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Histoire et Géographie

Géographie

La République du Mali est située au cœur de l’Afrique occidentale, ayant hérité de la colonisation, selon l’image d’un historien, « la forme d’un papillon aux ailes asymétriques ». Le Mali s’étend du plein cœur du Sahara au nord, jusqu’à la limite de la zone des grandes savanes au sud. Pays de 1 240 190 km² (deux fois et demi la France), le Mali partage 7 420 km de frontière avec sept Etats voisins : l’Algérie au nord, le Niger à l’est, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et la Guinée au sud, le Sénégal et la Mauritanie à l’ouest.

Le Mali ne dispose d’aucun accès à la mer et les ports de Dakar et d’Abidjan, par où passe l’essentiel de son trafic international, sont distants de 1 200 km environ de Bamako.

Climat

Le Mali étant situé sur trois zones climatiques différentes, on passe d’un climat aride au nord à un climat subtropical au sud. Globalement, on observe trois saisons : la saison chaude et sèche qui s’étend de février à juin, la saison des pluies, caractérisée par un climat doux mais humide et qui court de juin à novembre, enfin le climat est frais et sec entre les mois de novembre et février.

Les périodes de sécheresses sont récurrentes, notamment dans la zone saharienne, où les précipitations sont faibles et irrégulières durant la saison des pluies.

Températures

Il fait en moyenne entre 30°C et 40°C en journée, mais la chaleur peut atteindre les 45°C entre mars et mai, voire 50°C autour de Tombouctou et Kayes en cette période. Les températures nocturnes avoisinent en moyenne les 25°C, bien qu’elles puissent descendre jusqu’à 15°C entre novembre et février, notamment aux alentours de Gao et Tombouctou.

Décalage horaire

Le décalage horaire est de -2h en été et de -1h en hiver par rapport à la France (heure GMT).


Histoire

La colonisation française du Mali, entamée par le général Faidherbe en 1855, prend fin avec l’accession du pays à l’indépendance, le 22 septembre 1960. Son premier Président, Modibo Keïta, instaure un régime autoritaire caractérisé par une politique socialiste et de non-alignement. En 1968, il est évincé à la suite du coup d’État militaire du sous-lieutenant Moussa Traoré, qui instaure une dictature militaire. En mars 1991, les troubles sociaux et la résurgence des rébellions touarègues au Nord donnent lieu à un second coup d’État, mené par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré, dit ATT. Le pluripartisme est instauré et les civils reviennent au pouvoir avec la victoire d’Alpha Oumar Konaré aux présidentielles de 1992 et 1997. ATT, retourné à la vie civile, remporte les élections présidentielles de 2002 puis de 2007.

Le 17 janvier 2012, des Touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) lancent une nouvelle rébellion dans le Nord du Mali. Les groupes terroristes AQMI, Ansaar Eddine et le MUJAO rejoignent cette offensive qui mène à la prise de contrôle du nord du Mali. Mais par la suite, le MNLA entre en lutte contre les groupes terroristes, qui l’évincent des villes du Nord.

Le 22 mars 2012, à quelques semaines de l’élection présidentielle qui devait se tenir en avril 2012, un coup d’État mené par un groupe de militaires renverse le président ATT. Face à la pression de la communauté internationale, qui condamne unanimement ce putsch, et à la mobilisation de la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), un accord cadre est signé le 6 avril par la junte et la CEDEAO pour mettre en place une transition politique. Dans ce cadre, Dioncounda Traoré est désigné le 12 avril comme président intérimaire de la République du Mali, et Cheick Modibo Diarra Premier ministre de transition.

Le 11 décembre 2012, le Premier ministre intérimaire Cheick Modibo Diarra est contraint à la démission par le chef de l’ex junte, le capitaine Sanogo. Le président malien Dioncounda Traoré nomme alors Diango Cissoko au poste de Premier ministre.

Le Mali demeure durant toute cette période coupé en deux, le Nord étant occupé par les rebelles. Le Conseil de sécurité des Nations Unies adopte la résolution 2085 en décembre 2012, prévoyant la préparation d’une force d’intervention africaine. Mais début 2013, Ansaar Eddine lance une offensive au sud, sur la ville de Konna, d’où l’armée malienne est contrainte de reculer. À la suite de la demande d’intervention du Président malien, la France lance alors l’opération Serval le 11 janvier 2013, en appui aux forces armées maliennes. La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) déploie de son côté des troupes africaines dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA). Le Tchad participe à la MISMA.

En parallèle, La feuille de route pour la transition est adoptée par les autorités maliennes le 29 janvier 2013. Elle prévoit un processus de dialogue inclusif et l’organisation des élections.

Le Nord du Mali est progressivement libéré et l’administration se redéploie dans les villes libérées. Mais Kidal reste tenue par les groupes rebelles non terroristes du MNLA et du Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA). Un accord préliminaire est finalement trouvé, sous l’égide de la médiation burkinabè, à Ouagadougou le 18 juin 2013 : il prévoit le cantonnement, puis le désarmement des groupes armés, sous la supervision de la communauté internationale. Cela permet la tenue de l’élection présidentielle à Kidal comme dans le reste du Mali, le 28 juillet et le 11 août 2013.

Ibrahim Boubacar Keïta, dit « IBK », remporte le scrutin. Des élections législatives sont ensuite organisées le 24 novembre et le 15 décembre 2013. Elles se déroulent dans de bonnes conditions, tant du point de vue de la sécurité que de la régularité des opérations de vote, et sont remportées par le Rassemblement pour le Mali (RPM), le parti du président Keïta.


Mise à jour : 28.04.14


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