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Géographie et Histoire

Géographie

Le Kirghizstan est un pays montagneux d’Asie centrale, entouré par la Chine à l’est et au sud-est, le Kazakhstan au nord, l’Ouzbékistan à l’ouest et le Tadjikistan au sud-ouest, où les chaînes de la Ferghana et du Pamir Alay encerclent la vallée de la Ferghana (commune au Kirghizstan, à l’Ouzbékistan et au Tadjikistan). Les montagnes séparent le nord du sud qui ne communiquent que par des cols à plus de 2 700 mètres d’altitude.

La vallée fertile de la Ferghana est irriguée par la rivière Naryn, qui devient Syr-Daria en aval. Le lac Yssyk Köl forme à 1 620 mètres d’altitude une mer intérieure de 6 332 km2.

Administrativement, le Kirghizstan est divisé en 7 régions. La capitale, Bichkek, forme une division administrative distincte.

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Histoire

Du Moyen Age à l’ère soviétique

La région correspondant au Kirghizstan actuel fut peuplée aux XVème et XVIème siècles par les Kirghizes, peuple nomade turc originaire du nord-est de la Mongolie. Au début du XIXème siècle, le sud du territoire actuel passa sous le contrôle du Khanat de Kokand, et tout le territoire fut incorporé à l’empire russe en 1876. Après la révolution russe, un soviet fut fondé en 1918. L’oblast autonome de Kara-Kirghiz, créée en 1924, devint en 1926 la « République socialiste soviétique autonome de Kirghizie ».


Indépendance et révolution des Tulipes

Le Kirghizstan proclama son indépendance le 31 août 1991, puis adhéra à la Communauté des États indépendants (CEI) la même année. Dès l’indépendance, le président Askar Akaev opta pour une orientation économique et politique libérale, avant de durcir son régime à la fin des années 1990. Le 24 mars 2005 éclata un mouvement de protestation contre les manipulations des élections législatives. La « révolution des Tulipes » poussa le président à démissionner et fuir le pays, tandis que fut mis en place un gouvernement intérimaire dirigé par l’ancien premier ministre Kourmanbek Bakiev, qui fut élu président de la République en juillet 2005.


Le régime Bakiev et la deuxième révolution kirghize

En novembre 2006, a commencée une période d’instabilité politique conclue par un durcissement du régime Bakiev. Après la dissolution du parlement élu avant son arrivée au pouvoir, le parti présidentiel « Ak-jol » a obtenu presque 80% des sièges aux législatives anticipées de décembre 2007. L’élection présidentielle anticipée du 23 juillet 2009 a été précédée par des arrestations d’opposants, des attaques violentes de journalistes et des restrictions aux libertés de rassemblement et des médias. Les fraudes ont permis au président sortant d’être réélu au premier tour avec 76% des suffrages.

La dégradation du climat socio-économique, le mécontentement de la population face aux dérives du régime et l’arrestation des principaux responsables de l’opposition en mars 2010 ont provoqué de violentes émeutes les 6 et 7 avril, qui firent 84 morts et 1600 blessés. Cette nouvelle révolution, accompagnée de troubles dans la région d’Osh où le Président s’était réfugié, a entraîné la chute du gouvernement, la démission du président Bakiev, puis sa fuite du pays (il est depuis réfugié en Bielorussie).

Avec la formation par l’opposition d’un gouverment provisoire, l’ancienne ministre des Affaires étrangères Mme Rosa Otounbaeva est devenue présidente par intérim le 19 mai, puis présidente de plein exercice après le référendum constitutionnel tenu le 27 juin. En juin 2010, de nouvelles violence ethniques, auxquelles participèrent des partisans armées du président déchu ont fait officiellement 426 morts (aux ¾ des Ouzbeks), principalement à Och, et plus de 300 000 déplacés.


Mise à jour : 20.01.14


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