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Présentation de Maurice

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Maurice
Nature du régime : Parlementaire
Chef de l’Etat : Kailash Purryag, depuis le 23 juillet 2012
Chef du Gouvernement : Sir Anerood JUGNAUTH, depuis le 14 décembre 2014 (précédemment premier ministre en 1982-1995 et 2000-2003)

Données géographiques

Superficie : 1.865 km²
Capitale : Port- Louis
Villes principales : Quatre- Bornes, Curepipe, Rose-Hill
Langue (s) officielle (s) : anglais, français,
Langue (s) courante (s) : créole, anglais, français
Monnaie : Roupie mauricienne (1 €=40,6 MUR, septembre 2014)
Fête nationale : 12 mars (indépendance de Royaume- Uni 1968)

Données démographiques

Population : 1,3 million d’habitants (Banque mondiale, 2013)
Densité : 637,2 habitants/km²
Croissance démographique : 0,4 % (Banque mondiale, 2012)
Espérance de vie : 74 ans (Banque mondiale, 2012)
Taux d’alphabétisation : 89 % (Banque mondiale, 2011)
Religion (s) : Hindouisme (52 %), christianisme (30%), islam (17%)
Indice de développement humain : 63ème sur 187 (PNUD, 2013)

Données économiques

PIB : 11.93 Mds $ (Banque mondiale, 2013)
PIB par habitant : 9290$ (Banque mondiale, 2013)
Taux de croissance (2012) : +3,2% en 2013, prévisions à +3.4% en 2014 et +3,9% en 2015 (Banque mondiale)
Taux de chômage (2012, Banque mondiale) : 8,69 %
Taux d’inflation (2012) : 3,85 %

Principaux clients : Royaume- Uni (20 %), France (18%), Etats-Unis (9%)
Principaux fournisseurs : Inde (22%), Chine (13%), Afrique du Sud (8%), France (8%)
Sans être le premier fournisseur ni le premier client, la France est au total le premier partenaire commercial. Elle est aussi, en stock, le premier investisseur étranger à Maurice.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 5,5 %
  • industrie : 25,3 %
  • services : 69,2 % (Tourisme)

Exportations de la France vers Maurice : 335M€ en 2013
Importations françaises depuis Maurice : 271 M€ en 2013

www.missioneco.org/maurice

Section consulaire : Port- Louis
Communauté française à Maurice : 10 322 inscrits au registre au 31/12/2013
On compte aussi environ 400 000 Français de passage par an (sur le million de touristes se rendant à Maurice)Communauté mauricienne en France : environ 50.000 personnes

Politique intérieure

Des élections générales se sont tenues à Maurice le 10 décembre 2014 (élection de 69 députés, celui qui dirige majorité à l’Assemblée devenant premier ministre et chef de l’exécutif). Elles ont été remportées par l’ « Alliance Lepep », qui détient désormais la majorité à l’assemblée (51 à 53 députés), face à « l’Alliance pour l’Unité et la Modernité ».

« L’Alliance pour l’Unité et la Modernité » reposait sur un accord électoral entre le Parti travailliste de Navin Ramgoolam, Premier ministre sortant, et le Mouvement militant mauricien (MMM) de Paul Bérenger, chef de l’opposition sortant. Cet accord prévoyait l’anticipation des élections législatives en décembre 2014, afin que la nouvelle assemblée élue puisse se saisir de deux réformes : une réforme électorale, avec la suppression de toute référence communautaire dans l’attribution des sièges aditionnels (actuellement sièges du « best looser system ») et une réforme constiutionnelle (qui aurait renforcé le Président).

L’ « Alliance Lepep », qui unit le Mouvement socialiste militant (MSM) dirigé par Sir Anerood Jugnauth, le Parti mauricien social-démocrate (PMSD) de Xavier-Luc Duval et le « Muveman Liberater » (députés dissidents du MMM), a ainsi remporté 51 sièges à l’assemblée. Sir Anerood Jugnauth a été nommé Premier ministre le 14 décembre 2014. Figure historique de la politique mauricienne, il avait été précédemment Premier ministre de 1982 à 1995, puis de 2000 à 2003, puis Président de la République de 2003 à 2012 avant de démissionner pour rejoindre l’opposition.

Ces résultats marquent, entre autres, le rejet massif par les électeurs du projet de « seconde République » qui était proposé par N.Ramgoolam et Paul Bérenger.

Le nouveau gouvernement a été formé le 16 décembre.

Situation économique

L’économie mauricienne, qui a fondé son succès sur le sucre, le tourisme, le textile et les services financiers, a plutôt bien résisté à la crise financière en 2009, grâce notamment aux réformes engagées depuis 5 ans et aux anticipations du Gouvernement.

De manière préventive, le Gouvernement a pris une série de mesures de soutien de la croissance, un « additional stimulus package » (ASP) d’un montant de 250 M€ sur deux ans (soit 3,8 % du PIB). L’objectif de cette politique expansionniste était de soutenir l’activité et de stimuler la consommation, de venir en aide aux entreprises en difficultés, tout en limitant les licenciements. Ce plan reposait principalement sur la mise en chantier de travaux d’infrastructures et d’investissements, notamment liés au projet « Maurice île durable ».

Les principaux indicateurs macro-économiques montrent l’impact, certes limité, de la crise internationale : une reprise moins forte qu’espérée de la croissance (+ 4,1% en 2011) ; une hausse du déficit budgétaire (3,8% du PIB) et de la dette publique (54% du PIB) ; un déficit commercial en hausse (+27,3%) ; un chômage à 7,9% et une relative inadéquation entre l’offre et la demande de travail (certains secteurs émergents sont confrontés à une pénurie de main d’œuvre). L’inflation est en hausse en 2010-2011, aux alentours de 5%.

Politique extérieure

Maurice tient à son image de modèle économique et politique dans l’Océan indien. Sa diplomatie active lui a permis de jouer un rôle international sans rapport avec sa taille. Maurice abrite le siège de la Commission de l’océan Indien (COI). Depuis juillet 2012, le Secrétaire général de cette organisation est le Mauricien Jean-Claude de l’Estrac. Actuellement sous la présidence de Madagascar, Maurice devrait récupérer la présidence de la COI en avril 2015.

Maurice abrite, également, le secrétariat général de l’IORA (Association des pays riverains de l’océan Indien).

Sa politique étrangère est fondée :

  • Sur une diplomatie commerciale multilatérale active, où Maurice défend autant que possible la notion de préférences ou de traitement spécial et différencié (notamment pour les économies vulnérables) dans un contexte mondial tendant à la dérégulation. Elle a joué un rôle moteur dans la constitution du G90 lors des négociations du cycle de Doha à Cancun ;
  • Sur ses relations avec les partenaires traditionnels : Inde (relation particulièrement dense du fait du peuplement, placée dans un registre affectif, que de lourds investissements et des programmes de coopération viennent renforcer, sur la marine militaire notamment ; visite de la Présidente de la République indienne du 24 au 28 avril 2011), France, Royaume Uni, Etats Unis et Chine. Maurice est à la fois membre de l’OIF et du Commonwealth ;
  • Sur les solidarités régionales : Maurice est membre fondateur de la COI depuis 1984, membre du COMESA, de la SADC (1995) et de l’Union Africaine. La diplomatie mauricienne s’implique dans la recherche de la stabilité régionale.

La relation avec le Royaume-Uni est affectée par le conflit de souveraineté sur l’archipel des Chagos (où les enjeux, avec 6 000 déportés Chagossiens, et la location, par Londres aux Etats-Unis, de la base militaire de Diego Garcia, sont importants).

En 2010, la décision unilatérale britannique de création d’une zone marine protégée autour de l’Archipel, interdisant ainsi toute activité de pêche et tout retour de ses occupants originels, a provoqué une vive réaction mauricienne.

Mise à jour : 21.01.15

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