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Mali - (Q&R- Extrait du point de presse du 17 avril 2012)

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Q – Il y a eu plusieurs arrestations de personnalités hier, notamment l’ancien Premier ministre, Modibo Sidibé. Ces personnalités ont été apparemment conduites vers le camp de Kati. Quelle est votre réaction à ces arrestations ? Pensez-vous que le pouvoir civil contrôle le pays ou est-ce toujours la junte ?

R – Nous condamnons fermement ces arrestations arbitraires. Nous appelons au respect de l’intégrité de ces personnalités qui ont été arrêtées. Nous appelons également au respect de l’état de droit, c’est-à-dire que si elles ont été arrêtées, il faut que les charges soient rendues publiques et que ces personnes aient le droit de se défendre devant la justice. De tels développements vont à l’encontre de l’accord passé entre la junte et la CEDEAO.

De manière plus générale, nous attendons la constitution d’un gouvernement civil à Bamako. Des pas positifs ont été accomplis au cours des derniers jours suite à la médiation de la CEDEAO et suite aux efforts du président du Burkina Faso et du ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso tout particulièrement.

Le pays est sorti de l’impasse dans lequel l’avait mené ceux qui avaient conduit le coup d’Etat. Il faut maintenant vite revenir sur le terrain du droit et sur la mobilisation de tous pour permettre au Mali de repartir très vite de l’avant. Du temps a été perdu. Ce dont il s’agit, c’est de redémarrer très vite et de reprendre la marche en avant du pays. C’est ce à quoi nous travaillons en continuant d’apporter tout notre soutien à tous ceux qui en Afrique, et à la CEDEAO notamment, travaillent également dans cette direction.

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