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Contribution au budget de l’UE 2011
Malte est, avec la Lettonie et la Slovénie, le pays qui contribue le moins au budget de l’UE en 2011 (0,1% soit 54 M €). Malte est un bénéficiaire net.

Fonds européens perçus en 2011 : 88 M € dont :

  • au titre de la cohésion : 66 M€ ;
  • au titre de la PAC : 22 M€.

Nombre de députés au Parlement européen : 5 /736.

Nombre de voix au Conseil de l’UE (pondération, Traité de Nice) : 3 /345.

Commissaire européen : John Dalli (portefeuille : politique en matière de santé et de protection des consommateurs), jusqu’en octobre 2012 (démission car suspecté de trafic d’influence). Remplacé, sur le même portefeuille, par Tonio Borg, le 30 novembre 2012.


Les positions françaises et maltaises sur les questions européennes sont assez proches, hormis une opposition de principe des Maltais à la taxe sur les transactions financières dans le cadre de la zone euro, soucieux qu’ils sont de préserver un système financier attractif et compétitif, épargné par la crise financière. Malte présidera l’UE en 2017.


De l’eurosceptisme à l’adhésion

L’adhésion de Malte à l’UE n’est pas allée de soi et a animé le débat politique national. Les Maltais ont finalement voté sans grande conviction pour l’adhésion. Malte a depuis franchi toutes les étapes avec succès : entrée dans l’espace Schengen en 2007 ; entrée dans la zone euro le 1er janvier 2008 ; ratification parlementaire à l’unanimité du traité de Lisbonne le 29 janvier 2008. Aujourd’hui, et surtout depuis la modernisation du parti travailliste devenu pro-européen, les Maltais affirment avec fierté leur identité européenne.


Gouvernance de la zone euro

Malte s’investit peu sur ces sujets. Le Parlement maltais a autorisé à l’unanimité, le 6 juillet, la ratification du Mécanisme européen de stabilité. Le nouveau gouvernement maltais entend soutenir la position française en faveur de la mise en œuvre de mesures de croissance, au sein de la zone euro.


Perspectives financières 2014-2020

Malte sera bénéficiaire net du budget communautaire à hauteur de 627 millions d’euros. En matière de dépenses, elle est très attachée à une politique de cohésion ambitieuse. S’agissant des recettes, Malte est favorable à la simplification du système de ressources mais reste farouchement opposée concernant la proposition de mise en œuvre d’une taxe sur les transactions financières dans le cadre de la zone euro (que Malte a intégrée en 2008), soucieuse qu’elle est de préserver un système financier national attractif et compétitif (fonds de pension, assurances), épargné par la crise financière.

L’accord sur le budget 2014-2020, obtenu au Conseil européen des 7 et 8 février 2013, a été favorable à Malte. L’archipel s’est vu allouer une enveloppe de 1,1 milliard €, confortant ainsi sa position de bénéficiaire net.


La question migratoire est au cœur des préoccupations maltaises

Lawrence Gonzi considère que Malte est en première ligne « face à un problème qui dépasse ses capacités ». On dénombre plus de 14 000 immigrants irréguliers arrivés à Malte entre 2002 et 2011. Le gouvernement estime à 4 000 le nombre de réfugiés et de migrants sans statut vivant à Malte en 2012 (originaires pour la plupart de Somalie et d’Erythrée). Rapporté à une population de 400 000 habitants, ce chiffre représente un problème crucial pour les autorités maltaises.

A chaque occasion, Malte en appelle à la solidarité européenne pour le « partage du fardeau » dans le cadre du Pacte européen sur l’immigration et l’asile de 2008. La France a montré la voie en appliquant le volet solidarité de ce pacte et en accueillant, en 2009 et 2010, un total de près de 200 réfugiés vivant à Malte. L’Allemagne l’a suivie en acceptant 150 réfugiés. Les autorités maltaises constatent cependant avec une amertume non dissimulée que la solidarité européenne s’est vite dissipée et qu’aujourd’hui seuls les Etats Unis accueillent régulièrement des réfugiés venus de Malte (plus d’un millier à ce jour).

Par ailleurs, l’interception ou le sauvetage des embarcations de migrants est pour Malte une lourde responsabilité. Ce pays a en effet une zone SAR (search and rescue) très étendue alors qu’il dispose de peu de moyens maritimes et aériens. Le gouvernement maltais a dès lors toujours considéré que le fait de porter assistance à des réfugiés dans sa SAR n’impliquait pas forcément de les amener dans un port maltais si un autre port sûr était plus proche (Lampedusa notamment), ce qui a suscité des frictions, aujourd’hui apaisée, avec l’Italie.


Mise à jour : 29.01.14


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