Présentation
Présentation
Sommaire
Relations politiques et visites
Nos relations bilatérales, excellentes, sont marquées par un dialogue dense et régulier depuis le milieu des années 1990. Le Roi Mohammed VI avait choisi la France pour effectuer sa première visite d’Etat à l’étranger en mars 2000. Il a également été le premier chef d’Etat à être reçu par le Président François Hollande, une semaine après la passation de pouvoir. Cet entretien a été l’occasion de réaffirmer la place exceptionnelle qu’accorde la France à ses relations bilatérales avec le Maroc.
Les rencontres annuelles au niveau des Chefs de gouvernement, mises en place depuis 1997, ont permis de rapprocher notre dialogue politique du niveau de celui que nous entretenons avec nos partenaires européens les plus proches. Elles témoignent de la solidarité de la France avec le Maroc. La XIème rencontre a eu lieu les 12 et 13 décembre 2012 à Casablanca et Rabat. Elle a réuni le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et le Chef de gouvernement, M. Abdelilah Benkirane, qui ont présidé ensemble un séminaire intergouvernemental rassemblant dix-huit ministres des deux pays. La rencontre a donné lieu à la signature de vingt-six accords, conventions et contrats dans les domaines structurants de notre coopération.
Le Président de la République a effectué une visite d’Etat au Maroc, à Casablanca et Rabat, les 3 et 4 avril 2013, à l’invitation du Mohammed VI.
Relations économiques
La France est demeurée le premier partenaire commercial du Maroc en 2012. Les échanges commerciaux franco-marocains se sont élevés à 8,0 milliards d’euros.
La France est le premier client du Maroc dont elle a absorbe 22,6% des exportations en 2012, après un déclin régulier depuis plusieurs années. Les exportations marocaines à destination de la France sont concentrées sur les produits textiles, les composants électriques et électroniques et les produits agroalimentaires.
En 2012, la France est devenue le deuxième fournisseur du Maroc (12,5% de part de marché), cédant la première place à l’Espagne (12,9%). En effet, en dépit de la progression régulière de nos exportations, notre part de marché est en régression depuis 2000 en raison de l’ouverture du marché marocain, qui profite largement aux pays émergents (la Chine devenant le troisième fournisseur du Maroc en 2009).
La croissance du tourisme et l’importance des capitaux en provenance de France ont par ailleurs caractérisé nos relations économiques avec le Maroc pendant la décennie 2000.
La France est le premier pays d’origine des transferts de capitaux des Marocains résidents à l’étranger (MRE), avec 2,1 milliards d’euros transférés au Maroc en 2011, représentant 40% du total des transferts des MRE. Les Français constituent par ailleurs le premier contingent de touristes au Maroc (3,3 millions de visiteurs en 2011, soit 35% des arrivées) et les recettes associées à ce flux sont évaluées à 1,7 milliards d’euros. Les transferts de capitaux en provenance de France jouent ainsi un rôle déterminant dans l’équilibre de la balance des paiements marocaine, puisqu’ils permettent de compenser en partie le déficit commercial croissant de ce pays.
La France maintient par ailleurs son rang de premier investisseur étranger au Maroc.
En 2012, le flux d’investissements directs français au Maroc s’est élevé à 919 millions d’euros et la France détient 51% du stock total des IDE au Maroc. A cet égard, le Maroc est avec la Chine et l’Inde l’un des trois principaux pays de destination des investissements français à l’étranger. Enfin, l’implantation de Renault-Nissan à Tanger devrait, compte tenu des investissements directs prévus par l’entreprise (de 600 millions à 1 milliard d’euros) et de ceux probables de ses sous-traitants, générer un flux d’IDE français important au cours des prochaines années.
Le nombre de filiales d’entreprises françaises au Maroc serait de 750 sociétés employant plus de 80 000 personnes. Il convient d’y ajouter les très nombreuses sociétés marocaines dirigées par des entrepreneurs français ou à capitaux français. La plupart des grands groupes français sont présents au Maroc (36 entreprises du CAC 40, dont Total, Vivendi Universal, Suez, EDF, Renault, Saint Gobain, Veolia, Casino, Alcatel, Alstom, Aventis, Bouygues, EADS, Vinci, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Axa, …) mais les PME y sont également de plus en plus actives.
Le volume d’autorisations d’engagements de l’AFD au Maroc sur la période 2010-2012 s’est élevé à 1 milliard d’euros. Le montant des financements concessionnels avait été porté à 600 millions d’euros au minimum.
Site du Service économique de l’Ambassade de France à Rabat
Coopération culturelle, scientifique et technique
Notre coopération s’inscrit dans le cadre suivant :
les priorités définies par le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) et les orientations établies lors des rencontres des Premiers ministres ;
la Convention de partenariat du 24 juillet 2003 créant le Conseil d’orientation et de pilotage du partenariat (COPP) franco-marocain.
le Document cadre de partenariat (DCP) signé le 13 juin 2006, qui fixe les orientations stratégiques autour d’axes prioritaires : la gouvernance, la lutte contre la pauvreté et le développement durable ; la dimension culturelle du développement ; et la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche pour le développement.
Dans le domaine de l’éducation, les trente établissements français au Maroc (dont vingt-trois établissements de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger) accueillent près de 31000 élèves en 2012, dont la moitié de marocains.
L’Institut français du Maroc, créé le 1er janvier 2012, compte onze sites (Agadir, Casablanca, Fès, Marrakech, Meknès, Oujda, Rabat, Kenitra, Tanger, Tetouan, El Jadida), deux Alliances françaises (Essaouira et Safi) et un espace Campus-France rattaché à l’IF de Rabat, assurant ainsi une présence active et notable dans le pays. Les 32 000 étudiants marocains constituent le premier contingent d’étudiants étrangers en France.
La langue française jouit du statut d’une véritable seconde langue au Maroc (on estime que 40% de la population peut s’exprimer en français). Notre appui au français, qui privilégie la formation des maîtres, vise à consolider cette position.
Le Maroc est le premier bénéficiaire des concours de l’Agence française de développement. Les engagements nets de l’AFD s’élèvent à 1,7 milliards d’euros (dont 300 millions d’engagements de Proparco, filiale privée du groupe AFD), principalement dans les secteurs de l’eau, de l’environnement et des infrastructures socio-économiques ; ils s’orientent également depuis peu vers les domaines de l’éducation et la formation professionnelle.
La France a fournit plus de 40%de l’aide publique nette reçue par le Maroc en 2011, avec 377 M€ d’aide bilatérale. Le Maroc est inscrit dans la zone de solidarité prioritaire. En 2012, sur l’enveloppe globale de coopération de 9,1 millions d’euros, 750 000 € relèvent du Fonds de solidarité prioritaire.
Mise à jour : 11.04.13
Liens utiles
- Instantanés diplomatiques
- Documents de référence
-
Traités bilatéraux
-
Déclarations de politique étrangère
-
Chronologie des relations bilatérales






