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Présentation de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine

Présentation

Données générales

Nom officiel : ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM)

Superficie : 25.713 km2
Population : 2.022.547 habitants, dont 66 % de Slaves et 25 % d’Albanais

Capitale : Skopje (550.000 habitants)
Villes principales : Kumanovo, Bitola, Prilep, Tetovo, Gostivar, Ohrid

Langue (s) officielle (s) : macédonien (et albanais dans les régions où cette langue est parlée par au moins 20 % de la population)

Monnaie : le denar (1 € = 62,17 denar)
Fête nationale : le 8 septembre

Croissance démographique : 0,6 %
Espérance de vie : 74,5 ans
Taux d’alphabétisation : 97 %
Religion (s) : orthodoxe, musulmane, catholique
Indice de développement humain ( 2012) : 0,74 (78ème rang mondial)

PIB ( 2012) : 7,52Md EUR
PIB par habitant ( 2012) : 3648 EUR

Taux de croissance (2013 prévision) : 2,2%
Taux de chômage ( 2012 ) : 30,6%
Taux d’inflation (2012) : 4,7%
Solde budgétaire : -3,8% du PIB (2012)
Balance commerciale ( 2012) : - 1,784Md EUR

Principaux clients : Serbie (24,2%), Allemagne (16,7%), Grèce (10,8%), Italie (8,1%), Bulgarie (8,1%)
Principaux fournisseurs : Allemagne (10,3 %), Russie (9,8%),Grèce (8,7 %), Serbie (8,1%), Italie (7,2%),

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB

  • agriculture : 11,4 %
  • industrie :36,3 %
  • services : 52,3 %

Exportations de la France vers l’ARYM ( 2012) : 39 M€
Importations françaises de l’ARYM ( 2012) : 26 M€

Consulat (s) de France : Section consulaire près l’Ambassade de France à Skopje et Consulat honoraire à Bitola
Communauté française en ARYM (2012) : 196 inscrits au registre des Français établis hors de France
Communauté macédonienne en France (2011) : 2.721 personnes

https://www.tresor.economie.gouv.fr…


Politique intérieure

Seul pays issu de l’ex-Yougoslavie à avoir accédé à l’indépendance sans violence, l’ARYM a failli basculer à son tour dans la guerre civile en 2001 lorsqu’un conflit a éclaté entre Slaves et Albanais.

L’Accord-cadre d’Ohrid, signé le 13 août 2001 sous l’égide de la communauté internationale, a mis un terme à six mois de crise. Il a permis de désarmer les belligérants, de relancer le dialogue politique, de jeter les bases d’une nouvelle constitution et de lancer une série de réformes visant à renforcer l’Etat de droit et garantir une représentation équitable des citoyens.

Le principal parti au pouvoir (VMRO-DPMNE), conduit par le Premier ministre, Nikola Gruevski, a remporté les élections législatives anticipées qui se sont tenues le 5 juin 2011 mais avec un score en retrait par rapport au précédent scrutin de 2008. Il associe au gouvernement le plus important parti albanophone (DUI) et dispose ainsi d’une majorité parlementaire (71 députés sur 123).

La coalition conduite par le principal parti de l’opposition le SDSM (social démocrate) progresse et obtient 42 sièges. Outre le DUI, deux autres partis albanais sont représentés au Parlement : le DPA (8 députés) et le NDR (parti fondé par Rufi Osmani : 2 députés).

Le VMRO-DPMNE dirige également 56 municipalités sur 85 et c’est son candidat, M. Gjorgji Ivanov, qui a remporté l’élection présidentielle en 2009.

La coexistence entre les deux principales communautés, slave et albanaise, se maintient depuis 2001, mais on constate depuis le début de l’année 2012 une recrudescence d‘incidents à caractère interethnique qui, bien qu’isolés, sont révélateurs de tensions sous-jacentes.

Par ailleurs, l’adoption du budget 2013 a donné lieu à de violents affrontements entre députés de la majorité et de l’opposition au Parlement le 24 décembre dernier. Suite à ces événements, le SDSM, premier parti de l’opposition (parti social-démocrate) a organisé plusieurs manifestations de protestations et a boycotté le Parlement.

La crise politique a duré deux mois. L’intervention du Commissaire européen à l’élargissement, Stefan Füle, a permis la conclusion, le 1er mars, d’un accord entre majorité et opposition et le retour à une vie politique normale.

Dans ce contexte le processus de réformes avance lentement et des efforts complémentaires sont nécessaires en particulier dans le domaine essentiel de l’Etat de droit, de la liberté des media et de la réforme de l’administration publique.


Situation économique

Une politique économique prudente a permis aux autorités macédoniennes de limiter les effets de la crise financière et l’ampleur de la récession en 2009. Le retour à la croissance en 2010 et 2011, soutenu par les secteurs traditionnels (agriculture, industrie, commerce) ainsi que la construction, les communications et les services financiers, a été suivi par un recul de l’activité de 0,3 % en 2012 suite à la contraction enregistrée dans l’industrie et le commerce. Les services du FMI prévoient une reprise plus soutenue en 2013 (2,2%).

Ce rebond en 2013 devrait s’appuyer sur la reprise des investissements, de la consommation privée et des importations. L’inflation a ralenti depuis la fin 2012. Les flux d’investissements directs étrangers repartent à la hausse sur les sept premiers mois de 2013 après une baisse significative en 2012.

La dette extérieure progresse atteignant 70,6% du PIB fin juin 2013, alimentée à la fois par l’endettement public et la dette privée. Le FMI table toutefois sur une baisse de la dette extérieure en 2014. L’ARYM connaît des difficultés budgétaires depuis 2012 : le déficit s’est creusé à 3,8% du PIB en 2012. Malgré une LF 2013 prudente, la cible de déficit a été relevée de 3,5 à 3,9% du PIB en septembre 2013.

Un Accord de Stabilisation et Association a été signé avec l’UE en 2001, qui comprend un Accord Commercial Intérimaire exonérant de droits les produits industriels vers l’UE, autorisant des quotas élevés pour les exportations macédoniennes de produits agricoles et alimentaires, et réduisant progressivement les droits sur les produits importés de l’UE. Membre de l’OMC depuis avril 2003, elle est également membre, depuis 2006, de l’Accord de libre-échange en Europe centrale et de l’Est (Cefta) généralement considéré comme une antichambre de l’Union Européenne.


Politique extérieure

Union européenne et Otan

L’ARYM fait de son intégration aux structures euro-atlantiques sa priorité stratégique. Premier pays à avoir signé un Accord de stabilisation et d’association (ASA) avec l’Union européenne en 2001, elle a vu ses progrès sur la voie de la normalisation reconnus par l’octroi du statut de candidat par le Conseil européen de décembre 2005.

La Commission a engagé en février 2008 avec l’ARYM comme avec les autres Etats des Balkans un dialogue qui a conduit à la suppression de l’obligation de visas de court séjour le 19 décembre 2009. En octobre 2009, au vu des avancées constatées, la Commission européenne a jugé dans son rapport annuel d’évaluation que les conditions étaient réunies pour recommander l’ouverture des négociations d’adhésion. Mais le gouvernement grec a indiqué que "la solution du problème du nom" était "une condition préalable" à l’ouverture de celles-ci.

En conséquence, aucune décision de fixation d’une date n’a pu été prise lors du conseil européen de décembre 2009. Depuis lors la situation est restée identique : dans ses rapports de progrès annuels, la Commission a renouvelé sa recommandation pour une ouverture des négociations d’adhésion mais une décision unanime des Etats membres est nécessaire pour en décider.

L’aide de l’UE à l’ARYM dans le cadre du programme CARDS s’est élevée à 30,5 M€ pour l’année 2006 (34,5 M€ en 2005, 47,5 M€ en 2004). En 2007, l’ARYM est devenue éligible au nouvel instrument de pré-adhésion IPA : 623M€ sont prévus sur la période 2007-2013.

Membre du Partenariat pour la Paix depuis 1995, l’ARYM est engagée dans le processus d’adhésion à l’OTAN à travers le Plan d’action pour l’adhésion (MAP - Membership Action Plan) adopté en 1999. Lors du sommet de Bucarest (avril 2008), malgré la reconnaissance des efforts qu’elle avait accomplis, l’ARYM n’a pas été invitée à rejoindre l’Alliance ; la Grèce estime que l’entrée de ce pays dans l’OTAN ne pourra avoir lieu qu’une fois réglé le différend entre les deux Etats sur la question du nom du pays.


Situation régionale

L’ARYM entretient de bonnes relations avec ses voisins sauf avec la Grèce qui est pourtant l’un de ses principaux partenaires économiques. Elle participe à l’ensemble des initiatives de coopération régionale, garantes de la stabilité de la région et qui favorisent le développement des échanges économiques.

Les relations avec la Grèce sont difficiles. La question du nom officiel du pays n’est pas réglée et continue d’être un problème politique majeur. Le veto grec à l’adhésion de l’ARYM à l’OTAN au sommet de Bucarest d’avril 2008 avait brutalement accru les tensions. De même la Grèce n’a pas caché qu’elle s’opposerait à la fixation d’une date pour l’ouverture des négociations d’adhésion à l’Union européenne tant que la question du nom n’aurait pas été réglée. Des négociations sous l’égide des Nations Unies sont toujours en cours pour résoudre ce différend.


Mise à jour : 15.11.13

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