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Présentation des Maldives

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Présentation

Données générales

Nom officiel : République des Maldives

Nature du régime : République présidentielle

Chef de l’Etat : M. Mohamed Waheed

Données géographiques

Superficie : 298 km², 200 îlots habités sur 1196, regroupés en 19 atolls administratifs

Capitale : Malé

Langue officielle : le divéhi

Langue courante : le divéhi et l’anglais, couramment utilisé dans les administrations et le secteur hôtelier

Monnaie : Rufiyaa (MVR), divisé en 100 laari (1 € = 20 MVR en novembre 2012)

Fête nationale : 26 juillet (Fête de l’Indépendance, obtenue en 1965)

Données démographiques

Population : 320 000 habitants (+ 75 000 expatriés)

Densité : très disparate selon les îlots. La ville de Malé compte environ 120 000 habitants pour une superficie de 1,8 km².

Croissance démographique : 1,3%

Espérance de vie (2011) : 77 ans

Taux d’alphabétisation (2009) : 98%

Religion(s) : 100% musulmans sunnites

Indice de développement humain (2011) : 109ème (sur 187)

Sources : Banque mondiale, FMI, Ambassade de France à Sri Lanka

Données économiques

PIB (2011) : 2 milliards USD

PIB par habitant (2011) : 6 400 USD

Taux de croissance (2011) : +7,5 %

Taux de chômage (2010) : 14,5 %

Taux d’inflation (2011) : 12,8 %

Solde budgétaire (2010) : -13,8 %

Balance commerciale (2010) : - 892 MUSD

Principaux clients (2011) : France (16,9%), Thaïlande (16,5%), Inde (15,2%), Royaume-Uni (9,1%), Sri Lanka (8,9 %)

Principaux fournisseurs (2011) : Singapour (23,1%), Emirats Arabes Unis (17,9%), Inde (8,9%), Chine (7,1%)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
- agriculture / aquaculture / pêche : 3,1 %
- industrie : 14,5 %
- services : 82,3 % (essentiellement tourisme)

Exportations de la France vers les Maldives : 9,7 MEUR en 2011

Importations françaises depuis les Maldives : 30,5 MEUR en 2011

Plus d’information sur : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/maldives

Consulat de France : Colombo

Communauté française (2012) : 43 ressortissants inscrits

Politique intérieure

Les autorités maldiviennes cultivent une identité nationale forgée autour de trois principes : un seul peuple, une seule religion (l’islam sunnite, officiellement la religion de 100% de la population) et une langue commune (le divéhi). La constitution de 1997 a fait des Maldives une République où l’islam est religion d’Etat. Les 1190 îles de l’archipel sont réunies en 19 atolls administratifs. Le parlement monocaméral, ou "Majlis" (conseil des citoyens), dont la législature est de cinq ans, compte 77 membres (depuis 2009).

Une partie de la population s’opposant de plus en plus activement à la rigidité du régime du Président Gayoom, au pouvoir depuis 1978, de violentes manifestations éclatent et sont durement réprimées en 2003 et 2004. Le Majlis renouvelé en janvier 2005 voit une montée sans précédent de l’opposition. Devant la détérioration de la situation, le Président organise le 18 août 2007 un référendum portant sur le choix du système de gouvernement. La constitution est modifiée en août 2008, permettant d’ouvrir la voie au premier scrutin présidentiel multipartite.

Le 29 octobre 2008, 208 000 électeurs désignent l’opposant Mohamed Anni Nasheed comme Président des Maldives avec 54,2% des voix contre 45,7% à son prédécesseur Maumoon Abdul Gayoom. Les premières élections législatives libres se déroulent le 9 mai 2009. En 2010, une réforme des collectivités locales crée 3 niveaux de conseils élus (villes, îles et atolls), dont les sièges sont attribués en 2011. 502 sièges reviennent au principal parti d’opposition, le DRP (dont l’une des deux factions est dirigée par l’ancien Président Gayoom), 160 à des indépendants et 375 au Maldivian Democratic Party (MDP) de M. Nasheed.

Le Président Nasheed porte de grands espoirs de réforme et de démocratisation. Mais il se heurte rapidement à des obstacles tenant au contexte sociopolitique (corruption, conservatisme social et religieux) et à des difficultés économiques croissantes. Les institutions mises en place à la suite de l’ouverture du pays au multipartisme en 2008 fonctionnent mal. Les dissensions entre les deux principales formations politiques (MDP et DRP) rendent impossible toute révision constitutionnelle pour réformer le système judiciaire et les collectivités territoriales. Ne pouvant maintenir la coalition qui l’avait soutenu en 2008 et ne disposant pas de la majorité au Parlement, le Président Nasheed surmonte une grave crise politique à l’été 2010, qui provoque la démission de son gouvernement, finalement reconduit à l’identique quelques jours plus tard.

A la fin de l’année 2011, alors que la popularité du Président Nasheed s’érode, l’opposition mène une campagne virulente contre lui, l’accusant notamment de négliger l’islam. L’arrestation d’un juge déclenche des manifestations puis des mutineries dans la police et l’armée, contraignant M. Nasheed à la démission le 7 février 2012. Conformément à la constitution, le vice Président Waheed accède alors à la présidence. Son mandat doit prendre fin en novembre 2013.

La légitimité du Président Waheed est contestée depuis le 8 février par M. Nasheed, qui dénonce un coup d’Etat et appelle à la tenue d’élections présidentielles anticipées. Dans son rapport publié en août 2012, la Commission nationale d’enquête (CoNI), mise en place pour examiner les évènements qui ont conduit à la démission de l’ancien Président, dément la thèse du coup d’Etat. M. Nasheed a été inculpé en juillet 2012 pour avoir ordonné l’arrestation d’un juge par l’armée, alors qu’il était encore Président.

Situation économique

En l’absence quasi totale de ressources de base, le développement économique du pays s’est bâti sur trois pôles : la pêche, le transport maritime et surtout le tourisme.

L’augmentation historique du tourisme en 2010 et 2011 (près de 930 000 arrivées, contre 650 000 en 2009) a entraîné une forte reprise de l’industrie touristique, pilier de l’économie (29 % du PIB). Les secteurs de la construction, des transports et des télécommunications ont également profité de ce rebond. L’économie a ainsi enregistré une croissance de 7,5% en 2011 et 9,9 % en 2010, après une contraction de -6,5 % l’année précédente. Les autorités maldiviennes prévoient pour 2012 une croissance plus modérée, autour de 5,5 %.

Les Maldives appartiennent au groupe des Pays à Revenu Intermédiaire (PRI). L’archipel, qui aurait dû quitter les Pays les moins Avancés (PMA) fin 2004, est finalement resté dans cette catégorie jusqu’au 1er janvier 2011, en raison du tsunami du 26 décembre 2004. Les Maldives ont le PIB par habitant le plus élevé d’Asie du Sud (6 400 USD). Mais la situation économique de l’archipel reste fragile au regard de la situation alarmante de ses finances publiques, et du faible degré de diversification de son économie. La dette extérieure dépasse 90 % du PIB en 2011, et le niveau très bas des réserves introduit un risque de crise de la balance des paiements.

Vous trouverez plus d’informations sur le site de la mission économique de l’Ambassade : http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/maldives

Politique extérieure

Les Maldives sont un des pays les plus exposés aux effets du changement climatique, en raison de la petite taille et de la faible altitude des îles qui composent l’archipel d’une part, et de la concentration des populations et des activités économiques sur les côtes d’autre part.

A la suite du tsunami de décembre 2004, les donateurs se sont engagés à apporter aux Maldives une aide de 260 MUSD, dont 65 MUSD par les donateurs bilatéraux (20 MUSD pour le Japon et 18 MUSD pour l’Union européenne), 80 MUSD par les bailleurs multilatéraux et 118 MUSD par les ONG (dont la Croix-Rouge). En 2006, le Président Gayoom a lancé le « Maldives Forum Partnership », consistant en une plate-forme permanente d’échanges visant à relancer l’intérêt des partenaires de l’archipel sur des objectifs liés tant à la reconstruction post-tsunami qu’au développement à long terme.

Les Maldives appartiennent à la SAARC (South Asian Association For Regional Cooperation) et sont membre fondateur du régime préférentiel d’échanges de la SAARC, en vigueur depuis le 7 décembre 1995. L’accord préférentiel en vigueur depuis 1995 (SAPTA) a laissé la place à une zone de libre échange (SAFTA) qui s’est mise progressivement en place à compter du 1er juillet 2006. L’archipel a hébergé le 17ème sommet de la SAARC (South Asian Association for Regional Cooperation) les 10 et 11 novembre 2011. Les huit pays membres de la SAARC étaient présents (Pakistan, Afghanistan, Bangladesh, Bhoutan, Inde, Népal, Sri Lanka et Maldives), ainsi que les observateurs, dont fait partie l’Union européenne.

Seuls l’Inde, la Chine, le Pakistan, le Bangladesh et Sri Lanka ont un bureau de représentation aux Maldives. La Chine, qui a ouvert sa première ambassade à Malé en 2011, à l’occasion du 17ème sommet de la SAARC, est aujourd’hui le premier pays d’origine des touristes dans l’archipel. Le Japon dispose encore d’une influence importante dans l’île, du fait des montants élevés de son aide publique au développement (APD). En 2009, sa contribution représentait 83,1% de l’APD reçue par les Maldives.

Le développement de la piraterie au large de la corne de l’Afrique et la pression exercée par les marines internationales pour la contrer ont entraîné l’extension de la zone des attaques jusqu’aux Maldives. La marine indienne inclut désormais cet archipel et les Seychelles dans sa zone de surveillance, bien que les excursions d’embarcations pirates soient encore rares pour le moment.

Mise à jour : 05.11.12

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