mai dernier qui souligne des lacunes et retards importants dans la mise en œuvre des réformes dans le domaine de l’Etat de droit et des libertés fondamentales. Le Conseil Affaires générales en discutera le 26 juin, avant le Conseil européen des 28-29 juin, et nous continuerons d’ici là à examiner précisément les performances du Monténégro.
Le renforcement de l’Etat de droit constitue l’un des défis majeurs que ce pays doit relever et l’une des conditions essentielles à un processus de rapprochement européen réussi. Il est donc dans l’intérêt du Monténégro, comme de l’Union européenne, que les réformes dans ce domaine soient conduites le plus rigoureusement possible.
Le Monténégro a fait des efforts aux cours des dernières années pour se réformer et se rapprocher de l’Union européenne. Des progrès significatifs ont été accomplis, notamment en matière d’adoption de lois et de mise en place d’institutions. Mais c’est la pleine mise en œuvre de ces réformes, et leurs résultats concrets, qui détermineront le succès des mesures prises. Le Monténégro est aujourd’hui engagé dans un processus exigeant. L’UE continuera à l’accompagner dans ses efforts, notamment au moyen des fonds de pré-adhésion (IPA).
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