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La France et la Mauritanie

Présentation

Relations politiques

La France entretient avec la Mauritanie des relations historiquement privilégiées.

Après une période de tensions en 1999 (affaire Ould Dah), les relations entre les deux pays se sont intensifiées à partir de 2001 et, surtout, après la transition démocratique de 2005-2007, ce dont a témoigné la visite du Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi à Paris du 27 au 30 octobre 2007.

A cette occasion, un Document Cadre de Partenariat avait été signé par M. LEMINE, ministre mauritanien des Affaires étrangères et de la Coopération, et M. Jean-Marie BOCKEL, Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie.

Avec ses partenaires du groupe international de contact, la France a contribué à la recherche d’une solution consensuelle de sortie de la crise ouverte par le coup d’Etat du 6 août 2008. Démocratiquement élu, le président Abdel Aziz a effectué sa première visite bilatérale à l’étranger en France du 26 au 28 octobre 2009.


Dernières visites bilatérales

  • M. Bernard Kouchner, Ministre des affaires étrangères et européennes, a effectué une visite en Mauritanie les 7 et 8 février 2008.
  • Le Président Abdallahi s’est rendu à Paris les 13 et 14 juillet 2008 afin de participer au Sommet pour la Méditerranée et d’assister à la célébration de la fête nationale.
  • M. Alain Joyandet, Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, a assisté à l’investiture du Président Abdel Aziz le 5 août 2009 et s’est à nouveau rendu à Nouakchott en mai 2010.
  • Le président Abdel Aziz a participé au Sommet Afrique-France les 31 mai et 1er juin à Nice puis à la cérémonie du Cinquantenaire des indépendances à Paris le 14 juillet 2010.
  • Le ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Kouchner, a fait de la Mauritanie la première étape (26 juillet) de sa tournée régionale au Sahel après l’exécution par AQMI de l’otage français Michel Germaneau.
  • Le ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, M. Alain Juppé, s’est rendu à Nouakchott le 7 juillet 2011.
  • Le ministre chargé de la Coopération, M. Henri de Raincourt, s’est rendu en Mauritanie les 6 et 7 février 2011 et le 10 février 2012.
  • Le 20 novembre 2012, le Président de la République a reçu le Président Aziz, en convalescence à Paris.
  • Le Ministre des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, s’est rendu en Mauritanie les 15 et 16 avril 2013 pour une visite bilatérale, suivie de la réunion des ministres des Affaires étrangères du dialogue méditerranéen 5+5.
  • Le Ministre de l’Intérieur, M. Manuel Valls, s’est rendu à Nouakchott, le 17 novembre 2013. Une déclaration d’intention a été signée, relative au développement d’actions de coopération en matière de sécurité intérieure et de gouvernance.

Lien vers le site de l’ambassade de France : http://www.france-mauritanie.mr/


Relations économiques

La France est le 1er fournisseur de la Mauritanie avec une part de marché supérieure à 12%. 700 PME françaises exportent vers la Mauritanie (230,5 M€ en 2012), en hausse de près de 20% par rapport à 2011.

Environ 65 entreprises françaises sont implantées en Mauritanie. En 2011, la France présentait un léger déficit de 1,8 M€. Ces résultats sont dus à une forte baisse de nos exportations de produits pétroliers raffinés (-69,1%) et de céréales (-43,5%) et à une augmentation de 9,2% de nos achats de minerai de fer (96% de nos importations). La Mauritanie est notre sixième marché de la zone UEMOA + 4.

La France est l’investisseur le plus ancien et le plus important mais les flux d’investissements en cours des grandes compagnies minières canadiennes, australiennes, indiennes, indonésiennes, chinoises, sud-africaines et suisses sont importants.

Selon la classification de la politique d’assurance-crédit 2012, la Mauritanie, classée en catégorie 7 de l’OCDE, figure parmi les pays « ouverts sous conditions » : opérations à destination d’acheteurs privés ou publics non souverains ou souverains mais faisant l’objet de cofinancement de bailleurs multilatéraux.

La politique menée devra en outre être compatible avec les engagements pris en matière de lutte contre l’endettement non concessionnel (35% d’élément don). L’encours de la Coface ne doit pas dépasser le seuil de 1,4 % du PIB.


Coopération culturelle, scientifique et technique

La Mauritanie est un des pays d’Afrique les plus aidés, par habitant, par la communauté des bailleurs internationaux (de l’ordre de 100 US$ d’aide publique au développement (APD) nette par habitant, soit le quart du PIB). Le 26 mai 2003, la France a annulé 37 M€ de dettes de la Mauritanie.

Depuis 2007, le volume total des autorisations de l’AFD en Mauritanie, hors aide budgétaire globale et C2D, s’est élevé à 148,5 millions d’euros. De plus, ces cinq dernières années, la Mauritanie a bénéficié de décisions d’autorisations à hauteur de 13,7 M€ au titre de l’aide budgétaire globale (3 M€) et du contrat de désendettement et développement (10,7 M€). En juin 2011, l’AFD a poursuivi son appui à la réforme du secteur public avec un nouveau prêt budgétaire concessionnel de 45 M€ pour un retour à la viabilité financière de la Somelec.

La France est le premier bailleur bilatéral de la Mauritanie, en 2012, 85,2 M€ ont été décaissé en faveur de la Mauritanie :

La Mauritanie a bénéficié d’une aide budgétaire globale de 6,4M€ en octobre 2013. Le volume des autorisations de l’AFD est en constante augmentation : 1,1M€ en 2008, 76,2M€ en 2009, 36,6M€ en 2010, 48,2M€ en 2011 et 61,5M€ en 2012 (en plus d’une délégation de fonds de l’UE de 20,9M€).

La mise en œuvre des Contrats de désendettement et de développement (C2D) est assurée par l’AFD (1er C2D 2002/2005 pour 14,6 M€ - 2ème C2D 2006/2008 pour 11,85 M€ - 3ème C2D 2009/2013 pour 17,4 M€ axé sur l’insertion des jeunes et les populations vulnérables).

Les financements de l’AFD portent sur l’accès aux services de base (santé, éducation, eau et assainissement), le soutien aux secteurs productifs (mines, électricité, développement local) et le financement du secteur privé (activités de Proparco, Ariz et Mésofinances auprès de banques et soutien aux petites entreprises).

La France entretient une coopération scientifique et universitaire importante avec l’Université de Nouakchott, l’Ecole Normale Supérieure, l’Institut Mauritanien de Recherches Océanographiques et des Pêches et le Parc National du Banc d’Arguin.


Les perspectives sont définies par le document cadre de partenariat (2013-2015)

Le document cadre de partenariat, qui fixe les priorités de notre coopération civile bilatérale, sur la période 2013-2015, a été signé à Nouakchott par le Ministre des Affaires étrangères et son homologue mauritanien. Il s’articule avec la stratégie de développement mauritanienne (« Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté » - CSLP 2011-2015).

Il prévoit des montants indicatifs de 180,2M€, autour de quatre axes principaux :

  • développement durable : accès à l’eau et aux services de bases, appui aux ONG, protection de la biodiversité.
  • gouvernance : Etat de droit, justice, gouvernance économique, financière et locale.
  • développement humain : appui au secteur éducatif et de l’enseignement supérieur.
  • coopération scientifique et culturelle.


Autres types de coopération

Compte tenu des enjeux de sécurité dans la zone sahélo-saharienne, la Mauritanie bénéficie d’une aide de la France en matière de sécurité et de défense. Des actions visant à renforcer les capacités de souveraineté de l’Etat mauritanien dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée ont été engagées en 2009, dans le cadre d’une approche régionale sur la sécurité dans la zone sahélo-saharienne (projet FSP « justice et sécurité en zone sahélo-saharienne »). L’école militaire d’Atar bénéficie également du concours de formateurs français.


Mise à jour : 03.03.14

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