Accès rapide :

Présentation de Malte

Présentation

Données générales

Nom officiel : République de Malte
Nature du régime : Démocratie parlementaire
Président de la République : M. George ABELA
Chef du Gouvernement : M. Joseph MUSCAT


Données géographiques

Superficie : 316 km²
Capitale : La Valette
Villes principales : Mosta-Zebbug-Sliema-Birkirkara -Victoria
Langues officielles : maltais et anglais
Monnaie : euro
Fête nationale : 21 septembre, fête de l’Indépendance


Données démographiques

Population : 414.000 habitants
Densité : 1.282 habitants au km2
Religions : Catholicisme (religion d’Etat) pratiqué par 98% de la population
Indice de développement humain : 36ème (2011)


Données économiques

PIB (2012) : 6,9 Mds€
PIB par habitant (2012) : 15 600 €

Taux de croissance (2013) : 2,4% du PIB (le meilleur de la zone euro). Estimation 2014 : +1,7% du PIB)
Taux de chômage (2013) : 6,4 %
Taux d’inflation (2013) : 2,4 %

Dette publique (2013) : 73,3 % du PIB
Déficit public (2013) : -3.7% du PIB

Balance commerciale (2013) : équilibrée (grâce aux services, car la balance des biens est déficitaire)

Principaux clients 2013 : Hong Kong (11%) Allemagne (10%), Singapour (8%), France (7%).
Principaux fournisseurs 2013 : Italie (39%), R-U (6,8%), France (6,8%), All (5,2%) et Espagne (3,9%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB en 2012 :

  • agriculture : 2% ;
  • industrie : 18 % ;
  • commerce transports télécommunication : 23% ;
  • finance : 15% ;
  • autres services : 42%

Pour plus d’informations : http://www.tresor.economie.gouv.fr/…

Communauté française à Malte : 530 inscrits au registre (800 estimés) / Communauté maltaise en France : environ 1.000 personnes.


Politique intérieure

Malte est un jeune Etat à plusieurs égards : l’indépendance date de 1964, la République a été créée en 1974, la démocratie libérale a été mise en place en 1987 et l’adhésion à l’UE s’est effectuée en 2004 (avec 53,65% de « oui »). C’est un Etat à la fois libéral et conservateur : libéral en raison de ses liens historiques avec le Royaume-Uni (application du « common law » sauf pour le droit civil, flexibilité du marché du travail) ; conservateur dans les domaines du droit de la famille en raison de l’influence toujours prégnante de l’église catholique dans la société (l’avortement est interdit alors que le divorce vient seulement d’être légalisé, en 2011).

Depuis l’indépendance (1964), les deux principaux partis, le parti nationaliste (PN, démocrate chrétien) et le parti travailliste (social-démocrate) dominent la scène politique maltaise. Sur proposition du premier ministre, le parlement unicaméral maltais a élu, le 1er avril 2009, George Abela, membre historique du parti travailliste, en tant que président de la République.

En décembre 2012, le gouvernement nationaliste de Lawrence Gonzi, disposant d’une très étroite majorité au parlement (une seule voix d’avance), a été mis en minorité sur le vote du budget 2013. Le Président de la République a alors convoqué des élections législatives anticipées pour le 9 mars 2013, élections remportées par le parti travailliste, qui a obtenu 54,8% des voix, contre 43,3% en faveur du centre-droit.

Le jeune chef de file travailliste, Joseph Muscat, est ainsi devenu le nouveau premier ministre maltais. Cette alternance survient après quinze années de gouvernement nationaliste. Le programme économique du parti travailliste rejette les mesures d’austérité au profit de la relance, combinant soutien à l’investissement et augmentation du pouvoir d’achat des ménages par la baisse des factures d’eau et d’électricité, au prix d’une vaste réforme du secteur de l’énergie.

Par ailleurs, l’ancrage de Malte dans la zone euro, de même que la défense de ses spécificités, telles que le développement touristique, le maintien d’un bon système de protection sociale, et surtout l’attractivité de son régime fiscal, ne devraient pas être remises en cause.


Situation économique

Malte est relativement épargnée par la crise. Le niveau de chômage est enviable, comparé aux autres Etats de la zone euro (7% de la population active en 2013, soit le cinquième plus faible de l’Union européenne, avec, en outre, un taux d’emploi des femmes à Malte bien inférieur à la moyenne européenne).

La croissance est soutenue par la vigueur de la demande interne, qui s’appuie à la fois sur la consommation des ménages et l’investissement public et privé. L’économie maltaise apparaît particulièrement résiliente et le secteur touristique (25% du PIB) s’est montré très performant en 2012, avec de nouveaux records de fréquentation, de même que celui des services financiers et des jeux en ligne. L’expansion de ces secteurs est venue compenser, en 2012, le déficit chronique des échanges de marchandises, qui a atteint l’an dernier -1,7 milliards d’euros. Le solde de la balance des comptes courants maltaise est ainsi positif en 2012 (+ 1,5% du PIB).

Cependant, la situation des finances publiques se dégrade depuis le dernier trimestre 2012 et remet fortement en question l’atteinte des objectifs de consolidation budgétaire et de maîtrise de la dette publique. Alors que Malte est parvenue à ramener son déficit public de 4,6% du PIB en 2008 à 2,7% en 2011, celui-ci a été de 3,3% en 2012.

La Commission européenne a ainsi recommandé, en mai 2013, d’ouvrir une procédure de déficit excessif contre Malte, où le déficit public devrait atteindre 3,6% du PIB en 2014, après 3,7% en 2013. Même si la croissance est assez satisfaisante (+0,8% du PIB en 2012 et +1,4% cette année, soit la deuxième croissance la plus élevée de la zone euro en 2013, après l’Estonie), l’augmentation de la dette publique (73% du PIB) place Malte dans une position délicate.


Une situation bancaire relativement saine

Le système financier maltais n’a pas été touché de façon directe par la crise financière. Les banques maltaises sont positionnées sur des secteurs peu risqués (prêts aux entreprises) et n’ont que très peu investi dans des actifs toxiques (tradition de prudence des banques maltaises) et dans des obligations d’Etat de pays membres de la zone euro.

En 2012, Malte est ainsi le 10ème système bancaire le plus solide au monde, selon le World economic forum. Les banques maltaises devront toutefois faire un effort pour porter leur ratio de capitalisation au niveau des normes fixées par les accords de Bâle III. Les actifs bancaires de l’archipel sont très importants (évalués à 800% du PIB). Plus de la moitié de ces actifs sont constitués de fonds de placement sans liens direct avec l’économie locale (Peugeot, Renault et Auchan y ont leur activité d’assurance par exemple).

La fiscalité attractive mais aussi l’accessibilité, la réactivité et la réputation de sérieux de l’autorité maltaise de régulation des marchés financiers (MFSA), expliquent ce développement des fonds de placement à Malte, qui n’est pas un paradis fiscal (et figure sur la liste blanche de l’OCDE, ayant signé 65 accords d’échanges d’informations en matière fiscale répondant aux normes de transparence requises).


Politique extérieure

La page de la diplomatie du travailliste Dom Mintoff tournée (obsession soviétique y compris pour la Corée du Nord et les pays de l’Est), l’adhésion à l’Union européenne est devenue naturelle dans l’esprit des nationalistes dès la fin des années 80. Cette adhésion n’a pas remis en cause les grandes lignes de la diplomatie maltaise menée ces quinze dernières années par le parti nationaliste. Peu de changements sont attendus avec l’arrivée au pouvoir des travaillistes.


La neutralité

bien que le principe de neutralité soit inscrit dans la Constitution depuis 1987, Malte dispose d’une armée de 2000 hommes environ. La Valette a toujours résisté à la proposition américaine d’une intégration dans l’OTAN (Malte a intégré le Partenariat pour la paix en 1996, s’en est retiré en 1997 et l’a réintégré en avril 2008). Sa préoccupation principale est la lutte contre l’immigration clandestine mais elle est également active en matière de lutte contre la piraterie.

La Valette a ainsi infléchi son principe de neutralité pour participer, de manière certes très limitée, à des missions de PSDC : si elle n’a pris part à aucun projet de mutualisation capacitaire, Malte a en effet participé à une mission en Géorgie en 2008, puis dans le cadre d’EUTM en Somalie (envoi de 3 sous-officiers) et surtout d’Atalante en 2010, 2011 et 2012, avec deux équipes de protection embarquée et l’envoi d’une douzaines de militaires. Elle a montré un vif intérêt pour la zone méditerranéenne et souhaite participer à la prochaine mission PSDC en Libye.


Un attachement sentimental à la Grande-Bretagne

Cela se traduit par une admiration pour la famille royale, la croix de St. George sur le drapeau national, autant de preuves d’une décolonisation pacifique réussie. L’appartenance au Commonwealth, la langue anglaise (langue officielle au même titre que le maltais), l’administration calquée sur le modèle anglais, le système de droit (à l’exception du code civil hérité de Napoléon), le modèle éducatif britannique, les milliers de touristes anglais ainsi que les centaines de sujets de la Couronne qui ont élu domicile dans l’île, assurent la pérennité de cet attachement, même si, après quarante ans d’indépendance, les responsables maltais sont de plus en plus nombreux à penser qu’ils doivent se créer d’autres amitiés durables en Europe (et notamment la France).


Un lien de proximité avec l’Italie

La distance séparant l’archipel maltais de la Sicile est de 93 kilomètres. La langue italienne, resté langue officielle jusqu’en 1934, et l’aide apportée par ce pays dans le domaine de l’éducation supérieure et les infrastructures a joué un rôle important dans la modernisation du pays avant son entrée dans l’UE.

L’Italie reste le premier partenaire commercial de Malte et les liens humains entre les deux pays perdurent. La langue italienne est assez bien comprise et parlée dans l’île.


Une vocation méditerranéenne

A mi-chemin entre le sud de l’Europe et le nord de l’Afrique, Malte ambitionne de jouer le rôle de trait d’union entre l’Europe et le monde arabe, comme en témoigne son intérêt pour tous les forums euro-méditerranéens et notamment l’organisation, à La Valette, les 5 et 6 octobre 2012, du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du 5+5 (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal+Algérie, Libye, Maroc Tunisie et Mauritanie).


Mise à jour : 01.04.14

Informations complémentaires

PLAN DU SITE



MENTIONS LÉGALES & INFOS PRATIQUES

Tous droits réservés - Ministère des Affaires étrangères et du Développement international - 2014