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Présentation

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Relations politiques et dernières visites

Bien que partageant largement sa culture, son histoire et sa langue avec le monde germanique, le Luxembourg est très proche de la France. En octobre 2000, pour leur premier déplacement à l’étranger après leur accession au trône, le Grand-Duc Henri et son épouse ont effectué une visite officielle en France. Les contacts sont réguliers tant au niveau ministériel qu’à celui des premiers ministres et du président de la République. Le 10 mai 2012, M. Juncker a rencontré M. Hollande récemment élu président de la République. Une deuxième rencontre entre eux a eu lieu le 12 février 2013. M. Bettel, tout juste intronisé premier ministre, s’est rendu en France le 16 décembre 2013, pour sa première visite à l’étranger. Il a, à cette occasion, rencontré le président de la République. Les deux premiers ministres, MM. Valls et Bettel, se sont rencontrés le 15 mai dernier. Le ministre des Affaires étrangères, M. Asselborn, a été reçu par Laurent Fabius en janvier 2014 puis par Harlem Désir au mois d’octobre dernier.

Relations économiques

Le Luxembourg est un partenaire commercial stratégique pour la France du fait de sa proximité géographique et de son dynamisme économique. Le montant de nos échanges commerciaux rapporté au nombre d’habitants est le plus élevé au monde et la relation commerciale bilatérale présente un excédent pour la France (746 millions d’euros en 2013).

Pour autant, si la France est le deuxième client et le troisième fournisseur du Grand-Duché, notre part de marché, bien qu’en augmentation depuis plusieurs années, reste inférieure à celle de l’Allemagne (10,8% contre 27%). Il existe d’importantes marges de progression, notamment dans le cadre du processus de diversification économique que le gouvernement luxembourgeois entend mettre en œuvre afin de réduire la dépendance de l’économie luxembourgeoise à l’égard de la place financière.

L’ouverture récente d’une antenne Ubifrance au Luxembourg semble particulièrement opportune dans ce cadre.

On recense environ 750 implantations françaises au Grand-Duché, employant plus de 20.000 salariés, essentiellement dans les secteurs de la banque et de l’assurance. En outre, presque 80.000 « navetteurs » français, pour la plupart résidents en Lorraine, se rendent chaque jour au Luxembourg pour travailler.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Les liens culturels sont régis par un accord datant de 1954 mais les évolutions intervenues au cours des dernières années modifient toutefois sensiblement la coopération franco-luxembourgeoise dans le domaine culturel. La volonté luxembourgeoise de se positionner comme capitale culturelle européenne s’est traduite par l’ouverture de nombreuses infrastructures culturelles, parfois érigées ou dirigées par des Français (Centre culturel Pierre Werner, Musée d’Art Moderne, Philharmonie). En 2007, Luxembourg était la première capitale européenne à être désignée pour la seconde fois le titre de capitale européenne de la culture en association avec la Grande région Sar/Lor/Lux.

L’action en faveur du luxembourgeois (proche de l’allemand) comme langue d’intégration et de cohésion sociale est un enjeu politique depuis plusieurs années et le luxembourgeois est devenu la principale langue d’enseignement au niveau primaire. Alors que l’apprentissage de l’allemand intervient dès la première année d’école primaire, le français n’est enseigné qu’en deuxième année, entraînant une baisse d’influence de la francophonie. Le nouvel accord de coalition, adopté en décembre 2013, prévoit des dispositions favorables à l’enseignement du français (possibilité d’alphabétisation parallèle en français et encouragement des classes préparatoires afin de faciliter l’accès des étudiants aux Grandes Ecoles françaises).

La coopération scientifique et universitaire doit évoluer pour s’adapter à la baisse d’influence de la francophonie, qui a un impact négatif sur l’accueil d’étudiants du Grand-Duché en France. Si la France est le deuxième pays d’accueil d’étudiants luxembourgeois après l’Allemagne, leur nombre est en diminution. Notre coopération doit également tenir compte de l’ouverture d’une université de plein exercice conçue sur le modèle anglo-saxon.

La coopération s’opère également dans le cadre transfrontalier avec le développement du projet d’Esch-Belval orienté vers la recherche et la technologie. Le 16 juillet 2012, le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle luxembourgeois, le Rectorat de Nancy-Metz et le Lycée Georges de la Tour de Metz ont signé une convention créant une classe préparatoire aux grandes écoles, filière économique, dans un établissement secondaire luxembourgeois, le lycée d’Echternach. Cette classe a ouvert ses portes à la rentrée 2013.

L’institut culturel franco-germano-luxembourgeois Pierre Werner, inauguré le 13 octobre 2003 par les trois ministres des Affaires étrangères des pays concernés, est devenu en juin 2006 l’institut culturel européen Pierre Werner. Il consacre l’essentiel de ses activités de recherche et de réflexion aux thèmes européens.

Autres types de coopération

Notre coopération transfrontalière, qui tient une place importante dans les relations franco-luxembourgeoises, s’appuie sur des instruments adaptés : accord « Sar-Lor-Lux-Trèves-Palatinat », accord de Karlsruhe, Grande Région créée à l’initiative de M. Juncker et Commission intergouvernementale franco-luxembourgeoise pour le renforcement de la coopération transfrontalière (CIG). La CIG, qui s’est réunie pour la première fois en 2011 au Luxembourg, associe tous les acteurs de la coopération transfrontalière (ministres, préfet, élus locaux notamment). La troisième réunion de la CIG a eu lieu le 19 mars 2013 à Luxembourg, la quatrième doit avoir lieu en France début 2015.

Compte tenu de la proximité de la centrale de Cattenom avec le Grand-Duché, notre coopération en matière de sécurité et de sûreté nucléaire est très dense. Elle s’effectue notamment à travers les réunions de la commission mixte sur la sécurité nucléaire, créée en 1994, et l’association d’experts luxembourgeois et allemands aux examens de sécurité opérés dans la centrale. La volonté d’obtenir la fermeture de la centrale nucléaire fait consensus au Grand-Duché et l’accord de coalition prévoit que « le Luxembourg poursuivra les démarches auprès des autorités françaises et belges dans le but de la fermeture des centrales de Cattenom et de Tihange ».

Dans le domaine de la sécurité, un accord bilatéral franco-luxembourgeois de coopération policière et douanière a été signé le 15 octobre 2001 à Luxembourg. Ce texte instaure un droit de poursuite et porte création d’un « centre commun » à Luxembourg, fonctionnant comme un service d’échange d’informations et de coordination. Ce centre commun de Police et de Douane, mis en place en janvier 2003, a été fusionné avec le bureau de coopération policière belgo-germano-luxembourgeoise pour créer une structure quadripartite originale.

Mise à jour : 24.11.14

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