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La France et l’Ancienne République yougoslave de Macédoine

Brève

Entretien de Laurent Fabius avec son homologue macédonien (Paris, 25 novembre 2013)

Les deux ministres feront le point sur le rapprochement européen de l’ARYM et les principales questions internationales. Ils évoqueront le renforcement des relations bilatérales, dans le prolongement du sommet régional organisé à Brdo (Slovénie) le 25 juillet, à l’occasion duquel le président de la République avait marqué notre volonté de donner une nouvelle impulsion à nos relations avec l’ensemble des pays des Balkans occidentaux.

Présentation

Relations politiques

L’ARYM a proclamé son indépendance après l’organisation d’un référendum le 8 septembre 1991 dans le contexte de la désintégration de l’ancienne Fédération yougoslave. En raison du différend sur le nom constitutionnel du nouveau pays, la reconnaissance internationale n’intervient qu’en 1993 : l’ARYM est admise à l’ONU (résolution 817/93) en avril 1993, sous le nom provisoire d’ "ancienne République yougoslave de Macédoine".

La France ouvre une "délégation générale" à Skopje en mars 1993 et reconnaît officiellement l’ARYM le 27 décembre 1993. Un ambassadeur y est nommé le 31 mars 1994.

La France a apporté un soutien constant à l’ARYM depuis l’indépendance et a joué un rôle important au moment de la crise de 2001. La France a ainsi étroitement contribué au processus de négociation de l’Accord-cadre d’Ohrid, qui a mis fin aux affrontements, avec deux représentants spéciaux de l’Union européenne, M. François Léotard puis M. Alain Le Roy. La réforme de la Constitution était conduite par M. Robert Badinter.

La France a confirmé son engagement envers l’ARYM en tant que "nation-cadre" de la mission militaire "Concordia", avec plus de 40% d’effectifs français et sous commandement français durant 6 mois, puis comme plus gros contributeur de la mission de police "Proxima" qui lui a succédé.

Les relations politiques bilatérales entre nos deux pays sont bonnes et régulières.

En février 2008, le ministre des affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner, a reçu à Paris son homologue, M.Antonio Milosovski. En novembre 2008 puis en Fevrier 2009, M. Bocevski, Vice Premier Ministre chargé de l’integration européenne a été reçu, respectivement, par M. Jouyet et M. Le Maire.

Le Président de la République a reçu M. Gruevski, Premier Ministre d’ARYM le 13 mai 2009. En novembre 2009, le Vice Premier Ministre chargé de l’integration européenne, M. Naumovski, a été reçu par M. Pierre Lellouche.

M. Nikola POPOSKI, ministre des Affaires étrangères a eu un entretien avec M.Jean LEONETTI, Ministre chargé des Affaires européennes le 6 décembre 2011 à Vilnius en marge de la réunion ministérielle OSCE. Il a également eu un entretien à Paris le 27 février 2012 avec M.LEVITTE, Conseiller diplomatique du Président de la République.

M. Bernard Cazeneuve, Ministre délégué chargé des Affaires européennes a eu le 30 novembre 2012 un entretien à Paris avec Mme Teuta ARIFI, vice-Premier ministre chargée de l’intégration européenne. M. Fatmir BESIMI, nouveau vice-Premier ministre chargé des Affaires européennes, s’est rendu en France le 5 juin.

Le 25 juillet 2013, en marge du Sommet des Chefs d’Etat des Balkans occidentaux qui s’est tenu à Brdo en Slovénie et dont la France était l’invitée d’honneur, le Président de la République, M. François Hollande a eu un entretien avec M. Gjorge Ivanov, Président de la République macédonienne.

M.Ali Ahmeti, président du DUI (Union démocratique pour l’intégration) parti albanais de la coalition au pouvoir à Skopje, a été reçu au Ministère et a eu un entretien le 4 octobre avec M. Fabien Penone à la cellule diplomatique de la Présidence de la République.

La dernière visite ministérielle française est celle de M. Lellouche en juillet 2010 au cours de laquelle il a rencontré tous les principaux leaders politiques du pays.

En 2011, une délégation du groupe interparlementaire d’amitié France-Balkans occidentaux du Sénat s’est rendue à Skopje du 20 au 22 avril.

Visite à Skopje et à Bitola du 7 au 10 novembre 2013 de M Jean-David CIOT, député de la 14ème circonscription des Bouches-du-Rhône, membre de la commission de défense et des forces armées à l’Assemblée Nationale.

Site de l’ambassade de France à Skopje


Relations économiques

Les échanges franco-macédoniens et les investissements français restent très modestes comme l’’illustre notre part de marché inférieure à 2 %. En l’absence de grands contrats, le commerce courant compose l’essentiel de nos échanges avec ce pays


Les deux pays sont des partenaires commerciaux modestes

Avec 65 M€ d’échanges en 2012, l’ARYM est notre 142ème client et 128ème fournisseur. La France est le 24ème client de l’ARYM et son 17ème fournisseur, avec une part de marché de l’ordre de 1,3 %. Nos échanges sont stables dans la durée : entre 40 et 50 M€ d’exportations et de l’ordre de 20/25 M€ d’importations annuelles sur les 10 dernières années. La France dégage avec l’ARYM un excédent commercial proche de 20 M€ par an qui s’est cependant tassé en 2012 (13 M€).

Nos exportations en 2012 (39 M€, - 20 % par rapport à 2011 du fait de la non reconduction d’une vente exceptionnelle de produits sidérurgiques) étaient constituées d’automobiles (5 M€), de produits pharmaceutiques (3,7 M€), d’une opération - qui semble exceptionnelle - de vente de tabac (3,2 M€), enfin, pour des montants inférieurs à 2 M€ par poste, de tissus, parfums, pesticides, produits sidérurgiques et agroalimentaires.

Nos importations en 2012 (26 M€, + 8,2 %) étaient surtout constituées de produits textiles, plus marginalement agroalimentaires, et d’achats de véhicules automobiles liés à de probables opération de trading.

Pour les 8 premiers mois de 2013, nos ventes progressent de 27% (à 31 M€) grâce, notamment, à des ventes de produits pharmaceutiques en vive progression. Nos importations progressent également (+34% à 22M€).


Nos IDE sont limités mais progressent

L’implantation de la Société Générale, avec le rachat d’Ohridska Banka, contribue pour l’essentiel au stock français d’IDE. Mr Bricolage a ouvert une surface de vente en mars 2012 (avec un investisseur bulgare), Carrefour un supermarché en octobre 2012 (avec un investisseur grec). Lactalis dispose par ailleurs d’une unité de fabrication de fromages (Ideal Šipka) par l’intermédiaire de sa filiale croate Dukat. ADPm est dorénavant présent, grâce à la prise de contrôle de la société turque TAV qui exploite les aéroports de Skopje et Orhid.

Publicis est présent depuis plusieurs années. Un certain nombre de sociétés françaises basées à Skopje ont une compétence régionale, telles qu’Alcatel-Lucent, Freyssinet Balkans, APAVE. Egis a remporté en 2011 un contrat de supervision des travaux de l’autoroute Demir Kapija – Smokvica (corridor X).

Un Forum économique franco-macédonien a été créé à l’initiative de notre Ambassade à Skopje . La 1ère édition a rassemblé à Skopje le 16 mai 2013 une quarantaine d’entrepreneurs et partenaires de la relation économique franco-macédonienne avec le SER et Ubifrance.
Un rendez-vous d’affaires a été organisé à Paris le 8 juillet 2013 par Ubifrance pour mobiliser les entreprises françaises.

M. Alain RICHARD, envoyé spécial pour la diplomatie économique dans les Balkans, s’est rendu à Skopje le 24 octobre dans le cadre d’une rencontre sur l’Economie numérique organisée par Ubifrance.


Coopération culturelle, scientifique et technique

Notre coopération bilatérale s’inscrit dans le cadre de l’Accord de coopération culturelle, scientifique et technique signé entre nos deux pays le 29 janvier 1998. Elle s’articule autour de trois priorités : le renforcement de l’Etat de droit et l’appui à la bonne gouvernance, la formation des élites ainsi que le soutien à la langue et à la culture françaises, dans l’optique du soutien apporté à l’ARYM dans son rapprochement vers l’Union européenne.

Les activités de la coopération administrative ont été ciblées autour des problématiques de réforme de l’Etat et des questions européennes, afin de mieux accompagner le processus d’intégration européenne qui place la réforme de l’administration publique au cœur de nombreux chapitres de l’acquis communautaire.

L’attraction des élites est soutenue par un programme de bourses d’études en master et doctorat en co-tutelle (une dizaine par an) en accordant une place particulière aux études scientifiques. De plus, une information est diffusée sur les autres sources de financement, notamment programmes européens, permettant des mobilités vers des établissements français. Actuellement environ 150 jeunes macédoniens poursuivent leurs études en France qui est au 8ème rang des pays d’accueil.

L’action culturelle et linguistique repose sur l’Institut français de Skopje (inauguré en 1974, il est la plus ancienne institution culturelle étrangère en activité ) et les deux Alliances françaises de Bitola et de Tetovo. L’ambassade développe un enseignement renforcé du français débouchant sur les lycées bilingues : un réseau de sept classes bilingues de lycées où le français est enseigné de manière renforcé et qui comportent l’enseignement en français d’une ou deux matières. L’ARYM a été admise membre de plein droit de l’Organisation internationale de la Francophonie lors du sommet de Bucarest en 2006.


Autres types de coopération

Trois villes françaises sont jumelées avec des villes de ce pays : Epinal avec Bitola (1968), Dijon avec Skopje (1961) et Roubaix avec Skopje (1973). La coopération décentralisée mise en œuvre avec la région Basse-Normandie est dynamique ; elle vise notamment à appuyer Skopje pour la mise en œuvre de sa loi sur la décentralisation.


Mise à jour : 15.11.13

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